Kahofi SUY

Après les banques…le cacao !

 

Après les banques…le cacao !

Encore une autre réquisition, pour ne pas dire une autre nationalisation. Après les banques et l’échec cuisant dans leur tentative de réouverture, c’est au tour du cacao d’être frappé par un décret de nationalisation. Désormais le gouvernement Aké N’Gbo veut se donner les moyens de contrôler l’achat et la commercialisation du café et cacao, une stratégie visant à contourner l’embargo de l’Union Européenne et refus des multinationales d’exporter les fèves. Cette décision est jugée salutaire par certains professionnels de la filière notamment ceux du syndicat agricole des producteurs individuels et coopératives de Côte d’Ivoire (SAPICOCI). Le président de la structure agricole Yao Kouamé Joseph estime qu’il faut néanmoins associer les producteurs à tout ce processus c’est-à-dire de l’achat bord champs jusqu’à la commercialisation. « Je pense que c’est très heureux pour les producteurs que nous sommes. L’Etat lui-même prend les choses en main et quand il va nous dire un prix il ne pourra pas nous trahir. Nous remercions le gouvernement d’avoir pris cette initiative ». Pour la SAPICOCI les multinationales ne pourront plus spolier les petits producteurs.

Vous avez dit spolier les petits producteurs ? Qui des nombreuses structures crées depuis 2002 avec la bénédiction de l’Etat et gérées par les caciques du régime LMP et les multinationales spolient vraiment les paysans ? Même les plus grands défenseurs du régime de Laurent Gbagbo avec le minimum d’honnêteté intellectuelle qui leur reste reconnaîtront aisément que la gestion de la filière café cacao sous le FPI fut l’une des plus calamiteuses de toute l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. Pendant que les paysans avaient du mal à se soigner et à scolariser leurs enfants, certains ‘’barrons’’ de la filière café-cacao et les minettes qu’ils entretenaient, circulaient en 4×4 et en Lexus. Le fruit de la transpiration des paysans a servi à enrichir d’autre grilleurs d’arachides ! Au demeurant, rien ne sert de nationaliser et de réquisitionner les stocks de cacao en se faisant traiter de voleur par les USA. La chose la plus importante dans le commerce international c’est d’avoir la confiance des multinationales et surtout celle de la bourse de Londres. Le gouvernement Aké N’Gbo doit faire lever le blocus sur les ports Ivoiriens avant de venir exposer ses grandes et inutiles théories sur l’indépendance économique de la Côte d’Ivoire, indépendance qui n’a pas été acquise en huit de gestion du FPI. Quant à la menace des nouveaux acheteurs (Brésil, Chine…), elle ne peut que donner du moral à ceux qui ignorent tout des règles du commerce international. S’il s’agissait de réquisitionner pour acquérir l’indépendance économique, Cuba serait la première puissance mondiale ! DIEU bénisse et sauve la Côte d’Ivoire.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 40 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Une crise humanitaire qui ne dit pas son nom

 

Une vie difficile dans les camps de réfugiés

Une agréable odeur de frite de pomme de terre s’échappe d’une cuisine à Cocody Angré. Les gamins invités à table semblent se plaindre du menu et la mère de famille débordée tente gentiment de réexpliquer aux enfants la situation du pays. Si seulement ces enfants issus d’une famille plutôt aisée pouvaient comprendre que juste à Abobo, des enfants comme eux dorment chaque soir l’estomac vide. Les projecteurs des médias sont braqués sur la révolution Libyenne pendant que dans les quartiers d’Abidjan et dans plusieurs villes les populations déplacées dorment à la belle étoile. Les corps en putréfaction à Abobo et dans certaines localités de l’ouest, où une offensive des FAFN est en cours, annoncent la recrudescence des épidémies typhiques. Les moindres moments d’accalmie poussent les populations ayant quitté leurs maisons à revenir mais une fois sur place il faut encore sortir car les armes lourdes crépitent de nouveau. Pendant que deux hommes se chamaillent pour le pouvoir la population qu’ils espèrent diriger souffre terriblement.

La violence et les accusations portées contre l’ONUCI et les agences des Nations Unies rendent difficiles le travail des humanitaires. Dans ce contexte, la faim, le manque d’eau potable, la maladie et les morts rythment le quotidien des camps de déplacés. Désormais le Libéria n’est plus le seul point de chute des fuyards Ivoiriens : on les compte par milliers au Ghana y compris les ressortissants CEDEAO du Niger, du Burkina, de la Guinée et du Mali. « On ne peut plus rester ici » affirme un ressortissant nigérien qui attend le trans-ecowas. « Des hommes en uniforme se livrent à la chasse à l’homme : on nous traite de rebelle et on nous tue. Je préfère partir ». A la gare de Niamey certains sont venus juste avec les habits qu’ils portent : pas de bagages, juste de quoi payer le ticket. L’insécurité est toujours grandissante, le chômage atteint des records, les entreprises ferment et d’ici peu les vivres vont manquer sur les marchés, les médicaments aussi. On en parle très peu mais c’est une réalité : seules les familles aisées pourront manger à leur faim dans les semaines qui viennent. A voir les mamans trainer les paniers vides sur les marchés, on se demande si certaines familles auront de quoi tenir tout ce mois de mars ! La Côte d’Ivoire est méconnaissable et l’Ivoirien qui voyait les images de la guerre d’Ethiopie, du Libéria, de Sierra Léone et du Mozambique comme quelque chose qui n’allait jamais se produire sur son sol n’en revient toujours pas. Nous voici Ivoirien dans le club des pays sous perfusion alimentaire du PAM. Pour l’instant il y a des camps de refugiés, demain se sera peut-être les avions de la Croix rouge qui nous lanceront les sacs de protéines. Nous devons sauver ce pays et nous le pouvons, non pas pour nous mais pour nos enfants.

La seule prière des Ivoiriens c’est que Dieu opère le miracle à Addis-Abeba ce 10 mars sinon la catastrophe risque de se produire. Ceux qui malheureusement voulaient croire en un face à face Ouattara – Gbagbo seront déçus car le second n’a pas fait le déplacement. Le président sortant sera représenté par le président de son parti politique, Pascal Affi N’guessan et par son Ministre des affaires étrangères, Alcide Djédjé. Motif officiel évoqué pour justifier cette absence l’insécurité interne qui nécessite la présence du leader. Officieusement Gbagbo Laurent ne veut pas se faire arrêter ou au pire des cas faire tuer ! L’histoire de l’Afrique nous a donné les preuves que les avions des leaders indisciplinés ou trop zélés finissent un matin par disparaître des écrans radars. La montagne risque donc d’accoucher d’une souris en l’absence d’un des deux protagonistes mais avec ou sans Gbagbo la crise doit prendre fin car trop d’homme ont perdu la vie.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 39 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Bonne fête à toutes les femmes

 

Les femmes pillier de nos nations

Ce Mardi 08 mars 2011 marque dans de nombreuses régions du monde le centième anniversaire de la journée internationale de la femme mais c’est aussi la première journée internationale de la femme célébrée sous l’égide de l’ONU Femme, la nouvelle entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes crée par l’Assemblée Générale de ladite institution le 02 juillet 2010. Le thème officiel de cette journée : l’égalité d’accès à l’éducation de formation, de la science et de la technologie vers un travail décent pour les femmes. Des progrès ont été accomplis pour améliorer les conditions de vie de la femme mais en dépit de toutes ces avancées, nombreux sont les espoirs d’égalité qui n’ont pu être concrétisés.

Chaque jour et toutes les 90 secondes une femme meurt en raison de sa grossesse ou des complications liées à son accouchement alors que le monde dispose de connaissances pour permettre aux femmes de donner la vie sans danger. C’est le cri de cœur que lance la Directrice Exécutive de ONU Femme, Michel Bechelley qui soulignera à juste titre que partout dans le monde les femmes continuent de gagner moins que les hommes pour des postes équivalents ou à diplômes égales. Le fonctionnaire des Nations Unies précise également que les femmes ont un accès inégal à la terre, au droit de succession dans de nombreuses zones du monde et cela malgré des progrès indéniables. Au-delà de toutes ces situations, un nombre tout aussi important de jeunes filles n’ont toujours pas accès à l’école et certaines quittent prématurément l’école ou achèvent leur cycle d’étude avec peu de compétence ou encore moins de débouchés. Les femmes et les filles continuent d’être malheureusement victimes de discrimination et de violence intolérable de la part de leurs conjoints ou de leurs proches. Les conditions de vie préoccupantes des femmes a fait dire à Bang KI Moon, le secrétaire général de l’ONU, que la création d’une entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes est la preuve que l’institution est résolument engagé à concrétiser les aspirations de la gente féminine. « Ce n’est qu’en garantissant aux femmes la participation à part entière et à part égale à tous les domaines de la vie publique et privée que nous pourront espérer bâtir la société pacifique, viable et juste que promet la charte des Nations Unies » a souligné le patron de l’ONU.

A l’occasion de cette journée qu’il nous soit donc permis de souhaiter une bonne fête à nos mères, nos sœurs et nos amies. Prendre également le soin de demander aux hommes de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 38 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


La presse pro-ouattara de retour dans les kiosques

Face aux menaces, intimidations et le harcèlement policier du régime Laurent Gbagbo par le canal du nouveau CNP (Conseil National de Presse) qui lui est acquis, le collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 Novembre 2010 avait décidé de suspendre ses parutions. Après une semaine d’action et surtout les appels des lecteurs à ne pas garder le silence, le collectif signe son retour dans les kiosques ce Lundi 07 mars. La décision a été prise le Samedi 5 mars à l’issue d’une réunion. Ainsi les titres proches de l’opposition ou neutre que sont le Nouveau Réveil, Nord Sud, Le Mandat, Le Démocrate, Le Jour plus, L’intelligent d’Abidjan, L’expression et Le Patriote peuvent être achetés et lus par les lecteurs. Dès l’annonce de la levée de l’arrêt de parution les lecteurs majoritairement du RHDP n’ont pas caché leur grande satisfaction. « S’ils restent silencieux je crois qu’ils ne participent plus au combat et donnent ainsi raison au régime qui les oppresse. Je salue la grandeur d’esprit des différents directeurs de publication et j’invite le gouvernement légitime de Côte d’Ivoire à soutenir ces journalistes qui sont menacés » affirme Mr Soumahoro.

Au terme de sa réunion du samedi 05 le collectif souligne avoir fait un bilan positif de la suspension de parution. Les Responsables dudit collectif n’ont pas manqué de remercier les lecteurs, la communauté nationale, les organisations socioprofessionnelles locales et internationales, ainsi toutes les institutions et structures qui leur ont apporté un encouragement et exprimé leur solidarité. Les lecteurs retrouvent donc une information équilibrée après une semaine passée sous le dictat éditorial des quotidiens pro-gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières et de l’ONUCI.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo invités à Addis-Abeba

 

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo invité à Addis-Abeba

Après avoir exigé l’arrêt immédiat des violences et tueries à Abidjan, le panel de haut niveau de l’Union Africaine a délégué le président de la Commission de l’institution Jean Ping à Abidjan pour porter un message aux deux protagonistes de la crise. Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont tous deux conviés à une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine portant sur la crise ivoirienne jeudi prochain (10 mars) à Addis-Abeba. L’ordre du jour de cette réunion se subdivise en deux étapes : le Conseil de Sécurité aura la primeur d’écouter les conclusions du panel après son enquête et par la suite  les conclusions seront présentées aux acteurs.

Le Président Alassane Ouattara a donné son OK et souligné publiquement qu’il serait à Addis-Abeba pour être le témoin privilégié des conclusions du panel. Dans le camp de Laurent Gbagbo c’est le silence radio. Le chef jouera-t-il la carte de l’émissaire envoyé en première ligne ou fera le voyage lui-même ? Désormais habitué aux caprices du maître d’Abidjan, aucune décision ne surprendra véritablement l’opinion internationale déjà que la presse proche du woody de mama croit savoir qu’un complot se prépare contre lui en Ethiopie. Une chose est sûre, à moins de se dédire et de se discréditer par la même occasion, l’UA devrait entériner sa prise de position exprimée lors de son dernier sommet. Le paragraphe II du communiqué final souligne clairement qu’Alassane Ouattara est Président : le reste du deal visant à sauver la Côte d’Ivoire du KO n’est qu’un concentré de propositions secondaires visant à jeter les bases d’un processus d’unification d’un pays divisé par une grosse fracture socio-politique. Sera également du voyage le super calculateur du conseil constitutionnel, le Sieur Paul Yao N’dré qui certainement en sa qualité d’homme de loi devra veiller à ce que pour la première fois après 8 ans son mentor respecte à la lettre sa signature apposée sous un accord !

L’Union Africaine, comme l’avait souhaité Alioun Tine de la RADHO (la rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme) ne va donc pas attendre la fin du mois pour rendre public ses conclusions. Si les conclusions du 10 mars sont acceptées par les partis, on évitera à coup sûr une guerre civile dont les signes avant-coureurs sont déjà visibles sur le terrain. Pour confirmer cette situation de regain de violence généralisée, la ligne de front Ouest après Abidjan s’abrase avec la prise de Toulepleu, ville sous contrôle des forces fidèles à Laurent Gbagbo par les FAFN.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi