Kahofi SUY

Visite du Chef du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique en Côte d’Ivoire

 

Le général Carter F. Ham Chef du Commandement d’AFRICOM

Le Chef du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), le général Carter F. Ham, s’est rendu en Côte d’Ivoire du 5 au 6 septembre 2011, pour participer à une série de rencontres avec les hauts dirigeants militaires ivoiriens, les responsables internationaux qui contribuent à la réforme du secteur de la sécurité, l’ambassadeur des Etats-Unis, Mr Phillip Carter III, et le personnel de l’ambassade américaine. Durant sa visite, le général Ham a rencontré le Premier Ministre et Ministre de la Défense, Monsieur Guillaume Soro, le Chef d’état-major des Forces Républicaines de la Côte d’Ivoire (FRCI), le Général Soumaila Bakayoko, et le Commandant de la Force de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI),  le Général togolais Gnakoudé Béréna.  Il a également rencontre l’ambassadeur de la France en Côte d’Ivoire, Mr Jean-Marc Simon et des responsables militaires français.

Le général Ham a effectué cette visite  pour mieux comprendre de première main les défis et les opportunités de la réforme du secteur de la défense en Côte d’Ivoire aussi bien que les stratégies et les efforts pour transformer la sécurité dans la région. Le Général Ham s’efforce d’établir une fondation de la coopération sécuritaire future entre l’AFRICOM et les FRCI une coopération harmonieuse avec les autres efforts régionaux du commandement en Afrique occidentale. La coopération militaires des Etats-Unis avec les FRCI mettra l’accent sur le développement professionnel et le renforcement des capacités institutionnelles du secteur de la défense, aussi bien que sur l’importance de l’engagement partagé par les Etats-Unis et la Côte d’Ivoire à avoir des forces armées qui sont apolitiques, subordonnées aux autorités civiles et respectueuses des droits de l’homme.

Les visites comme la présente assurent que la coopération militaire est bien coordonné entre les hauts dirigeants, et offre le général Ham une occasion d’écouter les dirigeants ivoiriens pour mieux comprendre leur  préoccupations et leurs priorités relatives à la défense et à la sécurité. Grâce à des activités d’engagement militaires durables, L’AFRICOM collabore avec les pays africains pour les aider à créer un environnement sécuritaire propice à la stabilité, la bonne gouvernance et au développement continu.


Bientôt le Pont Henri Konan Bédié !

 

La cérémonie marquant les débuts des travaux du 3ème pont

Si tout se passe bien dans un délai de 27 mois il y aura un troisième pont à Abidjan et celui-ci portera le non d’Henri Konan Bedié. Après les ponts De Gaulle et Houphouët, le troisième pont sera une réalité et tous ceux qui avaient un bout de temps ont pu assister à la cérémonie officielle de lancement des travaux ce mercredi 07 septembre à Cocody-Riviéra Golf place Marie Thérèse Houphouët Boigny. Le démarrage des travaux de construction de ce troisième pont d’Abidjan est un projet dont la gestation a duré 15 ans !

Le Ministre Patrick Achi en charge du porte-feuilles des infrastructures économiques a tenu d’entrée de jeu à faire la présentation technique de l’ouvrage. « L’ouvrage commence à hauteur de l’école de Police, traverse Cocody pour arriver proche du domicile de Mme Marie Thérèse Houphouët Boigny puis traverse la lagune Ebrié sur environ 1600 m pour aboutir après 2 km après au Boulevard Giscard d’Estaing par un échangeur moderne de trois niveaux au carrefour de l’ancienne bâche bleue ». A la suite du Ministre Patrick Achi des infrastructures économiques, le Directeur Général adjoint de Bouygues Travaux publics, l’entreprise en charge de la construction du pont, cette réalisation permettra le désengorgement du trafic routier à Abidjan. « Ce pont mettra un terme aux encombrements chroniques sur les ponts De Gaulle et Félix Houphouët Boigny, il mettra fin aux millions d’heures inutilement perdu dans les bouchons chaque année et surtout mettra fin au gaspillage de tonnes de carburant qui sont brûlés que année ». Pour le Président de la République, la construction de ce pont qui porte le nom du Président Henri Konan Bédié est un signal fort de la relance de l’économie Ivoirienne. « Ce pont symbolise la confiance retrouvée dans notre pays et un facteur d’accélération de la croissance. Il permettra la création d’emploi car ce n’est pas moins d’un millier d’emplois directs et indirects qui seront générés jusqu’à l’achèvement du projet » a souligné Alassane Ouattara.

Selon le Ministre Patrick Achi des infrastructures économiques la réalisation de ce pont prendra 27 mois et chaque automobiliste devra débourser 700 f CFA pour chaque passage. A ce sujet les automobilistes de la ville d’Abidjan n’ont pas manqué de réagir. « Je pense que demander 700 f CFA pour traverser un pont c’est tout simplement nous dire de ne pas l’emprunter ! Si c’est un pont Présidentiel qu’on le disent dès maintenant car nous ne pouvons pas payer nos impôts et attendre un pont à péage avec un tels tarif » s’indigne un particulier. « C’est pas la peine ! 700 pour passer sur pont : tu vas gagner quoi à la fin de la journée ? » se demande Camara un chauffeur de Wôrô-wôrô qui voyait déjà une belle affaire pour le transport Riviera-Marcory. « Je pense sincèrement que si nos autorités veulent nous rendre service il faut bien que le tarif du péage soit revu à la baisse » plaide un professeur.

SUY Kahofi


Attribution de la bourse Fulbright de recherche aux Etats-Unis à trois enseignants chercheurs Ivoiriens

 

Les trois boursiers avec Monsieur Schiebel Russell, Ministre Conseiller par intérim, à l’Ambassade des Etats-Unis

L’Ambassade des Etats-Unis  à Abidjan vient d’annoncer la participation de trois enseignants chercheurs Ivoiriens au programme Fulbright African Senior Research Scholar 2011-2012. Il s’agit du Docteur Thomas Jean Patrice Diaco, chercheur au Département de chimie de l’Université Cocody qui part à l’Université de New York, Docteur Jose Carlos Assi Kimou, Attaché de recherche à la faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’université de Cocody et au Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales/CIRES qui effectuera ses  recherches à l’Université de la Floride du Sud, Docteur Koffi Kouakou, professeur agrégé et chercheur au laboratoire d’endocrinologie et de biologie reproductive à la faculté des biosciences de l’université de Cocody qui part à l’Université d’Etat du Montana. La bourse Fulbright, est le programme phare d’échange international du Gouvernement des États-Unis, conçu pour promouvoir la compréhension mutuelle entre le peuple des États-Unis et ceux des autres pays. La bourse Fulbright offre aux participants — choisis pour leur mérite académique et leur potentiel de leadership — l’opportunité d’étudier, d’enseigner ou d’effectuer des recherches, d’échanger des idées et de contribuer à trouver des solutions aux préoccupations internationales communes. Environ 310 000 « Fulbrighters » ont participé au programme depuis sa création, il y a plus de soixante ans. Le programme Fulbright attribue environ 8 000 bourses chaque année.

Fondée en 1847, l’Université de New York est la plus grande université urbaine des Etats-Unis, composée de 23 unités universitaires. Elle accueille plus de 260 000 étudiants dans des programmes académiques et 273 000 en formation continue et formation professionnelle et dispose de campus dans les cinq arrondissements de la ville de New York. L’université de New York accueille des étudiants originaires de 205 différents pays. L’Université de la Floride du Sud est située à Tampa, en Floride. Fondée en 1956, elle est la neuvième plus grande université des Etats-Unis et la troisième plus grande de l’Etat de Floride avec 47 000 étudiants inscrits. Elle dispose de 89 formation de premier cycle, 139 de cycles supérieurs, de spécialisation et programmes doctorat dont une filière médicale. L’université d’Etat du Montana est située à Bozeman et dispose de programmes de maîtrise dans 51 domaines, 41 de DEA et 18 de doctorat repartis dans 9 unités universitaires. Cette Université d’Etat accueille plus de 13 500 étudiants, d’environ 700 enseignants exerçant à plein temps et 420 enseignants vacataires.


Cote d’Ivoire : RSF demande au président Ouattara de faciliter la libération d’un journaliste

 

Herman Aboua l’ancien journaliste de la RTI

Reporters sans frontières se préoccupe du sort du journaliste Herman Aboa ex-animateur de l’émission-débat « Raison d’Etat ». Il a adressé le 6 Septembre 2011 un courrier au président Alassane Ouattara, pour lui demander de faciliter sa remise en liberté provisoire. RSF s’inquiète des conditions de détention du journaliste de la Radio-Télévision Ivoirienne (RTI) depuis son transfert à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). La lettre est signée du Secrétaire général de l’organisation de défense de la liberté de la presse, Jean-François Julliard. Elle demande au président ivoirien de tout faire pour que les conditions de détention du journaliste Hermann Aboa animateur de l’émission-débat « Raison d’Etat » sur la chaîne La Première, désormais rebaptisée RTI 1 soit améliorée. Les visites de sa famille biologique et de son avocat sont autorisées, mais pas celles d’amis ou d’étrangers souhaitant le rencontrer. L’autorisation de visite est soumise à l’accord du parquet. Bien qu’Hermann Aboa ait demandé aux autorités pénitentiaires son transfert dans le « bâtiment des assimilés », où il devrait bénéficier de meilleures conditions de détention, la direction de la Maca n’a pas accédé à sa demande.

Le journaliste est détenu depuis le 21 juillet dernier, plusieurs chefs d’accusation sont retenus contre lui – « atteinte à la défense nationale », « attentat-complot contre l’autorité de l’Etat », « atteinte à l’intégrité du territoire national », « participation à une bande armée », « participation à un mouvement insurrectionnel » et « atteinte à l’ordre public » – pour lesquels il encourt la prison à vie. Quant à la possibilité d’une libération provisoire, elle se heurte selon RSF, à une fin de non recevoir tant que Hermann Aboa n’a pas été entendu sur le fond. Or, le journaliste n’a toujours pas été auditionné depuis le début de sa détention préventive. Non seulement nous comprenons mal pourquoi les autorités ivoiriennes refusent de lui accorder la liberté provisoire’ écrit RSF, qui d’ailleurs dit se préoccuper du durcissement de ses conditions de détention depuis son transfert à la Maca’. Pour RSF, le nouveau pouvoir en Cote d’Ivoire ne doit pas rater l’occasion de redorer son blason. L’organisation cite, le retrait des  Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) du siège de la rédaction du quotidien Notre Voie, une situation qui laisse espérer que les pressions sur la presse d’opposition sont entrain de prendre fin. Reporters sans frontières demande au président Alassane Ouattara de s’affirmer comme le garant du respect de la loi de 2004 et de la liberté d’expression en Côte d’Ivoire.


La Centrale des Forces Nouvelles existe toujours !

 

Les hommes de SORO pourront-ils abandonner leurs anciennes pratiques ?

Apôtre de l’unicité des caisses de l’Etat le jour, pilleurs des ressources de la Côte d’Ivoire la nuit ! Voici ce qui définit le mieux les barrons des Forces Nouvelles qui contrairement à leurs beaux discours continuent d’alimenter les caisses de leur centrale avec de l’argent frais fruit des actes de rackets et d’extorsion sur les routes et postes de contrôle non autorisés. La récente tournée du Ministre du transport a permis aux Ivoiriens de toucher du doigt la vaste organisation du racket estampillé FN. Certains ‘’Commandants’’ des Forces Nouvelles devant la détermination du Ministre Gaoussou Touré ont tenté de l’intimider lorsqu’il a fait lever une quinzaine de faux barrages dans les ex-zones CNO. Les hommes en arme trouvés sur les faux corridors ont refusé pour la première fois d’endosser tout seul le chapeau de brebis galeuse des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire. « Ce que nous récoltons est reversé dans les caisses de la Centrale » ont courageusement annoncé au Ministre les recrues. Guillaume Soro, Premier Ministre Ivoirien payé par les impôts du contribuable est-il informé de cette pratique ? En est-il le véritable maestro comme certains observateurs l’avancent ? Que faut-il aux Forces Nouvelles pour abandonner leur ancienne vie de ‘’délinquants’’ armés ? Il semble clairement que malgré les efforts des nouvelles autorités Ivoiriennes dont les FN en font parti, les anciens rebelles du nord ont du mal à passer en mode légalité !

Pour les transporteurs il était temps que ce fléau encouragé par les autorités militaires et civiles des Forces Nouvelles soit dénoncé. La Coordination des Gares Routières de Côte d’Ivoire par la voix de son président Touré Adama se félicite de cette courageuse action du Ministre des transports. « C’est un travail formidable que le Ministre Gaoussou Touré vient d’abattre dans l’est, au nord et à l’ouest parce qu’il est venu de Bouna en passant par Ouangolo et il est revenu sur Boundiali et Odienné…Il a levé plus de 15 barrages et à ce jour il n’y a pas plus de deux qui ont été réinstallé. Ces levées de barrages ne constituent pas seulement notre joie : nous sommes heureux car cela faisait longtemps que nous dénoncions cette pratique qui fait perdre beaucoup d’argent aux transporteurs quelque soit leurs filières ». En effet les camionneurs sur les routes des ex-zones CNO continuent de payer un lourd quota avant de pouvoir rallier Abidjan avec les productions agricoles du nord. A titre d’exemple, les camions qui transportent les noix d’anacarde doivent s’acquitter de la somme de 286.000 à la Centrale Financière des Forces Nouvelles pour avoir l’autorisation de rallier Abidjan. Le Ministre Gaoussou Touré a mis fin à cette pratique sans tenir compte des actes d’intimidation de certaines autorités des FN.

Le gouvernement Ivoirien n’a autorisé que 33 barrages sur l’étendue du territoire national et faut bien que ce chiffre soit respecté car les transporteurs n’arrivent plus à vivre correctement de leurs activités. Il est temps que les Ministères du transport, de l’Intérieur et celui de la défense s’engage à mettre réellement fin au racket. Plus important les autorités militaires et civiles des FN doivent accepter de jouer franc jeu avec les Ivoiriens : ils auront à choisir entre la légalité ou le maintien d’une vie de désordre dans les zones restées sous leur contrôle en dix ans !

SUY Kahofi