Kahofi SUY

Impact des réseaux sociaux en Côte d’Ivoire

Mobilisation de la toile pour Kouamouo (en lunette) et Oula Claver

Il a fallu bien peu de temps pour que les internautes Ivoiriens envahissent les réseaux sociaux. Les habitués du net ont au moins un profil sur Netlog, Unik, twitter et surtout sur le plus célèbre des réseaux sociaux facebook. Sur la toile chacun a ses petites habitudes mais l’objectif est partout le même : être vu, échanger et surtout toucher un maximum de personnes au cas où l’on organise un évènement.

Les habitudes sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux chacun a ses petites habitudes. Il y a ceux qui viennent exclusivement pour le tchat et pour se faire des amis, ceux qui sont des passionnés de vidéos en ligne, de partage d’images et vient pour finir les professionnels qui utilisent les réseaux comme support de travail. « Je suis constamment sur facebook car j’appartiens à un petit club de collectionneurs de chaussure de sport. Je viens afficher mes dernières trouvailles et voir celles de mes amis » affirme Soro. « Moi je suis mannequin et je viens pour afficher mes photos. Elle me permettront d’être vu par des stylistes ou des responsables d’agence » déclare Xéna. Philipe Kouakou est commercial dans une entreprise d’électronique et la meilleure façon pour lui de faire la publicité de son nouvelle arrivage c’est de se connecter sur le profil facebook de son entreprise. Il affiche fièrement ses 3762 amis ! « Avec autant d’amis je suis sûr de toucher un nombre important de personnes. 3762 à la base sans compter les amis de mes amis et si je me dis que chacun à au moins 300 amis imaginez-vous combien de fois ma pub sera efficace » affirme le jeune homme avec un sourire malicieux ! Facebook et twitter sont également l’empire du show-business abidjanais : pour les spectacles, soirées dansantes, bal à thème et show case les tenanciers d’espace de divertissement ont leur profil. « Le face’ c’est la meilleure manière de toucher les night-cluber » affirme Souverain 1er gérant d’un bar à la rue princesse à Yopougon avant de conclure « je peux sans risque de me tromper dire que les réseaux sociaux te font économiser 40% de ton budget de communication ». Journalistes et bloggeurs utilisent également les réseaux pour partager vidéos, photos mais surtout les liens de leurs articles.

Les victoires des réseaux en 2010

Les réseaux sociaux ont montré leur efficacité à plusieurs reprises en Côte d’Ivoire. J’en veux pour preuve deux évènements majeurs au cours de l’année 2010 : la libération du journaliste Théophile Kouamouo et l’opération don de sang pour Jodah. Théophile Kouamouo est un journaliste et bloggeur célèbre. Patron du quotidien Nouveau Courrier, il est le créateur de la première plate forme de blog en Côte d’Ivoire : Ivoire Blog. Aussi lorsque la justice Ivoirienne met le grappin sur l’homme et deux de ses collaborateurs pour une enquête sur la filière café-cacao c’est toute la toile qui se mobilise pour sa libération. Les messages de soutien sont postés et partagés via twitter et facebook. L’effet était immédiat sur le terrain car à chaque marche et à chaque procès ceux qui connaissaient Théo par le net venaient le soutenir. Certains internautes ont même pu voir Théophile Kouamouo pour la première fois car il était plus un ami virtuel pour plusieurs personnes ! Cette mobilisation a certainement contribué à apporter un soutien moral aux détenus et à contribuer à leur libération. L’histoire de Jodah quant à elle est une chaîne de solidarité virtuelle qui s’est matérialisée. La jeune fille luttait entre la vie et la mort car elle avait besoin d’une transfusion : étant d’un groupe sanguin rare il lui fallait un donneur mais où le trouver ? Un message diffusé par la bloggeuse Ghislaine Attha et relayé via les réseaux sociaux entraîne une véritable mobilisation pour Jodah. L’action virtuelle se matérialise en une chaîne de donneur et grâce à la mobilisation des internautes Jodah est sauvée d’une mort certaine !

Les réseaux sociaux continueront d’attirer des milliers d’Ivoiriens quand bien même souvent on regrette des dérives. Les injures, photos obscènes et commentaires déplacés font aussi le quotidien des échanges sur facebook mais ces dérives ne sauront en rien jeter une ombre sur le côté positif des réseaux sociaux.

Suy Kahofi


Les femmes au cœur des fumoirs Abidjanais

La drogue fait de nombreuses victimes parmi les femmes

Un nombre de plus en plus important de femmes consomment la drogue et sont des fidèles abonnées des fumoirs d’Abidjan. De Cocody à Marcory en passant par Abobo et Treichville, les habitués connaissent l’emplacement exact des boutiques tenues par les dealers. Nos guides dans les nuits chaudes d’Abidjan ont pour surnoms Adamo et Che Guevara, deux revendeurs de drogue à Marcory. Contre la garantie de ne plus chercher à les revoir après notre enquête, ils ont accepté de nous guider sur les pas des filles du réseau.

Les raisons d’une addiction de plus en plus importante

« Les filles qui viennent ici pour se gbaner (se droguer) sont les gos (petites amies) des kêneurs (vendeurs de drogue). Elles vendent aussi la drogue mais elles fournissent surtout les tchoins (prostitués) et leurs patrons » souligne d’entrée de jeu Adamo. Son territoire à lui c’est le bas du pont aux environs d’Anoumabo. Là, il voit défiler chaque jour un nombre important de jeunes filles. « La drogue on y vient souvent par imitation et à force de vivre avec quelqu’un qui consomme ‘’ça’’ tu finis par aimer. Or ce qui est mauvais c’est que quand tu commences, tu ne peux plus t’arrêter » affirme Adamo avant de conclure « les filles qui viennent ici sont de toutes les couches sociales : commerçantes, étudiantes et même fonctionnaires ». Il reconnaît souvent des anciennes clientes devenues aujourd’hui femmes au foyer qui reviennent pour une petite dose : « la drogue ça ne s’oublie pas » nous dit-il. Les filles qui se droguent viennent parce que poussé ou pour ne pas avoir froid aux yeux. Elles recherchent pour certaines les amphétamines et de l’herbe. L’héroïne et la cocaïne étant plus chers, elles les récupèrent généralement pour la vente à des consommateurs nantis.

L’organisation du réseau

Plusieurs filières de vente existent dans le marché abidjanais de la drogue. Par exemple, les étudiantes consomment et rachètent la drogue pour alimenter leurs réseaux sur les campus. Au sein de ce réseau, on compte un nombre important de filles qui le jour sont étudiantes mais la nuit deviennent des prostitués. La drogue leur permet de tenir le coup et ‘’d’aligner’’ un nombre plus croissant de clients. Les macros utilisent la drogue pour le dressage de leurs protégées. Elles sont généralement jeunes et viennent des pays comme le Togo et le Ghana. Ces prostituées de luxe sont très appréciées dans les milieux chics de la ville et les bars de strip-tease. « Quand ils ‘’recrutent’’ les filles, ils les bourrent de drogue et les font violer en série par des hommes. La fille ‘’rodée’’ est jetée sur le bitume avec chaque matin une dose pour ne pas être timide, tenir contre la faim et faire le meilleur profit » soutien Adamo.

Corruption et pot de vin

Certains policiers sont connus du milieu : ils viennent pour prélever la taxe en nature ou en espèce et laissent le business se poursuivre. Dans les fumoirs on vend un peu de tout : marijuana, cocaïne, haschisch et des comprimés (bleu bleu) qui font parti d’une gamme d’amphétamine. Les doses ont un prix qui oscille entre 100 f et 9000 f CFA. A ce prix les victimes féminines se comptent par dizaine et si certaines ne deviennent pas folles, elles finissent dans des camps de délivrance ou des hôpitaux.

Victimes et cure de désintoxication

Elisabeth que nous avons croisée complètement bourré dans un fumoir à Anoumambo est aujourd’hui internée dans un camp de délivrance à Treichville. Ce camp a accueilli un célèbre chanteur de zouglou pour son addiction aux drogues dures ! Ici la désintoxication se fait seulement par la prière et les crises dues au manque sont récurrentes. « C’est pas facile : on nous impose des jeûnes, on prie beaucoup et nous sommes enchaînés car pour eux nous sommes fous ! » soutien Elisabeth une grosse chaîne au pied. Pendant que nous échangeons, une fille internée pour les mêmes raisons se met nue sous nos yeux. Les démonologues nous prient de quitter les lieux. Nous retrouvons alors Che Guevara : c’est un dealer VIP ! Il fournit des bars climatisés et des boîtes ayant des fumoirs. « Dans ces bars il y a des salles où les gens se retirent pour fumer ou sniffer. Les femmes qui y viennent sont des grandes Dames, on ne pourra jamais les soupçonner la journée » souligne notre guide. Dans ces bars les fumoirs sont dissimulés par des trompes l’œil et on y entre qu’après avoir montré patte blanche.

Bien que des associations de femmes se battent contre ce fléau, les efforts pour arriver à stopper l’action des dealers et des propriétaires de fumoirs semblent rester vain. Le laxisme de la police des stupéfiants et celles des autorités Ivoiriennes est souvent critiqué. Que cache ce laxisme ? Qui protège qui dans ce business ? Difficile de percer les dessous d’une activité aussi lucrative.

Suy Kahofi


Le gouvernement Laurent Gbagbo réquisitionne les agences de la BCEAO

Agence BECEAO Abidjan Plateau

Il y a une vingtaine de jours j’écoutais avec beaucoup d’intérêt un économiste sénégalais sur une chaîne de radio Internationale. Alors que les sanctions économiques s’abattaient sur les caciques du clan déchu, de nombreuses personnes se posaient la question de savoir d’où viendrait l’argent d’un régime qui n’est pas reconnu par la Communauté Internationale, les bailleurs de fond et plusieurs partenaires économiques. Cette même question fut posée à cet économiste sénégalais qui sans détour à sorti cette phrase : « la seule alternative pour le régime de Laurent Gbagbo de survivre c’est d’agir comme des rebelles, contourner les normes classiques et conventionnelles du commerce internationale, forcer le coffre des banques ou s’accaparer des structures financières sous-régionales… ». Je ne sais si cet économiste est devin mais sa prédiction est en train de se réaliser. Le pouvoir financier, le gouvernement Aké N’gbo l’a perdu à Bamako lors 15ème sommet de l’UEMOA : la signature de Laurent Gbagbo ne vaut rien au guichet de la banque ouest africaine. Pour contourner cette décision qui signifie clairement que ses pairs ouest africains ne le reconnaissent plus comme président, le Woody ‘’prend en bri’’* ce qui lui a été arraché. On réquisitionne les agences Ivoiriennes de la BCEAO et le personnel national au nom de la sacro-sainte Constitution Ivoirienne. Ah la Constitution Ivoirienne : toujours elle ! Pour brigander le fauteuil présidentiel c’est elle, falsifier le résultat des élections c’est encore elle, contourner une décision de l’UEMOA c’est toujours elle…Si elle pouvait servir à rendre le pouvoir dans la dignité ce serait mieux !

Dans l’euphorie de la lecture du décret portant réquisition des agences nationales de la BCEAO le ministre de l’économie et des finances Mr Dallo Désiré a certainement oublié de mentionner que cette réquisition englobe également les coffres-forts des agences ! Avant donc d’émettre le franc Ivoire ou le gbagbo Dollars, il faut bien épuiser les juteux CFA de la BCEAO. Attitude ridicule, quasi burlesque pour un régime qui prétend avoir ‘’les riens solides’’ ! Quelle surprise doit-on attendre de ce régime qui s’accroche, s’accroche et s’accroche ? Certainement des agissements à la Pablo Escobar : blanchiment d’argent, fausse planche à billet pour CFA en vue de déstabiliser la zone monétaire, exportation du cacao par des pays limitrophes, casse de banque déguiser en braquage…que sais-je encore ? Le régime déchu de Laurent Gbagbo présente une image négative de la Côte d’Ivoire, le peuple Ivoirien est ridicule à la face du monde et j’en veux pour preuve l’installation à Paris de l’ambassadeur Ali Coulibaly.

L’odyssée du ridicule se poursuit cher amis de La Majorité Présidentielle et je sais que vous êtes très heureux de cette situation. Alors pour faire comme la reine mère du régime et consacrer ses nouveaux slogans je dis à mon tour :

– réquisition des agences de la BCEAO ! oh honte !

– fin des accréditations des ambassadeurs ! oh honte !

– menace de retrait de l’UEMOA ! oh honte !

A tous les Ivoiriens qui savent ce que signifie patriotisme et respect de la volonté du peuple, sachez que la fin de la souffrance, des assassinats, des enlèvements et des camps de réfugiés est proche ! Aussi bien qu’aucune situation de dictature n’est éternelle, le moment viendra et il vient où les sanctions ciblées et les stratégies d’asphyxie économique porteront leurs fruits avec à la clé le grand déballage du sordide plan visant à usurper au peuple Ivoirien SA VICTOIRE.

Suy Kahofi

*prendre de force en nouchi (langage de rue ivoirien)


L’étranger n’est pas un ennemi

La Côte d’Ivoire est-elle encore une terre d’hospitalité ?

« Les ennemis de l’Afrique se sont les africains ». Cette phrase extraite d’un des tubes à succès du pape du reggae africain, Alpha Blondy m’a toujours séduit dans la mesure où elle met le peuple africain devant ces responsabilités. L’africain aime bien accuser l’occident lorsqu’il a des problèmes : c’est toujours l’autre et jamais lui ! L’africain ne se remet jamais en cause : se sont les blancs qui ne veulent pas de son bien, la France lui apporte la guerre, les USA colportent les génocides, Dieu lui-même ne veut pas de son bien car nous avons la peau noire et nous sommes donc les descendants maudits de Noé. A force d’accuser l’occident, l’étranger ou le blanc, l’africain a fini par développer un pseudo panafricanisme qui a muté vers une xénophobie sans égale ! C’est malheureusement sur cette fibre ultra-nationaliste que nos chers dictateurs et dirigeants corrompus jouent pour endoctriner le peuple ! Même entre nous africain nous nous rejetons la pierre de nos échecs.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, l’échec né du second tour de l’élection présidentielle qui a débouché sur une crise post-électorale est imputé à l’étranger. La France, les USA, le Burkina Faso, le Mali…bref la CEDEAO, L’ONU, l’UA pour ne pas dire que le monde entier est ennemis du peuple Ivoirien. Avant d’accuser et de menacer les étrangers vivants en Côte d’Ivoire, j’aimerais que la jeunesse de mon pays comprenne que nous sommes à l’origine de nos problèmes. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu un malien, un burkinabé, un togolais ou un béninois aller aux urnes : se sont les Ivoiriens qui sont allés aux urnes et donc s’il y a un problème c’est d’abord eux. Alors pourquoi les ressortissants étrangers vivants en Côte d’Ivoire doivent-ils cueillir des propos xénophobes du simple fait que l’ECOMOG décide d’intervenir en Côte d’ivoire ? Pourquoi des ressortissants français sont intimidés quand ils circulent en voiture ? Les étrangers vivants en Côte d’Ivoire ne sont pas allés chercher l’ONU, se sont les Ivoiriens qui ont fait venir la mission. Avant de s’en prendre donc au pauvre vendeur de garba nigérien, au charretier burkinabé, au maçon togolais et aux boucher nigérian qui savent à peine ce que signifie CEDEAO, les Ivoiriens doivent comprendre qu’ils sont à la base de leur problème. Il faut commencer par cette étape avant de penser à trouver des voies pour une sortie de crise. De grâce chers Ivoiriens vous devez comprendre que la politique extérieur de Nicolas Sarkozy n’a rien en commun avec les français vivants en Côte d’Ivoire. La politique extérieur de Blaise Compaoré n’engage pas les burkinabés vivants en Côte d’Ivoire. « Après la crise chacun rentre chez lui » triste d’entendre ce genre de réflexion au moment où la Côte d’Ivoire dit prier pour la paix. La Bible et le Coran n’attestent-ils pas que l’étranger est une source de bénédiction ? Chacun chez lui : nous mettons les 17.000 français dehors et Sarkozy nous rapatrie les 50.000 Ivoiriens résidents en France sans compter le nombre incalculable de sans papiers ? De même qu’un Libanais est étranger en Côte d’Ivoire, un Ivoirien est aussi étranger en Afrique du Sud et même plus proche de nous au Burkina. Arrêtons de nous intoxiquer à la sève de la haine de l’étranger et pensons à résoudre nos problèmes.

Suy Kahofi


15ème Conférence des chefs d’Etat de la zone UEMOA : la victoire du gouvernement Soro

Dakoury Philippe Henri: la grande victime de 15ème Conférence des chefs d'Etat de la zone UEMOA

15ème Conférence des chefs d’Etat de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) ce samedi 22 janvier, la crise post-électorale ivoirienne a dominé les débats. Bien qu’invité à cette conférence le président Laurent Gbagbo n’a pas fait le déplacement vers Bamako. Certaines indiscrétions faisaient néanmoins état d’envoyés du gouvernement Aké N’gbo présentés dans les couloirs de la conférence comme un groupe de lobbying auprès des décideurs de l’UEMOA. Au sujet de la crise Ivoirienne qui a dominé les débats le président en exercice de la Conférence, Amadou Toumani Touré a tenu à souligner pourquoi la crise ivoirienne mérite toute l’attention des Etats membres de l’UEMOA. En effet le pays représente environ 40% de la masse monétaire du bloc et une crise à long terme pourrait bien fragiliser l’union. « Quand la Côte d’Ivoire s’enrhume c’est toute l’UEMOA qui tousse » avait-il lancé en prélude aux travaux des chefs d’Etats. Le président Amadou Toumani Touré comme la majorité de ses pairs africains n’a pas manqué de souligné que la meilleure manière de trouver une solution à la crise post-électorale Ivoirienne demeure le dialogue.

Au-delà de l’aspect politique de la crise Ivoirienne, l’UEMOA s’est également penchée sur le contrôle des comptes de la Côte d’Ivoire à la BECEAO. Sur ce point économique, le gouvernement Soro remporte une victoire avec à la clé la démission du gouverneur Philippe Henri Dakoury Tabley, acculé pour une présumé opération de 80 milliards sur le compte Ivoirien de la BECEAO à destination du gouvernement Aké N’gbo. Difficile de parler de démission car dans son adresse à la presse Mr Dakoury a clairement souligné qu’il « a été contraint à la démission ». Il consacre certainement une formule politiquement correcte pour parler de limogeage. Malgré les contestations du gouvernement de Laurent Gbagbo, il revient désormais au Docteur Alassane Ouattara de nommer le prochain gouverneur. On pourrait dire que l’opération séduction de Soro Guillaume consacre une victoire du type trois en un : la signature d’ADO validé, sa victoire reconnue et la nomination dans les jours avenirs d’un nouveau gouverneur.

Suy Kahofi