Kahofi SUY

Décollage autorisé pour AIR Côte d’Ivoire !

La Côte d'Ivoire de nouveau dans le ciel africain

AIR Côte d’Ivoire voici le nom de la nouvelle compagnie nationale de transport aérien de la Côte d’Ivoire. Le pays qui a longtemps été absent du ciel africain signe son grand retour avec une entreprise portée par trois principaux actionnaires. Après de long mois de tractation la nouvelle compagnie aérienne Ivoirienne AIR Côte d’Ivoire vient de voir le jour grâce à un engagement du Gouvernement Ivoirien. Elle est le fruit d’un partenariat entre la Côte d’Ivoire et des acteurs privés qui ont pion sur rue dans le transport aérien africain. « Au départ nous étions deux entités à savoir l’Etat de Côte d’Ivoire et AIR France. La Côte d’Ivoire devait maintenir 51%, 14% pour le privé et 35% AIR France. En janvier 2012 nous avons été rejoint par le Réseau AGAKAN qui est venu prendre 15% des 35% d’AIR France » nous explique le Général Abdoulaye Coulibaly président du Comité de pilotage de la création de la compagnie pour ce qui est de la genèse des accords et de la répartition des parts dans le capital. La prise d’une part de 15% du capital de AIR Côte d’Ivoire par le Réseau AGAKAN avec AIR Burkina et AIR Mali place la Côte d’Ivoire dans une position confortable dans la sous-région avec la possibilité d’un trafic autour des 1 million de passagers d’ici fin 2012. Pierre Dekazo Directeur Afrique et moyen orient de AIR France apprécie l’idée de l’injection d’un capital africain dans la nouvelle AIR Côte d’Ivoire et pense que le succès de la compagnie aérienne repose sur l’appui que lui apporte les autres compagnies sous-régionales. « La compagnie est crée avec un partenariat avec les compagnies de pays voisin. C’est très important pour peut-être pas garantir mais donner une très grande chance de succès à cette nouvelle compagnie. C’est une façon de conforter la compagnie mais aussi de donner un bon service aux clients » souligne Directeur Afrique et moyen orient de AIR France.

La nouvelle AIR Côte d’Ivoire est le symbole de la fierté nationale et la marque de la souveraineté du pays. Le ministre Charles Koffi Diby de l’Economie et des Finances n’a pas manqué de le souligner non sans prendre le soin d’inviter les Ivoiriens à se joindre dans un futur proche à l’aventure de AIR Côte d’Ivoire. « L’Etat est porteur de plusieurs actions que nous cèderons d’ici quelque temps au secteur privé Ivoirien que ce soit les ménages, que ce soit les personnes morales. C’est la preuve que c’est une compagnie nationale : tous ceux qui le voudraient pourront participer à la prise d’action dans ce capital ». AIR Côte d’Ivoire sera aussi pourvoyeuse d’emploi car la compagnie n’aura que des pilotes Ivoiriens qui seront épaulés au plan technique par des pilotes de AIR France. Concernant le sort des anciens employés de la défunte AIR Ivoire, le Général Abdoulaye Coulibaly président du Conseil d’Administration d’AIR Côte d’Ivoire estime qu’ils seront privilégiés dans le nouveau recrutement mais la nouvelle compagnie aérienne ne s’engagera pas à effacer les créances d’AIR Ivoire.

SUY Kahofi


L’intercompréhension : un outil pour le plurilinguisme

Les séminaristes au sein de l’Ecole Normale Supérieure

Promouvoir les langues latines afin qu’elles deviennent de puissants outils d’intégration et d’intercompréhension au plan sous-régional et mondial, voici l’objectif que veut atteindre l’Union Latine en organisant à Abidjan un séminaire autour du thème l’intercompréhension : un outil pour le plurilinguisme. Les enseignants des langues latines que sont principalement le français, l’espagnole et le portugais auront à échanger leurs expériences aussi bien en milieu naturel de pratique des langues qu’en milieu éducatif. L’intercompréhension revêt donc une importance capitale dans le dialogue des cultures et la facilitation des échanges entre peuples d’origines diverses. « La notion d’intercompréhension est forcément génératrice de paix et de rencontre de la diversité. Notre ambition c’est donc de pouvoir montrer que par le biais des langues et des cultures qui dialoguent entre elles il y a deux choses importantes : nous devons faire en sorte que nos différences ne soient pas des divisions et que notre diversité ne se transforme pas en animosité » Le Professeur Moussa Daff de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar souligne l’importance de l’intercompréhension.

Parmi les experts venus partager leur savoir-faire avec les enseignants Ivoiriens figure les Professeurs Manuel Tost de l’Université Autonome de Barcelone (Espagne), Moussa Daff de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal), Carlos Villalón de l’Université de Playa Ancha (Chilli) et Richard Brunel de l’Université Nationale de Córdoba (Argentine). La découverte de l’intercompréhension, la didactique de l’intercompréhension ou la pratique de l’intercompréhension en milieu éducatif sont autant de thème d’étude sur lesquels experts et séminaristes auront à plancher.  L’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Organisation International de la Francophonie appui l’Union Latine dans cette politique de promotion de la compréhension entre les peuples par les langues. Les techniques qui seront le fondement des échanges ne s’appliquent pas exclusivement aux langues internationales mais peuvent aussi servir dans la promotion du dialogue entre peuple d’un même pays. C’est la raison pour laquelle le Professeur Koffi Tougbo spécialiste du monde lusophone à l’Ecole Normal Supérieur d’Abidjan estime qu’il s’agit d’une aubaine pour la Côte d’Ivoire en cette période de réconciliation. « Ces Organisations Internationales viennent nous donner des éléments, une technique innovatrice pour que l’intercompréhension puisse se faire de sorte que l’ivoirien du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et du centre même s’ils ne parlent pas la même langue puissent se comprendre en appliquant cette technique ».

De nombreux linguistes à travers le monde estiment que la véritable monnaie pour faciliter les échanges à tous les niveaux entre les peuples est la langue. Elle permet de faire tomber des barrières et rapproche des groupes qui sont à l’origine fait pour ne pas dialoguer. Dans un contexte de mondialisation où les langues latines cohabitent avec d’autres tout aussi influentes comme l’Anglais, les notions d’interactions lexicales et grammaticales seront à l’ordre du jour toujours pour montrer combien de fois les langues ne doivent pas constituer un frein aux échanges entre les peuples.

SUY Kahofi


Sport et Loisir facteur de cohésion sociale

La fête fut tout simplement belle

Le troisième salon national des sports et loisirs de Côte d’Ivoire s’est achevé ce samedi au stade Champroux d’Abidjan Marcory. Dans le contexte socio-politique Ivoirien ce salon revêt un caractère particulier car il réunissait les Ivoiriens autour du thème ‘’Sport et Loisir facteur de cohésion sociale’’. « Le thème de cette année est tellement important car grâce aux vertus des sports et loisirs on peut réussir à faire redémarrer la Côte d’Ivoire sur de nouvelles bases solides d’unité et de cohésion » déclare Philipe Ibitoha Directeur exécutif du salon. La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut redevenir un pôle sportif sous-régional par excellence en ambitionnant de réunir chaque année les grands noms du sport continental sur son sol. Cet objectif est noble et il l’est encore plus lorsque le pays décide de se réconcilier par le sport. Venus Timiongabo athlète burundais, champion olympique du 5000 m en 1996 et parrain sportif du salon souligne que « le sport est un outil très important » dans la mesure où «  quand la population est mobilisée il est plus facile de faire passer tous les messages de cohésion et d’éducation »pour rapprocher les peuples.

Le ministère des sports et loisir a marqué son entière adhésion à ce 3ème salon national des sports et loisirs. Ce moment a été l’occasion saisie par Pauline Traoré pour annoncer les projets d’envergure nationale en préparation au sein de son ministère. Il ressort qu’un vaste projet de pratique du sport à grande échelle verra bientôt le jour avec une mobilisation de près de 70% de la population. Pour la soixantaine de fédération sportive participant au salon il s’agit là d’une aubaine qui pourrait permettre à un nombre plus important d’Ivoiriens de s’intéresser aux disciplines sportives. Les participants au salon dans l’ensemble n’ont donc pas boudé leur plaisir ! « Le judo c’est un certain nombre de valeurs que nous prônons, une ligne de conduite… c’est donc toutes ces valeurs que nous sommes venus échangés avec les populations Ivoiriennes » affirme Bitty le Secrétaire Général de Fédération Ivoirienne de Judo. « C’est une joie pour nous de nous retrouver à ce salon avec la quasi-totalité des Fédérations sportives du pays ! C’est la preuve que nous sommes en famille » soutient pour sa part Yonkonssi Simon de la Fédération Ivoirienne de sport automobile.

Le 3ème salon des sports et loisir s’est achevé ce samedi 12 mai avec un mini marathon.

SUY Kahofi


Relance du trafic commercial entre 4 pays membres de l’UEMOA

Les chargeurs veulent contribuer à la promotion de l'économie sous-régionale

L’épineux dossier du racket sur les routes ouest-africaines ne doit être en aucun cas un frein à la coopération sous régionale. Les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit et ils ont décidé de s’engager ensemble pour relancer le trafic inter-état. Pour jeter les bases d’une collaboration en vue d’exécuter des projets communs, les chargeurs des quatre pays ont organisé une rencontre cette semaine à Abidjan. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de nos ambitions d’intégration de nos économies. Tout ce que nous allons entreprendre le sera pour le bien de la sous région » déclare Koné Fakho le Président du Conseil d’Administration de l’Office Ivoirien des Chargeurs sur le bienfondé des travaux en terre Ivoirienne. L’union fait la force et les chargeurs de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali l’ont comprit si bien qu’au terme de la rencontre les uns et les autres ont vite fait de proposer une série de projets utiles aux quatre pays. « Nous avons décidé de mettre œuvre un système de traçage électronique des camions et des individus qui les conduisent. Ce système sera un projet continu entre la Côte d’Ivoire et les pays de l’hinterland. La décision a été aussi prise d’aménager surtout au niveau de la Côte d’Ivoire des aires de repos et de stationnement pour les chauffeurs » nous explique Koné Fakho.

La collaboration entre la Côte d’Ivoire, le Niger, le Burkina Faso et le Mali revêt donc une importance capitale dans la mesure où à court terme les projets mis en œuvre pour faciliter le trafic auront un impact positif sur les économies de chaque pays. Baba Laye Dao le Président de l’Office Malien des Chargeurs en est fortement convaincu voici pourquoi il appelle au renouvellement de ce type contact inter-états. « Il faudrait qu’on se rencontre beaucoup plus souvent parce que de toute façon nos économies sont des économies intégrées et aucun pays ne peut se passer de l’autre ! » La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso qui affichent une excellente coopération en matière de trafic inter-état ont présenté à titre d’exemple les points forts et les insuffisances de cette coopération. Les quelques zones d’ombre n’ont pas empêché Traoré Ali le Directeur Général du Conseil Burkinabé des Chargeurs de souligner la montée en puissance des échanges depuis la fin de la crise post-électorale Ivoirienne. « Le Burkina et la Côte d’Ivoire il y a non seulement le corridor routier mais il y a aussi le corridor ferroviaire. Avant la crise le trafic du port d’Abidjan dépassait pratiquement les 65 à 70%. Avec la crise le régime a baissé mais au moment où je vous parle les choses ont changé et la tendance est à la hausse ».

Pour plus d’efficacité dans l’action, le suivi des projets communs sur les corridors routiers de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Burkina Faso et du Mali sera l’affaire d’un comité technique.

SUY Kahofi


Mission du Conseil de Sécurité en Côte d’Ivoire

Le Conseil de Sécurité de l'ONU

Une délégation du Conseil de sécurité effectuera une visite de travail dans la sous-région notamment au Libéria, en Sierra Léone et en Côte d’Ivoire, où elle arrivera le 20 mai, a annoncé jeudi le Porte-parole adjoint de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Kenneth Blackman, au cours du point de presse hebdomadaire. Selon M Blackman, la visite du Conseil de sécurité était à l’ordre du jour de la rencontre que le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Arnauld Akodjénou, a eu mardi 9 mai 2012, avec le Premier  ministre ivoirien. Jeannot Ahoussou Kouadio à la primature. « Outre le conseil de sécurité, M Akodjénou et son hôte ont fait un tour d’horizon de l’actualité, y compris le dialogue inter-ivoirien, les évasions des pénitentiaires et les questions sécuritaires », a indiqué M Blackman.

Revenant à l’agenda du Conseil de sécurité, le porte-parole a informé la presse qu’en Côte d’Ivoire, la délégation évaluera entre autres les progrès réalisés dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité et le désarmement, la démobilisation et la réinsertion, la situation sécuritaire, et la situation humanitaire à la frontière avec le Liberia. « Elle s’imprégnera des efforts consentis par les acteurs ivoiriens pour promouvoir la réconciliation aux niveaux local et national, et pour réaliser la bonne gouvernance ainsi que la lutte contre l’impunité et pour la justice impartiale », a-t-il précisé. Au chapitre humanitaire, le Porte-parole a fait part de la visite à Taï, du Représentant spécial adjoint pour les affaires humanitaires, M. Ndolamb Ngokwey. La délégation humanitaire qu’il dirigeait s’est s’entretenu notamment avec les autorités et les personnes déplacées. « Il s’agissait d’une mission d’évaluation suite aux événements qui se sont déroulés dans la région au mois d’avril », a précisé M. Blackman. Dans un autre registre, le porte-parole a souligné la journée d’échanges sur les médias et le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) au profit d’une vingtaine de journalistes de la presse nationale. L’objectif, a expliqué M. Blackman, était d’outiller ces journalistes pour mieux couvrir et mieux expliquer le processus dont le rôle d’accompagnement de l’ONUCI est d’aider le Gouvernement ivoirien à élaborer un nouveau programme national de DDR et à sa mise en œuvre. Selon le Porte-parole, la Division DDR organise deux  ateliers similaires à Bouaké, les 15 et 17 mai sur le thème de « L’appui des Nations Unies au DDR et à la lutte contre les armes légères et de petit calibre ». D’autres seront également organisés par la Division, a-t-il ajouté.

Au plan militaire, le Porte-parole a annoncé l’arrivée le 4 mai dernier, du nouveau Commandant de la Force de l’ONUCI, le Général de Division Muhammad Iqbal Asi. Le General Iqbal Asi, de nationalité pakistanaise, remplace le Général Gnakoudé Béréna, qui a reçu, avant son départ de la Mission, la médaille d’honneur des Nations Unies et fait Chevalier de l’Ordre national par le Ministre ivoirien chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi. L’ONUCI poursuit ses activités de sensibilisation à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale, dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire à travers ONUCI Tour, des activités sportives et culturelles, ainsi que des séminaires au profit des élus, cadres et membres du corps préfectoral, sur le processus de la réconciliation nationale et le renforcement des capacités en matière de culture de la paix auront lieu la semaine prochaine. Le premier séminaire aura lieu le 15 mai à Bondoukou pour la région du Zanzan. Le deuxième aura lieu le 16 mai à Yamoussoukro, pour la région du Bélier. Un atelier de réflexion et d’échanges destiné aux médias et à la société civile se déroulera les 15-16 mai à Soubré sur le thème ‘’ Le rôle des medias locaux et de la société civile dans le renforcement de la cohésion sociale et d’une sortie de crise réussie’’. Pour terminer, M Blackman a annoncé l’organisation par la section Etat de Droit de la mission, d’une journée portes-ouvertes au tribunal de 1ere instance de Bouaké. Cette activité, a-t-il expliqué, consiste à inviter les populations à venir rencontrer les magistrats et autres fonctionnaires qui travaillent au tribunal, pour mieux comprendre le travail de la justice. Cela, a souligné le porte-parole, permet aux populations qui ont longtemps souffert de l’absence de la justice, de se rapprocher du tribunal pour mieux faire respecter leurs droits. « Ceci, nous l’espérons, conduira à renforcer la confiance des populations envers la justice après la longue crise que la Côte d’Ivoire a connue », a indiqué  M. Blackman.