Kahofi SUY

Revue la Presse Nationale Ivoirienne du 12 au 17 novembre 2012

Reforme de la loi sur le mariage: qui y comprend réellement quelque chose?

La révision de la loi sur le mariage emporte le gouvernement ! Voici le titre phare de la semaine, un titre largement commenté par tous les quotidiens Ivoiriens. L’Agence Ivoirienne de Presse donne le La et indique qu’un « manque de solidarité » au sein de l’alliance des Houphouétistes, lors de l’examen à l’Assemblée nationale, du projet portant modification de la loi sur le mariage, a suscité la dissolution du gouvernement. Le secrétaire général de la Présidence, Amadou Gon Coulibaly, situant le contexte de cette décision chez nos confrère du Nouveau Réveil a précisé et je cite : « A l’occasion de cet examen en commission les groupes parlementaires PDCI-RDA et UDPCI ont voté contre le texte du gouvernement et ceci en tant que formation politique » Ce qui, selon lui, « pose un problème au niveau de la solidarité à l’intérieur de la coalition de même que celui du soutien de l’alliance au gouvernement, au niveau parlementaire » souligne Le Jour Plus. Le nouveau texte sur le mariage modifie certaines dispositions de la loi en cours dont celle qui fait de l’homme le chef de la famille. Celui-ci dispose désormais que « la famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du mariage » indique Le Mandat. Cette disposition a été l’un des points d’achoppement entre alliés RHDP lors des travaux en commission. Aucune indication n’a été donnée sur la date de la formation du 3ème gouvernement post crise d’Alassane Ouattara mentionne Notre Voie. Après le rapport d’Amnesty International le gouvernement Ivoirien sollicite l’ONUCI pour la formation des FRCI nous apprend L’Inter. Le respect et la protection des droits des populations doivent dorénavant s’inscrire au cœur des actions et interventions sur le terrain, des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), des agents de la Police et de la Gendarmerie nationales. Ce sont les nouvelles consignes données par les autorités gouvernementales et militaires aux différentes unités des forces de l’ordre ivoiriennes, suite au rapport à charge d’Amnesty International. Du côté de Duékoué on en sait un peu plus sur les raisons de l’interruption des fouilles des fausses communes. « Le matériel adéquat fait défaut » a souligne Sylvie Van den Wildenberg, porte-parole de l’Onuci chez nos confrères de Nord-Sud. Toujours au chapitre de la coopération ONU – Côte d’Ivoire l’Agence Ivoirienne de Presse nous apprend que Les Nations unies vont réviser leur plan d’aide à la Côte d’Ivoire. Selon Ndolamb Ngokwey le représentant pays du PNUD, la révision des stratégies d’aide au développement s’inscrit dans le contexte de la mise en œuvre de la déclaration de Paris en termes d’alignement aux priorités nationales. Selon L’Intelligent d’Abidjan elle impose un meilleur alignement aux priorités nationales telles que définies dans le Programme national de développement (PND) 2012-2015. Les Nations unies, en appui aux efforts du gouvernement ivoirien, ont élaboré en 2008 l’UNDAF adossé sur un document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP) en Côte d’Ivoire nous indique L’Inter. Suite du feuilleton judiciaire du couple Gbagbo. A La Haye c’est la Cour pénale internationale qui a encore refusé la liberté provisoire à Laurent Gbagbo écrit Soir Info. L’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, n’a pas pu obtenir de la Cour pénale internationale (CPI) une mise en liberté provisoire, à l’issue d’une audience en appel souligne L’Expression. Laurent Gbagbo apte à comparaître se réjouit Le Patriote qui souligne dans la foulée que les efforts de la défense n’ont pu convaincre la chambre préliminaire I. Si à La Haye Laurent n’a pas eu gain de cause, à Odienné c’est Simone qui commence son marathon avec une audition qui s’est étendue sur trois jours ! L’ex-première dame est poursuivie pour génocide, crime de sang et crime économique nous renseigne Le Nouveau Réveil. La présence des avocats de l’ex-députée d’Abobo est aussi signalée à Odienné. Simone Gbagbo est l’une des huit personnes déjà inculpées pour « génocide » suite à la crise postélectorale de 2010 souligne Le Nouveau Courrier. Au-delà de Laurent et Simone Gbagbo plusieurs autres barrons de l’ex-régime seront face à la justice nous indique L’Expression. Ce lundi 19 novembre 2012, démarreront au Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau les premiers procès d’une longue série, relatifs aux infractions commises pendant la crise postélectorale. Le tribunal correctionnel aura à connaitre des délits d’association de malfaiteurs, d’infractions à la législation sur les armes, les munitions et les substances explosives, d’atteinte à l’ordre public nous explique Le Nouveau Réveil. L’actualité de la présidence Ivoirienne a été aussi marquée par la crise malienne. Reconquête du Nord-Mali : 5.500 hommes en attente barre à sa manchette Nord-Sud quotidien. Les chefs d’Etat ouest-africains se sont réunis pour valider un plan d’intervention armée. Il s’agit d’affiner l’architecture de ce plan d’intervention militaire, c’est-à-dire, déterminer le niveau de participation des différents pays africains, et des moyens militaires dont devra disposer la force écrit Fraternité Matin. Pour être mieux informé des avancées sur le dossier malien et réaffirmé le soutien de l’ONU à la CEDEAO, M. Saïd Djinnit, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest a été reçu par le Président Alassane Ouattara. Grève des mini-cars appelé ‘’Gbakas’’ pour finir, plus de peur que de mal. En effet le mouvement annoncé pour durer a été levé se réjouissent Le Mandat, L’Expression, Fraternité Matin et Nord-Sud.


Grève des gbaka : les raisons d’une grogne peu suivie

La grève des gbakas aura occasionné des désagréments énormes aux abidjanais

En Côte d’Ivoire on a toujours eu l’habitude de voir des mouvements de grève dans les transports pour des problèmes de bavure policière ou de hausse du prix du carburant. Pour la toute première fois dans le pays un désaccord entre syndicats occasionne un « véritable » mouvement de grève.

La grogne des transporteurs qui a paralysé la capitale économique Ivoirienne est un face à face de longue date entre les syndicats des chargeurs et ceux des chauffeurs de mini-car appelés communément Gbaka. Au cœur du conflit social des taxes trop élevées et l’anarchie qui règne au sein des syndicats de chargeurs. Syndicats des chargeurs, Syndicats des chauffeurs deux entités qui semblent en apparence coupées l’une de l’autre mais qui fonctionnent avec les mêmes membres, les mêmes. « Ceux qui chargent les véhicules sur la route qu’on appelle communément Gnamboro sont tous des chauffeurs et des apprentis. Lorsque tu ne roules pas tu viens au bord de la route pour charger les gbaka parce que l’argent que tu gagnes au volant tu ne peux pas le dépenser quand tu ne travailles pas. Chauffeurs, apprentis, chargeurs….c’est la même famille, nous partageons ce que nous gagnons à la fin de la journée. Tous ceux que tu vois ici sont des chauffeurs : ils peuvent tous te montrer leurs permis de conduire » nous explique Siro un responsable des chargeurs du carrefour de la Riviera II. Bahi est responsable des chauffeurs à la gare routière d’Adjamé ; il confirme cette rotation des acteurs et cette organisation particulière du transport à inter-urbain. « Oui je confirme que certains chauffeurs et apprentis deviennent chargeurs lorsqu’ils ne sont pas dans leurs véhicules. Lorsque ces chauffeurs ne sont pas en bordure de route pour charger les véhicules, ils autorisent d’autres personnes – qui ne sont ni chauffeurs, ni apprentis – pour faire ce job à leur place. Ces personnes qui n’ont rien à avoir avec le transport sont celles qui posent problème. Ils sont agressifs envers les chauffeurs » conclu Bahi. Les lignes de transport inter-urbain sont donc gérées par des syndicats et par des acteurs qui se connaissent !

On estime à ce jour qu’au bas mot 3000 à 5000 jeunes ivoiriens vivent directement du fruit de l’argent prélevé sur chaque chargement de mini-car au départ des grandes gares routières d’Abidjan. Si chargeurs, chauffeurs et apprentis appartiennent tous aux mêmes syndicats d’où vient donc cette soudaine grogne qui a fait doubler le prix du transport en moins de 24 heures ? Dembélé Lassinan responsable des chargeurs sur la ligne inter-urbaine Abidjan-Bingerville, il dénonce une manipulation. « Ceux qui sont passés à la télévision pour inviter les chauffeurs à observer un arrêt de travail ne sont ni chauffeurs, ni apprentis, ni chargeurs ! La tête de fil de ce mouvement de contestation est un agent de sécurité bien connu dans la commune d’Adjamé et qui n’éprouve aucune honte à racketter nos mères au marché. C’est lui qui a tenté de semer la discorde mais le mouvement n’a pas été suivi. La preuve lorsque certains chauffeurs se sont arrêtés les autres ont continué de travailler ». Dembélé estime que les Ivoiriens connaissent les mouvements de grève dans les transports. Ces derniers occasionnent une paralysie totale des activités dans tout Abidjan ! Chacun peut donc comprendre aisément que cette grève « n’avait rien de sérieux ». Une manipulation au cœur de cette dernière grève ? C’est possible ! Siro, le responsable des chargeurs du carrefour de la Riviera II voit le problème sous l’angle purement matériel. Une recherche effrénée du gain et de l’argent facile est à l’origine de l’arrivée des parasites autour des syndicats. « Aujourd’hui l’univers des gnamboros est semblable à une mafia ! Chacun veut se faire de l’argent, chacun veut se trouver une petite place sur la route et greffant à l’organisation une nouvelle branche. Lorsque les anciens s’opposent, les nouveaux venus sèment la discordent ! Tout est une question d’argent ». Pour contrer ces fauteurs de trouble, Bahi qui est chauffeur estime qu’une organisation sérieuse sur les gares routières peut aider à une meilleure compréhension entre chargeurs et chauffeurs et surtout aider à améliorer le climat dans l’univers du transport. « Tout dépend des gares, tout dépend des communes ! Si vous voyez qu’à Cocody le mouvement n’a pas été suivi c’est parce que les chargeurs et chauffeurs ont rapidement trouvé un terrain d’entente. A Yopougon par exemple les choses sont différentes » nous explique Bahi.

La grande leçon de ce mouvement de débrayage dans les transports à Abidjan est donc la nécessité pour les syndicats qui gèrent le transport de s’entendre et de mieux s’organiser pour éviter que les parasites ne paralysent une activité qui fait vivre des milliers d’ivoiriens.

SUY Kahofi


Presse en ligne : quelle crédibilité, quel professionnalisme ? (analyse I)

Les adeptes de la presse en ligne sont de plus en plus importants

La Côte d’Ivoire compte aujourd’hui un nombre important de média en ligne notamment des sites d’information qui poussent comme des champions. Ces sites dont certains sont nés au plus fort de la crise post-électorale Ivoirienne sont encore consultés quand d’autres, véritables caisses de résonnance politique, ont été laissé à l’abandon ! Malgré ces quelques fiascos, internet reste pour bon nombre d’ivoiriens, le support à tutoyer pour être au parfum des dernières minutes d’une actualité en constante évolution. Cette floraison de site est saluée par les journalistes Ivoiriens et certains n’hésitent pas à parler du Printemps de la presse en ligne ! « Il serait juste de dire qu’il y a un printemps de la presse en ligne comme celui de la presse écrite en 1990 ! Cela est à saluer car la création de tous ces sites donne la preuve que les NTIC et les métiers s’y afférant sont en plein essor en Côte d’Ivoire. C’est un signe positif » soutient Tapé Augustin, journaliste et coordonateur du site d’information en ligne newsivoire.com. Bien que les journalistes se félicitent de ce développement de la presse en ligne, ils s’inquiètent que certains des nombreux sites qui traitent de l’information en Côte d’Ivoire ne soient pas animé par des professionnels de l’information d’où la grosse polémique autour de la crédibilité des organes de presse en ligne. Dans un univers fortement libéralisé, le développement de la presse en ligne pose donc le problème du respect des règles de déontologie du métier de journaliste. « Internet est un support qui permet de diffuser rapidement l’information. Il s’agit d’une rapidité largement au-dessus de celle de la télé et de la radio. Alors quand les sites ne sont pas animés par des professionnels toutes les intox, les contre-vérités et les bruit de couloir se retrouvent sur le net. Cela représente un danger pour les lecteurs » nous explique Thiery Ange Val journaliste à ISTC Fm.

« Le net c’est bien…mais… »

Le contexte de l’information en ligne est aussi marqué par l’arrivée des bloggeurs et leur parfaite maîtrise des réseaux sociaux. Le profane ne pouvant faire la différence entre blogs et sites d’information commence à faire l’amalgame entre le point le vue d’une personne et le travail de toute une rédaction. « Un journaliste par une critique objective sur le style, la forme de l’écriture, le choix des angles…peut facilement reconnaitre le bon du mauvais site mais pour le lecteur c’est une autre paire de manche ! » soutient Bony Claver journaliste. Les lecteurs sont eux-mêmes conscients des risques liés à la quête de l’information sur la toile. « Sincèrement grâce à Internet un peu s’informer rapidement. Pour nous qui n’aimons pas trimballer les journaux c’est un avantage mais…Le mais c’est réellement pour tout ce qui se dit sans aucune limite sur internet. Qu’est ce qui est faux, qu’est ce qui est vrai ? On ne sait plus » s’inquiète Géneviève Koffi une secrétaire. Sa crainte est partagée par Edmond K. un jeune cadre de banque. Il estime que « face à la démission des journalistes et le désordre qui entoure le développement des médias en ligne, chacun s’improvise faiseur d’information avec des conséquences graves à l’image des rumeurs durant la crise qui ont envenimé la situation sociale ». En voulant s’informer, le consommateur peut très facilement se retrouver sur la toile avec une succession d’informations qui loin d’être crédibles sont au fait des ragots, des rumeurs ou des informations infondées ! Alors que faire pour professionnaliser la presse en ligne ? Que faire pour que les journalistes s’intéressent eux-mêmes à la presse en ligne ? Que faire pour aider les animateurs de cette presse pour qu’ils puissent tendre vers le bon journalisme ? Deux solutions sont à étudier sérieusement : l’organisation du milieu (organe de régulation ou auto-régulation) et la formation des acteurs.

« Tout part d’une bonne formation »

Les métiers de l’information ne sont en rien des métiers faciles à exercer ou susceptibles d’être exercer par toutes les personnes sachant lire et écrire ! Ils requièrent une formation au préalable et le respect de règles qui fondent l’essence même de la profession. Le journaliste est donc la personne la mieux indiquée pour être le bon animateur de la presse en ligne et toute personne voulant « vivre » de ce métier doit pouvoir accepter le passage obligé de la formation. Cela inclus premièrement que les journalistes qui ne savent rien de la presse en ligne et des NTIC doivent apprendre à mieux les maitriser et les utiliser. Plus il y aura sur la toile des hommes de métier, moins les rumeurs deviendront information ! « Pour moi tout part de la formation. Les NTIC sont des outils qui existent et il faut que dans nos écoles de communication nous puissions déjà recevoir la formation. Il y a des opportunités importantes liées au net en terme de métiers mais il faut que les uns et les autres soient formés » nous explique Tapé Augustin, journaliste et coordonateur du site d’information en ligne newsivoire.com. Une fois la formation acquise l’autre défi demeure la crédibilité car comme la presse papier, internet est malheureusement le lieu de plusieurs dérives. Oui à la formation et à l’initiation aux NTIC mais attention à ne pas oublier la mise en pratique des principes de base du journalisme pour plus de crédibilité. « La crédibilité ne se décrète pas ! Il ne s’agit pas d’un texte que l’on va adopter pour dire qu’on est crédible. C’est à force de travailler et de travailler selon les règles professionnelles que l’internaute va se rendre compte qu’il va sur un site où il trouve des informations crédibles parce que vérifiables. S’il n’a pas cette possibilité et s’il a des informations qu’on ne peut pas vérifier ou qui sont démenties dès le lendemain il se rendra compte de lui-même que ce site n’est pas crédible ! » soutient le journaliste et expert Ivoirien de la presse en ligne Koné Samba.

C’est donc à force de bien travailler et de travailler selon les règles du métier que les journalistes feront de leurs sites des lieux d’information crédibles. Que l’on soit journaliste en ligne ou journaliste en presse écrite, radio ou télévision les pratiques professionnelles sont les mêmes, le code de déontologie est le même ! Il s’agit dons d’être fidèle aux faits et à la vérité en recoupant l’information, en la vérifiant avant de la mettre à la disposition des internautes.

SUY Kahofi


Revue de la semaine du 5 novembre au 10 novembre 2012

Le Camp de Nahibly après le passage des assaillants

La semaine d’actualité en Côte d’Ivoire a débuté avec des informations sur l’opération de fouille des fausses communes de l’ouest. Fraternité Matin nous informait que la fouille des 10 présumées fosses communes répertoriées par l’ONUCI n’a pu avoir lieu, malgré la présence du procureur du tribunal de Man, des chefs traditionnels, des FRCI, des Casques bleus, des médecins et des autorités municipales. La raison : le manque de moyens adéquats pour avoir accès au fond des puits trop profonds ! Toujours sur le volet des droits de l’homme, le ministre Gnénéma Coulibaly des droits de l’Homme et celui délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi, ont effectué une visite-surprise dans certains sites militaires dans cette logique de pondre un rapport différent de celui d’AMNESTY nous apprend L’Expression. A la une des quotidiens Le Patriote et Le Nouveau Réveil Gnénéma Coulibaly a tiré cette conclusion « Nous n’avons trouvé nulle part des personnes en piteux état. Nous n’avons pas vu de torturés or nous sommes arrivés par surprise. Certains étaient dans des cellules parfumées d’encens ! » De l’encens dans les cellules de détenus Ivoiriens, une première au goût ironique, une façon de confondre Amnesty international ! Pourtant cette déclaration tranche d’avec la réalité puisse que selon des civils transférés récemment à la MACA, en provenance du camp Génie d’Adjamé sous le commandement de Koné Zakaria, deux civils sont morts sous la torture nous confie Le Nouveau Courrier. Les faits sont visiblement pris au sérieux puisse que Koné Zataria a été relevé de ses fonctions de Commandant de la Police militaire pour une autre affectation. L’Intelligent d’Abidjan nous explique que l’ex-Com’zone de Vavoua est depuis quelques jours, le commandant en second du Bataillon d’artillerie Sol-air (BASA). A travers ces mouvements c’est toute l’armée qui se réorganise, une réorganisation marquée selon Nord-Sud par une armée aux trousses des taupes qui sont en liaison avec l’ennemi. Il le faut car pour Le Jour plus, 2000 mercenaires libériens sont disséminés à travers Abidjan pour une nouvelle tentative de déstabilisation. L’armée veille au grain nous renseigne Le Nouveau Réveil qui souligne que des assaillants sont pris en tenailles à la frontière ivoiro-libérienne par les soldats libériens et leurs homologues Ivoiriens. Et pour montrer que l’armée change, des policiers, gendarmes et militaires seront à la barre du Tribunal militaire d’Abidjan (Tma). Avant le mois de décembre 2012 ils répondront des faits de racket pour lesquels ils sont poursuivis souligne en cœur Soir Info, L’Inter et Le Patriote. Toujours sur le volet sécuritaire L’Inter et L’Expression nous indiquent que les armées de la CEDEAO préparent la reconquête du nord-MALI ! La réunion des chefs d’état-major ouest-africains a eu lieu à Bamako avec une présence très remarquée, celle du général guinéen Sékouba Konaté, ancien chef de l’État guinéen et chef de la Force africaine en attente (FAA), chargé par l’Union africaine (UA) de superviser la préparation de la force de la CEDEAO au Mali confirme Le Nouveau Réveil. Les canards Ivoiriens immortalisé la présidentielle américaine qui consacre la victoire du Président Barack Obama. Ils trouvent à cet évènement une déclinaison locale avec par exemple ce titre un brin provocateur de L’Expression qui écrit : Présidentielle américaine Obama met fin au rêve des LMP entendez l’ex-majorité présidentielle et le confrère d’ajouter que la prophétie de Malachie à encore échoué ! Dans la même foulée le Nouveau Réveil souligne que la malédiction des pro-gbagbo n’a pas eu lieu avec la réélection du Président Américain. Comme toutes les semaines, les échos du palais de justice nous sont parvenus ! Selon Nord-Sud le procès des militaires impliqués dans les récentes attaques contre les positions et les camps des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) débute le 21 novembre au Tribunal militaire d’Abidjan (Tma) au Plateau. L’actualité judiciaire c’est aussi le procès au Ghana de l’ex porte-parole du Président Gbagbo en vue de son extradition. Le Démocrate nous fait remarquer que le procès a encore été reporté et Soir Info de nous donner la date du 20 décembre comme celle de la reprise. Le canard croit savoir les raisons de ce report et selon Le Temps le juge ghanéen en charge du dossier avoue et je cite « je suis fatigué ». Restons dans la sphère juridique avec le rebondissement dans l’affaire des sanctions du gouvernement contre certains magistrats. Selon Soir Info les magistrats en colères dénoncent une violation de la loi. Les juges se révoltent contre Ouattara écrit pour sa part Notre Voie quant L’Expression barre sobrement : suspension de 8 magistrats les juges écrivent au Chef de l’Etat ! Plus rien ne va entre des députés titulaires et leurs suppléants et pour Nord Sud c’est l’argent qui divise les députés. L’audience accordée aux députés par le Médiateur le 30 octobre a révélé la profondeur du malaise qui ronge les couples députés titulaires – députés suppléants sortis des élections législatives du 11 décembre 2011. Un autre malaise visible au sein d’une autre institution, la toute puissante CDVR ! Sous le titre Banny, quitte ou double ? Nord-Sud se fait l’écho de la colère du doyen. « Personne ne pourra me décourager dans la mission qui m’est confiée » martèle Charles Konan Banny. Le président de la CDVR a assuré qu’il veut aller loin dans sa mission. Comme qui a cette ambition ménage sa monture, il se prépare à reprendre certainement son bâton de pèlerin en évitant de prêter une attention particulière aux peaux de banane gracieusement jeté sur son passage par ses détracteurs !

SUY Kahofi


Audace Institut Afrique ouvre l’année de droit à l’Université de l’Atlantique

Le Professeur Nicolas Madelénat di Florio au premier plan

Ce mardi 06 novembre, le Campus I de l’Université de l’Atlantique sis Abidjan les 2 Plateaux a servit de cadre à une conférence inaugurale présentée par Audace Institut Afrique. Celle-ci marque la rentrée de la faculté de droit et de sciences politiques de ladite Université. « Audace Institut Afrique que je représente aujourd’hui a été invité à faire la conférence inaugurale de la faculté de droit et des sciences politiques de l’Université de l’Atlantique. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un partenariat que nous venons de mettre en place entre les deux entités. AIA a donc eu l’honneur d’ouvrir cette rentrée académique par cette conférence inaugurale présenté par le Professeur Nicolas Madelénat di Florio enseignant-chercheur à la faculté de Droit et Science Politique d’Aix en Provence (France) » nous explique Mme Gisèle Dutheuil Directrice d’AIA. En effet le Professeur Nicolas Madelénat di Florio est invité d’Audace Institut Afrique depuis un mois et il parcourt la Côte d’Ivoire à travers ses Universités pour partager ses connaissances avec les étudiants. Cette série de conférence répond au souci d’Audace Institut Afrique de renforcer ses travaux et ses conférences dans les Universités. La volonté d’Audace Institut Afrique cadre avec celle des responsables de l’Université de l’Atlantique. En effet le Professeur ADJO doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de l’université de l’Atlantique estime qu’il a bien voulu d’une « leçon inaugurale pour permettre aux étudiants d’être déjà trempés dans les cours et leur permettre de bien reprendre leur année académique et réussir cette année avec succès ». La faculté de droit et de sciences politiques de l’Université de l’Atlantique place cette année d’étude sous le signe de la réussite totale, de l’excellence et de la qualité dans l’enseignement dispensé !

La conférence inaugurale qui a durée 2 heures avait pour thème : « Droit naturel, droits conventionnels : aux origines du droit ». Ce thème à proprement parlé porte sur le rapport entre le droit naturel et les droits de convention. On retiendra de l’exposé du Professeur Nicolas Madelénat di Florio qu’à l’origine du droit fondamentalement il n’y a pas l’Etat, il n’y à pas la société mais il y a simplement la personne comme une unité fondamentale et sacrée ! Tout système de droit, toute norme et tout règlement qui irait à l’encontre de l’essence même de la personne est un système privé de légitimité. La grande finalité de cette présentation était d’encourager les étudiants juristes à réfléchir fondamentalement sur ce qu’est le droit ! « Qu’est ce que le droit ? Quelles sont ses limites ? Est-ce qu’il est tout puissant ? Peut-il tout faire ou pas ? Voici autant de questions auxquelles répond cette présentation » nous explique le Professeur Nicolas Madelénat di Florio. Le chercheur au terme de son exposé se félicité de l’engouement des étudiants autour de cette conférence et surtout de l’accueil à lui réservé par l’Université de l’Atlantique. A la fin de la présentation du Professeur Nicolas Madelénat di Florio, une série de questions ont permis d’éclairer un peu plus l’auditoire. A titre de rappel, le Professeur Nicolas Madelénat di Florio enseignant-chercheur à la faculté de Droit et Science Politique d’Aix en Provence (France) présentera une autre conférence ce vendredi 09 novembre 2012. Celle-ci se tiendra au CERAP-INADES autour du thème « Aide internationale publique et éthique économique ». Ce thème souvent au cœur de vifs débats entre économistes et intellectuels africains attirera sans doute un public encore plus important.

SUY Kahofi