Kahofi SUY

Un papa, une maman : il n’y a pas mieux pour un enfant !

Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio
Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio

La loi sur le mariage pour tous est passée en France et c’est le moment pour certains africains de s’interroger sur le temps qui reste pour que l’ancienne puissance colonisatrice « la fasse appliquer par les pays de son pré-carré ». Quel pourrait être l’impact de cette loi dans les relations Afrique-France ? Élément de réponse avec Docteur Nicolas MADELENAT Di Florio, sociologue et maître de conférences, chercheur associé à l’Université d’Aix-Marseille sur les questions d’éthique.

Eburnietoday : la loi sur le mariage pour tous vient d’être adoptée en France : doit-on penser à un vote de celle-ci dans les pays du pré-carré français en Afrique ?

Nicolas MADELENAT : Si je veux être franc envers vous, je dirais tout simplement que je ne sais pas ! La raison est simple : je n’aurais jamais pensé il y a trois ou quatre ans que la France puisse accepter le mariage homosexuel. A partir de là nous sommes obligés de réfléchir sur le fait que les gouvernements ne vont plus forcément écouter la voix du peuple. Si le Gouvernement Hollande avait été franc et honnête, il aurait refusé cette loi et il ne l’aurait pas fait voter en force comme c’est le cas. Il n’y aurait pas eu autant de débordements des deux côtés pour condamner ce texte qui est une aberration juridique et qui a été imposée contre toute la volonté de la population simplement pour faire plaisir au lobby homosexuel qui est quand même minoritaire en France. Les sociétés africaines au sens large ne veulent pas de cette loi qui est complètement décalée des modes de vie et des mentalités. Mais en même temps quand on voit que récemment le Gouvernement du Président Ouattara a fait voter une loi pour modifier le code de la famille en Côte d’Ivoire, je me dis que potentiellement le mariage homosexuel peut un jour arriver en Afrique. Cette situation sera extrêmement problématique !

ET : Cette loi ouvre également le boulevard incontrôlé de la GPA (gestation pour autrui) ?

NM : Oui car à partir de la circulaire Taubira tous les français qui ont recourt à la GPA grâce à des mères porteuses du tiers-monde peuvent prendre ces enfants, les ramener en France et obtenir pour eux des papiers français.

ET : La France institutionnalise donc une traite humaine ?

NM : C’est même pire que la traite humaine parce qu’il n’y a pas seulement le transport des enfants. Il y a une fabrication d’être humain en quelque sorte en louant le ventre de femmes fertiles en Afrique. On propose de l’argent à des personnes qui peuvent procréer puis on leur demande d’abandonner cet enfant à des pères de gens. Deux hommes ou deux femmes qui eux ne peuvent pas faire d’enfant le récupèrent et le ramène en France. C’est un enfant qu’on achète, un ventre qu’on loue ! C’était comme si un fermier avait une vache et que tous les veaux qu’elle mettait au monde lui appartenait de facto. C’est pire que l’époque où l’on venait acheter des esclaves noirs.

ET : La loi sur le mariage pour tous peut-elle être un moyen de pression politique et surtout économique sur les Etats africains ? Une monnaie d’échange qui pourrait conditionner l’aide au développement ?

NM : Plus je travaille sur l’aide et plus je découvre tous les côtés abominables qu’elle peut avoir. Donc oui je pense que c’est parfaitement possible qu’il y ait un package d’évolution sur la famille, sur le droit à l’affiliation voir même pour encourager l’adoption d’enfants africains par des couples homosexuels qui ne veulent pas avoir recourt à la gestation pour autrui. C’est parfaitement possible mais ce que je crains d’avantage c’est que la France par exemple exige un assouplissement des mesures de gestation pour autrui ou même de reconnaissance du nouveau né. Même si la gestation pour autrui n’est pas à encourager, on connait tous les réalités de terrain. Si en étant à Abidjan je vais dans un quartier très pauvre dans un tout petit coin de Yopougon par exemple et que je propose 5 millions ou 10 millions à une femme pour qu’elle porte un enfant puis elle l’abandonne et je l’emporte en France ; je suis certain que je trouverais des gens qui acceptent cela. Donc il est possible que la France exige que les maternités soient moins regardantes, que certains hôpitaux privés soient moins regardants notamment sur le nom de la mère. A partir de ce moment il suffit simplement que la personne qui veut l’enfant reconnaisse l’enfant en son nom, la mère biologique ne le reconnait pas, il y a un seul parent inscrit à l’Etat Civil, automatiquement ce nouveau né devient votre enfant même si vous n’en êtes pas le père biologique. Cette situation sera encore plus aberrante parce qu’imaginez-vous un instant un enfant d’Abidjan adopté par un couple homosexuel, qui quand il aura 18 ans voudra retourner dans sa famille en Afrique ; imaginez-vous un seul instant quel sera l’accueil qui lui sera réservé quand il dira qu’il a deux papas ou deux mamans ?

ET : La question reste posée ! Merci Docteur

SUY Kahofi 


21 avril : Abidjan un désert électoral pour un fiasco démocratique

Agents de la CEI oisifs un bureau de vote (@kingsuy)
Agents de la CEI oisifs un bureau de vote (@kingsuy)

Le processus électoral de sortie de crise s’est achevé ce 21 avril en Côte d’Ivoire. Celui-ci pour mémoire avait débuté en novembre 2010 avec les élections présidentielles qui se sont finalement soldées par une violente crise post-électorale. Ont suivi, les législatives encore marquées par des violences entraînant des partielles au mois de février 2012. Les élections régionales et municipales couplées quant à elles ont été reportées à deux reprises avant d’être pratiquement imposées en avril 2013.

Boycotte pacifique réussit

Dès l’annonce de cette date par le Conseil des Ministres, Richard Kodjo le secrétaire général du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo n’est pas passé par quatre chemins pour annoncer la volonté de son parti (FPI) de boycotter le scrutin prétextant d’un dialogue politique de sourd au sommet de l’Etat. Malgré cet appel au boycotte une quinzaine de cadres du FPI vont apporter leur soutien dans plusieurs localités aux candidats du PDCI d’Henri Konan Bédié. Un écart de comportement sanctionné par le Directoire du FPI mais qui donne toute la mesure de la fragilité du navire RHDP. En effet ces élections ont permis de voir combien de fois le torchon brûle entre le PDCI et le RDR d’Alassane Ouattara. Une gué-guerre politique qui a engendré de nouvelles violences. Ces violences verbales, physiques et les actes de destruction qui les accompagnent étaient sans doute rendu possible par les enjeux de ces élections pour des postes de développement. Un engouement politique qui a permis d’enregistrer 659 têtes de listes pour les élections municipales et 84 au régionales. Une véritable course aux fonctions de maires et de conseillers régionaux qui s’est joué à coup de programme de société plus novateurs les uns que les autres mais aussi à coup de billet de CFA et de gadgets notamment les tee-shirts.

On ne vote pas les violents !

Les différentes stratégies de campagne on-t-elle porté leurs fruits ? Il faut bien attendre ce 21 avril pour le savoir. Ce dimanche de vote, la sanction est tombée. Les Ivoiriens ont boudé le scrutin au grand désarroi des représentants de candidats. L’espoir de l’affluence dès l’ouverture des bureaux de vote à vite laissé la place au découragement. Nombreux sont les Ivoiriens qui ne sont pas allés voter : les élections régionales et municipales ayant trop peu d’enjeu à leurs yeux. Au-delà, c’est une abstention sanction face une classe politique ivoirienne qui semble s’accommoder des violences électorales avec une certaine aisance.

« Les politiciens Ivoiriens ne sont pas sérieux ! Ils nous invitent à participer aux scrutins et après pour des résultats ils endeuillent des familles. Je ne vote plus et en plus je me prépare pour quitter ce pays avant les présidentielles de 2015 » avance déçu Kouakou Gérard, un jeune informaticien.

Seule une poignée d’Ivoiriens s’est déplacée vers les urnes. Un véritable désert électoral dans les dix communes d’Abidjan qui fait planer le taux de participation à 30%, selon les premières estimations. Une misère démocratique quant on sait que 5 millions d’Ivoiriens étaient attendus aux urnes ! La raison de ce désert électoral est toute simple : les candidats ont préféré se chicaner, s’injurier et s’agresser au lieu de s’opposer par des programmes de société.

« De nombreux candidats seront surpris par les résultats de ces élections. C’est la première fois que des élections couplées sont organisées en Côte d’Ivoire et très peu de candidats ont pris le soin d’indiquer à leurs militants et sympathisants comment voter.  Ils étaient plutôt préoccupés par des promesses électoralistes au point d’oublier l’éducation citoyenne » nous explique Nathalie Koné, directrice du CEFCI (Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains en Côte d’Ivoire).

Si la CEI, la Commission Electorale Indépendante, pour éviter toute contestation et proscrire le désordre à décidé de proclamer les résultats à partir de ce lundi, il n’y aura pas de suspens concernant le taux d’abstention et surtout celui des bulletins nuls. Sur ce dernier point, les Organisations de la Société Civile estiment que la proportion de bulletins impropres au comptage des voix pourrait osciller entre 15 % et 20 %.

SUY Kahofi


Revue Ivoirienne du 15 au 20 avril 2013

Le 21 avril les Ivoiriens retournent aux urnes
Le 21 avril les Ivoiriens retournent aux urnes

Dernier virage du processus électoral en Côte d’Ivoire. C’est bien ce dimanche 21 avril que les Ivoiriens se rendront aux urnes pour choisir leurs conseillers régionaux et municipaux. C’est l’occasion choisi par le porte-parole de la CEI (la Commission Electorale Indépendante) pour rappeler que frauder sera une manœuvre impossible. S’exprimant dans les colonnes du quotidien Soir Info, le porte-parole de l’institution en charge de l’organisation des élections invite les candidats et leurs partisans au respect du code électoral pour des élections apaisées. Des élections apaisées c’est aussi le souhait de Youssouf Bakayoko le Président de la CEI qui s’exprimait chez nos confrères de Fraternité Matin. Un souhait qui trouve tout son sens vu les violences qui ont émaillé la campagne qui a pris fin vendredi 19 avril à minuit. Cette campagne pour les régionales et les municipales a aussi cristallisé les divisions au sein du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). Le RDR (Rassemblement des Républicain) d’Alassane Ouattara semble ne plus faire confiance à son allié traditionnel le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire). En effet les appels du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo au PDCI d’Henri Konan Bédié suscitent des analyses diverses et surtout des interrogations. Le PDCI dans la perspective de la Présidentielle de 2015 a-t-il un plan B s’interroge Le Patriote. Le confrère proche du RDR se montre menaçant : le PDCI risque de regretté ses tractations sécrètes avec les partisans de Laurent Gbagbo. Réponse du berger à la bergère via le canard officiel du PDCI par la voix du président de la JPDCI (Jeunesse du PDCI), le sieur KKB. Il affirme à la une du Nouveau Réveil « le PDCI n’a pas de plan B mais on ne marche pas sur le parti d’Houphouët Boigny ». C’est clair pour Le Démocrate le navire du RHDP prend de l’eau car il y a une tension vive entre le RDR et le PDCI. Cela se matérialise sur le terrain par un cortège de campagne qui a essuyé des jets de pierres à Sikensi note L’Inter. Bien que le FPI semble ne pas s’émouvoir du débat politique, il n’étend pas se taire face à la désobéissance de certains de ces cadres. En effet 15 d’entre eux qui ont désobéit au mot d’ordre de boycotte ont été sanctionné par le parti nous renseigne en cœur Notre Voie et Soir Info. Parlons à présent de la grève des enseignants qui semble perdurer. Le gouvernement s’est décidé à débloquer 1,7 milliard pour calmer les grévistes nous indique Le Jour Plus. Il s’agit en fait d’une somme débloquée pour solder les primes de correction des copies du BAC et BEPC 2012 nous dit Fraternité Matin. Restons avec nos confrères de Fraternité Matin qui annoncent de bonnes nouvelles au plan social pour les agents de la SOTRA, la société des transports abidjanais. Des déflatés dit-on seront rappelés car l’entreprise annonce des chiffres qui sont plutôt dans le vert. Cette embellie est le moment choisi par l’entreprise pour annoncer l’arrivée de nouveau bus.

A la semaine prochaine !


Violences électorales : encore et toujours le RDR

Affiches dégradées dans la commune du Plateau (crédit photo @kingsuy)
Affiches dégradées dans la commune du Plateau (crédit photo @kingsuy)

Le minimum de bon sens aurait voulu qu’on puisse avoir un comportement irréprochable lorsqu’on est candidat, militant ou sympathisant du parti au pouvoir. Que nenni ! Avec le RDR (Rassemblement des Républicains), plus on est de la famille du premier ivoirien, plus on se comporte mal. Depuis le 6 mars 2013, date du début des campagnes pour les élections locales, il nous a été donné de constater que se sont les militants du parti de SEM Alassane Ouattara qui ont des comportements de « sauvage » dans toutes les localités où ils sont en compétition avec d’autres partis politiques. Pire, auréolé par la présence de l’un des leurs au Palais Présidentiel, ils ne se gênent pas pour installer la violence physique et verbale dans les rues de la capitale. Avec le RDR d’Alassane Ouattara l’enjeu des élections tue le jeu démocratique. D’aucun se demanderait face à toute cette violence si le chef de l’Etat est instruit du comportement indélicat de ses partisans et surtout des candidats qui évoluent dans l’arène avec sa bénédiction ?

Des faits qui parlent d’eux-mêmes

Passons en revue quelques évènements qui nous donnent un aperçu de cette violence quasi quotidienne que le RDR utilise pour se faire entendre ou plutôt pour s’illustrer négativement. A Séguéla, plus précisément dans le quartier Bakayoko extension, l’on a noté que durant les campagnes électorales, les militants du RDR ont empêché les autres candidats aux élections de poser leurs affiches sous prétexte que ce quartier est leur bastion. Les mêmes militants du RDR ont hué et refusé l’accès de la cité (Séguéla) au Professeur Alphonse Djédjé Madhy pourtant figure emblématique du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). A Korhogo, l’une des spécialités des adeptes de la case familiale consiste à déchirer les affiches des opposants. La sale besogne est laissée aux badauds qui pour quelques pièces écument la ville à la recherche de tout ce qui n’a pas un sourire RDR ! A Divo le candidat du RDR semble avoir tout lu sauf le code électoral et la constitution ivoirienne. Un crime électoral pour quelqu’un qui aspire à diriger toute une région. Le parvenu politique estampillé de la bannière orange bat campagne en utilisant le nom du Président de la République et son image. A Man c’est encore (et toujours) l’ancien ministre Sidiki Konaté qui continue de lancer matin, midi et soir des invectives aux populations qu’il a vite fait de catégoriser. Pour lui les Wès et les Dans sont des sous-hommes, pauvres, incapables et malheureux !

La cerise sur le gâteau !

Loin de se limiter à ses actes cités plus haut, le RDR consacre par la voix de son secrétaire général des appellations déshumanisantes pour les candidats indépendants. Le sieur Amadou Soumahoro ne se prive pas de rappeler  que les indépendants sortis du RDR « sont des enfants sans père ni mère », « des rebelles qui ne savent ni d’où ils viennent et où ils vont », « ils n’ont pas de tuteur et ils sont dangereux » ! Quand celui qui doit rappeler à l’ordre se plait dans les injures, allez-y comprendre que la violence est une institution au RDR. La palme d’or de l’arrogance et du manque de culture démocratique revient sans doute au sieur Cissé Bakongo, monsieur le ministre je vous en prie. A Koumassi, le ministre-candidat que certains jeunes appellent honteusement « le déréglé »* ne s’interdit pas certains agissements. Les loubards à sa solde sèment le désordre et la violence dans les états-majors des autres candidats. Il fait briser chaises et bâches. Malheur aux militants d’un opposant si votre cortège croise celui des partisans de M. Bakongo. Bagarres et autres violences verbales ne manqueront pas. Pour M. Bakongo il n’existe plus de différence entre les biens de l’Etat et celui du candidat. Ne vous offusquez pas si vous voyez un véhicule à la plaque d’immatriculation jaune transporter ses loubards et autres disciples.

Il faut que ça cesse !

Le RDR étant signataire du code de bonne conduite des partis politiques, il se doit de donner un sens à son engagement en tournant le dos à la violence et en interpellant ses militants au civisme depuis le sommet du parti. Pas moins de 10 articles sur 20 que compte le code de bonne conduite sont quotidiennement violés par le parti au pouvoir. Le Président Alassane Ouattara souligne qu’il est le promoteur d’un Etat de droit, d’un pays démocratique où les droits de l’homme sont respectés ; il lui revient de commencé sa lutte par son propre parti où des teignes semblent n’avoir pas tiré de leçons de la meurtrière crise post-électorale.

SUY Kahofi

*le déréglé : surnom donné au ministre Bakongo depuis qu’il a menacé l’un de ses concurrents aux élections législatives avec une arme à feu.


Revue de la presse sénégalaise du 12 avril 2013

Presse sénégalaise (@kingsuy)
Presse sénégalaise (@kingsuy)

Notre escale dakaroise nous donne l’opportunité de nous familiariser avec la presse sénégalaise. La revue des quotidiens parus au pays de la téranga nous permet de constater que le titre qui est largement commenté est celui qui se rapporte à la position du Gouvernement sénégalais sur l’homosexualité. Sur le sujet Le Soleil, l’organe public d’Etat nous indique très clairement que le Sénégal n’envisage pas la dépénalisation de l’homosexualité. Lorsque Le Populaire barre à sa une « Macky décrète l’homosexualité haram (bannie) », le confrère ne  fait que confirmer cette position tranchée des autorités sénégalaises. Le premier citoyen « exclut totalement toute option de dépénalisation de l’homosexualité au Sénégal ». « Nos valeurs culturelles de base ne peuvent s’accommoder d’une option de dépénalisation de l’homosexualité » affirme le Président dans les colonnes de La Tribune. Selon le quotidien L’AS, le Président sénégalais cède à la pression et maintient sa décision de ne pas dépénaliser l’homosexualité. Au-delà des discussions autour de l’homosexualité, Le Populaire revient sur une grande décision du dernier Conseil des Ministres. Abdoul Aziz Tall a été choisi pour reformer l’âme et la face de l’Etat. Pendant que le Président Sénégalais et son Gouvernement décident des grands axes du développement, au cœur de sa famille politique les choses tournent au vinaigre. C’est du moins le point de vue de L’Observateur quand il écrit : crise politique, Macky dans un cercle de feu ! Le quotidien revient sur la dualité au sommet de l’APR, les remous à Macky2012 et d’une « rébellion » à Benno Bokk Yaakaar. Restons toujours dans les mic-macs de la politique sénégalaise avec la famille Wade qui continue de « rythmer » l’actualité judiciaire au sommet de l’Etat. Pour régler ses comptes avec Macky et défendre Karim, Wade débarque avec armes et bagages barre à sa une La Tribune. « Je vais livrer mon dernier combat » affirme le Sopi qui entend porter plainte contre l’Etat. Et si l’ancien Président a pris cette décision, c’est pour témoigner son soutien à son fils. En effet Karim Wade selon L’Observateur redoute une forclusion. Le confrère croit savoir qu’un véritable flou s’est installé autour de la date butoir pour la réponse à sa mise en demeure. Parlons à présent de politique internationale avec le Mali. Le quotidien Enquête a décidé de tendre son micro Soumaïla Cissé, un candidat à la Présidentielle malienne du 7 juillet. En exclusivité sur une double-page pleine, l’homme propose ses solutions pour sortir le Mali de la crise. Toujours au plan international avec cette fois ci avec SUD Quotidien qui revient sur la polémique autour du retour de Dadis Camara, l’ancien boss de la transition militaire en Guinée. Alors que la vie de son pays est marquée par un blocage politique, le capitaine commence à avoir de nouveau des partisans qui donne de plus en plus de la voix et qui réclament son retour. Achevons cette revue de la presse avec du sport et particulièrement un combat de lutte très attendu. Il s’agit du face à face entre Malick Niang et Sa Thiès. Les deux lutteurs surchauffent le Grand théâtre nous indique La Tribune qui revient dans les moindre détails sur l’empoignade verbal entre les deux lutteurs qui enregistre une série de 9 combats pour autant de victoires. Sa Thiès n’y va pas par le dos de la cuillère dans les colonnes du quotidien Le Soleil et promet une défaite cuisante à son adversaire. Morceau choisi : « si Malick veut la surprise de sa vie, il n’a qu’à imposer la bagarre ». Réponse du berger à la bergère, Malick Niang bien que gêné par le bagou ravageur de son adversaire a affirmé et je cite : « je ne sais pas parler, j’exprime tout en actes » affirme le lutteur chez nos confrères du quotidien Enquête.

A vos journaux et bonne lecture à tous !