Kahofi SUY

Les villes CNO dans l’obscurité et sans eau

 

Bouaké comme plusieurs villes CNO dans l'obscurité et sans eau

Bouaké, Man, Séguéla, Korhogo…toutes ces villes partagent une triste situation depuis une semaine qui est celle de l’absence de l’électricité et d’eau potable. Le gouvernement Aké N’gbo fidèle à Laurent Gbagbo, après avoir pris le contrôle du centre de dispatching de la CIE (Compagnie Ivoirienne d’Electricité) et de la SODECI (Société de Distribution d’Eau de la Côte d’Ivoire) a décidé de mettre à exécution son plan machiavélique : punir les populations des zones centre, nord et ouest pour leur soutien au Docteur Alassane Ouattara reconnu par la Communauté Internationale comme vainqueur de l’élection présidentielle. La coupure de l’eau et de l’électricité cause d’énormes désagréments aux populations et l’administration, les PME, les usines et les hôpitaux qui tournaient au ralenti sont désormais arrêtés.

Privé les populations innocentes d’eau et d’électricité est une violation grave des droits les plus élémentaires de la personne humaine en ce 21ème siècle. Visiblement le sort des populations des zones CNO semble ne pas émouvoir Laurent Gbagbo qui prétend être le Président de la République de Côte d’Ivoire. De quelle Côte d’Ivoire parle-t-il puisse que celle dont il parle est celle qu’il contrôle grâce à l’appui de son armée. Au nord de Tiébissou (dernière ville contrôlée par les FDS) il n’y a plus d’Ivoiriens, seuls des étrangers et des extra-terrestres qui ont voté massivement pour le Docteur Alassane Ouattara ! Dans le calvaire qu’elles vivent au quotidien, les populations revenues à l’âge de pierre doivent s’adapter à une situation désastreuse : boire l’eau des puits, des marigots et des étangs. « Aujourd’hui à Ferkessédougou les femmes sont obligées de se lever à 4 heures du matin pour faire le tour de la ville en vue de trouver un peu d’eau pour le ménage. L’eau de boisson est impropre et cela expose les populations aux maladies » témoigne un habitant. A Séguéla par exemple l’ONUCI, pour éviter que la situation sanitaire se dégrade à procédée à la distribution de plusieurs milliers de litre d’eau aux habitants de la cité. « C’est triste de voir des vielles femmes de 40 ans ou 50 ans porter des sceaux dans la ville à la recherche d’un point d’eau. Nos mères et nos sœurs souffrent au quotidien et je trouve inconcevable qu’on fasse payer aux populations une querelle politique » s’indigne Bamba Fousseny. Quant à l’électricité son absence menace de nombreuses. « Nous avons du poisson et des produit frais dans le frigo. Depuis la coupure de l’électricité nous perdons tous, tous les produits sont complètement décomposés » se lamente une restauratrice à Bouaké. Dans la même ville c’est l’usine de traitement du coton, la CIDT qui est obligé de mettre ses employés au chômage technique et d’arrêter sa production en attendant de trouver un groupe électrogène. Docteur Coulibaly Mamadou le directeur général adjoint s’explique : « nos machines fonctionnent à l’électricité et quand le courant a été coupé tout s’est arrêté. Nous avons des dispositifs anti-incendie et anti-intempérie qui sans électricité ne pourront pas fonctionner : cette situation met en péril tous les stocks de coton entassés dans les entrepôts ». Dans les hôpitaux, des centaines de doses de vaccin sont hors d’usage ainsi que des poches de sang et de nombreux médicaments. C’est à la lumière de lampe torche que des femmes donnent la vie ou que des malades sont opérés. « Le CHR de Bouaké va tenter de fonctionner avec son groupe électrogène et cela n’est pas évident dans la mesure où il consomme 100 litres de carburant par heure. Combien de temps allons nous tenir puisse que certaines interventions font entre 3 et 4 heures ? » s’inquiète le Docteur Karim Kouyaté directeur départemental de la santé Bouaké-est.

Avoir le courage de plonger toute une partie du pays dans l’obscurité et le manque d’eau au risque de mettre des vies en danger est tout de même inexplicable. Pour les femmes des zones CNO le caractère inhumain du régime de Laurent Gbagbo n’est plus à démontrer. « Voici aujourd’hui des prématurés dans les couveuses de l’hôpital qui faute d’électricité vont s’étouffer d’ici peu. Que Laurent Gbagbo nous dise quelles sont les armes qu’il voit dans la main de ces enfants ? Si Houphouët Boigny de son vivant avait coupé l’électricité dans la maternité où lui Gbagbo était né il ne serait pas là aujourd’hui » affirme indignée une mère de famille.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 35 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières et de l’ONUCI.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


7 manifestantes du RHDP tuées à Abobo

 

Les femmes s'opposent à Laurent Gbagbo

Les Ivoiriens quelque soit leurs bords politiques auraient acceptés de voir toutes images d’atrocités durant cette crise mais certainement pas celle de six femmes allongées sans vie à Abobo Gare. Aucun mot n’existe pour décrire cette barbarie avec laquelle des militaires à la solde de Laurent Gbagbo ont exécuté froidement des mères de familles venues manifester pacifiquement pour que l’usurpateur cède le pouvoir. Pour qu’un tel forfait soit commis, il a certainement fallu que ces hommes sans foi ni loi oublient qu’ils ont été portés eux-mêmes pendant neuf mois par des femmes.

A l’appel du Premier Ministre Soro Guillaume, les femmes du RHDP ont commencé depuis une semaine à manifester pacifiquement dans plusieurs localités du pays et dans les communes d’Abidjan. Ce 03 mars leurs sœurs d’Abobo ont voulu se joindre à ce mouvement populaire. Malheureusement 7 d’entre elles ont été tuées ! Voici le récit d’Ibrahim un jeune militant RHDP d’Abobo. « Depuis le matin autour de 7 heures les militants du RHDP surtout les femmes ont commencé à sortir pour mobiliser leurs camarades. Petit à petit la foule a commencé à s’entasser au rond point, lieu de départ de la manifestation. Nous avons vu dans un premier temps une 4 x 4 des FDS venir tourner au rond point et continuer à l’intérieur du quartier. Nous avons cru que ces FDS allaient nous laisser manifester. Le véhicule est revenu cette fois ci avec un char anti-émeute et un blindé. Les engins se sont immobilisés au niveau des femmes et sans autre forme de procès ont ouvert le feu sur les femmes avant de reprendre la route vers Adjamé ». Une salve de munition de calibre 14 (munition de guerre) tirée d’un BTL 80 (le blindé) de l’armée fidèle à Laurent Gbagbo touche 6 femmes à la tête et les tue sur le champ ! La septième grièvement blessée succombera de ces blessures dans le véhicule qui la transportait vers l’hôpital. Quelles armes avaient ces innocentes femmes pour se faire ainsi tuer ? A-t-on retrouvé un seul RPG ou une kalachnikov sur ces corps sans vie ? Véritablement le régime aux aboies de Laurent Gbagbo tombe dans une bassesse indescriptible. Comme pour montrer son mépris de la vie humaine, le gouvernement Aké N’gbo dans un ultime mouvement pour redorer son image commet une bourde qui laisse chacun voir comment les morts en cascade ne peuvent l’émouvoir. Le porte-parole du gouvernement Aké N’gbo, Ahoua Don Mélo au micro de la VOA prononce cette phrase tentée d’indifférence : « Nous allons ouvrir une enquête pour situer les responsabilités des FDS dans cet incident (il reconnait l’erreur mais). Vous savez Abobo est infiltré et je ne pense même pas que les FDS étaient présents au cours de cet incident (il nie aussitôt l’implication des FDS) ».

Le régime de Laurent Gbagbo est tombé bien bas : s’attaquer à des femmes sans défense. Les hommes : on l’aurait compris ; mais des femmes, des mères, des sœurs, des personnes qui donnent la vie ! C’est tout simplement lâche et triste. Au cours de la journée d’hier, dans tout le grand Abidjan, des FDS zélés ont ainsi tué 7 femmes, fait 111 blessés dont 20 graves à l’image de ce jeune homme dont la rotule gauche a été enlevée par un tir de mitrailleuse calibre 65./.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 34 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi


Cartographie de la violence à Abidjan

 

La violence gagne du terrain à Abidjan

Sur la base de témoignages, d’enquêtes, d’articles de presse recoupés, de vidéos mises en ligne et vérifiées à la base, de compte rendu des états major politiques et d’entretien avec des victimes de violences ou d’habitants des différents quartiers d’Abidjan, nous avons décidé de mettre en ligne cette carte de la capitale Ivoirienne montrant la nature des violences par commune. Aujourd’hui nombreux sont les diplomates, hommes politiques, humanitaires et intellectuels qui militent pour un règlement pacifique de la crise mais sur le terrain, la Côte d’Ivoire joue un contre la montre dangereux qui risque de faire basculer une simple crise post-électorale en guerre civile. Au fur et à mesure que le temps passe, le spectre d’une somalisation ou plutôt d’une rwandisation du conflit post-électorale Ivoirien se dessine. Depuis le 28 novembre 2010 la violence, comme une gangrène, gagne du terrain en Côte d’Ivoire mais surtout à Abidjan. Après les premières marches du RHDP réprimées dans le sang, chaque jour qui passe apporte à la Côte d’Ivoire son lot de blessés, de morts, de réfugiés et de déplacés. La réalité de la violence quant à elle se présente sous différentes formes d’un espace à l’autre.

Abobo : La zone rouge, présentée comme l’épicentre de l’insurrection anti-gbagbo et bastillon du Commando Invisible. Quartier fortement anti-gbagbo / organisation de marches pacifiques quotidiennes contre le régime du président sortant / présence confirmée d’insurgés, de mercenaires et de miliciens / combats à l’armes lourdes et à l’armes légères / pertes civiles et militaires importantes / exode des populations / rapports faisant état d’exécutions sommaires, de lynchages et de violation des droits de l’homme / risques d’épidémie liés à la présence de corps en putréfaction / insécurité interne (viols, vols et agressions) / activités économiques fortement perturbées / populations favorables à la présence onusienne / couvre-feu / coupure intempestive d’eau et d’électricité / présence de barrages filtrants basés sur l’ethnie, la religion ou l’appartenance politique.

Yopougon : La zone orange, fief des jeunes patriotes. Quartier pro-gbagbo / organisation de marches pacifiques et de meetings de soutien au régime du président sortant / présence non avérée d’insurgés / présence de mercenaires et de miliciens / activités économiques perturbées (pic de violence)  / combats sporadiques à l’armes légères (pic de violence) / acte de vandalisme et saccages / atteinte à la liberté de culte / violence envers les troupes onusiennes et perturbation de leurs mouvements / pertes civiles et rapports faisant état de représailles, de lynchages, de crimes ethniques et religieux / violation des droits de l’homme / risques d’insécurité interne (braquages et agressions) / présence de barrages filtrants basés sur l’ethnie, la religion ou l’appartenance politique / dégagement musclé des troupes onusiennes ayant entrainé des blessés.

Adjamé et Attécoubé : point rouge de contamination de la violence après 19 décembre 2010 / fief du RHDP / Quartiers pro-ouattara / organisation de marches pacifiques contre le régime du président sortant / présence non avérée d’insurgés / présence de mercenaires et de miliciens / présence policière et combats occasionnels à l’armes légères (pic de violence) / populations favorables à la présence onusienne / activités économiques perturbées et pertes civiles en cas de pic de violence / risques insécurité interne (braquages et agressions) / incident confirmé sur un site de l’ONUCI.

Plateau et Cocody : point bleu d’une situation sous contrôle des FDS / quartiers présidentiel et centre des affaires pro-gbagbo / fiefs du LMP / organisation de marches pacifiques et de meetings de soutien au régime du président sortant / présence de l’élite de l’armée Ivoirienne et de la Garde Républicaine / présence policière / violence envers les troupes onusiennes et perturbation de leurs mouvements / dégagement musclé des troupes onusiennes ayant entrainé des blessés / improvisation de barrages par les jeunes patriotes / groupes d’auto défense et sit-in autour des sites onusiens / détention arbitraire et torture / présence de miliciens armés et présumées distributions d’arme aux civils.

Treichville, Marcory et Koumassi : point vert d’une agitation anti-gbagbo naissante marquée par de fortes violences / quartiers pro-ouattara à l’exception de Marcory / fiefs du RHDP / organisation de marches pacifiques contre le régime du président sortant / répression meurtrière des marches et chasses à l’homme / présence non avérée d’insurgés / présence de miliciens armés et présumées distributions d’arme aux civils / présence de l’élite de l’armée Ivoirienne et de la Garde Républicaine / présence policière et combats occasionnels à l’armes lourdes (pic de violence) / détention arbitraire et torture / populations favorables à la présence onusienne / activités économiques perturbées et pertes civiles en cas de pic de violence / risques d’insécurité interne (braquages et agressions) / improvisation de barrages par les jeunes patriotes / intoxication ethnique et religieuse / haine tribale et actes de xénophobie.

Nous ne disposons pas de données pour la commune de Port-Bouët.

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Voici 33 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

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Suy Kahofi


La solution de l’UA dans un mois

 

Insécurité et grogne sociale sont le quotidien des Ivoiriens

Finalement la solution contraignante de l’Union Africaine qui doit mettre fin à la crise post-électorale Ivoirienne ne sera plus livrée ce 4 mars mais plutôt à la fin du mois de mars soit 30 jours à tenir pour les Ivoiriens. 30 jours durant lesquels le nombre de morts et de blessés sera certainement encore élevé vu la tournure très inquiétante que prennent les évènements à Abidjan et dans tout le reste du pays. De simple crise post-électorale, l’épineux dossier ivoirien est en train de tendre vers une guerre civile dont les signes sont déjà visibles. En effet toute la journée d’hier des informations que nous avons pu vérifier faisaient état de pratiques visant à mettre en péril la vie de certains Ivoiriens. Plusieurs barrages filtrants ont été installés par endroit dans la ville d’Abidjan notamment à Yopougon. A ces différents barrages les cartes d’identité sont contrôlées avec un seul objectif : détecter sur la base du nom et donc de l’ethnie l’appartenance politique du passant. En ligne de mire les militants du RHDP majoritairement Dioulas du nord et Baoulé du Centre. Pire trois actes de représailles nous ont été signalé : des individus ont été brulé vif à l’aide de pneu enflammés ! Fait plus inquiétant, plusieurs mosquées ont été incendiées, des exemplaires du saint coran brulés et des prières du vendredi perturbées ou interrompues par des jets de gaz lacrymogène. Le quartier de Treichville a enregistré la mort absurde d’un jeune homme, froidement abattu à son balcon par un présumé élément de la Garde Républicaine !

Difficile de croire qu’une simple crise post-électorale est en train de virer au génocide et à la guerre civile. La violence risque d’atteindre un pic très inquiétant avec la suspension des patrouilles de l’ONUCI à Abidjan et la détention d’armes légères par les milices. Cette décision est une porte ouverte pour les miliciens, réarmés fraîchement au bon office de certains barons de la scène politique nationale, pour se livrer à tous les actes de tortures et de violences sur les populations. Plus le temps passe, plus la population Ivoirienne déjà épuisée par huit ans de crise continue de payer lourdement une crise sans fin. La Convention de la Société Civile représentée par son coordonnateur Patric N’gouan juge cette décision assez difficile pour les Ivoiriens. « Cette décision créée un sentiment d’amertume au niveau de chaque Ivoirien. L’attentisme que nous impose UA contribue à accentuer la pauvreté, le sentiment d’insécurité et nous rapproche dangereusement de la guerre civile ». Voici pourquoi le Ministre Patric Achi du gouvernement Soro exhorte le Conseil de Sécurité de l’Union Africaine à profiter de ce mois de mars pour rendre au plus tôt sa décision.

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Voici 32 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

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Suy Kahofi


La presse d’opposition gardera le silence

 

La presse d’opposition gardera le silence

La crise post-électorale Ivoirienne qui a pris un tournant très violent ces derniers jours continue de faire des vagues au sein de la grande famille de la  presse Ivoirienne plus divisée que jamais. D’un côté les fils à papa du régime sortant – les journaux bleus – qui ne sont nullement inquiétés et de l’autre les ennemis jurés de Laurent Gbagbo et de sa Côte d’Ivoire, les journaux proches du RHDP. Ces journaux au nombre de 9, sont réunis au sein du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 novembre 2010 et ont décidé de ne plus paraître jusqu’à nouvelle ordre.

« Dans le contexte actuel, la fin de la tolérance est une mesure d’autodéfense et que les appels à la sédition ou à l’insurrection devront désormais être durement sanctionnés » affirmait Ouattara Gnonzié le ministre de la communication du gouvernement Aké N’gbo. Pour donc donner les moyens au CNP de mettre fin à cette période dite d’impunité, il a été remanié avec une mission à peine voilée : muselé la presse d’opposition et mené la vie dure au tires neutres. Voyant le mal venir L’Intelligent d’Abidjan a préféré suspendre ses parution pour protéger ses journalistes et l’entreprise de presse elle-même. Depuis deux semaines, les directeurs de publication des journaux pro-rhdp doivent répondre à d’interminables convocations pour dire par exemple pourquoi ils écrivent que Ouattara est président, pourquoi ils soutiennent la certification de l’ONUCI et les résultats de la CEI, pourquoi parlent-ils du commando invisible… Alors pour tous ‘’ces manquements’’ les sanctions pécuniaires, les blâmes et les avertissements pleuvent sans fondement. Dembélé Alsény membre du collectif affirme que les journaux proche du RHDP « sont frappés par un instrument politique » dans la mesure où Djédjé Daly nouveau patron du CNP répondant aux aspirations de ceux qui l’ont nommé à décidé de faire fermer en bloc les journaux d’opposition. A partir de ce mardi 1er mars les quotidiens pro-rhdp ne seront plus dans les kiosques.

C’est dans ce contexte de violation des droits de l’homme, de reprise des combats et de privation du droit à l’information que le secrétaire générale de l’ONU Bang KI Moon demande l’organisation d’une réunion d’urgence sur la Côte d’Ivoire. Cette rencontre doit permettre à l’ONU de faire la lumière sur une violation de l’amgargo sur les armes de 2004 en Côte d’Ivoire. De son côté le gouvernement Soro vient de demander l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l’humanité perpétrés par l’armée fidèle à Laurent Gbagbo. 10 avocats français et ivoiriens préparent un dossier technique pour demander une enquête du TPI. Ces derniers ont déjà croisé le procureur Louis Moréno qui a demandé plus de détails et de preuves pour que ceux-ci puissent être reversés au dossier. Pour Me Jeannot Ahoussou ministre de la justice du gouvernement Soro cette mesure marque le début de « la lutte contre l’impunité ». Pour l’ONUCI, c’est également le moment de changer de stratégie afin de mieux protéger les populations et surtout le personnel de la mission de plus en plus intimidés et attaqués par les pro-gbagbo. L’ONUCI a tenu à rappeler dans un communiqué de presse que « selon les conventions internationales, toute attaque contre des Casques bleus constitue un crime de guerre ». A ce titre « l’ONUCI tient à rappeler que les règles d’engagement des casques bleus permettent d’employer la force pour assurer la protection du personnel et du matériel de l’ONU, ainsi que la liberté de mouvement. Ces règles seront strictement appliquées ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 31 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

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Suy Kahofi