Kahofi SUY

France 2012 : ce que je retiens du 1er round

Des valeurs au-delà du jeu politique

Ce que je retiens du premier tour de la présidentielle française est loin d’être la haine politique plate que certains Ivoiriens, remontés contre Nicolas Sarkozy, badigeonnent sur leur mur facebook. Ce que je retiens chaque fois qu’une élection se déroule dans une Nation policée, c’est cette valeur intrinsèque du respect du jeu démocratique qui prévaut dans l’arène. Pendant que certains prétendus adversaires africains de Sarkozy appelaient je ne sais qui à voter contre Sarkozy avec des mots orduriers, les premiers concernés par le vote se contentaient d’échanger sur l’avenir de leur pays à travers des débats civilisés. L’avenir du pays, le bien-être du citoyen au-delà des chapelles politiques, le respect de la dignité humaine… Voici autant de valeur que certains Ivoiriens oublient quand ils se rendent aux urnes. Pour eux c’est Gbagbo ou le pays brûle ! Si ce n’est pas Ouattara on casse tout ! Hier dimanche avez-vous entendu chers Ivoiriens une chaîne de radio ou de télé françaises annoncer que des militants du PS et de l’UMP se sont affrontés à la machette dans les rues de Paris ? Avez-vous entendu un membre du bureau politique du PS dire de Sarkozy qu’il est une graine acide pour le sol français ? Avez-vous entendu un chargé de communication de Sarkozy dire de François Hollande qu’il est un assassin ou un bandit de grand chemin ? Pourquoi ce que l’occident nous donne comme bon modèle à suivre passe aussi difficilement ? Au lieu de nous époumoner à Abidjan à critiquer la politique française, nous ferions mieux d’apprendre ce que les autres nous enseignent avec humilité. Ce n’est pas la tête de Sarkozy qui doit être le débat mais la capacité que le peuple français a à organiser des élections sans violence et sans contestations. Là où notre CEI met trois jours pour annoncer des résultats, la France le fait en 1 heure ! Ça, c’est une leçon. Là où nous avons des slogans du genre on gagne ou on gagne, on nous propose des slogans rassembleurs. Ça, c’est une leçon ! Là où on pousse certains jeunes à devenir des Maguy le tocard, on éduque la jeunesse française au choix politique responsable. Ça, c’est une leçon ! Là ou on pousse certains à choisir ADO parce qu’il est dioula ou Gbagbo parce qu’il est bété, on se retrouve avec des candidats qui oublient qu’un tels est juif, roumains, breton…pour prôner un idéal celui de la Nation. Ça, c’est une leçon !

Jeune Ivoirien à qui l’on fait croire jour et nuit que quelque chose va changer si un tels ou un tels devient Président de la France, saches que ton esprit est sous le régime des manipulations politiques qui t’ont conduit dans les rues d’Abidjan kalachnikov en main. Quelque soit le Président qui débarque, la France-Afrique sera toujours là ! Quelque soit celui qui s’emmène Gbagbo restera dans le tourment de la justice qu’elle soit nationale ou internationale ! Quelque soit celui qui s’impose, les intérêts de la France seront toujours préservés ! Le chien ne mange pas la viande du chien comme disent les abidjanais. C’est une manière claire de te dire que rien ne changera. Au PS Gbagbo ‘’ne sentait pas bon’’ il y a longtemps : les mêmes socialistes sur lesquels certains comptent pour un revirement de situation à La Haye sont les mêmes qui ont dit de Gbagbo qu’il est infréquentable. Je n’ai jamais aimé la politique de Laurent Gbagbo mais ce jour là j’ai eu pitié pour lui car même à un animal de compagnie dont on ne veut plus on lui évite ce genre de propos. Jeune Ivoirien les minutes que tu uses à te mêler de la politique française qui ne t’apporte rien, dépense le à rechercher des bourses d’étude sur le web. Le temps que tu perds à injurier Sarkozy, tu peux l’utiliser largement pour chercher un emploi. Chacun son pays, chacun sa politique et les urnes sont bien gardées car au demeurant on aura jamais besoin des hélicoptères Ivoiriens pour sortir Sarkozy d’un bunker à l’Elysée mais c’est plutôt le contraire qui peut se produire a tout moment.

SUY Kahofi


Le secteur minier Ivoirien en plein essor

Alassane Ouattara mise sur le dynamisme du secteur minier Ivoirien

Pendant de nombreuses années le secteur des mines a été le parent pauvre de l’économie Ivoirienne. Malgré la présence de pétrole au large du golf de guinée et une variété non négligeable de minerais dans son sous-sol, la Côte d’Ivoire n’a véritablement pas bénéficié des retombés du secteur minier. Le secteur n’occupait que 12.000 à 15.000 actifs dans le pays avec des exploitations traditionnelles ou semi-artisanales. Aujourd’hui avec l’exécution du programme de développement du Président Alassane Ouattara, le secteur minier est de nouveau sur la sellette avec l’arrivée de grands groupes dans le pays qui exploitent déjà des mines d’or ou explorent d’autres régions riches en fer et en manganèse. Le secteur minier est donc en plein essor en Côte d’Ivoire avec des découvertes très importantes de mine d’or et de gisements de pétrole en mer. Bien que depuis l’indépendance le développement de l’activité des mines a donné naissance à des sociétés d’Etat sensées réguler et promouvoir les activités du secteur, c’est seulement en cette année 2012 que des gisements d’or importants pour une exploitation industrielle ont été découverts. « Nous découvrons autant de gisements dans le pays aujourd’hui parce les méthodes que nous utilisions auparavant n’étaient pas les bonnes aussi bien pour l’Or que pour le Pétrole. En 10 ans il y a eu cinq forages or d’Avril à Décembre 2011 nous avons eu cinq forages ! Rien que pour cette année 2012, douze forages sont annoncés » nous explique Adama Toukara, le Ministre Ivoirien des Mines et de l’Energie.

Une ère nouvelle semble donc s’ouvrir pour le secteur des mines en Côte d’Ivoire avec de gros investissements. Des entreprises telles que TATA Steel sont en prospection pour le fer et RANDGOLD a déjà installé des usines pour l’exploitation de l’or. Le gouvernement Ivoirien veille à la dynamique du secteur car il est un gros pourvoyeur d’emploi en cette période de relance économique. « Le secteur minier emploie 30.000 personnes aujourd’hui ce qui est très salutaire pour le pays en cette période post-crise. Nous, je veux parler du ministère et des acteurs du secteur, nous voulons être un grand contributeur à la solution que le Président développe pour résoudre le problème du chômage des jeunes » affirme le Ministre des Mines et de l’Energie. Au-delà des salaires directs qui sont versés aux travailleurs et des impôts perçus par l’Etat, les entreprises qui opèrent dans le secteur des mines contribuent au développement des localités où elles sont implantées par la réalisation d’infrastructures socio-économiques. Avec l’essor du secteur minier et les actions sociales des entreprises, c’est plus de routes et de pistes, plus de centre de santé, plus d’école et plus de médicaments dans les hôpitaux pour les malades. A titre d’exemple nous citerons TATA Steel qui est pour l’instant en prospection et qui a décidé de recruter son personnel à Bangolo et de le former. Ainsi des jeunes filles sélectionnées sont déjà en formation et reviendront servir leur pays. Au-delà, l’entreprise apporte une assistance médicale aux populations et réalise des routes. Les mines apportent un véritable développement dans les régions et l’exemple de TATA Steel ne saurait faire de l’ombre à celui RANDGOLD à Tongon. L’entreprise a redonné vie à la piste pour aéronef, réalisé des barrages pour alimenter les villages en eau potable et soutenir l’agriculture locale sans oublier les écoles qu’elle continue de construire et des centaines d’emplois qu’elle offre aux populations riveraines.

Pour le Ministre Tounkara la belle aventure du secteur minier ne pourra se poursuivre que si les Ivoiriens acceptent de construire un climat de paix et de réconciliation à même de rassurer les investisseurs.

SUY Kahofi


Lutte contre la fuite des noix de cajou

 

Noix de cajou

L’anacarde est aujourd’hui l’or vert pour de nombreux paysans du nord de la Côte d’Ivoire et cette culture faire vivre un nombre important de famille. Malheureusement les revenus des paysans sont en chute libre et la côté part revenant à l’Etat en termes de recette à l’exportation est tout aussi menacé par le phénomène de l’exportation illégale des noix de cajou. L’ARECA, l’Autorité de Régulation du Coton et de l’Anacarde a décidé de stopper ce phénomène en mobilisant paysans et autorités autour du problème.

Le gouvernement ivoirien a décidé d’aller en guerre contre les exportations frauduleuses de noix de cajou vers les pays frontaliers qui ont atteint au cours de la campagne écoulée un record de plus de 100.000 tonnes représentant le quart de la production nationale. Les stratégies de lutte ont été examinées lors d’un atelier de trois jours à Bondoukou, dans l’est du pays, sur le thème « Porosité des frontières et exploitations frauduleuses des noix de cajou ». Selon Bamba Mamadou président du conseil d’administration de l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde ARECA, la région de Bondoukou est non seulement l’une des plus importantes zone de production de l’anacarde en Côte d’Ivoire, mais également la plus grande porte de sortie frauduleuse des noix de cajou vers le Ghana, particulièrement, à cause de la porosité des frontières. « La situation inquiète l’Etat », a-t-il indiqué relevant qu’en 2011 moins de 280.000 tonnes de noix de cajou avaient été enregistrées au port d’Abidjan pendant que le Ghana dont la production nationale est estimée à 25.000 tonnes a transformé au plan local environ 17.000 tonnes et exporté près de 125.000 tonnes de noix de cajou. L’atelier, qui a été initié à la faveur du lancement officiel de la campagne de commercialisation de la noix de cajou au titre de l’année 2012, a permis de réfléchir sur les stratégies à mettre en place en vue mettre fin au phénomène de fuite des noix. L’atelier a également permis de faire un diagnostic objectif des causes de fuite des noix de cajou vers les pays frontaliers, notamment le Ghana, d’identifier les mesures adéquates permettant de lutter efficacement contre le phénomène, de sensibiliser les acteurs de la filière sur les bonnes pratiques en matière de qualité et de sensibiliser les autorités sur les dispositions réglementaires mises en place pour encadrer la campagne 2012. La Côte d’Ivoire est le premier pays africain producteur de noix de cajou et deuxième au plan mondial après le Vietnam.

SUY Kahofi


Des mécènes Ivoiriens s’engagent pour la cause des enfants

 

Pose de la première pierre par la Ministre Jeanne Peuhmond et compagnie du Prof Fassinou Fondateur de Children Hope international

L’ONG panafricaine Children Hope international vient de se lancer dans un ambitieux mais noble projet celui de mobiliser des mécènes Ivoiriens pour bâtir le premier centre de prise en charge totale des enfants en difficultés. Il s’agit de ceux rendus vulnérable du fait du VIH, des orphelins de la guerre mais aussi ceux en difficultés abandonnés dans les rues. Le projet aura un coût total de 2 milliards 116 millions de franc CFA entièrement financé par l’ONG et des partenaires tous Ivoiriens. Le complexe dont la première pierre vient d’être posée sera composé d’un hôpital moderne, d’une école, d’une pouponnière et d’un centre agro-pastoral. Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions de l’Etat pour la prise en charge des OEV mais de l’action de chaque Ivoirien pour le bien être des enfants. « L’orphelinat aura une capacité de 200 lits, le centre médico-social 150 lits et un atelier d’apprentissage et une école. Le complexe agro-pastoral aura une superficie de 15 hectare et son objectif sera d’assurer aux pensionnaires une auto-suffisance alimentaire » affirme Professeur Fassinou, fondateur de l’ONG Children’s Hope International. La mobilisation d’un mécénat 100% Ivoirien était à l’origine un projet que d’aucun trouvait surréaliste au début de la conception du projet. Malgré cette appréhension, les Chefs d’entreprise Ivoiriens ont répondu favorablement à l’appel du Professeur Fassinou. Parmi ces mécènes nous pourrons citer SETACI, la CDCI, les Studio Fifty Four, Flash Intervention, SOTACI, Carré d’or… Le groupe d’assurance NSIA, filiale de la BIAO fait parti de ces entreprises. Madame Diby Directeur du développement du groupe nous explique pourquoi son entreprise s’engage pour la cause des enfants. « L’assurance à tout de même un côté social et c’est un peu dans ce cadre que nous intervenons aux côtés de Children Hope International. Dans notre organisation la plupart des Directeurs sont des femmes et en nous engageant dans ce projet c’est une manière de contribuer au développement social des enfants et par ricochet de la femme ».

Croire au potentiel de l’Afrique certains le disent, d’autre y croient et c’est cette dernière frange qui s’engage pour que le sud puisse se mobiliser pour trouver des solutions aux besoins du sud. Le mécénat ne signifie pas obligatoirement tendre la main à l’occident mais il peut aussi se faire grâce à l’engagement de chaque Ivoirien pour le bien être de ses concitoyens quelque soit ses ressources. Mr Chaudron patron du groupe SETACI représentant le constructeur KIA Motors estime « qu’un tels projet pour les jeunes est une opportunité que les entreprises Ivoiriennes doivent saisir pour accompagner le projet en vue de le voir émerger. La jeunesse Ivoirienne a souffert durant ces dix dernière années et elle a le droit de croire en un avenir radieux, en un avenir fait d’espoir ». La Côte d’Ivoire attend beaucoup de ce complexe dédié à l’enfant car il sera aussi un centre d’accueil pour d’autres besoins d’urgence tels que les cas d’accident pour lesquels les blessés doivent être convoyés du nord vers d’autres régions. Pour que ce projet puisse véritablement avancer, l’ONG Children Hope International a sollicité Dr Ibrahim RAAD en qualité de coordonnateur National. Notons qu’il assure déjà la coordination des activités de l’ONG au Sénégal. Dr RAAD a accepté d’accompagné la Côte d’Ivoire dans ce projet non sans reconnaître en toute modestie que la tache sera immense mais pas impossible à surmonter. Dans 18 mois ou tout au plus 24 le complexe dédié à l’enfant sera opérationnel mais avant la date d’inauguration des bâtisses, les populations de N’Zokossou (département de Sakasou) où sera logé le centre ne cachent pas leur joie. Serons-nous spectateurs lorsque des enfants meurent ? A cette question les partenaires de l’ONG Children Hope International répondent NON et s’engagent pour que le Centre N’Nafissou soit une réalité.

SUY Kahofi


11 avril : restauration ou mort de la démocratie en Côte d’Ivoire ?

 

Laurent Gbagbo est-il le seul coupable?

Voici un an jour pour jour que s’achevait la crise post-électorale Ivoirienne avec la chute du régime de la refondation. Laurent Gbagbo braqué contre la communauté internationale refusait de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara au terme du second tour de la présidentielle de novembre 2011. La fin de l’histoire est connue de tous : l’ex-président ivoirien est sorti de son bunker sous une pluie de roquette. Un an après la chute de celui qu’on appelle le woody de mama, la Côte d’Ivoire continue de vivre et renoue même avec la croissance. Selon certains analystes, le taux de croissance devrait être supérieur à 8%. Un an après le 11 avril 2011 la Côte d’Ivoire continue de chercher sa voie car les deux chantiers les plus importants du programme Ouattara ne sont toujours pas achevés. D’un côté la réconciliation et de l’autre la restauration de la sécurité.

Insécurité, vie chère et réconciliation

La Côte d’Ivoire de son statut de havre de paix et de quiétude est aujourd’hui un asile pour bandits de grands chemins. Les vols, les meurtres, les braquages à l’arme lourde font parti du quotidien des Ivoiriens. « Il ne se passe pas une seule semaine sans que dans mon quartier on ne signale un vol ou un viol.  L’insécurité est aujourd’hui normal dans ce pays et le comble certains voleurs sont des éléments des FRCI » affirme un Ivoirien sous couvert de l’anonymat. Au-delà de cette insécurité galopante c’est aussi l’épineux dossier de la vie chère que le gouvernement Ouattara n’est toujours pas capable de résoudre. « La vie était chère avant la crise et aujourd’hui est encore plus grave. On n’arrive plus à manger à sa fin et le peu que vous avez ne peut pas vous permettre de vous nourrir convenablement » se lamente Chantal Kouakou une mère de famille. « Où allons-nous » s’écrit une autre mère de famille. Ehouré Joseline dénonce l’attitude des commerçants véreux. « Ils s’enrichissent sur le dos des pauvres en fixant des prix en fonction de la tête des clients et le comble rien n’est fait pour les arrêter ». L’autre débat, celui de la réconciliation est plus politisé. Le parti au pouvoir et l’opposition se rejettent la responsabilité du drame Ivoirien et s’accusent de manque de volonté pour rassembler les Ivoiriens. Si au sommet la querelle vire aux menaces par presse inter-posée, à la base les militants ne se font pas de cadeaux. « La réconciliation est de façade. Je suis de l’ouest mais depuis que je suis de retour dans le quartier tout le monde me regarde comme un pestiféré puisse que je suis de la même ethnie que l’ancien Président. On ne peut pas rendre tout un peuple responsable de ce qui est arrivé au pays » s’indigne Bahi avant de souligner que certains de ses voisins ne lui adresse plus la parole ! Pour Konaté un nordiste « le véritable obstacle à la réconciliation réside dans le refus du FPI de demander pardon ». Le FPI selon lui « ne peut pas jouer la victime là où tout le monde reconnait sa culpabilité ». Il faut donc que le FPI demande pardon avant toute chose estime le chef d’entreprise. Pour Méïté le nœud du problème réside dans le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. « Laurent Gbagbo est notre frère et je pense qu’on pouvait le laisser ici, le juger ici ou même le gracier. Ses partisans ne se sentent pas dans cette réconciliation simplement parce que leur leader est derrière les barreaux ». Pour Traoré Wodjo Fini la logique d’un Gbagbo en prison répond certes à un besoin de justice mais attention à ne pas tomber dans une logique justice des vainqueurs sur les vaincus. « Jusqu’à ce jour seuls les leaders d’un camp sont harcelés et cela n’est du tout bon pour  la justice transitionnelle ». Le pardon oui mais pas seulement celui venant du FPI car selon Konan Oscar « tous les Ivoiriens sont coupables. Cette crise est le résultat de la longue querelle de succession qui a commencé à la mort de Félix Houphouët Boigny. Chaque politicien doit des excuses et un pardon sincère au peuple parce que chaque fois c’est le peuple qui souffre ».

La Côte d’Ivoire veut devenir un hub de croissance pour la sous-région et même pour l’Afrique. Avant de réaliser se rêve elle doit avant tout se donner les moyens de devenir un pays respecté non pas pour sa richesse mais pour les solutions qu’elle trouvera à ses problèmes.

SUY Kahofi