Kahofi SUY

La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement à stopper le travail des enfants

 

« Nous ferons en sorte que l’enfant soit là où il doit être »

La Côte d’Ivoire vient de se doter d’un nouvel arrêté inter-ministériel portant détermination de la liste des travaux dangereux interdits aux enfants de moins de dix huit ans. Il s’agit de nouvelles dispositions révisant l’arrêté n°2250 du 14 mars 2005 qui déterminait une première liste de travaux interdits aux enfants de moins de dix huit ans. Sont qualifiés de travaux dangereux interdits aux enfants de moins de dix huit ans, les travaux qui par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont susceptibles de mettre en danger leur vie ! Au-delà il s’agit de tout type de travail pouvant nuire à leur santé, à leur sécurité, à leur moralité, à leur développement physique et mental. A ceux là s’ajoute ceux pouvant leur priver de leur enfance, de leur potentiel, de leur dignité et de leur scolarité.

Le gouvernement Ivoirien résolument engagé à lutter contre la traite des enfants et leur exploitation par le travail a confiné son nouvel arrêté inter-ministériel en quinze articles couvrant plusieurs domaines d’activité. « Ces domaines touchés par l’arrêté sont l’agriculture et la foresterie, l’élevage, la pêche, le secteur domestique, les mines, le commerce, l’industrie et l’artisanat, le transport, le bâtiment et les travaux publics » affirme Mme Kraidy Sandrine Directrice de la protection de l’Enfant au Ministère de la famille, de la femme et de l’enfant. La Côte d’Ivoire étant un pays dont l’économie repose sur l’agricole, les dispositions concernant ce secteur ont été réaffirmé par le nouvel arrêté. Restons avec Kraidy Sandrine pour les connaître. « Sont interdits aux enfants les travaux dangereux tels que l’abattage des arbres, le brûlage des champs, la vente, le transport, la manipulation et l’épandage des produits agro-pharmaceutiques, la chasse, la production du charbon de bois et les travaux de cultures attelées ». Le Ministre d’Etat Gilbert Kafana Koné, Ministre de l’emploi, des affaires sociales et de la solidarité après avoir apposé sa signature sur le nouveau document au nom du gouvernement de Côte d’Ivoire a lancé un appel aux leaders syndicaux, fédérations inter-professionnels et hommes de médias réunis à cette cérémonie de signature de l’arrêté pour que ceux-ci s’engagent à accompagner le gouvernement dans cette lutte. « Nous allons prendre les dispositions pour que les enfants qui sont victimes de ce genre de travaux et qui sont dans des situations de détresse puissent être pris en charge et extrait donc de la portée de ces travaux. Nous allons engager des actions de sensibilisation et des actions de répression pour permettre donc à l’enfant d’être là où il doit être » a souligné le ministre d’Etat Kafana Koné.

Le BIT (Bureau International du Travail) n’a pas manqué de saluer à sa juste valeur cet effort du gouvernement Ivoirien de tout faire pour lutter contre le travail des enfants. « La question de la lutte contre le travail des enfants est une question morale, c’est une question nationale et même internationale. Cette liste des travaux interdits aux enfants de moins de dix huit ans dressée par le gouvernement Ivoirien est vraiment très exhaustive et cela nous réjouit » à affirmé Ben Lapklo représentant pays BIT. Bien que le nouvel arrêté soit signé et prend effet à compté de ce mois de janvier 2012, la liste des types de travaux interdits au moins de dix huit ans sera, au besoin, révisée.

SUY Kahofi

 


Le chef de l’ONUCI présentera les chantiers ivoiriens devant le conseil de sécurité

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, quittera Abidjan le week-end pour New York afin de présenter la situation ivoirienne au Conseil de sécurité. Cette annonce a été faite ce jeudi 19 janvier 2012, par le Porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Hamadoun Touré.

S’exprimant lors du point de presse hebdomadaire de la Mission, M Touré a précisé que la présentation serait dominée par le message d’appui et de conseil de l’ONUCI sur la sécurité des populations civiles, la réforme du secteur de la sécurité, la réconciliation à la base par le biais d’une justice équitable, le dialogue national inclusif, le relèvement économique rapide ainsi que le retour tout aussi rapide des services de base. « Pour M. Koenders,  les urgences d’aujourd’hui doivent aller de pair avec une vision pour l’avenir », a indiqué le porte-parole, ajoutant que le Chef de l’ONUCI évoquera aussi la question de l’embargo sur les armes qui, selon lui,  est une demande de plus en plus pressante des autorités ivoiriennes. Sur ce point, M Touré a rappelé les explications du Représentant spécial soulignant qu’il revenait au Gouvernement concerné de suivre la procédure en saisissant directement le Comité des sanctions dont relève exclusivement la décision dans ce domaine. « Il pourrait ensuite se faire l’écho de cette requête en relation avec les avancées éventuelles dans le couple Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Réforme du Secteur de Sécurité (DDR/RSS) », a fait savoir le porte-parole. M Touré a poursuivi pour annoncer que conformément à la politique de décentralisation que compte initier son Chef, l’ONUCI s’est outillée et se prépare à accentuer son déploiement à travers tout le pays. « L’objectif est d’être plus près des populations pour mieux assurer leur protection, mieux connaitre leurs préoccupations et mieux les servir », a-t-il expliqué. C’est dans la suite logique d’un tel engagement, a précisé le porte-parole, qu’il faut placer l’accroissement des patrouilles des casques bleus qui ont atteint la semaine dernière le chiffre de 1516 au niveau terrestre et aérien.

Sur un volet financier, M Touré a annoncé l’octroi d’un financement de trois millions de dollars (3 000 000 $ US) à la Côte d’Ivoire, par le Système des Nations Unies à travers le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, au titre de la Facilité du décaissement immédiate. « Ce fonds va permettre la remise en état des 13 premiers sites sur les 29 identifiés des bureaux de préfecture, de police et de gendarmerie », a-t-il indiqué, précisant que les travaux allaient débuter le 23 janvier 2012 et dureraient deux mois. Dans un tout autre registre, notamment celui de la sensibilisation destinée aux populations, le porte-parole a annoncé la tenue de la 19e édition des Journées de l’ONUCI (JDO) du 25 au 27 janvier à Bongouanou dans le N’Zi Comoé. Cette édition, la première de 2012 et après le scrutin législatif, vise à renforcer la contribution de la Mission en faveur d’un environnement post-crise apaisé, nécessaire à la relance, au relèvement économique et au rétablissement des fondamentaux du pays.

Autre secteur relais en matière de sensibilisation, le sport, également partie intégrante de la stratégie de communication. Selon le Porte-parole, comme lors des Coupes d’Afrique des Nations de football 2008, 2010 et la dernière coupe du Monde en Afrique du Sud, l’ONUCI va offrir aux populations, des projections publiques de matches de la CAN 2012 qui se joue au Gabon et en Guinée Equatoriale du 21 janvier au 12 février. Outre ces projections publiques, la Mission mettra en ligne sur son site www.onuci.org, une page « Spéciale CAN 2012 » où les internautes retrouveront des messages de paix, les activités menées sur le terrain durant cette compétition, des photos et autres informations. M Touré a réitéré le souhait du Représentant spécial de voir les Eléphants victorieuse de cette CAN.

Interrogé sur le bilan de l’ONUCI pour l’année 2011, M Touré a dit qu’elle a été une excellente année au plan de l’organisation des élections, avec un taux de participation exceptionnel de plus de 80%. « Il y a eu en revanche une grosse difficulté après la bonne tenue de ces élections entrainant une crise post électorale qui a été très dure pour tous », a-t-il souligné.  Le porte-parole a, dans la même veine, indiqué que la crise ayant été surmontée, le pays est en train de reprendre et des progrès sont en train d’être constatés. « Au cours de toute cette année, l’ONUCI a été aux côtés du peuple ivoirien au niveau de la sécurité, au niveau de l’organisation des élections, au niveau de la certification des élections, au niveau de la protection des civils, et l’ONUCI est fière d’avoir accompli son mandat », a-t-il estimé, ajoutant qu’il ne s’agissait pas seulement d’être fier de 2011, mais qu’il fallait aussi, avec le regard tourné vers 2012, être prêt, encore une fois, à appuyer la Côte d’Ivoire sur les chantiers  qui restent .


La chef adjointe de l’humanitaire des Nations Unies en mission dans l’ouest Ivoirien

 

Mme Bragg et M. Ndolamb Ngokwey Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire

Neuf mois après la crise post-électorale, la situation des réfugiers Ivoiriens demeure toujours préoccupante et pour toucher du doigt ce problème Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence a mené une mission dans l’ouest du pays pour être au parfum des difficultés des populations. Elle s’est rendue mardi 17 janvier à Guiglo, Bloléquin et Duékoué dans l’ouest de la Côte d’Ivoire pour se rendre compte des besoins humanitaires importants qui restent à combler dans cette région. L’ouest du pays avait été très gravement touché par les violences au plus fort de la crise post électorale. Des centaines de milliers de personnes avaient été contraintes de fuir cherchant refuge dans des zones plus sûres en Côte d’Ivoire, d’autres se rendant au Liberia. Fait de la stabilisation de la situation et de l’amélioration des conditions sécuritaires, particulièrement depuis le mois de juillet 2011, un nombre élevé de personnes déplacées et de réfugiés se trouvant au Liberia, sont rentrés dans leurs villages.

Chasseur traditionnel Dozo

Des tensions sur le foncier rural persistent

Cap est mis sur Zéaglo dans le département de Bloléquin pour démarrer cette tournée. Ici 8000 habitants sur les 12.500 que comptait la localité avant la crise sont de retour. Les autochtones restés longtemps dans les camps de réfugiers ont toujours peur et se disent privé de leurs plantations seul source de revenus pour eux comme le confirme Léï Robert chef du quartier Pinhoun à Zéaglo. « Cette année notre retour a été vraiment difficile parce qu’il y a des Dozos en brousse et nous ne pouvons pas nous y aventurer au risque de nous faire tuer ! Je ne sais pas ce qu’ils nous reprochent mais toutes les autres communautés peuvent se rendre dans leurs plantations sauf les autochtones ». La forêt classée de Kopézéha restituée aux populations et située dans le sud de la localité est le nœud du problème. De son côté Yéhi Zéon Antoinne enfonce le clou en indexant directement les allogènes qui vivaient avec les populations Guéré depuis plusieurs années sans problème. « Je dois vous dire que toute la crise Ivoirienne s’est jouée ici sur ces terres de Zéaglo entre les Guérés et les Burkinabés. Aujourd’hui se sont les Baoulés et les Burkinabés qui ont armé les Dozos (chasseurs traditionnels) et qui menacent nos vies dans nos propres plantations. Jusqu’à ce jour pas un seul jeune autochtone dans ce village n’a vendu un seul grain de cacao ! » Les autochtones inquiétés par la tournure des évènements disent avoir transmis leurs doléances au Préfet et aux humanitaires qui tentent d’apaiser les tensions communautaires. L’éternel problème du foncier rural refait surface à l’heure du retour et les allogènes Baoulé, Burkinabé, Sénoufo et lobi qui sont accusées d’être les bourreaux des autochtones se défendent. Djanda Moumouny est le Président de la jeunesse burkinabé et il ne botte pas en touche pour dénoncer une campagne d’intoxication. « J’affirme et j’assume que depuis notre retour aucun jeune burkinabé n’a mis la main sur la plantation d’un Guéré. Nos frères se basent sur des ‘’on-dit’’ pour éviter de se rendre dans leurs plantations. Il n’y a rien en brousse ! » Les autochtones affirmant être martyrisés par les dozos et des éléments véreux des FRCI (forces républicaines de côte d’ivoire) qui les rançonnent ne vivent que de l’aide humanitaire. « Nous sommes privés de nos champs et n’y a que l’aide humanitaire qui nous fait vivre. Vous voyez que même le village est en train d’être reconstruit grâce à ces humanitaires. Nous leur disons merci pour les vivres et non-vivres que nous recevons » affirme Léï Robert chef du quartier Pinhoun.

Habitation détruite à Niambly

Niambly : l’heure est à la reconstruction !

Après Zéaglo direction Niambly dans la sous-préfecture de Duékoué. Ici aussi les tensions persistent ! Les autochtones accusent les allogènes d’avoir pillé leurs maisons et leurs plantations durant la crise et d’avoir fait main basse sur leurs aires cultivables. Malgré ces problèmes le village détruit est en pleine reconstruction en dépit des difficultés et de la douleur d’avoir tout perdu. Dakoury Delphin pose les fondations de sa nouvelle maison en briques artisanales et selon le maçon elle sera achevée dans cinq jours ! « J’ai retrouvé ma maison dans un état de délabrement : tout a été emporté et comme vous le voyez je suis en train de tout reconstruire avec le soutien d’une ONG ». Solidarités International aide les populations à se reloger avec un programme de réhabilitation de 37 logements et la construction de 88 autres. Les besoins restent cependant importants car 6000 logements sont à financer le plus rapidement.   

La peur du retour

Le camp de réfugiers de Niambly qui compte plus de 4500 âmes nous accueille pour la fin de cette tournée. Les difficultés sont aussi importantes : 2 m² de tente que se partagent des familles nombreuses entre 7 et 12 membres et les difficultés ne s’arrête pas là. Gaha Thérèse témoigne ! « Nous n’avons que du riz et du maïs. Les rations sont insuffisantes et nous devons tenir pendant un mois avec ! Plusieurs malades en âge avancé peuvent rester sans soins pendant plusieurs jours. L’accès à l’eau potable est difficile et il faut se rabattre sur les puits autour du camp ». Dans ce camp de réfugier le mot réconciliation n’est pas à l’ordre du jour car pour les populations déplacées il faut désarmer et régler le problème du foncier avant de parler du retour. « Qui peut nous parler de réconciliation quand nos plantations sont encore occupées par les Dozos ? Il faut d’abord que le désarmement se fasse et les conditions de sécurité soient réunis avant d’en parler » affirme Goho Jean Paul un jeune réfugier du site de Niambly.

Réussir un plaidoyer auprès des donateurs

Mme Bragg après avoir touché du doigt les problèmes des réfugiers pense que son voyage pourra lui permettre de mieux mener son plaidoyer auprès des donateurs dès son retour à New York. « Il est important que l’action humanitaire soit renforcée dans cette région. Il faut s’assurer que les populations dans les villages puissent subvenir à leurs besoins de base et contribuer à la reconstruction des habitations et bâtiments communautaires. Il est donc  essentiel que des ressources financières soient disponibles » a déclaré Mme Bragg avant de conclure « nous ferons notre travail, mais les communautés doivent faire le leur en construisant ensemble, permettant ainsi aux ivoiriens de vivre côte à côte en harmonie ». Madame Bragg a été accueillie par les forces de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) principalement le bataillon marocain, qui jouent un rôle clé dans le renforcement de la sécurité pour le retour des déplacés et des réfugiés, un rôle qui doit rester important en 2012. Au cours de cette visite, Mme Bragg était accompagnée du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey, et du Directeur des Affaires Sociales, M. Adama Coulibaly.

SUY Kahofi


Le CAP-2012 pour la Côte d’Ivoire est lancé !

 

Camp de réfugiers dans l'ouest de la Côte d'Ivoire

La question des réfugiers en Côte d’Ivoire demeure toujours préoccupante neuf mois après la fin de la crise post-électorale. C’est pour trouver une réponse immédiate et surtout durable à cette situation que le Bureau de Coordination de l’Action Humanitaire des Nations Unies OCHA, le Ministère Ivoirien en charge des affaires sociale et leurs partenaires se sont réunis ce 16 janvier à la salle de conférence du ministère des affaires étrangères pour procéder au lancement du Processus d’Appel Consolidé pour la Côte d’Ivoire. Ce projet humanitaire aura une durée d’un an et devra au bas mot mobilisé des ressources à hauteur de 173.089.333 dollars US. Cette somme doit répondre aux besoins de 186.000 personnes déplacées Internes et 161.061 réfugiers Ivoiriens dont 135.208 au Libéria.

Le lancement du CAP 2012

La cérémonie de lancement du CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire a eu lieu ce lundi 16 janvier sous la présence effective de Mr Gilbert Kafana Koné ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et des affaires sociales et de Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence. Cette cérémonie a réunit les agences spécialisées des Nations Unies opérant en Côte d’Ivoire et les Ministères techniques Ivoiriens. Au cours de la série des allocutions, Gilbert Kafana Koné ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et des affaires sociales a remercié les humanitaires et les ONG pour leurs actions divers en faveur des réfugiers et déplacés Ivoiriens. Il a surtout souligné la nécessité d’agir conjointement (Agences des Nations Unies-ONG-Etat de Côte d’Ivoire) pour être plus efficace sur le terrain. Il n’a pas manqué de situer le contexte dans lequel le CAP-2012 est lancé. « Le processus d’appel consolidé 2012, élément de planification stratégique et de mobilisation de ressources intervient dans un contexte d’amélioration significative de la situation humanitaire. Au titre des mouvements de population il convient de noter une légère baisse du nombre de personnes déplacées internes présents dans les sites d’accueil ainsi que celui des sites eux-mêmes. Il est à souligner des retours massifs organisés et spontanés de ces personnes dans leur milieu d’origine ». Malgré ces quelques embellies d’énormes problèmes sanitaires et socio-économiques persistent ! Le CAP-2012 se donc présente comme une réponse à ces besoins. N’Dolamb N’gokwe le Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire après un exposé global de la situation humanitaire en Côte d’Ivoire n’a pas manqué de souligner les missions du CAP-2012. « Il s’agit d’abord d’identifier et de soutenir des solutions durables pour le retour volontaire des déplacés et des réfugiers, d’améliorer les conditions de vie et de protection des populations les plus vulnérables et finalement de réduire les risques de toute nouvelle crise ». Mme Catherine Bragg a précisé le contexte de sa mission non sans prendre le soin de souligné la nécessité de redoubler d’effort pour répondre aux besoins des réfugiers.

La mission humanitaire de Madame Bragg

Pour piloter le projet CAP-2012 et pour booster l’action humanitaire et remobiliser le gotha des donateurs et des partenaires au développement, Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence séjourne en ce moment en Côte d’Ivoire. Elle aura un programme chargé fait d’échange avec les représentants des agences de l’ONU opérant en Côte d’Ivoire, les Ambassadeurs et surtout les autorités Ivoiriennes qui ont le leadership de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire. « L’objectif de cette visite est d’évaluer la situation humanitaire neuf mois après la fin de la crise post-électorale, de sensibiliser les donateurs et le public sur les besoins et les défis restants ainsi que sur la nécessité d’un financement conséquent tout au long de l’année afin de permettre d’instaurer une réponse humanitaire solide qui contribuera à la stabilisation ». Mme Bragg durant son séjour effectuera une mission ce 17 janvier à Guiglo dans l’ouest de la Côte d’Ivoire avant d’achever sa visite le mercredi 18.

SUY Kahofi

 


La Côte d’Ivoire veut éradiquer les viols d’enfants

 

La direction de l'égalité et de la promotion du genre en conférence de presse

Les cas de violences sexuelles spécifiquement les viols ont évolué ces derniers temps en Côte d’Ivoire pour atteindre une forme pernicieuse qui consiste à violer les enfants et des bébés de moins d’un an ! Cette pratique a connu une expansion aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays et vu sa gravité elle nécessite d’être prise au sérieux. C’est donc pour mettre frein aux agissements de ces adultes à l’esprit plutôt tordu que la Direction de l’Egalité et de la Promotion du Genre du ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance a décidé d’entrer en action pour déclarer la fin de l’impunité autour de cette forme d’agression sexuelle fait aux enfants en bas-âge.

Il est important de noter que les cas de violences faites aux femmes et aux enfants spécifiquement les viols font l’objet de sensibilisations actives et massives en Côte d’Ivoire de la part du gouvernement et des organisations de la société civile avec l’appui des partenaires au développement dans l’optique que la société Ivoirienne puisse vivre mieux. Pourtant de nombreuses personnes semblent ne pas être disposé à entendre les messages de sensibilisation et poussent la bêtise un peu trop loin à l’image de ce jeune homme de 32 qui s’est rendu coupable du viol d’un enfant de deux ans et demi ou de ce vieillard de 62 qui a trouvé utile de s’acharner sur un bébé de six mois ! Ces viols sont-ils mystique comme certains le prétendent ? Difficile de trouver une explication rationnelle à ces actes ! Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance sonne la fin de récréation en annonçant que les auteurs de tels actes subiront en particulier la rigueur de la loi une fois devant les tribunaux.

Par ailleurs le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance invite les parents à refuser tout arrangement à l’amiable avec les violeurs, à saisir la Police, la gendarmerie ou le Tribunal pour tout cas de viol sur les enfants sans oublié de se rendre dans les Centres de Santé pour que la prise en charge des enfants soient effective. Le ministère de la Famille, de la Femme et de l’Enfance appelle à la vigilance des différents acteurs : magistrats, officiers de la police et de la gendarmerie, les travailleurs sociaux, défenseurs des droits de l’homme, associations de la société civile ainsi que toutes les forces vives de la nation à prendre leurs responsabilités et ne pas banaliser les réponses à apporter à cette situation de retour en force des viols faits aux enfants.

SUY Kahofi