Kahofi SUY

Attentes et espoir d’un peuple après l’arrestation de Laurent Gbagbo

 

Que retenir de la chute du woody de mama ?

Que sera la Côte d’Ivoire après Laurent Gbagbo ? La question reste posée et seul l’avenir nous dira si le peuple Ivoirien a véritablement tourné la page de l’aire Laurent Gbagbo. Que retenir de la chute du woody de mama ? Quels sont les attentes des Ivoiriens ? Voici le reportage que vous propose La Côte d’Ivoire au Jour Le Jour.

(Version d’origine diffusée en première sur RFJ Suisse)

Attentes et espoir du peuple Ivoirien après l’arrestation de Laurent Gbagbo by kingsuy


Affaire Guy André Kieffer : saura-t-on enfin la vérité ?

 

Les restes de Guy André Kieffer seront-ils retrouvés?

16 avril 2004 – 16 avril 2011, voici 7 ans que disparaissait le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer. Les restes de l’homme, probablement exécuté par un commando aux ordres de l’ex-première dame Simone Gbagbo sont jusque là introuvables. Son seul tord avoir pris le risque d’enquêter sur la filière café-cacao au moment même où le monde entier avait les yeux rivés sur la Côte d’Ivoire. L’enrichissement vertigineux des caciques du LMP sautait à l’œil et la seule source de revenus de ces nouveaux riches ne pouvait être que la transpiration des paysans. Les énormes malversations dans la filière café-cacao étaient certainement sur le point d’être mis à jour par le journaliste puisse qu’il a été tué. Pour le vilipender, les pro-gbagbo et notamment les jeunes patriotes ont vite fait de le présenter comme un espion et un élément du 43ème BIMA qui opérait sous le couvert d’une fausse carte de journaliste. Aujourd’hui, sept ans après son assassinat sa famille demande encore et toujours que justice soit faite. L’ancien régime très certainement à la base du meurtre de Guy André Kieffer n’a jamais voulu que la vérité éclate au grand jour. De tergiversations en tergiversations, de reports en reports, de témoins absents en calendrier chargé de la première dame tout a été fait pour que les avocats ne puissent jamais travailler. La joie de la Communauté Internationale et surtout de la grande famille des journalistes réside dans le changement de régime en Côte d’Ivoire. Les signes annonciateurs d’une ouverture très prochaine d’une enquête indépendante, libre et crédible sont visibles. L’assurance de la vérité autour de la mort de Guy André Kieffer a été donnée par l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France qui a rassuré la veuve du journaliste que tout sera fait pour que les assassins soient démasqués et le corps retrouvé.
Reste à savoir si les quelques têtes du régime déchu de Laurent Gbagbo accepteront de collaborer avec la justice Ivoirienne pour que la Côte d’Ivoire n’ait plus cette réputation de pays dangereux pour les journalistes. La Docteur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire a clairement annoncé la fin de l’impunité et la consécration d’un Etat de droit où la liberté de la justice ne sera plus un mythe. L’opinion suivra donc à la lettre le futur procès de Simone et Laurent Gbagbo, les enquêtes sur l’assassinat du Général Guéï Robert mais surtout l’ouverture des procédures pour les affaires Guy André Kieffer et aussi Jean Hélène du nom de ce journaliste de Radio France Internationale tué à Abidjan. Pour ce second journaliste, une enquête bâclée avait conduit un officier de la gendarmerie en prison de facto car dans les faits le condamné se promenait librement dans les rues de la capitale ivoirienne.
Suy Kahofi


Le plan de Dieu n’est pas le plan des hommes !

 

Gbagbo Laurent et Simone victimes des fausses prophéties

Pronostics spirituels, révélations et prophéties ont émaillé les quatre mois de crise que la Côte d’Ivoire a connue. Le face à face politique s’était transposé dans les églises et chapelles. D’un côté le bien aimé frère Laurent Gbagbo, le choix de Dieu, David qui armé de sa fronde (pour ne pas dire ses missiles) face à Alassane Ouattara, le fils du diable, le Goliath avec sa rébellion. A cause de ces prophéties et pseudo-révélations des églises et missions se sont divisées. La politique a détruit les relations entre fidèles d’une même communauté au point qu’un mouvement migratoire s’est produit : certains chrétiens choisissaient leur chapelle en fonction de l’appartenance politique du guide spirituel. Pendant que les Ivoiriens se chamaillaient, s’injuriaient et se maudissaient en longueur de journée, Dieu Tout Puissant depuis sa demeure établissait tranquillement son plan de sortie de crise à lui. Comme le dit la Bible les voies de l’Eternel sont insondables et la solution qu’il a trouvée à la crise ne ressemble en rien à tous les pronostics spirituels que nous avons faits. De nombreux Ivoiriens étaient loin de s’imaginer que Laurent Gbagbo serait sorti de ‘’son trou’’ sous une pluie de missiles et convoyé par ses ennemis d’hier. Personne n’aurait pensé qu’il se retrouverait prisonnier pour 48 heures dans une suite de l’hôtel du golf nourrit par le Président Alassane Ouattara. Il est tellement considéré qu’on lui trouve une villa alors même que le Président est encore dans une chambre d’hôtel !

Aujourd’hui chacun comprend de façon claire qu’on est pas obligé d’être assis chaque dimanche dans un temple ou crier partout qu’on est chrétien pour aimer son prochain. Au-delà je retiens cette phrase que certains Ivoiriens ont forcément répété : « si les miliciens de Laurent Gbagbo avaient été les premiers à mettre la main sur ADO, ce dernier ne serait plus en vie ». Les chrétiens Ivoiriens si prompt à maudire doivent comprendre que personne n’est le baromètre de la foi de son semblable et qu’à force de crier que Laurent Gbagbo est chrétien, on s’est rendu compte qu’il était autre chose. Un chrétien qui achète des armes au lieu de nourrir le peuple que Dieu lui a confié, un chrétien qui enterre des ossements sous des monuments, un chrétien qui s’adonne à des sacrifices de sang à l’intérieur du palais présidentiel, un chrétien qui enterre des albinos dans un caveau de 9 mètres de profondeur dans le domicile de Félix Houphouët Boigny…la liste est longue ! Juste pour dire que le plan des hommes voulait que Laurent Gbagbo soit Président or le plan de Dieu était tout autre et pour cela des chrétiens refusent d’accepter d’aller à la paix ! Etrange que ce genre d’attitude viennent de personnes se disant enfants de Dieu. Chaque chrétien Ivoirien doit s’assoir et se remettre en cause, se poser une question fondamentale : que puis-je faire pour permettre à ce pays de retrouver la paix et le calme ?

Suy Kahofi


Abidjan : la vie reprend timidement son cours normal

 

La vie reprend timidement son cours normal

La capitale économique Ivoirienne sérieusement balafrée par des semaines de violence et d’affrontements entre FRCI et miliciens pro-gbagbo retrouve petit à petit sa quiétude. A Abidjan tout le monde le sait, lorsque les marchés de quartier reçoivent du monde c’est que la vie reprend petit à petit son cours normal. Tous les quartiers d’Abidjan ne sont pas logés à la même enseigne : ici à Treichville et à Koumassi en plein Abidjan Sud la circulation a repris mais de l’autre côté de la lagune à Cocody les choses trainent encore. Les familles, rassurées par les patrouilles des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, de la Gendarmerie Nationale, des troupes de l’ONUCI  et de la Licorne sont sortis faire quelques emplettes mais très vite les clients sont déçus par la nourriture qu’ils trouvent sur place et surtout les prix qui ont triplé. « J’ai juste pu avoir un peu d’attiéké, du riz et quelques légumes mais je dois reconnaître que les prix ne sont pas abordables » affirme un père de famille venu faire le marché pour des questions de sécurité dit-il. « Regarde mon fils ce petit poisson que tu vois fais 1800 f, le kilogramme de riz à 1000 f, le litre d’huile à 2500 f…On ne peut rien acheter et nos maris n’ont plus rien ! Il faut que les banques ouvrent » souligne Mme Kra. Les quelques boutiques qui ouvrent tentent de remplir les étagères mais tant que les premiers navires marchands qui viennent d’accoster au Port Autonome d’Abidjan ne vident pas leurs cales, les prix des produits seront toujours élevés.

Quelques taxis compteur par ici, des wôrô-wôrô par là : la clientèle ne se bouscule pas vraiment et les chauffeurs ne couvrent que des petites distances. Ce n’est pas la volonté de reprendre le service qui manque mais dans le milieu du transport la crainte est le manque de carburant. « Nous roulons avec nos réserves d’avant crise et on se ravitaille dans les stations qui ouvrent » affirme Kassoum un chauffeur de wôrô-wôrô. Au-delà du carburant pour le transport, les produits pétroliers notamment le gaz seront disponibles avec la levée des sanctions qui frappent la SIR. Des bouteilles de gaz à un prix stabilisé devraient soulager les ménagères d’Abidjan qui sont retournées au charbon et même au fagot par endroit pour faire la cuisine. Les abidjanais veulent avancer et retrouver leur vie paisible d’il y a quatre mois mais on ne peut pas tourner la page aussi facilement en claquant les doigts. Flambée des prix sur les marchés et incertitude quand à la sécurité d’Abidjan sont désormais le quotidien des Ivoiriens. Les pillages se poursuivent dans plusieurs quartiers et les combats font rage à Yopougon entre FRCI et les derniers irréductibles fidèles à Laurent Gbagbo.

Malgré les difficultés liées à l’insécurité, des signes montrent clairement que le processus de retour à la normale ne peut être stoppé par la volonté de personnes nostalgiques du passé violent de la Côte d’Ivoire. Un commerçant libanais d’électronique qui a retrouvé son magasin pillé nous a lancé cette phrase : « ils ont tout volé mais je suis en train de tout retaper et d’ici lundi je vais rouvrir même si j’ai un seul ordinateur en vitrine. Nous allons montrer à ceux qui ne veulent pas la paix qu’ils sont minoritaires ». Preuve palpable de la normalisation, l’école reprendra le 26 avril et les fonctionnaires doivent regagner le bureau ce lundi 18. La vie reprend timidement son cours normal à Abidjan entre crainte liée à l’insécurité et l’espoir de lendemain meilleur.

Suy Kahofi


A chacun son Président Fondateur

 

Mamane le présentateur officiel de la République du Gondwana

Vous connaissez tous le Gondwana certainement, la République très très Démocratique où un certain Président Fondateur règne sans partage. La République très très Démocratique Gondwana et le Président Fondateur, deux réalités nées dans l’esprit du célèbre humoriste d’origine nigérien Mamane et qui sont au cœur de sa lecture du monde. Nombreux sont ceux qui le retrouve sur RFI mais aussi dans Plus d’Afrique sur Canal+ pour rire des frasques de notre bien aimé Président Fondateur. Si le Gondwana se présente comme une République imaginaire, il est souvent très facile de trouver une forte ressemblance entre l’actualité du Gondwana et celle de plusieurs pays du monde notamment Africains. C’est vrai Mamane ne dit pas le nom d’un dirigeant en particulier, il ne dit pas non plus le nom d’un pays en particulier mais chacun peut trouver qui campe le personnage du Président Fondateur après une chronique.
Cette manière subtile et très loquasse de traiter l’actualité nous permet au fond de comprendre que chaque pays du monde est un potentiel Gondwana et que chaque Président est un potentiel Président Fondateur. Voici 15 ans que dans ce pays d’Afrique Centrale le Président Fondateur trouve toujours la parade pour se faire élire dans des élections dont les résultats sont connus d’avance. Dans un pays d’Afrique de l’ouest c’est plutôt la femme du Président Fondateur qui portait la culotte politique et se présentait comme une des premières Dames les plus sanguinaires d’Afrique. Dans ce pays d’Afrique de l’ouest c’est plutôt le fils junior du Président Fondateur qui s’apprête à succéder à son papa comme dans une monarchie. Au fait dans ce même pays le Président Fondateur malgré son âge avancé veut encore diriger ! Que dire de cet autre Président Fondateur d’Afrique australe qui après 25 ans de guerre civile trouve encore des ressources pour semer des guerres dans d’autres pays. Chaque pays du monde a son Président Fondateur et visiblement nous sommes tous logés à la même enseigne dans la mesure où tous nos Présidents Fondateurs se réunissent au sein de l’Organisation des Nations Inutiles. Et vous, dans votre pays quelles sont les frasques de votre Président Fondateur ? Oui je sais que toi le gondwana lambda tu refuses de dire tout haut ce que tu penses tout bas dans ton salon car la Police sécrète du Président Fondateur se trouve partout.
Tu te contentes alors au petit matin de répéter la pensée du jour de ton Président Fondateur mais le monde change et tôt ou tard tu devras te décider à tourner la triste page de ton Président Fondateur. Malgré la Police dans les rues, les brigades anti-émeute, les snippers qui répriment à coup de balles les manifestations tu devras tôt ou tard pensé à te débarrasser de ton Président Fondateur car l’œuvre du Président Fondateur comme l’a toujours dit Mamane ne doit être perpétuée.
Suy Kahofi