Kahofi SUY

Femmes Ivoiriennes et prise de décision

Piliers de nos Nations, les femmes méritent de diriger les instances de prise de décision
Piliers de nos Nations, les femmes méritent de diriger les instances de prise de décision

Il y a eu certes des avancées pour la promotion de leurs droits mais les femmes ivoiriennes sont conscientes que des batailles encore plus importantes sont à remporter. Les femmes savent que leur présence au sein des instances de prise de décision peut faire bouger les lignes. Mais comment parvenir à intégrer ces instances de prise de décision quand rares sont les femmes qui sont choisies par les hommes ? La question mérite d’être posée !Avec une présence estimée à 12% au parlement, 5 ministres dans un gouvernement de 26 membres, aucune femme présidente de conseil régional ni même membre du conseil constitutionnel, les femmes Ivoiriennes reconnaissons-le sont très peu présentes ou même pas du tout dans les organes de prise décision. Cette sous-représentation est l’origine d’un retard immense dans l’application des textes de loi pour la promotion des droits de la femme ratifié par le pays au plan international et continental. Les nombreuses politiques pour « genrer » la fonction public, le parlement et les instances de prise de décision politique, économique et social n’ont pas encore porté de fruits.

Pour Nathalie Koné la Directrice Exécutive du CEFCI, (le Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains en Côte d’Ivoire), « le poids de la tradition ivoirienne qui veut que les femmes soient toujours dans l’ombre des hommes » explique en grande partie cette situation. Ce machisme quasi institutionnalisé a fini par confiner les femmes dans un véritable complexe d’infériorité. Dans les partis politiques ou les entreprises, rares sont les femmes ivoiriennes qui osent s’engager pour briser ce tabou. Namizata Sangaré est la Présidente de l’OFACI, (l’organisation des femmes actives de Côte d’Ivoire, la Côte d’Ivoire) et elle estime que les autorités Ivoiriennes doivent s’engager dans une autre forme de promotion de la gente féminine. « Cette promotion passe par une application pure et simple des textes contraignants de la CEDEF » soutient la Présidente de l’OFACI. Il s’agit d’une convention sur l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes. Un instrument spécifiquement lié aux droits des femmes qui a été adopté par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1979 et dont la Côte d’Ivoire est devenue Etat-partie le 18 décembre 1995. A défaut d’avoir des hommes disposés d’eux-mêmes à promouvoir le genre dans les instances de prise de décision, les femmes ivoiriennes estiment que les textes de lois plus strictes doivent être appliqués par l’instauration du quota homme-femme à tous les niveaux. Ce point de vue est également celui d’Aminata Kassé Faye, Directrice du NDI (National Democratic Institut) pour le Burkina Faso. « Il faut une réelle volonté politique pour que les choses changent. Les femmes ne doivent plus être considérées comme un bétail électoral ou celles qui sont bonne à chanter lors des meetings. Il faut que des lois sur la parité soient adoptées par nos Assemblées Nationales pour que l’équilibre des genres soit respecté ».

Cet équilibre dans les instances de prise de décision pourra mettre un point à des fléaux comme les violences sexuelles et physiques à l’égard des femmes Ivoiriennes, violences qui ont pris une ascension assez inquiétante.

SUY Kahofi


Revue Ivoirienne du 25 février au 2 mars 2013

L’ancien Président Ivoirien se présente en défenseur de la démocratie
L’ancien Président Ivoirien se présente en défenseur de la démocratie

La semaine ivoirienne a été largement dominée par deux évènements majeurs : il s’agit de l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président Ivoirien à La Haye et le 42ème sommet de la CEDEAO. Laurent Gbagbo à la CPI : stop ou encore ? Les semaines avenirs nous permettront de répondre à cette interrogation de L’Intelligent d’Abidjan. Le confrère de La Matinal qui comme tous les ivoiriens attendait le speech de Laurent Gbagbo barre sa une du 1er mars avec ce titre teinté de raillerie : enfin Gbagbo a parlé ! Exultation dans le rang des journaux qui lui sont proches à l’image du Quotidien d’Abidjan pour qui Gbagbo séduit le monde entier quand Le Temps indique que Gbagbo va changer le monde. Soir Info nous transporte dans le village de Mama, village natal de Laurent Gbagbo où dit-on une clameur de joie s’est faite entendre. Présentant l’homme comme un martyre de la démocratie et de l’Afrique, Le Nouveau Courrier adopte tout simplement la posture de celui qui se présente comme le vainqueur de la présidentielle de 2010 et qui n’a pas manqué de poser cette question relayée par Notre Voie : Qui a gagné les élections ? Ce qui fait dire à L’Inter que Gbagbo relance le débat. Pour Le Jour Plus Gbagbo capitule et plaide : Madame je compte sur vous ! Pour Nord-Sud Gbagbo fuit ses crimes et Le Nouveau Réveil de nous indiquer que le woody de mama s’est mélangé les pédales. Parlons à présent du 42ème sommet de la CEDEAO. Au terme des 48 heures d’un sommet qui aura réunit 17 chefs d’Etats, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont apporté leur soutien au projet de transformation de la force africaine déployée au Mali, la MISMA, en une mission de paix de l’ONU indique l’Agence Ivoirienne de Presse. Face au drame Malien Ouattara se félicite de la solidarité des Etats africains note le journal Le Patriote ; Idriss Déby interpelle la CEDEAO et particulièrement l’armée malienne, l’heure n’est plus aux discours mais à l’engagement militaire dans l’Adrar des Iforas titre Fraternité Matin. Le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a été reconduit ce jeudi 28 février pour un second mandat d’un an à la tête de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) nous renseigne Nord-Sud. Désigné le 17 février 2012 à Abuja (Nigeria) par ses pairs, Alassane Ouattara a été crédité d’un ‘’bilan positif’’. Sa détermination face au dossier malien avec la guerre dans le nord du pays contre les groupes islamistes armés et la transition politique en Guinée-Bissau, a été saluée renchérit Le Patriote. Ce sommet a été également marqué par l’examen du rapport du président de la Commission de la CEDEAO, Désiré Kadré Ouédraogo, le renouvellement des instances de l’organisation, et l’élargissement de la Commission de l’organisation ouest africaine. La Conférence a rendu un hommage appuyé au président Alassane Ouattara et l’a félicité pour sa contribution positive dans la recherche de la paix au Mali et en Guinée Bissau. Le prochain sommet de la CEDEAO se tiendra au Nigeria à une date qui reste à déterminer, selon le président de la Commission de la CEDEAO.

A la semaine prochaine !


Crises sous-régionales : la CEDEAO fait d’importantes recommandations

La CEDEAO rétiaire sa mobilisation pour le Mali et la Guinée Bissau
La CEDEAO rétiaire sa mobilisation pour le Mali et la Guinée Bissau

La 42ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO s’est achevée ce jeudi 28 février 2013 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, par la reconduction du président ivoirien Alassane Ouattara à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat d’un an. Dans le discours prononcé à la clôture de la session, M. Ouattara s’est dit heureux de cet honneur, qu’il dédie à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens, estimant qu’il s’agit aussi d’une décision consacrant « les sacrifices et les efforts accomplis avec (ses) pairs pour relever les défis sécuritaires et de développement de notre espace communautaire ». Il s’est engagé à placer son second mandat au service de cette ambition commune consistant à amener la région ouest-africaine à réaliser les meilleurs résultats économiques possibles et à se hisser parmi les ensembles communautaires les plus performants dans le monde. Cette session de la CEDEAO, qui a vu la participation effective de treize chefs d’Etat sur quinze (seuls le Bénin et le Cap-Vert n’ont pas été représentés au plus haut niveau), a enregistré la présence des présidents Idriss Déby Itno du Tchad, Pierre Nkurunziza du Burundi, et Mohamed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, ainsi que le Premier ministre du Maroc, M. Abdel-Ilah Benkiran. Le président Ouattara s’est réjoui des «contributions pertinentes» de ces invités spéciaux qui, a-t-il dit, « ont tenu à nous exprimer très clairement la manifestation de leur soutien à nos efforts de stabilisation en cours, notamment au nord du Mali ». Parlant plus spécifiquement des recommandations adoptées par le sommet, Alassane Ouattara a noté, au sujet du processus d’intégration régionale et des questions institutionnelles, que les objectifs et les ambitions demeurent intacts sur l’impérieux besoin d’accélérer l’intégration économique à travers la réalisation d’infrastructures et la mise en œuvre de politiques sectorielles communes au plan national. « Notre objectif à court terme est de renforcer davantage la crédibilité de nos institutions et de relever le niveau de notre démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance dans chacun de nos pays », a-t-il encore dit, soulignant que l’atteinte de cet objectif reste tributaire d’une indispensable appropriation, par les Etats membres, des textes et programmes communautaires.

Evoquant spécifiquement la crise au Mali, le président Ouattara a affirmé la détermination de la région, solidaire du soutien militaire français, à renforcer la normalisation institutionnelle dans ce pays et à poursuivre la mobilisation en faveur d’une sécurisation consolidée du Nord malien. « Pour l’essentiel, nous pouvons affirmer qu’à la lumière des recommandations du Conseil de médiation et de sécurité, nous avons entériné la taille de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) à 8 000 hommes. Son opérationnalité sur le terrain exige un budget de 950 millions de dollars, dont près de la moitié a été levée lors de la conférence des donateurs en Ethiopie », a-t-il déclaré. Au sujet de la Guinée-Bissau, Alassane Ouattara a salué les efforts menés par les autorités de la transition pour améliorer la situation sociopolitique avant d’encourager le pays à demeurer sur la voie de la normalité institutionnelle et de se féliciter des progrès accomplis dans les négociations menées au niveau interne dans le cadre d’un dialogue inclusif. Le président en exercice de la CEDEAO a salué la convergence de vues que partage son organisation avec la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), l’Union africaine, les Nations unies et l’Union européenne sur la transition en cours en Guinée-Bissau, et estimé que l’heure est venue de soulager le peuple bissau-guinéen en levant les sanctions qui frappent le pays. A la suite du coup d’Etat intervenu le 12 avril 2012 en Guinée-Bissau, l’Union africaine avait suspendu ce pays, avec effet immédiat de toutes ses activités de l’organisation et cela, tant que l’ordre constitutionnel ne serait pas rétabli.  Le président Ouattara a enfin renouvelé les remerciements de l’organisation ouest-africaine à la France et au président François Hollande, mais aussi aux Nations unies, à l’Union européenne, à l’Union africaine ainsi qu’à la communauté internationale en général. Il a confondu dans les mêmes hommages le président du Tchad, Idriss Déby Itno pour sa détermination affichée à accompagner la CEDEAO dans l’éradication du terrorisme au nord du Mali et dans la zone sahélo-saharienne, avant de saluer l’Algérie, la Mauritanie et le Maroc pour leur coopération constructive dans la résolution de la crise malienne. Le 43ème sommet ordinaire de la CEDEAO se tiendra à Abuja, au Nigéria, à une date qui sera fixée ultérieurement.


Les enjeux du 42ème sommet de la CEDEAO

Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Yamoussoukro
Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à Yamoussoukro

Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire abrite depuis ce 27 février 2013 le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une rencontre qui s’annonce capitale, car devant décider de la conduite à tenir pour faire face à la menace terroriste et surtout au redéploiement de soldats dans le Nord Mali.

Les journées du 27 et 28 février seront décisives pour les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Ceux-ci devront étudier les stratégies à mettre en place sur le long terme pour que le continent ne soit plus miné par les groupes jihadistes dont la seule présence suffit à terroriser non seulement les populations, mais aussi les touristes et surtout les investisseurs qui redoutent d’être pris en otage. La présence des jihadistes du MUJAO, d’An çar dine et d’AQMI au Mali et de Boko Haram au Nigéria constituent un souci majeur pour les armées de la sous-région et du continent. Ils sont à eux seuls le symbole d’une insécurité transfrontière marquée par des enlèvements, le trafic d’arme, de cigarette et de drogue mais aussi d’êtres humains. Au sommet de Yamoussoukro, les chefs d’Etat et de gouvernement auront donc la tâche de décider de l’avenir de la sous-région mais aussi du continent, sur la base d’engagements fermes pouvant épargner la vie de millions de personnes. Le sommet de la CEDEAO en terre ivoirienne sera donc l’occasion pour les chefs d’Etat d’harmoniser leurs positions dans la lutte contre le fléau des islamistes. A ce propos, ils se pencheront principalement sur la crise au Mali, et feront le bilan des opérations militaires en cours dans ce pays dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA). Au-delà de la déclaration commune qui doit sanctionner le sommet, il sera également question de réussir la mobilisation des fonds nécessaires pour achever la campagne militaire dans le sahel, une campagne soutenu par la France, les Etats Unis et plusieurs autres pays Européens. Cette approche financière dans les débats de Yamoussoukro est indispensable car la guerre contre le terrorisme a un coût. En prélude au sommet de la CEDEAO et en marge des travaux du conseil de paix et de médiation de l’organisation, le ministre d’Etat, ministre ivoirien des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby a estimé les besoins de la crise malienne à 950 millions de dollars soit plus de 475 milliards de FCFA. Les questions liées au retour de l’ordre démocratique avec les élections prochaines au Mali et l’examen du processus parlementaire en Guinée-Bissau seront également à l’ordre du jour. Yamoussoukro sera le rendez-vous pour adopter la feuille de route pour la tenue d’élections libres et transparentes.

SUY Kahofi


Criminalité transfrontalière organisée : l’ONUDC présente son rapport officiel

Officiels de l’ONU, de la CEDEAO et de l’Etat de Côte d’Ivoire à la table de séance
Officiels de l’ONU, de la CEDEAO et de l’Etat de Côte d’Ivoire à la table de séance

L’ONUDC, l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime a présenté son rapport 2012 sur la criminalité transfrontalière en Afrique de l’Ouest. La cérémonie de présentation dudit rapport a eu lieu ce 25 février à l’Hôtel Sofitel Abidjan Cocody en présence des officiels de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). La cérémonie a été marquée par deux temps forts : une série d’allocution – trois au total – et la présentation à proprement dit du rapport. L’honneur est revenu à S.E Mr SAID Djinnit, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest de prononcer le discours d’ouverture au cours duquel il a souligné la disponibilité de l’ONU à appuyer la CEDEAO dans les défis sécuritaires qui sont les tiens. Dans cette même veine, S.E Charles Koffi Diby, le Ministre Ivoirien des Affaires Etrangères a souligné combien de fois la Criminalité transfrontalière constitue un réel danger pour les pays de la CEDEAO. Face à cette menace, S.E Kadré Désiré Ouédraogo a souligné que la CEDEAO se bat à travers différents programmes pour vaincre le crime sous toutes ses formes. Un combat qui bénéficie du soutien de l’ONU d’où la publication de ce rapport d’une soixantaine de pages par l’ONUDC.

Le rapport sur la criminalité transfrontalière organisée

10% des médicaments importés en circulation en Afrique de l’Ouest sont frauduleux, 1,25 milliards de dollars voici la valeur marchande de la cocaïne qui transite par l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe, entre 10.000 et 20.000 armes à feu en provenance de Lybie circulent en Afrique de l’Ouest, en Allemagne, en Suisse, en Italie et au Portugal, 30% des ressortissants étrangers arrêtés pour trafic de cocaïne viennent d’Afrique de l’Ouest…tous ces chiffres inquiétants sont contenus dans le dernier rapport de l’ONUDC. Cette étude a été réalisée sous la responsabilité du Bureau Régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (ROSEN), Division des Opérations (DO), avec le soutien, en termes de recherche, de la Section d’Etude et d’analyse des menaces (STAS), Division de l’Analyse des Politiques et des Relations Publiques (DPA). Le rapport met en lumière les fléaux liés à la criminalité auxquels la sous-région fait face. Il s’agit principalement du trafic de drogue, celui des armes à feu, le trafic illicite de migrants depuis l’Afrique de l’Ouest vers l’Europe, des médicaments essentiels frauduleux et la piraterie maritime dans le golf de Guinée, un fléau qui frappe l’Afrique de l’Ouest depuis 1990. Le rapport de l’ONUDC pour cette année 2012 est formel, l’Afrique de l’ouest est devenue en l’espace de deux décennies un véritable sanctuaire pour des criminels de haut vol qui de plus en plus diversifient leurs sources de revue. Trafic de cocaïne, d’être humain, contrebande de marchandises diverses ou trafic d’arme à feu tout est bon pour se faire de l’argent ! La récente crise libyenne, les mouvements séparatistes dans le delta du Niger, les groupes armés qui sévissent dans la bande sahélo-saharienne, les crises successives en Côte d’Ivoire et aujourd’hui au Mali sont les raisons fondamentales de cette recrudescence de la criminalité dans la sous région. Une criminalité qui dans un contexte de crise économique a fini par faire de nombreuses victimes notamment des jeunes, situation que dénonce Charles Koffi Diby, le Ministre Ivoirien des Affaires Etrangères. La cocaïne et les Méthamphétamines quand bien même ne transitant qu’en Afrique de l’Ouest auront fini par toucher les jeunes qui les consomment de plus en plus. S.E Kadré Désiré Ouédraogo le président de la Commission de la CEDEAO a souligné que les politiques intégrées de l’organisation sous régionale englobent des stratégies de lutte contre des fléaux clés comme la drogue, le trafic des armes à feu et surtout la piraterie.

Le problème de la criminalité transfrontalière n’étant pas un fléau propre à un seul Etat du Bloc CEDEAO, l’ONUDC fait d’importantes recommandations dans les stratégies de lutte. L’Office des Nations Unies préconise entre autre le renforcement des capacités des forces de l’ordre pour répondre plus efficacement au trafic illicites de tout type, développer des programmes intégrés afin de lutter contre le trafic de drogue et le crime organisé, une lutte sans merci contre la corruption et l’impunité à travers l’harmonisation des législations nationales. Après la présentation du rapport de l’ONUDC, Pierre Lapaque, le représentant régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a souligné que la priorité dans le processus de lutte contre la criminalité transfrontalière n’est pas de mettre fin aux agissements et activités des petites-mains du trafic mais de porter l’estocade aux groupes de criminel organisés et leurs leaders.

SUY Kahofi