Kahofi SUY

Le NDI forme les recruteurs des candidats des partis politiques

Photo de famille après la formation

Un séminaire de formation à l’intention des recruteurs des candidats des partis politiques a eu lieu du 26 au 29 novembre 2012 à l’Hôtel IBIS Abidjan-Plateau. Il s’agit d’une initiative du NDI, le National Democratic Institut qui vient ainsi de former les recruteurs des candidats aux élections locales de 2013 en insistant sur la notion de la promotion du genre. Selon Docteur Charles Yahovi Djrékpo Directeur résident du National Democratic Institut, ce séminaire s’inscrit dans la droite ligne de la formation du 24 octobre sur la nécessité pour les partis politiques Ivoiriens de promouvoir les femmes aux postes électifs. « Nous militons pour qu’il y ait un nombre important de femmes en politique. Mais ces femmes si nous avons la chance de les repérer, il faut que celles-ci puissent avoir le maximum de chance de réussir. Il faut donc qu’elles puissent mener une campagne tambour battant bien réussie et surtout bien organisée. C’est donc pour véritablement outiller les partis politiques que nous avons organisé ce séminaire ». Le séminaire de formation en lui-même a été organisé en deux phases distinctes. La première a été consacrée aux partis de la mouvance du RHDP et la seconde aux partis de l’opposition. Les recruteurs issus de différents partis politiques ivoiriens ont répondu favorablement à l’appel du NDI. Ils apprécient dans l’ensemble cette initiative qui vise à promouvoir la gente féminine au sein des organisations politiques.

Sur le bilan fait par les séminaristes, Madame Wanébo Christine secrétaire national chargé de la promotion des femmes au RPCI souligne que « ce séminaire est bienvenu et permettra de mieux former les futures candidats qui iront représenter leurs partis politiques lors des prochaines municipales et régionales ». Elle estime que les femmes ont un rôle très important à jouer dans la gestion de la chose publique notamment au plan communautaire. Aussi elle soutient que son parti va s’atteler à recruter et surtout bien former des femmes qui auront leurs mots à dire lors des réunions des conseils municipaux et régionaux. Ce sentiment d’optimisme et de promotion du genre est aussi affiché à l’UDCY. Selon CEKOI Emmanuel membre de cette formation politique, « l’UDCY s’est engagé dans une politique de valorisation des femmes soutenue en plus haut lieu par le Président Mel Théodore. La formation initiée par le NDI sera vulgarisée auprès des militantes de l’UDCY et permettra d’avoir des candidates capables de rivaliser avec les hommes ! ». Le NDI vient de semer une graine et pour Mme Dao Gabala, leader féminine Ivoirienne et formatrice les partis politiques doivent véritablement s’engager pour la promotion de l’équilibre des genres dans leurs différentes formations. « Il est vrai que nous voulons des femmes candidates mais il y a des femmes qui n’osent pas et pourtant nous savons que dans les partis politiques il y a des femmes qui sont véritablement compétentes ! Il s’agit donc de les coacher, de les former, de les informer et surtout de les amener à comprendre que ce n’est pas par effet de mode qu’elles doivent s’engager en politique. Les leaders politiques doivent également comprendre que la promotion du genre est importante pour leurs partis et pour la communauté elle-même ». Avec un nombre plus important de femmes dans la gestion de nos cités certains problèmes sociaux trouveront plus aisément une solution. Le National Democratic Institut s’inscrit dans cette logique et en attendant les élections locales de 2013 il s’engage à former les partis politiques sur les questions d’équilibre du genre, de la promotion des valeurs démocratiques et de l’organisation pratique des scrutins électoraux.

SUY Kahofi


20 ans de TV5 Afrique, les Ivoiriens en parlent !

20ème anniversaire de TV 5 Afrique

Voici 20 ans que le signal Afrique de la Chaîne Francophone TV5 fait partie de la vie de nombreux Ivoiriens. Chaque jour ils sont nombreux à choisir cette chaîne pour des raisons diverses mais la principale reste l’information et le divertissement bien africain qui rapproche les téléspectateurs de la télévision. Le 20ème anniversaire de TV5 Afrique est donc un évènement qui intéresse les Ivoiriens. Certains ont eu la chance de voir cette chaîne naître, grandir et s’adapter aux mutations technologiques. D’autres ont eu la chance de la découvrir et de s’habituer à elle ! « 20 ans déjà ! J’étais loin de m’imaginer que le temps passait aussi vite. Je ne pourrais pas dire que je suis un témoin de la naissance de cette chaine, je pourrais juste dire que je suis un fidèle de la chaîne à cause de son excellent programme notamment les films africains qui sont programmés » nous explique Coulibaly Issa un jeune étudiant. Le jeune homme dit aimer « la politique de valorisation de l’art cinématographique africain mis en place par les responsables de TV5 Afrique ». Le Cinéma sur TV5 Afrique Dame ADOU Hélène l’adore également ! « J’aime beaucoup les fictions africaines surtout ceux réalisés par les burkinabés et les ivoiriens. J’ai mon petit programme sous la main et je sais exactement quand les épisodes de DOU (la famille) sont diffusés, ceux de Class’A, L’avocat des causes perdues…Quand vous regardez TV5 Afrique c’est comme si vous étiez en train de regarder une chaîne nationale africaine mais avec un programme plus élaboré. Vous sentez vraiment l’Afrique au quotidien sur cette chaîne » soutient la mère de famille.

TV5 Afrique n’est pas seulement appréciée pour son programme de divertissement. Il y a ceux qui préfèrent l’information et les magazines. « Contrairement à des chaînes françaises qui font preuve de partialité dans le traitement de l’information touchant à l’Afrique, TV5 Afrique peut être fière de sa neutralité. L’information est objective et il n’y a pas cette volonté macabre de toujours montrer l’Afrique sous le mauvais angle. Les initiatives cultures, économiques et politiques qui font la fierté de notre continent sont mis en lumière et moi j’apprécie cela » affirme avec conviction Mr Kouakou Aristide un enseignant. A côté des rendez-vous de l’information notamment le Journal Afrique, Mr Kouakou Aristide fait parti de la famille des téléspectateurs qui sont passionnés par les documentaires et les magazines. Mémel Jean, un jeune électro-mécanicien suit TV5 Afrique pour les mêmes raisons. « Je suis avec beaucoup d’intérêt des magazines comme Temps Présent, Le Point, Envoyé Spécial…Ils sont bien structurés et très instructifs. Pour moi c’est surtout ça la télé : beaucoup d’informations et très peu de place pour les émissions sans véritable contenu ». A côté des cinéphiles, des amoureux des documentaires et des magazines figurent également la branche des férus des émissions consacrés à l’art, au sport, au spectacle, à la musique et à la mode africaine. « Je dirais que c’est une chaîne complète, un lien avec l’Afrique et le reste du monde. Toujours au parfum des grands évènements, TV5 Afrique se sont des rendez-vous immanquables pour moi. Je veux parler du Tour de France, des Jeux de la Francophonie, des JO…que je suis depuis une dizaine d’années avec beaucoup de passion » soutient Mr SY cadre dans une institution internationale.

20 ans, c’est largement l’âge de la maturité mais pour de nombreux téléspectateurs TV5 Afrique peut aller encore plus loin et surtout faire mieux. « La chaîne a très peu d’émissions participatives. A part des programmes comme L’Invité, Afrique Presse où des spécialistes parlent ; il n’y a pas d’émissions où les téléspectateurs peuvent intervenir ! Je pense à un programme comme Appel sur l’Actualité de Juan Gomez à RFI. C’est vrai qu’à la télévision les choses sont différentes mais on peut penser à des émissions où la parole est donnée réellement aux téléspectateurs » soutient Tidiane un bijoutier. Pour Guehi Christiane l’esprit du participatif doit se cultiver par la proximité. « Je trouve que la chaîne peut encore se rapprocher des téléspectateurs en initiant des semaines dans les villes africaines. TV5 Afrique le fait pour certains grands évènements comme le Sommet de la Francophonie en RDC mais c’est insuffisant. Il ne faut pas attendre des évènements particuliers pour faire de la décentralisation » estime la jeune femme. Une semaine TV5 Afrique à Bamako, Abidjan, Lomé ou Dakar avec des émissions produites depuis ces villes peut aider à fidéliser les téléspectateurs.

20 ans de passion sont déjà passés, 20 autres années s’annoncent encore plus agréables avec TV5 Afrique via Internet ou le Satellite !

SUY Kahofi


Revue de la presse de la semaine du 19 au 24 novembre 2012

Simone Gbagbo l’ex-première dame ivoirienne

Grosse polémique autour de l’Affaire ‘’femme chef de la famille au même titre que l’homme’’ : Les dignitaires musulmans étaient en conclave le 19 novembre rapporte L’Intelligent d’Abidjan. Les responsables des différentes entités de la communauté musulmane ivoirienne se retrouvent tous, pour la première fois, en un même lieu pour réfléchir sur un texte de loi. Ce projet de loi relatif au mariage qui a causé la dissolution du gouvernement Ahoussou, continue de susciter commentaires et interprétations. Des Imams et pasteurs se sont donc prononcés sur ce texte de loi qui suscite également des controverses dans les foyers soutient Le Démocrate. Musulmans et Chrétiens sont formels l’homme est le chef de la famille et la loi de 1964 est conforme à cette prescription du saint Coran et de la Bible. Malgré la position tranchée des religieux la loi fut votée cette semaine nous informe Fraternité Matin. Loi sur le mariage voté, le PDCI retire ses amendements constate pour sa part Le Patriote mais pour Nord-Sud le PDCI se plie et vote. Pour Notre Voie et je m’en vais citer le confrère, « après un bras de fer d’une semaine avec Alassane Ouattara le chantage a eu raison du PDCI ». De retour de Rome (Italie), le samedi 17 novembre 2012, où il a été reçu par sa Sainteté le Pape Benoît XVI, le président de la République, Alassane Ouattara, a annoncé qu’il « engagerait des consultations pour un nouveau gouvernement » information relayé par Soir Info et L’Intelligent d’Abidjan. Sur la question, un tête-à-tête a eu lieu entre les Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Ce tête-à-tête très discret sans déclaration à la presse a permis la formation du nouveau gouvernement soutient Le Mandat. C’est le come-back du technocrate modeste et humble soutient La Matinale. Le Patriote de son côté note que la primature reste toujours au PDCI et croit savoir pourquoi le Président Alassane Ouattara a choisi Duncan. Pour comprendre les raisons du choix de Daniel Kablan Duncan prenons rendez-vous avec les confrères de L’Intelligent d’Abidjan qui ont passé l’homme au scanner pour dresser la liste de ses forces et ses faiblesses. Des forces et de la compétence il en aura besoin car selon Nord-Sud quotidien il a des dossiers chauds qui l’attendent et il devra compter sur une équipe restreinte qui s’est réunit le 22 novembre en conseil des ministres extraordinaire selon le Nouveau Réveil. C’est encore un gouvernement sans le FPI selon L’Inter. Le secrétaire général par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), Richard Kodjo a déclaré qu’il est pour l’heure prématuré pour ce parti politique d’entrer dans le prochain gouvernement Ouattara. M. Kodjo qui intervenait lors d’un entretien avec des journalistes, a relevé que des solutions n’ont pas encore été trouvées aux problèmes posés par le FPI nous explique Le Jour plus. Parlons sécurité à présent ! Pour faire face aux déstabilisateurs / Les FRCI et la LICORNE lancent l’opération « Akwaba ». Dans le cadre de la coopération militaire basée sur le renforcement des capacités entre la Côte d’Ivoire et la France, le Général de Corps d’Armée Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major Général (CEMG) des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et le Colonel François Xavier Mabin, Commandant la Force LICORNE (COMANFOR) se sont accordés sur le plan des opérations de l’exercice militaire conjoint « AKWABA » souligne L’Expression. Cet exercice militaire franco-ivoirien qui précède la visite d’Etat dans la région du Zanzan et la grande manœuvre frontalière ivoiro-libérienne, engagera plus de six cents (600) hommes et permettra d’aguerrir les FRCI ajoute Nord-Sud quotidien. L`armée ivoirienne a été responsable d’atteintes généralisées aux droits humains, en août et au début du mois de septembre 2012, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié cette semaine rapporte Le Quotidien d’Abidjan. Ces abus incluaient des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des actes d’extorsion, des traitements inhumains et, dans certains cas, des actes de torture. Le rapport de 80 pages intitulé « Bien loin de la réconciliation : répression militaire abusive en réponse aux menaces sécuritaires en Côte d’Ivoire », détaille la répression brutale qui a fait suite à une série d’attaques violentes contre les installations militaires à travers le pays en août nous explique Notre Voie. Malgré une situation chaotique des droits de l’homme dans le pays, la Côte d’Ivoire a été élue lundi 12 novembre dernier au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Une surprise pour Le Nouveau Courrier qui soutient que l’ONU cautionne et officialise la torture qui est actuellement reine dans la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara. Fronde sociale, les enseignants Ivoiriens observent un mouvement de grève totale nous apprend Le Mandat. Selon Notre Voie le mouvement de grève de cinq jours entamé par les enseignants a tourné au drame à Duékoué. Le bilan, né des violences provoquées, fait état d’un élève tué et deux autres blessés. Selon des sources jointes sur place, les élèves du Lycée Moderne se sont rendus au collège privé IGEP pour déloger leurs camarades, soutenant ainsi l’action de leurs professeurs. La semaine s’est achevée avec l’émission d’un mandat d’arrêt international contre l’ex-première dame de Côte d’Ivoire. Jeudi 22 novembre un mandat d’arrêt a été émis contre Simone Gbagbo pour des crimes contre l’humanité commis lors des violences de 2010-2011. L’ex-Première Dame est ardemment réclamée par la CPI. Simone Gbagbo fait l’objet d’un mandat d’arrêt confidentiel depuis le 29 février, qui avait été demandé le 7 février par le procureur nous apprend L’Intelligent d’Abidjan. Ce dernier soupçonne la sexagénaire, 63 ans d’âge, de meurtres, de viols et d`autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d’actes de persécution, commis sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 souligne Le Mandat.


Cacao : accroître la production par l’utilisation d’engrais

De l’engrais pour booster la production

L’utilisation de l’engrais dans la cacao-culture comme dans les maraîchers pour accroître la productivité des plantations ! L’idée serait une première pour de nombreux paysan car en Côte d’Ivoire, le nombre de producteurs utilisant l’engrais pour une plantation de cacao est nul. C’est pour rompre avec cette réalité que l’IDH a décidé de lancer la phase pilote d’un projet de fertilisation des sols dédiés à la cacao-culture par l’utilisation d’engrais. Ce projet ambitieux a été présenté aux acteurs de l’industrie du cacao ce 21 novembre à la salle Akwaba de l’hôtel Pullman Abidjan-Plateau. L’IDH est une initiative agro-industrielle du Gouvernement Néerlandais basée sur la réalité du commerce et de la production durable. Elle oriente ses réflexions sur l’avenir de plusieurs productions agricoles et le cacao représente un programme entier. En sa qualité de responsable du programme cacao Jonas Mva Mva soutient que l’initiative Engrais pour la Côte d’Ivoire et le Nigeria « vient en réponse à la problématique de l’appauvrissement des sols. IDH a voulu mettre autour de la table les acteurs du secteur pour attirer leur attention sur la nécessité de rendre à la terre ce que nous lui prenons en termes de fèves ».

La Côte d’Ivoire et le Nigeria ont été choisis pour la phase pilote de ce projet pour deux raisons principales. La Côte d’Ivoire c’est connu, est le premier producteur mondial. De la survie du cacao Ivoirien dépend en grande partie l’avenir de toute l’industrie. Accroître la production à l’hectare cultivé peut très vite faire doubler la production Ivoirienne et apporter une meilleure plus-value aux paysans. Le Nigeria de son côté est un laboratoire qui étudie plusieurs alternatives pour booster sa production. L’initiative de la fertilisation des sols est donc une opportunité clé pour le pays. Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre sortant de l’agriculture a félicité l’IDH pour ce projet « qui changera à coup sûr l’avenir du cacao et duquel la Côte d’Ivoire attend beaucoup » ! Après la phase pilote, l’initiative sera étendue à d’autres pays producteurs. L’entreprise OCP, leader mondial des engrais a permis le développement les nouveaux types d’engrais pour le projet. L’entreprise confirme que l’engrais a été étudié pour les besoins de la cacao-culture et sera accessible aux producteurs à la base. Ayant marqué un intérêt particulier pour le projet de la fertilisation des sols alors qu’il était membre du gouvernement néerlandais, Bert Koenders, l’actuel représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire se félicite de l’aboutissement d’un projet qui viendra freiner la pauvreté. En effet plusieurs milliers de personnes à travers le monde vivent directement du cacao et accroître la production pourrait les aider à améliorer leurs conditions de vie. Notons que des entreprises clés de l’industrie du cacao soutiennent cette initiative. Nous citerons entre autre Cargill, Ferrero, Mars Chocolate, Barry Callebaut…

SUY Kahofi


Sciences et technologies : la géomatique au cœur d’un salon

Géomatique 2012, carrefour des rencontres et de réflexion

La Côte d’Ivoire abrite depuis ce mercredi 21 novembre son premier salon dédié à la géomatique. Il s’agit d’un salon à vocation internationale qui réunit plusieurs experts de la discipline. Cette première dans l’histoire de la géomatique en Côte d’Ivoire est co-organisée par le Comité National de Télédétection et d’Information Géographique (CNTIG) et la Commission Economique pour l’Afrique de l’ONU (CEA-ONU). Le Centre de Conférence du Ministère des Affaires Etrangères (Abidjan-Plateau) est le lieu d’exposition des entreprises mais également celui où se tient des conférences publiques sur une série très variée de thèmes. La géomatique pour rappel est cette science qui se situe au carrefour de la géographie et de l’informatique. Elle regroupe des disciplines bien connues comme la cartographie, la télédétection, les systèmes d’information géographique ou la topographie. La géomatique c’est aussi la prévision et la prévention des catastrophes naturelles, la surveillance du réchauffement climatique et son impact sur les activités socio-économiques.

La géomatique de par sa définition est donc une science dédiée exclusivement au développement. Malheureusement elle est très peu connu du grand public d’où la nécessité de lui consacrer un salon. « Cet évènement est organisé dans un premier temps pour fédérer les acteurs du secteur de la géomatique qui ont besoin de partager pendant ces 72 heures un espace commun. Il s’agit également de promouvoir ce domaine qui est méconnu du grand public, créer des opportunités d’affaire et d’échange de manière à rapprocher cette science des Ivoiriens » nous explique Doumbia Kaba, Directeur des programmes et des initiatives Institutionnelles à la CNTIG. En sa qualité de président du comité d’organisation du salon Géomatique 2012, il insiste sur la nécessité pour les acteurs du secteur d’œuvrer pour une synergie des actions. Le thème de ce 1er salon leur rappelle d’ailleurs cet impératif. Il est libellé comme suit : « Le rôle de la géomatique dans la bonne gouvernance et le développement d’un pays« . Vu l’importance du thème, les acteurs clés de la géomatique en Côte d’Ivoire ne se sont pas fait prier pour prendre part au salon. Cette mobilisation a été saluée à juste titre par Dr FONH GBEI Edouard secrétaire général de la CNTIG qui a invité les participants « à promouvoir un esprit d’échange pour réellement accompagner la politique du gouvernement ivoirien qui veut faire de la Côte d’Ivoire un pays émergeant d’ici 2020 ».

Le salon Géomatique 2012 qui reçoit des entreprises et experts venus du continent et du reste du monde sera un cadre de réflexion autour de plusieurs thèmes. Nous citerons entre autre « Géomarketing, un atout majeur pour la gestion des entreprises », « Etat de la production cartographique en Côte d’Ivoire de 1960 à nos jours » ou encore « l’impact de l’adressage des rues sur l’économie ivoirienne ». Pour les experts de la géomatique, la discipline dont ils sont les défenseurs n’est pas une vue de l’esprit. Elle a son utilité dans tous les compartiments du développement. La preuve est toute simple : les pays où les données sont disponibles en masse et accessibles à tous sont ceux qui ont un niveau de développement plus élevé ! Le salon de la Géomatique 2012 dans cet esprit de promotion du développement est organisé avec le concours des sponsors que sont : ESRI France, ING France Inter, CCT, l’Ordres des Géomètres Experts, Ordres des urbanistes, les organisations du système des nations unies (FAO, PAM, OCHA) et la Direction du cadastre.

SUY Kahofi