Kahofi SUY

Rien ne se perd, tout peut encore servir !

Le tri, une alternative dans la gestion des ordures

Les dépotoirs sauvages d’ordures pourront-ils disparaître un jour du paysage urbain africain ? Oui. A condition d’opter pour une meilleure politique de gestion des déchets et des ordures ménagères qui représentent une part importante de ce que nous jetons. Pour arriver à gérer efficacement les ordures en milieu urbain et surtout en tirer profit, nombreux sont les spécialistes qui misent sur le tri des ordures pour une meilleure exploitation. A ce niveau, quatre types de déchets ménagers et de consommation courante sont répertoriés : le plastique, les métaux, le papier et les déchets alimentaires.

Le plastique, les métaux et le papier au recyclage

Sur le célèbre dépotoir d’Akouédo à Abidjan, des familles entières sont présentes sur les tas d’ordures et vivent de menu objets récupérés. En plus du fer et de l’aluminium, le plastique est la matière qu’on recherche le plus ici. « On recherche des sacs plastiques et les sachets pour une entreprise qui les achète au kilo pour les recycler», souligne Dian Baldé, ressortissant burkinabé avant de conclure «l’aluminium est acheté par les forgerons et le fer par les ferrailleurs qui le revendent à la forge ». Les métaux et surtout le plastique ont une durée de vie assez importante et constitue une source de pollution à grande échelle et à long terme. Ainsi trois matières qui se décomposent difficilement arrivent à trouver des collecteurs, une fois sur les décharges. Ce qui rend difficile la récupération de ces composants, c’est qu’ils sont mélangés au ramassage à plusieurs autres types d’ordures. « Pour enlever les sachets (le plastique) il faut fouiller longtemps : on peut seulement prendre ceux sont au dessus mais les autres restent enfouis », souligne Grah Sidonie. Comment rendre les matières recyclables accessibles ? L’ONG ADDA (Agir pour le Développement Durable en Afrique) a une solution. « Puisque nous savons que ces matières peuvent être recyclées, il faut les sélectionner en amont par un tri. Un sachet poubelle d’une couleur pour chacune d’entre elle. Les services de ramassage et les entreprises pourront facilement les récupérer », soutient Charles Zadi, Président de ladite ONG. «Quand au papier, le fait qu’il ne soit plus souillé par d’autre matière pourra faciliter son recyclage pour permettre une meilleure préservation de nos forêts », conclu t-il.

De la biomasse par les ordures ménagères

Le plastique, les métaux et le papier ayant trouvé une seconde vie, reste à rendre utile les ordures ménagères et les autres déchets non industriels. A ce niveau, la production de biomasse semble être la solution. En construisant des centres d’enfouissement modernes, les déchets pourront contribuer à la production d’énergie électrique par le biogaz et la méthanisation de ceux-ci pourront alimenter les ménages en gaz domestique. En Côte d’Ivoire, le BNEDT (Bureau National d’Etude Technique et de Développement) qui explore le champ des énergies renouvelables entend faire d’ici quelques années de la production de la biomasse une alternative à l’énergie hydro-électrique. L’étape la plus importante sera pour le moment de convaincre les ménages sur l’utilité du tri des déchets urbains.

SUY Kahofi


Initiative Norman E. Borlaug : un Ivoirien bénéficiaire du programme

Dr KOKO Louis au premier plan

Le Docteur KOKO Louis est une fierté pour la Côte d’Ivoire tout entière ! En effet ce jeune chercheur issu du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) est le premier Ivoirien à bénéficier du célèbre programme de bourses sur l’initiative mondiale du cacao de Norman E. Borlaug International Science et technologies agricoles. Ce programme a été initié il y a quelques années conjointement par la Fondation Mondiale du Cacao (World Cocoa Foundation/WCF) et l’USDA (United States Department of Agriculture/Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis). Après quatre mois aux Etats-Unis, Docteur KOKO Louis, de retour en Côte d’Ivoire était face à la presse ce 10 septembre pour partager son expérience. Sa recherche revêt un caractère très important pour la Côte d’Ivoire parce que touchant à l’amélioration de la productivité du cacao.

Lors de cette conférence de presse, Mr MBALO Ndiaye Directeur du bureau WCF Afrique de l’ouest a présenté le programme de bourses sur l’initiative mondiale du cacao de Norman E. Borlaug International Science et technologies agricoles. Il a surtout souligné l’importance de ce programme d’échange pour la cacaoculture dans le monde. De nombreux chercheurs d’Asie et d’Afrique ont bénéficié de ce programme et les retombés sont déjà visibles sur le terrain pour les pays où les recherches sont appliquées. Pour le cas de la Côte d’Ivoire, bien qu’il soit le premier pays producteur de Cacao dans le monde, le choix d’un chercheur ne fut pas aisé. « La barrière linguistique a été le premier problème à surmonter parce qu’au niveau des échanges aux Etats-Unis tout ce fait en anglais ! » a tenu à souligner Mr MBALO. A cela s’ajoute le profil même du chercheur et le bien fondé de sa recherche pour l’avenir du Cacao. « Le Docteur KOKO Louis répondait à tous ces critères » selon le Directeur du bureau WCF Afrique de l’ouest d’où la raison de son choix.

Sur le contenu de la recherche

Avec plus de 40% de la production mondiale estimée à 1.300.000 t et 1.000.000 de producteurs, il serait juste de dire que la Côte d’Ivoire vit du cacao. Les fèves brunes représentent 30% des recettes d’exportation et 15% du PIB mais malgré ces chiffres exceptionnels des problèmes importants minent la cacaoculture Ivoirienne. Ces problèmes sont notamment la faible adoption de matériel végétal amélioré, la forte pression parasitaire, le vieillissement du verger, la dégradation de la fertilité des sols et l’épuisement des réserves forestières. Pour apporter des solutions à tous ces problèmes, Docteur KOKO Louis au cours de son séjour, s’est familiarisé aux techniques de fertilisation pour une cacaoculture durable. Ces techniques sur le terrain doivent permettre de restaurer la fertilité des sols par l’application d’engrais organiques ou de mélange engrais organiques et engrais minéraux phosphatés. Ces méthodes d’agriculture durable permettent de lutter contre la dégradation des vergers. Au-delà, Docteur KOKO Louis préconise également une meilleure mise en valeur des sols en jachère vu l’appauvrissement des sols forestiers hautement exploités. Ces sols de jachère estimés à 8 million d’hectare sont une aubaine pour la Côte d’Ivoire. « Ces sols sont plus ou moins acides et possèdent une forte capacité à immobiliser le phosphore qui constitue l’élément nutritif essentiel pour les cacaoyers » a souligné le chercheur.

Pour être plus proche des producteurs et mieux les appuyer, le Docteur KOKO Louis est basé à Divo (sud-ouest Ivoirien). Il refuse que les fruits de sa recherche soient simplement confinés dans un document de synthèse pour orner des étagères. Aussi il estime que les résultats de son effort intellectuel doivent se traduire en avancées notables sur le terrain. Au-delà de ce premier Ivoirien bénéficiaire du programme de bourses sur l’initiative mondiale du cacao de Norman E. Borlaug International Science et technologies agricoles, d’autres demandes Ivoiriennes sont en cours d’étude. Selon Mr MBALO Ndiaye Directeur du bureau WCF Afrique de l’ouest, le travail de recherche du Docteur KOKO Louis sera suivi et ouvrira la porte à d’autres possibilités de recherche aux Ivoiriens.

SUY Kahofi


AIA décrypte la résolution 2062 de l’ONU

La Résolution 2062 est une solution à la crise Ivoirienne

Comme la quasi-totalité des textes de loi ou ceux ayant une portée juridique, les résolutions de l’Organisation des Nations Unies mérite d’être vulgarisées et comprises par tous car comme le dit l’adage nul n’est censé ignorer la loi ! C’est pour donner un sens à cette réflexion que le premier think tank Ivoirien, Audace Institut Afrique (AIA) a réuni ce samedi 8 septembre différents acteurs autour de la Résolution 2062. La salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire a été le cadre d’un séminaire d’échange sur la dernière des résolutions adoptée par le Conseil de Sécurité sur la Côte d’Ivoire. Ont pris part à ce séminaire les ambassades des pays qui siègent au Conseil de Sécurité, les membres de la Société civile, les acteurs politiques, l’Administration (civile, militaire, police, gendarmerie), les ONG internationales, des parlementaires sans oublier les animateurs de la Presse. En dix ans de crise, 40 résolutions sur la Côte d’Ivoire ont été adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies. La crise post électorale est certes terminée mais le conflit reste latent dans un environnement d’insécurité et de division. Pour comprendre donc l’esprit et le contenu de la Résolution 2062, des conférenciers ont été sollicité pour exposer sur quatre thèmes liés à la résolution. Ce sont :

1 – L’analyse du cadre général de la résolution et des deux documents complémentaires (RSSG et SG de l’Onu) animé par Maître Aliou Niangadou, avocat

2 – La Résolution 2062 et la question de la réconciliation, animé par le Docteur Patrick N’gouan ancien coordonnateur de la société civile

3 – La Résolution et la sécurité – Quel traitement des questions sécuritaires dans la résolution 2062 ? animé par Ely Dieng, chef de la Division RSS de l’ONUCI

4 – La Résolution et la problématique des élections futures en Côte d’Ivoire animé par Mohamed Charles, ancien membre permanent de la CEI.

Chacun des exposés a donné lieu à des échanges constructifs entre acteurs présents ponctués par des questions. Il ressort des réflexions que la Résolution 2062 porte dans ses clauses des solutions concrètes à la crise Ivoirienne et qu’il serait judicieux que le gouvernement les applique réellement. Malheureusement un mois et demi après l’adoption de ce texte, les preuves de son application sont à peine visibles sur le terrain. La Résolution 2062, feuille de route devons-nous dire des Nations Unies pour accompagner la Côte d’Ivoire est pour le moment « mis à l’écart » dans les réflexions de sortie crise. Pourtant politiciens et acteurs de la société civile sont convaincus que plusieurs points de la Résolution peuvent aider à répondre à des problématiques clés comme l’insécurité, la liberté d’expression, la réconciliation et surtout l’application d’une justice transversale. Sur les questions de la réconciliation et de la justice, Docteur Patrick N’gouan ancien coordonnateur de la société civile s’est voulu très clair : « il est impossible de parler de réconciliation sans appliquer la justice ». Les routes construites ici et là, les universités rouvertes, les micro-projets financés et les allègements de la dette obtenus ne pourront masquer l’urgent besoin de la population de voir les véritables auteurs de violation des droits de l’homme « payer » pour leurs crimes. Ces crimes selon la Résolution ont été commis par tous les camps et à ce titre la justice doit s’appliquer à tous ! Sur la question du dialogue politique la Résolution l’encourage bien qu’une justice à deux vitesses plombe pour le moment les échanges entre le parti au pouvoir et l’opposition. A propos de la reforme du secteur de la sécurité, les populations Ivoiriennes attendent des efforts supplémentaires au-delà des uniformes neufs et de la création de nouvelles unités. Une réelle crise de confiance existe entre l’armée et le peuple et celle-ci ne s’arrange pas avec les abus imputés aux éléments des FRCI. A tous ces blocables, la Résolution 2062 propose des solutions concrètes. Aussi les participants au séminaire ont exhorté chaque acteur engagé dans l’arène de la résolution de la crise à s’approprier les recommandations des Nations Unies.

C’est à l’unanimité que les participants ont félicité l’initiative d’Audace Institut Afrique (AIA) dans la mesure où depuis les premières Résolutions datant de 2002 rares sont les initiatives qui ont été prise pour vulgariser les résolutions de l’ONU. Gisèle DUTHEUIL Directrice d’AIA a pour sa part souligné que chaque Ivoirien peut aider à l’application effective de la Résolution 2062. Aussi elle a invité les uns et les autres à partager les acquis du séminaire.

SUY Kahofi


Côte d’Ivoire VS Sénégal : les supporteurs se mobilisent !

Supporteurs de l'équipe nationale Ivoirienne

Un match de football, on le sait, n’est pas seulement une question de joueurs sur le terrain, de primes de match ou de fédération. Il faut aussi compter avec le public, et surtout le bataillon de supporteurs mobilisés pour porter l’équipe vers la victoire. La Côte d’Ivoire ne fait pas exception à cette règle surtout quand il s’agit du football. Le match Côte d’Ivoire vs Sénégal sera encore une occasion de démontrer le soutien du peuple à son équipe nationale de football. Dans les quartiers d’Abidjan l’heure est à la mobilisation. Ceux qui ont les moyens vont chercher leurs tickets pour vivre en direct les beaux gestes techniques des Didier Drogba, Aruna Koné, Kader Kéïta et autres Yaya et Kolo pour ne citer que ces quelques stars du ballon rond. « Moi j’aime le live et donc j’ai pris deux tickets de 5000 f pour éviter les virages qui seront très vite encombrés avec les bousculades et tout ça. J’irais voir ce match surtout par amour pour le drapeau car le pays compte beaucoup pour moi » affirme Kouassi Jean-Claude un jeune cadre. Il y a ceux qui aiment le stade et ceux qui aiment l’ambiance maquis pour suivre les matchs des éléphants. Sur ce point les arguments ne manquent pas pour défendre ce choix. « Tu vas aller au stade pour quoi faire ? Il y a des écrans géants au maquis et puis surtout il y a l’ambiance et la bière fraiche ! Moi je préfère ça » nous lance tout sourire Guy-Serge Koffi un couturier. Son ami Samba est aussi de cet avis. « Je préfère le maquis ou même la boite qui ouvre tôt les jours de match pour nous livrer le match sur écran ».

Il n’y a pas que les Ivoiriens qui se mobilisent. La forte communauté sénégalaise vivant à Abidjan et estimée à plus de 700.000 personnes est aussi en plein préparatifs. Dans le quartier de Treichville (Abidjan-sud) où cette communauté est fortement représentée on ne parle que de cette rencontre. « Toi vois mon ami nous sommes juste en face de la Garde Républicaine et non loin il y a le siège de la FIF. Donc dès qu’on peut on va rapidement chercher un ticket ou réserver pour des amis qui viennent du pays » nous explique Alioun Sow, bijoutier. Mon interlocuteur a déjà opté pour le tee-shirt de l’équipe nationale du Sénégal qu’il compte arborer jusqu’à la fin de la rencontre. Face aux Éléphants, les supporteurs sénégalais n’hésitent pas à soutenir avec force que la victoire est acquise. Les pronostics vont bon train avec néanmoins un certain réalisme ! « 2 – 0 pour les Lions c’est clair » nous lance N’gatta Dao. Ce pronostic est partagé par de nombreux supporteurs sénégalais quand bien même certains sortent du lot en avançant un pompeux 3 – 0 ! Les Lions pourront-ils opérer le hold-up en terre Ivoirienne ? Seul un devin pourrait avoir d’office la réponse. Pour le reste et surtout pour ce qui est de l’esprit du match, Ivoiriens et Sénégalais sont convaincus qu’il ne fera que raffermir d’avantage les liens qui lient les deux peuples.

SUY Kahofi


Côte d’Ivoire : Radio de proximité et réconciliation

Les radios de proximité s’engagent pour la réconiliation

En Côte d’Ivoire l’expression Radio de proximité désigne les radios communautaires ou non commerciales. Ces radios qui naissent chaque jour à travers la Côte d’Ivoire occupent une place importante dans le processus de sensibilisation des populations. En effet, de nombreuses localités de la Côte d’Ivoire ne pouvant avoir accès aux ondes de la chaîne nationale ne reçoivent des informations que grâce au radio de proximité. Même si elles n’ont pas le droit de faire de l’information au sens d’une production quotidienne d’éditions de journaux parlés, elles informent les populations sur l’actualité immédiate de la cité. Les programmes sont composés généralement de magazines de sensibilisation sur la santé, l’éducation, le développement rural, l’agriculture…La musique tient également une place de choix et pour couronner le tout les programmes sont produits également dans les langues locales ! Ce dernier atout est le moyen principal par lequel les radios de proximité se rapprochent plus des populations. Elles sont donc incontournables surtout dans les zones rurales où tout ce qui s’entend à la radio est parole d’évangile ! Ce statut particulier des radios de proximité peut et doit leur permettre de jouer un rôle clé dans le processus de réconciliation nationale.

La promotion de la réconciliation une priorité

Alors qu’au début de la crise post-électorale en 2002, les chaînes d’Etat ont choisi de soutenir le régime en place, les radios de proximité Ivoiriennes ont choisies de produire des émissions pour parler de paix. « Notre statut particulier qui nous faisait obligation de ne pas parler de politique nous a permis de nous sentir à l’aise dans nos actions de promotion de la paix » nous explique Karamoko Bamba président de l’URPCI (l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire). L’Union qui compte plus d’une centaine de radios de proximité a veillé à ce que les radios ne soient pas partisanes. Pas de propagandes politiques, pas d’appels à la haine tribale et surtout pas d’émissions visant à fragiliser la cohésion sociale ; voici les instructions laissé par l’Union à ses membres. Il faut reconnaître que les instructions ont été suivies. Sur la période allant de 2002 à fin 2011, rares sont les radios ayant reçu des avertissements du CNCA (Conseil National de la Communication Audio-visuel). Fort de cette neutralité, les radios de proximité sont devenues des auxiliaires des agences du système des Nations Unies dans les campagnes de promotion des initiatives de paix. Hamadoun Touré le porte-parole de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) soulignera que vue leur importance « les radios de proximité, toujours plus proche de leurs auditeurs sont celles par lesquelles il serait judicieux de passer pour touchers les populations ».

Neutres, les radios de proximité ont été de tous les rendez-vous dans la marche vers la fin de la crise. Après les productions pour promouvoir la paix et le dialogue, elles ont joué un rôle remarquable lors des audiences foraines, le processus d’identification, l’enrôlement pour la nouvelle carte d’identité, l’inscription sur le listing électoral et le vote historique de Novembre 2010. « Si nous avons autant fait pour la paix, il n’y a pas de raison pour que nous soyons en retrait à l’heure où nous parlons de réconciliation. Nous recevons constamment des formations sur les thématiques liées à la réconciliation et nous les appliquons à nos programmes » nous explique Cissé Abdoulaye Directeur Général de Radio la Voix du N’zi.

A l’heure où la quête de la cohésion sociale est une priorité pour la Côte d’Ivoire les radios de proximité ont adapté leurs productions et programmes aux thématiques liées à la réconciliation. Ces thématiques s’articulent notamment autour de la promotion des droits de l’homme, celui du vivre ensemble, du pardon et de la préservation des acquis en matière de réconciliation. Cet engagement des radios de proximité ne passe pas inaperçu : il est bien au contraire apprécié à sa juste valeur. A la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) la communication autour de la réconciliation est un élément important. La CDVR multiplie les contacts et les échanges avec la presse nationale et internationale pour que les Ivoiriens puissent véritablement s’approprier le processus de réconciliation nationale. Sur l’engagement des Radios de proximité Franck Kouassi SRAN, le chargé de communication du Président de la CDVR dira « que tous les médias ont un rôle à jouer pour le retour de la paix et de la stabilité. Les radios de proximité encore plus car elles sont celles qui sont les plus proches des populations ».

L’Etat de Côte d’Ivoire peut donc compter sur les radios de proximité dans le combat de la réconciliation. Ces stations locales affichent une volonté ferme d’aider à la réconciliation mais il est important de noter que plusieurs d’entre elles ont besoin de soutien. En effet plusieurs radios de proximité ont perdu tous leurs moyens de production durant la récente crise post-électorale. Un renforcement technique de leurs capacités d’émission et de production serait à coup sûr un atout non négligeable dans cette marche importante vers le retour total de la cohésion sociale.

SUY Kahofi