Kahofi SUY

Deuxième rencontre du pôle qualité inter-pays dans le domaine des compétences techniques et professionnelles

 

Les experts de 20 pays membres de l'ADAE réfléchissent sur la formation professionnelle en Afrique

La salle de conférence CRRAE UEMOA abrite depuis ce Lundi 19 et ce jusqu’au 21 septembre la deuxième rencontre du pôle qualité inter-pays dans le domaine des compétences techniques et professionnelles. Cette rencontre réunit plusieurs experts des pays membres de l’UAMOA et de l’Afrique et est co-organisé par le Ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Côte d’Ivoire et l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA). Sénégal, Togo, Cap-Vert, Burundi, Benin, Afrique du Sud, Maroc, Rwanda…les pays représentants les différentes aires géographiques du continent échangeront leurs expériences en matière de formation professionnelle. Ces experts auront la charge de réfléchir sur les mécanismes d’insertion des jeunes africains après leurs formations dans les systèmes de l’enseignement technique sur le continent. Les réflexions porteront entre autre sur les possibilités d’intégration des langues africaines dans les systèmes de formation, la promotion d’un partenariat public/privé pour les systèmes de formation mais aussi les voies et moyens pour reconnaître toutes les formes de compétences acquises.

La Côte d’Ivoire a pris l’année dernière le leadership du pôle de qualité en réunissant pour la première fois 20 pays d’Afrique autour de la question de la formation professionnelle et grâce à cette rencontre et l’action Ivoirienne la triennal de Ouagadougou est en bonne voie de préparation. Ainsi 2 présidents africains se sont déjà engagés à participer à la rencontre et seront suivis par 70 ministres d’Afrique et 500 jeunes dans la capitale Burkinabé au mois de février 2012. Selon AHLIN Bill Catharia secrétaire exécutif de l’ADEA, l’organisation s’attend après la rencontre d’Abidjan à des propositions concrètes sur les orientations stratégiques à entreprendre, les reformes à entreprendre dans le cadre du développement des compétences techniques et possessionnelles. Ces propositions seront portées avant la triennal de Ouagadougou aux Ministères des pays membre susceptible d’influencer les décisions au sommet de l’Etat en matière de formation professionnelle. Trois pôles de qualité sont élaborés par l’ADEA : il s’agit du pôle de qualité inter-pays des compétences techniques et possessionnelles piloté par la Côte d’Ivoire, pôle de qualité inter-pays pour l’apprentissage piloté par le Burkina Faso et le pôle de qualité inter-pays pour l’implication à la paix piloté par le Kenya.

SUY Kahofi


La Convention de la société civile forme aux mécanismes juridiques

 

La société civile se mobilise pour les droits de l’homme

Les acteurs de la société civile, acteurs des organisations religieuses et représentants de la sphère politique Ivoirienne sont réunis du 14 au 16 septembre 2011 pour échanger sur les mécanismes juridiques et moraux de la réconciliation nationale. Cette rencontre est initiée par la Commission Etat de Droit et égalité des chances de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI). A l’heure où le mot réconciliation est au cœur de toute la vie politique et sociale de la Côte d’Ivoire, il était juste pour les professionnels de la justice et les autres acteurs de la société civile de prendre connaissance des différents mécanismes qui accompagne ce processus assez complexe. Eric Aimée SEMIEN est membre du comité scientifique de l’organisation de ce séminaire, il situe ici les raisons d’une telle organisation. « Le but de cette activité est de faire en sorte que la société civile dans son ensemble et les Ivoiriens de façon général puisse être formé aux mécanismes de justice traditionnelle pour faciliter la sortie de crise. Aujourd’hui on parle beaucoup de la justice, des victimes de la crise, de la commission dialogue vérité et réconciliation, de la CPI…il était bien de réfléchir sur ces mécanismes, à quoi servent-ils et à quoi devront nous nous attendre ».

Les Ivoiriens auront donc la chance de savoir comment saisir les juridictions compétentes pour les cas de violations de leurs droits durant la crise mais au-delà comprendre la portée morale de la réconciliation. Il serait prétentieux de parler de réconciliation sans justice ou vis-versa et le mieux pour les Ivoiriens c’est de savoir à quoi s’attendre lorsqu’ils s’engagent sur l’une ou l’autre des voies. Fernand Gauze Président du comité d’organisation de ce séminaire de la Convention de la Société Civile tient à préciser que les réflexions ne portent pas seulement sur le cas des victimes mais ces réflexions et les conclusions qui en résultent sont faites pour permettre aux Ivoiriens de s’approprier les concepts de réconciliation et de justice. « Vous remarquerez que nous avons invité tout le monde notamment les chefs religieux, les chefs traditionnels, les politiques…pour que chacun apporte son éclairage et c’est avec tous ces avis que la société arrive à prendre des décisions consensuelles ». Il est important d’associer les réflexions sur la réconciliation et la justice car pour Fadigua Aboudramane membre de l’association des musulmans sunnites de Côte d’Ivoire, l’application de la justice est une forme première d’apaisement des victimes.

SUY Kahofi


Les femmes Ivoiriennes appellent au respect de leurs droits

 

L'OFACI mobilise les femmes pour la défense de leur droit

L’Organisation des Femmes Actives de Côte-d’Ivoire (OFACI) a réunit à Abidjan pour son premier séminaire national post-crise 160 femmes leaders venues de 80 localités du pays. Pendant 3 jours, les droits et devoirs de la citoyenne,  les mécanismes de saisine des comités des droits de l’homme, instruments nationaux de protection des droits de la femme ont été entre autres sujets sur lesquels les femmes ont été formées. Ce premier séminaire national post-crise entre dans le cadre du projet de l’OFACI intitulé « Projet de formation des leaders féminins sur les mécanismes internationaux et nationaux pour une protection effective des droits de la femme en Côte d’Ivoire  ». Sur les raisons de l’organisation de ce séminaire de formation voici les explications de Mme Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI. « Nous pensons que nous avons suffisamment fait la promotion des droits de la femme, nous leur avons expliqué qu’elles ont des droits économiques, qu’elles ont des droits sociaux, qu’elles ont des droits politiques…il est question aujourd’hui de passer à une autre étape qui est de leur expliquer qu’il y a des mécanismes qui existent et qui protègent les droits de la femme ».

Après ce séminaire un plaidoyer auprès des décideurs de ce pays a été produit car parmi les instruments de protection des droits de la femme, certains sont soit en souffrance ou n’ont pas encore été ratifié par la Côte d’Ivoire. Les femmes rassemblées lors de ce séminaire souhaitent que le Chef de l’Etat prenne une ordonnance relative à la déclaration solennelle de son prédécesseur qui s’est engagé à faire la promotion d’au moins 30% des femmes aux postes électifs aussi bien dans le privé que dans le public. Elles demandent également la limitation du concubinage à 5 ans, le reversement de la pension de la veuve au mari, la création d’une radio pour les femmes, la gratuitement des frais d’accouchement et de césarienne, l’harmonisation entre les conventions internationales et les textes de lois Ivoiriens, la ratification du protocole de Maputo, le prolongement du congé maternité de 3 à 6 mois…

Le Canada accompagne depuis plusieurs années l’OFACI dans ces activités. Mr Firmin Baoua représentant l’Ambassade du Canada a souligné que les femmes Ivoiriennes doivent se battre pour sortir du spectre des difficultés quotidiennes pour prendre part à la vie politique et socio-économique du pays. Le Canada à travers ces fonds d’appui au développement et autres systèmes de coopération bilatéraux sera là pour appuyer les femmes a-t-il soutenu. Quant a la représentante de la première Dame elle a souligné que Madame Dominique Ouattara se tient aux côtés des femmes et compte peser de tout son poids pour que leurs doléances soient prises en compte à tous les niveaux. Les femmes venues des quatre coins du pays se disent satisfaites de l’organisation de ce séminaire sur le renforcement des capacités en matière de défense des droits de la femme.

SUY Kahofi


Le nationaliste était aussi un poltron de la France-Afrique !

 

Pourquoi Bourgi passe aux aveux maintenant?

J’ai pris du temps pour écouter ici et là les commentaires des uns et des autres avant de produire cet article qui est avant tout le point de vue de l’homme de la rue. Les déclarations de Bourgi sur les valises pleines de sous qu’il aurait convoyé entre Abidjan et Paris suscite des réactions qui pour moi ne devrait étonner personne. Le philosophe ne disait-il pas que de deux personnes qui nient la France-Afrique, celui qui la déteste le plus en est au contraire celui qui en est le plus proche ? Et bien la théorie semble belle et bien démontrée avec cette révélation. Gbagbo n’était pas différent des hommes qu’il a de tout temps critiqué. Les restes des jeunes patriotes morts inutilement dans les rues d’Abidjan doivent se retourner dans leurs tombes. Honte total ! Mentir et embrigader des jeunes innocents. Saint Laurent n’était rien d’autre qu’un apôtre de Lucifer lui aussi !

Pour l’Ivoirien de tous les jours Bourgi ne peut pas avoir menti et voici les explications fournies par cet étudiant en journalisme. « Mr Bourgi est l’homme le plus occulte des relations France-Afrique alors s’il dit qu’il a porté des valises d’argent lui-même c’est que c’est vrai. Les élucubrations des chefs d’Etat africains n’y changeront rien ». Paul Koffi ne dit pas le contraire. « Les Républiques bananières du continent noir ont des chefs d’Etat qui continuent d’être les marionnettes des occidentaux ! Financer les élections d’un Président français comme s’ils étaient des militants de son parti politique…ça fait honte ! » Le montant gracieusement offert par Laurent Gbagbo fait également jazzer. Pendant le woody de Mama soutenait que les difficultés accablaient son régime au point de ne pas pouvoir créer de nouveaux emplois aux jeunes, il faisait passer la mallette sous la table pour ses copains d’outre mer. « Quand on connait la souffrance des populations de notre on ne peut qu’être déçu par cette nouvelle. Si elle est fondée, je serais très déçu par l’ancien chef de l’Etat. Je crois que cet argent aurait pu servir à scolariser des enfants, construire des routes et même des hôpitaux ! » affirme Kla Kouassi.

Il y a dans ce lot d’accusation, de propos de la ‘’défense’’ et de déception affiché par des pseudo-pro Gbagbo encore lucides, ceux qui estiment sans parti-pris que les révélations de Bourgi cachent un petit quelque chose ! Comment si soudainement le franco-sénégalo-libanais (ça fait lourd pour un seul !) peut-il se sentir autant coupable soudainement ? Que cache cette repentance ? N’a-t-il pas l’intention de clouer politiquement les mis-en-cause ? Si telles sont ses intentions il a lui-même le droit d’avoir peur car on le dit en Afrique on ne pourra jamais confier la viande au chien sans qu’il ne se serve ! Alors Mr Bourgi combien avez-vous touché pour transporter des valises aussi lourdes entre deux continents ?

SUY Kahofi


Une journée avec les balayeuses d’Abidjan

Balayeuse dans les rues d’Abidjan

Vêtue de blouses vertes ou oranges, les balayeuses d’Abidjan ont la lourde charge de rendre matin et soir les rues de la capitale Ivoirienne propres. Pion essentiel de l’opération pays propre initiée par les nouvelles autorités Ivoiriennes depuis le moi de mai, elles travaillent dans des conditions assez difficiles à la merci des automobilistes souvent imprudents et elles sont obligées d’acheter elles-mêmes leur propre matériel de travail. Chaque femme débourse en moyenne 500 francs par semaine pour l’achat de deux balais indispensables à son activité, un cache-nez à 700 f et est tenue de remplacer son sceau à 1000 francs l’unité pour le ramassage lorsque le besoin se fait sentir. Cela ne poserait aucun problème si ces femmes étaient bien payés malheureusement les arriérées de salaire s’accumulent au fil des mois. 3 mois, 4, 5 ou même 6 dans certaines entreprises ! « Les agents recruteurs sont arrivés et après avoir écrit nos noms sur une feuille ils nous ont donné la garantie que nous serons payé à 3000 f par jour. Puis ils sont passés à 2500 puis 2000 ! Après trois moi de travail nous n’avons pas reçu un seul centime. Nos patrons nous disent que l’Etat n’a pas encore versé notre argent » affirme Djénébou.

Celles que ces femmes appellent patrons ne sont que des intermédiaires chargés de la supervision des activités de nettoyage et du recrutement. Kouassi Monique est l’une des rares que nous retrouvons sur le terrain et elle ne cache pas les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées mais pour défendre certainement les intérêts de son entreprise elle insiste sur le fait que les femmes seront payé dans les jours qui viennent et même soignées. En attendant que les véritables propriétaires ne se montrent pour assumer leurs responsabilités vis-à-vis de leurs employés les drames sur le bitume s’enchainent au quotidien. « Une de nos collègues a été fauché par une voiture. Elle a été conduite à l’hôpital par les pompiers. Les patrons sont venus la voir mais ne l’ont pas pris en charge : elle a dû se soigner elle-même » nous explique Adja. Les femmes sont livrées à elles-mêmes et elles ignorent pour la plupart où se situe le siège des entreprises qui sont sensées les embaucher.

Grâce à des numéros griffonnés sur un bout de papier par nos balayeuses nous avons pu joindre deux entreprises qui n’ont pas pu justifier leur existence légale. D’autres responsables n’ont pas souhaité répondre à nos questions faute d’une autorisation de leur hiérarchie. Avec des entreprises fantômes qui pullulent dans le domaine des travaux de nettoyage les balayeuses d’Abidjan ont peut le dire sont des victimes qui auront du mal à se faire entendre à plus forte raison toucher l’intégralité de leurs salaires.

Pour écouter le reportage : https://youtu.be/SJ9NwbYjCL4

SUY Kahofi