Kahofi SUY

A Abidjan; c’est la ruée vers les crèmes magiques

Tout pour un "bureau politique" digne du nom !
Tout pour un « bureau politique » digne du nom !

Les crèmes magiques sont devenues un véritable phénomène urbain en Côte d’Ivoire. Celles et ceux qui les utilisent leur prêtent des vertus bénéfiques pour la beauté. Ces crèmes auraient la faculté de faire grossir toutes les parties du corps.

Être mince est un canevas de beauté sous d’autres cieux, mais en Côte d’Ivoire les attributs de beauté sont ceux que présentent les femmes fortes. Les miss lolo avec la poitrine surdimensionnée, les bobraba avec une protubérance fessière prononcée et les pistoléros avec leurs poignées d’amour ont toujours la cote auprès des hommes. Et pour avoir tous ces atouts, les femmes refusent désormais le supplice de la chirurgie esthétique. Place aux crèmes magiques qui développent toutes les parties du corps… et à souhait.

Faites reculer les limites du complexe

Sur les marchés des dix communes d’Abidjan, vous les trouverez sous diverses appellations. Pour les femmes il y a les crèmes bobaraba ou bôtchô tonnerre pour faire grossir les fesses et les crèmes miss lolo pour les poitrines en manque de visibilité ! Koné Matôgôman peut aisément témoigner de l’efficacité de ces crèmes.

« J’avais une forte poitrine, mais lorsque je mettais mon soutien-gorge mes seins se dandinaient…Grâce à la crème miss lolo mes seins sont devenus plus fermes et charnus. Ces produits n’ont aucun effet secondaire » rassure la jeune femme.

Koré Chantal a également utilisé ces produits, mais pour une toute autre raison.

« J’avais de petites fesses et je voulais les faire grossir. J’ai utilisé les crèmes bobaraba et j’ai obtenu le résultat que je voulais donc j’ai stoppé le traitement » conclut-elle.

Les hommes ont aussi recours à ces crèmes pour les organes génitaux..Ceux  qui ont envie d’avoir « un pays-bas plus fourni » devront se procurer une boîte de bazooka. Certaines épouses le demandent quand d’autres hommes les utilisent en secret. Les crèmes magiques sont donc des produits conçus pour faire reculer les limites du complexe. Et c’est bien à ce niveau que naissent les oppositions aux crèmes magiques. Florentine Gabo estime « qu’il faut rester naturel et ne pas s’aventurer à utiliser des produits donc on ignore la composition et l’origine ». D’ailleurs elle plaide auprès des autorités sanitaires pour que ces crèmes dites magiques « soient retirées du marché ». Kouadio René quant à lui ne demande certes pas leur retrait, en revanche il soutient que les hommes devraient réfléchir par deux fois avant de vouloir changer la forme de leur organe génital.

« Je pense bien que c’est Dieu qui nous donne notre sexe et si quelqu’un veut le voir changer il est préférable de s’adresser à lui pour toute modification » soutient amusé l’enseignant.

Il estime personnellement que si son épouse trouve son sexe trop petit pour être heureuse au lit, elle devra demander le divorce !

« Des seins charnus comme une mangue »

Les crèmes magiques sont développées par des chercheurs d’un genre nouveau appelés abusivement docteur bazooka ou seintologue ! Docteur Piapia installé dans le quartier chic de Marcory est l’un d’entre eux. Très célèbre à Abidjan il fait le bonheur des femmes qui croient aux vertus des crèmes magiques. Sa solution dont il est le seul à connaître la composition à le pouvoir dit-il « de réveiller les seins évanouis et de ressusciter les seins morts ». Il propose des massages mammaires à domicile entre 2 500 et 3 000 F Cfa.  Le résultat est satisfaisant confirment de nombreuses femmes. Avec un massage personnel d’une à deux minutes par jour (matin et soir), le docteur Piapia garantit également « des seins charnus comme une mangue et beaux à regarder comme des papayes solo ».

Tout aussi célèbre, docteur vis-à-vis est installé dans la commune cosmopolite de Treichville. Il est le spécialiste des hommes. Il exerce depuis 1973 et les hommes qui ont des « soucis au démarrage » fréquentent son cabinet. Il soigne donc l’impuissance sexuelle et donne au sexe la forme souhaitée.

« Lorsque « la chose » de monsieur est un peu petite, madame n’est pas satisfaite. Je m’occupe de ça avec un massage pendant deux semaines pour un sexe bien allongé et acceptable ! Il ne s’agit pas de faire grossir à l’extrême le sexe des hommes qui viennent en consultation. Je propose ma crème à 3 000 F Cfa la boîte », nous explique docteur vis-à-vis.

Un véritable business qui fait le bonheur de certains clients : 3 000, 4 000 ou 5 000 F Cfa en fonction des produits. Mais ces crèmes sont-elles sûres à 100 % ? Pour Séka Aristide qui tente désormais de dissuader les amoureux des crèmes magiques, celles-ci lui ont laissé des souvenirs amers. Voulant faire plaisir à sa petite amie, il se retrouve avec un pénis que cette dernière ne peut plus supporter ! Aujourd’hui, il souffre  de se voir rejeté par les femmes qu’il convoite et même par les péripatéticiennes.

« Même à mon ennemi je ne conseillerais jamais ces produits » affirme déçu notre interlocuteur.

Malgré quelques témoignages de déception, les seintologues ou bazooka d’Abidjan attirent toujours du monde. Des hommes soucieux de faire plaisir à leurs épouses et des femmes à la recherche de la perfection physique grâce à un « bureau politique » digne du nom.

SUY Kahofi


La CEDEAO renforce son plan de lutte contre le VIH-SIDA

Les experts oues-africains réunis à Abidjan
Les experts ouest-africains réunis à Abidjan

La 5ème Réunion du Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA de la CEDEAO a eu lieu les 14 et 15 juillet 2014 à Abidjan. Les experts de la CEDEAO ont fait le bilan de la lutte et adopté des résolutions pour freiner l’évolution de la maladie dans la sous-région.

La vision de la CEDEAO pour 2020 de passer de la CEDEAO des États, à la CEDEAO des peuples prend en compte les Objectifs du Millénaire pour le Développement et considère le VIH/SIDA comme un véritable frein aux efforts de développement régional. C’est pour faire obstacle à cette pandémie que l’organisation sous-régionale a décidé de mettre en place le Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA. En effet bien que des progrès significatifs aient été enregistrés dans la lutte contre le VIH-SIDA en Afrique de l’ouest force des de constater que des défis importants restent à relever.

Le taux de prévalence dans cette partie de l’Afrique oscille entre 1 et 3,9% avec 30 fois plus de cas enregistrés en zone urbaine. 30% d’adulte et seulement 12% d’enfant dans la zone CEDEAO ont accès aux ARV (pour ceux qui sont éligibles). La couverture PTME (prévention de la transmission mère-enfant) est de 39%, un chiffre qui nous donne de constater que les objectifs d’éradication fixés en 2011 n’ont pas été concluants. Environ 4.500.000 adultes et enfants sont touchés par la maladie (OMS 2013) ! Les pays les plus touchés sont la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Ghana avec 83% des cas.

« Si la CEDEAO veut freiner la propagation du VIH-SIDA dans la sous-région, il est important qu’une attention particulière soit apportée à ces trois pays » soutient Léopold Zekeng, directeur régional adjoint ONUSIDA pour l’Afrique de l’ouest et du centre.

En plus de ces chiffres alarmants l’on note également une forte féminisation de la pandémie, un taux d’adolescent très important touché par la maladie et des pics inquiétants au sein de certains groupes à risque.

« La CEDEAO ne peut donc pas fermer les yeux sur cette situation » indique Docteur Xavier Crespin, Directeur Général de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS).

La CEDEAO veut donc réagir pour que le SIDA ne soit plus une menace en termes de santé public. L’organisation s’approprie donc l’objectif des 3/90 annoncé à Malabo. 90% des personnes infectées doivent être dépistées, 90% des malades doivent avoir accès au traitement (ARV) et 90% en phase de suppression virale. Sur le point de l’accès aux ARV la CEDEAO marque un point. Elle a mis en place un stock de sécurité logé au sein de la nouvelle pharmacie de la santé publique à Abidjan. Ce stock d’ARV a été constitué grâce à un effort des 15 pays membres de l’organisation et l’engagement de deux entreprises pharmaceutiques sous-régionales. Il s’agit de DANADAMS LTD du Ghana et de EVANS Medical PLC du Nigéria.

« En cas de rupture dans un pays de la CEDEAO, celui-ci pourra faire sa demande et la Côte d’Ivoire grâce à ce stock pourra répondre » nous explique Raymonde Goudou Coffie, la ministre ivoirienne de la santé et de la lutte contre le SIDA.

Le stock de sécurité étant bien différent d’un stock de départ, « un mécanisme de rétrocession des ARV par les pays qui en font la demande a été mis en place » tient à préciser le Docteur Xavier Crespin.

Pour maintenir l’élan de la lutte contre le VIH-SIDA, les experts ouest-africains réunis à Abidjan ont adopté d’importants recommandations dont plusieurs concernent la disponibilité et l’accès aux ARV. Il s’agit entre autre pour chaque Etat membre de la CEDEAO d’augmenter et de sécuriser les financements nationaux en faveur de l’achat des intrants de lutte contre le VIH/SIDA. L’autre axe important est l’indépendance de la CEDEAO dans sa politique de lutte. En vue de baisser la dépendance au Fonds mondial, les acteurs de la santé doivent mener des réflexions pour la pérennisation du stock de sécurité en insistant sur la production locale des ARV. En militant pour une synergie des efforts dans la lutte, les pays membres de CEDEAO pourront faire reculer la maladie.

SUY Kahofi


Côte d’Ivoire : le SMIG pour les travailleurs domestiques

Les travailleurs domestiques mieux protégé par la loi
Les travailleurs domestiques mieux protégé par la loi

Ce mardi 8 juillet 2014, la Commission des Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a adopté à l’unanimité de ses membres un important projet de loi.

Il s’agit de la loi fixant les conditions du travail domestique et portant organisation des agences de placement des travailleurs domestiques (DB 109 B). La commission présidée par le député Fregbo Basile a procédé à l’examen du texte pendant 7 heures avant de l’adopter. Ce projet de loi est une initiative du député Traoré Adjaratou Fadiga. Cette mère de famille et épouse sait combien de fois les travailleurs domestiques sont importants pour les foyers ivoiriens.

Les enquêtes qui ont précédé la mise en forme de la loi soutiennent que les travailleurs domestiques représentent un grand corps de métier. Sur 5 millions d’habitants à Abidjan,  on recense 1 million de travailleurs domestiques. ! Il était important de penser à une disposition qui au-delà du code du travail pour assurer une certaine sécurité à ses mains qui s’épuisent au quotidien.

Le milieu des travailleurs domestiques en Côte d’Ivoire est un univers mafieux, à la limite de trafic humain où des jeunes hommes, femmes et souvent même des mineurs sont exploités. Des salaires moyens autour de 22 000 F CFA pour des heures de travail difficile à déterminer. Filles et femmes de ménage se lèvent avant toute la maisonnée et ne se couchent que lorsque l’employeur l’aura décidé. Kouassi Valérie connaît bien cet univers fait de brimades et d’exploitation, elle qui depuis 1985 a commencé toute jeune à travailler comme fille de ménage.

« Mon père n’ayant plus les moyens de payer mes cours, j’ai commencé à exercer cette activité toute jeune pour m’en sortir. Mon parcours a été difficile, car même mes patrons qui connaissaient le droit ne m’ont jamais déclaré à la Caisse de prévoyance sociale » nous explique Valérie.

En 29 ans de travail elle aura eu plusieurs patrons, ce qui est la preuve d’une certaine précarité dans ce milieu où les travailleurs subissent les humeurs des maîtres et maîtresses de maison. La moindre colère, le refus de céder aux attouchements, d’être la petite amie du patron…est souvent synonyme de renvoi.

Ce sont les conditions difficiles d’exercice des travailleurs domestiques majoritairement des femmes et jeunes filles souvent mineures qui ont poussé l’ONG Riddef à diligenter une enquête de terrain. Le Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme a voulu engager par cette action un plaidoyer auprès des autorités ivoiriennes pour que les travailleurs domestiques ne soient plus des laissés pour compte. Chantal Ayemou la présidente du Riddef soutient que l’enquête réalisée dans les 10 communes d’Abidjan permet de faire ressortir la misère de cette frange de la population.

Au total, 22 % des travailleurs domestiques sont des mineurs, le salaire moyen est de 22 000 F CFA pour 30 jours de travail, les heures de repos n’existent pas et les privations, violences physiques et sexuelles sont quasi quotidiennes. Confrontées aux violences sexuelles, attouchements et propositions indécentes, les filles et femmes de maison sont obligées  par moment d’abandonner le domicile des employeurs.

« J’ai renoncé à mon travail au service d’une famille à Cocody* parce que mon patron m’a fait des avances. Son épouse était absente et il m’a fait croire qu’un de ses amis voulait de moi. En réalité c’était lui-même l’intéressé. Nos relations se sont dégradées et sans le dire à ma patronne, j’ai décidé de partir », témoigne Zo Esther.

C’est donc pour éviter que les travailleurs domestiques ne soient victimes de leurs employeurs que le projet de loi fixant les conditions du travail domestique et portant organisation des agences de placement des travailleurs domestiques a été adopté. Les objectifs de cette loi sont clairs et tiennent en quatre grands points :

  • mettre en place une Agence nationale des services à la personne chargée de coordonner l’action de l’Etat en faveur du secteur ;
  • simplifier les procédures d’embauche et de déclaration ;
  • mettre en place un système d’aides financières publiques et rendre plus significatives les exonérations ;
  • améliorer la situation des salariés.

Autre point important évoqué par le projet de loi, la déclaration des travailleurs domestiques à la caisse nationale de prévoyance sociale et le salaire de base aligné sur le SMIG qui est de 63 300 F CFA en Côte d’Ivoire.

SUY Kahofi

*quartier chic d’Abidjan


Le journalisme professionnel à l’épreuve des réseaux sociaux

Les journalistes doivent reconquérir internet
Les journalistes doivent reconquérir internet

De nombreux professionnels des médias soutiennent qu’internet symbolise une véritable révolution dans leur secteur d’activité. Dans les faits il symbolise un bénéfice énorme en termes de transfert de compétences. La connaissance s’est démocratisée grâce à internet ouvrant les portes sur un savoir emmagasiné dans un monde virtuel. Le web, c’est un gain énorme de temps dans l’exécution des tâches de production. Si hier le transfert d’une bande Nagra pouvait durer le temps d’un vol Paris – Abidjan, internet permet de transférer le contenu numérisé de cette même bande l’espace de quelques clics. Magique ! Bien fini, oui bien fini donc l’époque où les journalistes devaient rentrer de leurs longs voyages pour livrer leurs reportages !

En Côte d’Ivoire comme partout ailleurs, internet dans le sillage de son développement a attiré sur la toile mille et un utilisateurs présents pour une raison ou une autre. Hélas quelques-uns de ces utilisateurs ont commencé à toucher à une matière première assez sensible : l’information. Ces blogueurs et autres cyber activistes que l’on baptise aujourd’hui journaliste-citoyen ont vite fait d’inonder la toile. L’avènement de ce journalisme citoyen – à ne pas confondre avec le web journalisme – change automatiquement la donne de façon positive mais aussi négative. Chacun s’improvise chroniqueur, communicateur ou même journaliste grâce à un ordinateur, une clé internet, un Smartphone et une page hébergée par les nombreux réseaux sociaux que compte la toile. Les blogs et autres pages privées pullulent sur le web créant par moment un véritable flou pour le consommateur à la recherche d’informations crédibles. Les rumeurs se mêlent aux scoops inventés de toute pièce dans des salons et « balancés » sur le net pour reprendre une expression bien à la mode. On siphonne ici et là des brides d’information sur des sites professionnels puis on y ajoute son grain de sel sans aucune règle journalistique.

Au-delà, ces nouveaux faiseurs d’information n’hésitent pas à se présenter comme les communicateurs dont la société a le plus besoin face aux journalistes qu’ils traitent « de plumes à la solde des politiques, de personnes trop éloignées du vécu des  populations et friand de l’institutionnel ». Accusations fondées ou pas, en tout cas les journalistes citoyens marquent des points sur internet. Ils sont bien souvent les premiers à alerter l’opinion avec des analyses et commentaires, vidéos amateurs et alertes par images instantanées. Voici bien une réalité qui doit interpeller le journaliste professionnel. Il est vrai qu’aucun autre métier ne pourra se substituer au journalisme dans le traitement de l’information pure car collecter, sélectionner, traiter et diffuser l’information est un métier qui s’apprend. Il ne s’agit pas d’une science qui s’acquière simplement en s’asseyant devant un ordinateur ou simplement parce qu’on a la faculté de savoir associer des lettres pour former une phrase. Il appartient donc aux journalistes de s’adapter à leur métier qui est en constante évolution, de s’adapter surtout à la réalité d’internet.

La rapidité du web adaptée au journalisme risque de pénaliser le journalisme classique. Les contraintes éditoriales doivent être revisitées pour épouser cette nouvelle forme de communication car les journalistes professionnels doivent reconquérir les réseaux sociaux pour promouvoir l’information pure. Il faudra donc se recycler et évoluer vers une spécialisation de sorte que le journaliste soit incontournable sur la toile. Un style vivant, des phrases courtes et épouser la rapidité d’internet sans pour autant en amont oublier recouper l’information. Car c’est bien là la différence entre le professionnel de l’information et celui qui n’en est pas un. Le journaliste citoyen bien que permettant par moment de remonter l’information et de relayer des évènements en l’absence de journalistes professionnels ne doit pas s’improviser journaliste. Mais ces nouveaux faiseurs d’information ne le comprendront que seulement si les journalistes professionnels marquent leur présence sur les réseaux sociaux et internet de façon générale. C’est seulement à ce prix que les internautes pourront faire la différence entre les nombreuses rumeurs qui circulent sur le net et des informations crédibles proposées par des professionnels.

SUY Kahofi


Revue de la semaine ivoirienne du 01 au 05 juillet 2014

Affi N’guessan estime que la CEI n'est toujours pas consensuelle
Affi N’guessan estime que la CEI n’est toujours pas consensuelle

Ciel gris, pluie qui tombe sans discontinuer sur Abidjan et la capitale économique ivoirienne est sous les eaux. Pluies diluviennes qui entraînent morts et dégâts matériels sur son passage se désole Soir Info qui met en lumière le calvaire particulier des habitants de la Riviera qui vivent un véritable enfer. Triste constat du quotidien Le Mandat de quartiers coupés du reste de la ville, de voies impraticables, de candidats au BAC qui composent les pieds dans l’eau et d’immeubles qui s’écroulent dans plusieurs points de la ville. La situation selon Fraternité Matin serait due en grande partie à la mauvaise urbanisation à Abidjan marquée par les constructions anarchiques. Des constructions qui obstruent les voies d’écoulement d’eau et qui sont au cœur de la campagne d’assainissement lancée par le Gouvernement indique L’Inter. Face à l’ampleur des dégâts causés par la pluie, Nord-Sud Quotidien nous informe que le Gouvernement a décidé de lancer une opération de démolition des constructions anarchiques et des quartiers précaires. Cette opération selon Le Patriote sonne également la fin du règne des immeubles mal construits qui s’affaissent au moindre passage de vent ! L’heure est à l’action pour assainir la ville d’Abidjan mais aussi au soutien des victimes. Sur ce volet de la prise en charge L’Intelligent d’Abidjan soutient que les ministres de la construction et de la communication sont allés remettre 1 million à chacune des familles des victimes au nom du Chef de l’Etat. Un réveil bien trop tardif du Gouvernement s’indigne Le Nouveau Courrier. LG Infos pense que cette montée des eaux est le signe de la colère divine. Le ciel d’Abidjan est gris et cette grisaille marque aussi le climat politique en témoigne la dernière sortie médiatique de Pascal Affi N’guessan le président du FPI. Selon Affi N’guessan dans les colonnes de Notre Voie, la situation est invivable dans le pays avec un climat politique marqué par le gel du dialogue politique et la question de la CEI. Une commission électorale indépendante qui reste dominée par le parti au pouvoir et les représentants du Chef de l’État Alassane Ouattara relaie Révélation. Il s’agit d’une CEI qui augure déjà d’une volonté du pouvoir d’asseoir une stratégie de fraude lors des élections de 2015. Si cette CEI n’est pas reformée, le FPI se réserve le droit de ne pas aller aux élections présidentielles de 2015 puisse que persiste déjà le gel des avoirs des cadres du parti et une situation de confiscation des libertés politiques indique Le Temps. La participation du FPI aux futures élections est liée à la faculté qu’aura le pouvoir de trouver des solutions durables aux préoccupations du parti de Laurent Gbagbo. Et Le Patriote de voir à travers cette position une volonté du FPI d’aller aux élections. Ne tirons pas de conclusion hâtive tempère La Matinale qui révèle que le FPI se prononcera sur sa participation aux élections lors de son prochain congrès. Affi N’guessan qui s’est aussi prononcé sur la détention de Laurent Gbagbo se heurte à la réaction du garde des sceaux. Gnénéman Coulibaly dans les colonnes du quotidien Le Nouveau Réveil indique que la libération de Gbagbo ne dépend pas d’Alassane Ouattara. Quant aux 150 pro-gbagbo détenus en Côte d’Ivoire et dont la libération est annoncée, le ministre de la justice indique dans Le Point d’Abidjan que les propositions faites par le FPI ne sont pas une injonction à la justice.