Kahofi SUY

Abidjan envahi par les « microbes » !

Qui sont ces enfants qui tuent à Abidjan ?
Qui sont ces enfants qui tuent à Abidjan ?

La capitale économique ivoirienne dans la tourmente d’un climat d’insécurité doit aujourd’hui faire face à une nouvelle forme de criminalité. Il s’agit du fléau des « microbes » que les services de sécurité tentent de mieux cerner et de combattre.

Le phénomène des « microbes » est né à Abobo au lendemain de la crise postélectorale et continue de gagner en importance. Les « microbes » se sont ces jeunes délinquants rompus à l’art de l’utilisation des armes blanches et des armes légères. Ils ont généralement entre 10 et 17 ans, se promènent par grappe entière et ont un mode opératoire basé sur la rapidité et la brutalité de leurs crimes. Ils encerclent leurs victimes souvent par des stratagèmes propres aux mendiants, font semblant de quémander une piécette ou de quoi manger puis au moment où on s’y attend le moins on se retrouve nez à nez avec une horde de bambins armés de machettes. Il est hélas trop tard pour réagir ! Tous ceux qui ont eu la malchance de se faire agresser par les microbes portent sur leur corps les stigmates de leur mésaventure s’ils sont encore vivants. Les moins chanceux sont morts sous les nombreux coups de machettes qu’ils ont reçus, car les microbes semblent en plus du vol apprécier particulièrement de voir le sang de leurs victimes couler.

Les gangs de « microbes » ont une solide assise dans le quartier d’Abobo, mais leurs mouvements vers les communes avoisinantes inquiètent de nombreux Abidjanais. A l’allure où vont les choses, c’est toute la capitale ivoirienne qui risque d’être contaminée par ces microbes ! Le CCDO, le Centre de coordination des décisions opérationnelles s’est déjà livré à des traques de microbes mais il faut aller plus loin pour découvrir qui sont les parrains de ces jeunes gens. Et surtout comment reçoivent-ils les armes blanches et les armes légères qu’ils utilisent lors de leurs opérations ? Pour la société civile ivoirienne qui a déjà produit des rapports sur ce nouveau fléau d’insécurité si rien n’est fait ces enfants qui tuent aujourd’hui sous le nom de « microbe » seront demain les virus qui perturberont encore plus la quiétude des Ivoiriens.

SUY Kahofi 


« Il faut désarmer les dozos par la force »

« Les dozos, une véritable milice »
« Les dozos, une véritable milice »

La journée internationale des droits de l’homme a été l’occasion pour l’ONG Action pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) de se prononcer sur la situation en Côte d’Ivoire. Selon l’ONG, des avancées ont été réalisées quand bien même les voyants ne soient pas encore passés au vert.

La conférence de presse animée par l’APDH s’est tenue à son siège des 80 logements à Adjamé. Elle a été marquée par la présence du premier responsable de la CSCI (Convention de la Société Civile Ivoirienne), le Docteur Kouamé Christophe. Par cette présence, il entendait apporter son soutien à l’ONG de défense des droits de l’homme et saluer le courage de ses membres qui œuvrent pour la promotion d’un climat social apaisé en Côte d’Ivoire. Dans son propos liminaire, Eric Aimé Semien le président de l’APDH a passé en revue les points saillants de l’actualité nationale et principalement ceux liés au dossier des droits de l’homme.

« Nous nous réjouissons de la mise en place d’une commission des droits de l’homme conforme aux principes de Paris. Il faut également mettre à l’actif de l’Etat ivoirien la ratification du protocole portant sur la création de la Cours Africaine des Droits et des Peuples, conformément à l’article 34.6 du protocole de Ouagadougou. Il s’agit d’avancées notables », se félicite Eric Aimé Semien le président de l’APDH.

Au-delà de ces avancées, d’importants défis demeurent. Il s’agit principalement des défis sécuritaires marqués par le processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration (DDR) des Nations Unies: la lutte contre la prolifération des armes légères et de petits calibres, l’épineux dossier des ex-combattants, le processus de réconciliation nationale et le dialogue politique.
Sur ces deux derniers points, le président Eric Aimé Semien estime que la réconciliation nationale ne doit pas rester un deal entre le pouvoir et l’opposition. Bien mieux, il doit être inclusif et tenir compte en tout point des aspirations de chaque ivoirien. La reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition, marquée par le débat autour des Etats Généraux, est à saluer mais attention à ne pas servir aux Ivoiriens un forum bis dont les conclusions resteront encore dans les tiroirs de la République. Il faut des actes concrets et concertés pour donner toutes les chances au processus de réconciliation d’aboutir à une paix durable.

Pour revenir au dossier sécuritaire, la question du désarmement des dozos, chasseurs traditionnels, a été évoquée par l’APDH. Sur ce sujet, l’ONG se veut clair : il est temps d’utiliser la force pour mettre fin aux agissements des dozos. Désarmer les membres de cette confrérie, qui sont passés de leurs mousquets traditionnels aux kalachnikovs, est une priorité pour restaurer une certaine sérénité sécuritaire dans le pays. Force est à l’autorité et il est temps qu’elle puisse s’en servir pour résoudre le problème des dozos. C’est aussi le point de vue de Docteur Kouamé Christophe, coordonnateur national de la convention de la société civile.

« Nous attirons l’attention de l’Etat sur le fait qu’il doit être équilibré pour tous les citoyens. Devant l’administration, chaque ivoirien doit être traité de la même manière. Et c’est seulement de cette façon que les dozos comprendront qu’il y a un Etat. Je dirais donc que la force doit être le dernier recours mais il suffit simplement qu’un administrateur commence à agir avec l’équilibre du citoyen pour que son action règle une partie des choses », nous explique Docteur Kouamé Christophe.

Les dozos, au même titre que les groupes d’auto-défense, les jeunes patriotes et autres auxiliaires des ex-forces combattantes composent une véritable milice. Celle-ci pense être investie d’une autorité régalienne dans l’exercice de ces « nouvelles fonctions ». Cohabitant avec l’armée régulière, elle ne se gène pas pour exécuter des tâches traditionnellement réservées à la police ou à la gendarmerie. Se substituant donc aux forces de l’ordre, cette confrérie commet abus et violations des droits de l’homme sans que le pouvoir ne s’en inquiète ! Or l’Etat, dans son appareil sécuritaire, ne saurait s’accommoder d’une telle organisation.

SUY Kahofi


Boigny, la mémoire d’un héritage dilapidé

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Félix Houphouët-Boigny, un nom, un homme, une âme

7 décembre 1993 – 7 décembre 2013, voici 20 ans que Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la République de Côte d’Ivoire s’en est allé. Vingt ans après cette séparation tragique d’avec son peuple que reste-t-il de son héritage ?

Félix Houphouët-Boigny, un nom, un homme, une âme qui restera à jamais liée à l’histoire de l’Afrique et particulièrement à celle de la Côte d’Ivoire. Ce médecin, chef de tribu, homme politique et bâtisseur tel un messie a conduit l’ancienne colonie française qu’était la Côte d’Ivoire à son indépendance. Un combat pour la liberté de l’Ivoirien de toutes les régions esclave du travail forcé. Un combat au risque de sa vie dans un système colonial aux méthodes brutales et spoliatrices qui auront plié plusieurs autres africains.

« Boigny était un libérateur » soupire le vieillard d’Agba Sakiaré*

Tel un père aimant, il a conduit son peuple vers la liberté et plus important il a construit pierre par pierre, route après route, édifice après édifice ce pays beau et prospère qui était et demeure la Côte d’Ivoire. Boigny n’avait pas d’ethnie, de région, de religion ou d’appartenance tribale. Il était tout simplement ivoirien et fier de l’être. Il ne faisait pas de rattrapage, ne pensait pas qu’il était temps que « le pouvoir tourne vers sa région » ou qu’il devait s’entourer d’un groupe ethnique au détriment d’un autre. Son gouvernement était le symbole d’une Côte d’Ivoire unifiée qui avance.

« Boigny était simplement Ivoirien » souligne l’enseignant déçu par la politique des nouveaux venus.

Hélas un 7 décembre 1993, celui qu’on disait omniprésent et qu’on croyait à la limite immortel tire sa révérence. Ayant fait basculer son pays dans l’empire inconnu du multipartisme, il sera conspué en 1990, traité de voleur par une jeunesse excitée acquise à la cause d’aventuriers politiques qui à l’époque promettaient déjà monts et merveilles. Boigny s’en va et à peine son corps rangé* que ceux qui prétendent être ses héritiers commencent à se battre. Dans cette lutte ils finissent par semer la haine et la division entre les Ivoiriens. L’héritage de Boigny commence alors à être dilapidé ! S’en suivront d’autres actes et courants impensables en Côte d’Ivoire du vivant du « vieux. » Pour la première fois, de nombreux Ivoiriens ont entendu le mot étranger là où Boigny disait « nos frères de la sous-région« . L’Ivoirité s’en mêle et la cohésion sociale fini par s’effriter. Les uns se réclamant baoulé avec leurs leaders et partis, les autres bété avec leurs leaders et parti, les autres dioula et oubliés avec leurs frustrations, leurs leaders et leur parti. L’héritage de Boigny fait d’unité, de cohésion sociale et de paix sera laissé aux termites et autres vautours. Chacun défend les intérêts de sa région, de son clan, de sa tribu ou de son parti politique. Plus de paix parce que depuis 1990 les jeunes gens sont désormais des adeptes de la machette ! Pire ils passeront aux armes et se payent le luxe de coups d’Etat jusqu’à ce que « le jeune bouc à la barbe remuante arrive finalement à manger la moitié des ignames du village ».

« Tout le monde se lève et fait ce qu’il veut » soupire un ancien combattant de la guerre 39-45.

Que reste-t-il de Boigny ? RIEN ! Rien de ce qu’il avait fait pour la Côte d’Ivoire n’est resté en l’état. Pire son héritage économique a été une fois de plus englouti. Les entreprises d’Etat quand elles ne sont pas offertes à des amis sont privatisées à tour de bras dans des conditions troubles. Les querelles politiques s’enchaînent et le peuple tant chéri par le Bélier de Yamoussoukro devient l’esclave de la classe dirigeante. C’était donc ça les promesses de lendemain meilleur prêché par les boucs excités qui ne voyaient que le luxe du palais présidentiel ? Ils nous ont tous menti…sans exception ! Tous mauvais, mauvais politiciens, mauvais économistes, mauvais bâtisseurs, mauvais dirigeants…

« Après Boigny qui a fait quoi ? L’Etat travaille pour vous ! N’importe quoi » s’indigne la jeune secrétaire.

Tout en Côte d’Ivoire est en ruine ! Route, hôpitaux, université, édifices religieux…tout ce que le Vieux a construit a été laissé à l’abandon. Personne n’a eu la force ou l’intelligence de poursuivre son action parce que tous sont préoccupés par autre chose. Les uns par l’Ivoirité, certains par la gabegie et l’arrogance quand d’autres préfèrent le rattrapage. Ah, comme dirait le sage « Boigny est vraiment mort ».

SUY Kahofi

*Expression traduite du baoulé pour dire ensevelir

*Village du centre de la Côte d’Ivoire


Revue de la semaine du 02 au 07 novembre 2013

Une nouvelle attaque à Yopougon
Une nouvelle attaque à Yopougon

Une semaine d’actualité s’achève en Côte d’Ivoire sous fond de querelle politique entre le pouvoir et l’opposition. La raison de cette nouvelle guéguerre de la classe politique est le dernier rapport de l’ONU qui souligne que le régime d’Alassane Ouattara a versé une substantielle quantité de dollar à des mercenaires pour financier des assassinats et enlèvement de partisans pro-gbagbo au Libéria et au Togo nous apprend L’Expression. La sortie médiatique de Pascal Affi N’guessan le patron du FPI a été l’occasion pour lui de se prononcer sur ce rapport. A la une du quotidien Le Temps il juge scandaleux l’attitude du Gouvernement à l’encontre du FPI. Le leader fraîchement sorti de prison s’offusque dans les colonnes de Notre Voie qu’en lieu et place du dialogue le RDR ne propose que la violence. Vous avez dit rapport accablant envers le régime ivoirien ? Pour le président Alassane Ouattara qui se prononce sur ce document indexant son appareil sécuritaire et politique il s’agit simplement d’un rapport « abjecte, irresponsable et mensonger » s’indigne le numéro un ivoirien à la une Nord Sud Quotidien. Le Président Ivoirien face à ce qu’il qualifie de mensonge à saisi Ban Ki Moon. Pendant que le régime se débat, le FPI lorgne déjà sur la présidentielle de 2015 et appelle à l’organisation des Etat Généraux pour booster la réconciliation. Présidentielle de 2015, le FPI ne dit pas non souligne Fraternité Matin qui se fait fort de rappeler dans son analyse les conditions posées par le parti de Laurent Gbagbo pour prendre part à ce scrutin avenir. Le Nouveau Réveil a une autre analyse des propos d’Affi N’guessan et affiche un ton plutôt catégorique et radical : pas de réconciliation, pas d’élection en 2015. Pour Affi N’guessan la clé du succès du processus de réconciliation nationale réside dans la tenue des Etats Généraux qui reste la seule option pour sauver Alassane Ouattara indique Le Quotidien d’Abidjan. Voici donc ce qui fait dire à Notre Voie que « Ouattara doit choisir entre la CPI et les Etats Généraux ». Aujourd’hui dans la même veine ne dit pas autre chose quand sur la tenue des Etat Généraux rejeté par le Président Ouattara le quotidien barre sa tribune avec ce titre « Ouattara joue avec le feu ». Du feu il y en a eu lors de l’attaque armée du 16ème arrondissement dans le quartier de Yopougon. Les populations ont vécu une grosse frayeur car pendant près d’une heure des tirs nourris ont été entendu dans le secteur de la paroisse Saint André nous indique L’Inter. Soir Info toujours au sujet de cette attaque fait état d’un commando armé qui mélange Yopougon après une opération visant à démanteler un fumoir. Au-delà d’une simple expédition punitive face au FRCI, Le Nouveau Courrier croit avoir déjà descellé des zones d’ombre dans cette affaire. Terminons cette revue de la semaine avec une date et un souvenir. 07 décembre 1993 – 07 décembre 2013 voici 20 ans que Houphouët Boigny s’en est allé, Fraternité Matin, Le Nouveau Réveil et plusieurs autres canards rendent un vibrant hommage au Bélier de Yamoussoukro.


VIH/SIDA : la Côte d’Ivoire vers l’objectif zéro

Tout commence par le dépistage
Tout commence par le dépistage

Zéro nouvelle infection, zéro décès, zéro stigmatisation voici les trois dimensions que l’Etat Ivoirien entend donner à son action contre le VIH-SIDA. La célébration officielle du 1er décembre a été l’occasion pour le Ministère en charge de la lutte contre le SIDA de se prononcer plus en détails sur cette orientation.

Au cours de la célébration officielle de cette journée, le ministre de la santé et de la lutte contre le SIDA, Raymonde Goudou Koffi est longuement revenu sur la nécessité pour les Ivoiriens d’adopter le réflexe du dépistage et de tuer en eux cet esprit de la stigmatisation envers les personnes infectées ou affectées par le VIH. En effet il est important pour l’ivoirien lambda de comprendre qu’aujourd’hui on peut vivre plus longtemps avec le virus dans le corps parce que des médicaments existent pour lutter contre la maladie. Ces médicaments agissent extrêmement bien même chez les femmes enceintes. Ainsi, lorsque le dépistage est fait suffisamment tôt, on ne s’expose plus à l’infection du VIH et en plus on peut se soigner parce que les ARV sont gratuits en Côte d’Ivoire.

Un traitement gratuit et disponible

Le traitement contre le VIH est disponible en Côte d’Ivoire pour tous. De la femme enceinte à l’adulte en passant par le traitement pédiatrique pour les enfants, chaque personne touchée par le VIH peut avoir accès à des soins gratuits. Au sujet du traitement contre le SIDA, le ministre Raymonde Goudou Koffi a pris le soin de s’attarder sur la problématique de l’accès au ARV. En effet des rumeurs ont longuement circulé sur une rupture des stocks des ARV en Côte d’Ivoire, information qui s’avère infondée.

« Les anti rétro-viraux en Côte d’Ivoire sont disponibles. Nous ne sommes pas en rupture je tiens à la répéter : il y a certes eu des incompréhensions à un moment donné mais je tiens à rassurer qu’il n’y pas de rupture » a-t-elle indiqué.

Bien que la Côte d’Ivoire dispose de stock d’ARV, le pays est crédité d’une couverture nationale de 47%. Ce taux est encore faible et il faut des efforts pour aller plus loin dans les efforts de prise en charge des malades. En termes de couverte PTME (prévention de la transmission mère enfant), le taux est toujours inférieur à 50%. Trois raisons peuvent expliquer en grande partie cette situation. Le taux d’abandon des malades, la stigmatisation et le manque d’information. Concernant ce dernier point, il faut comprendre clairement que bien que le SIDA soit une maladie « médiatique », très peu de personnes sont informées sur la maladie et les politiques de prise en charge. L’accès à l’information reste difficile pour les populations rurales or c’est dans ce milieu (majoritairement analphabète) que les préjugés sur le SIDA sont difficiles à combattre. Quand les centres de santé ne sont pas éloignés, le personnel local accorde très peu de place aux questions liées au SIDA parce que préoccupé par des problèmes quotidiens comme le paludisme ou la malnutrition infantile.

Le taux d’abandon s’explique quant à lui par le fait que de nombreux malades après le dépistage et souvent même le début de la prise des ARV ne reviennent plus vers les structures sanitaires. Ils ne suivent plus le traitement et courent le risque de développer la maladie ou d’infecter d’autres personnes. Pire leur attitude prive d’autres malades de l’accès aux médicaments. Et si le taux d’abandon et le manque d’information était liés à la stigmatisation ? Comment s’informer en toute discrétion sur la maladie sans courir le risque d’être toisé de « sidéen » à l’école ou dans le quartier ? Comment rallier le centre de santé pour récupérer ma dose mensuelle ou trimestrielle d’ARV sans susciter la méfiance de mes collègues ou de mes amis sur le campus ? Autant de questions qui éloignent de nombreux ivoiriens des centres de dépistage.

Zéro stigmatisation

2013 sous le signe Zéro stigmatisation trouve donc tout son sens dans le contexte ivoirien. Il y a du travail à faire pour que les malades du SIDA ne soient plus considérés comme des parias ou des pestiférés. Les mentalités doivent évoluer pour faire reculer la maladie qui selon les chiffres de ONU-SIDA à un taux de prévalence de 1,7% dans la population général. Il est cependant important de noter que des poches de résistance persistent dans les milieux des professionnels du sexe et des personnes vulnérables comme les prisonniers.

Désignation

Chiffres

Nombre de personnes vivant avec le VIH 450,000 [390,000 – 530,000]
Taux de prévalence chez les adultes de 15 à 49 ans 3.2% [2.8% – 3.8%]
Adultes âgés de 15 ans et plus vivant avec le VIH 390,000 [340,000 – 450,000]
Femmes âgées de 15 ans et plus vivant avec le VIH 220,000 [190,000 – 260,000]
Enfants âgés de 0 à 14 ans vivant avec le VIH 63,000 [53,000 – 74,000]
Décès dus au sida 31,000 [26,000 – 38,000]
Enfants rendus orphelins par le sida âgés de 0 à 17 ans 380,000 [340,000 – 440,000]

 

Malgré ces chiffres qui sont encore alarmants, il y a de l’espoir. Mais cet espoir, celui de faire reculer la maladie réside dans un engagement commun de tous les acteurs engagés dans la lutte.

« Nous sommes très confiant, nous avons confiance en l’avenir, nous avons confiance aux politiques, nous avons confiance en la société civile…Je pense que franchement si nous restons fidèles à notre vision (trois zéro NDLR) et que nous continuons la lutte dans vision, le SIDA sera un oublie » croit fermement Docteur Louis Ponzio coordonnateur pays ONU-SIDA.

A travers la célébration du 1er décembre, le Gouvernement et ses partenaires veulent rappeler à l’opinion publique que c’est ensemble que les Ivoiriens arriveront à faire reculer le SIDA. Aussi le mois de décembre doit être considéré comme celui de 30 jours d’activisme contre la maladie.

SUY Kahofi