Kahofi SUY

Les foyers de tension se multiplient

 

Les foyers de tension se multiplient à Abidjan

Après Abobo et Anyama, Angré et le Plateau Dokoui il y a 48 heures, c’est aujourd’hui au tour de Williamsville et Yopougon de connaître leurs premiers affrontements musclés à l’arme lourde. La vaste offensive des FDS qui a accouché d’une souris à Abobo a visiblement jeté de l’huile sur le feu : les éléments du commando invisible ont décidé de passer la vitesse supérieure dans leur opération d’infiltration. « Désormais nous sommes tous sur la liste » affirme cet habitant de Cocody Riviera II. Chaque quartier peut avoir son front du jour au lendemain et Williamsville peut désormais en témoigner. « Je suis à 800 m du camp de la CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) et je peux vous dire ce soir que les combats font rages. On tire de partout avec des armes lourdes et la peur fait que nous sommes dans nos maisons » déclarait un internaute autour de 17 heures.

Le Camp CRS de Williamsville et bientôt le camp de la gendarmerie d’Agban puisse que visiblement le commando invisible est aux portes d’Adjamé le quartier marchand. Les FDS fidèles à Laurent Gbagbo dans le rôle du chasseur et qui croyaient pouvoir inverser la situation se retrouvent dans la position du gibier. « Tu étais ici au début quand les miliciens venaient tuer nos sœurs et les violer. En ce moment je t’avais montré nos machettes avec lesquelles ont se battaient mais aujourd’hui on a des armes que nous avons arrachés à nos bourreaux » explique Kass avant de conclure « avant ils nous effrayaient mais aujourd’hui ils ne peuvent plus mettre pied dans tout Abobo ». Mon interlocuteur ira plus loin en me disant que Laurent Gbagbo n’aura aucune autre alternative que d’armer les jeunes patriotes et créer les conditions d’une guerre civil. Sur ce point Kass me fait une analyse digne d’une doctrine apprise par cœur. « Nous n’avons pas de problème avec les jeunes ivoiriens furent-ils patriotes ou je ne sais quoi. Je voulais juste leur dire qu’il ne suffit pas d’avoir une arme en main pour devenir un combattant. S’ils s’aventurent sur ce terrain ils vont perdre la vie comme leurs amis que Gbagbo a convoyés à l’ouest. Vous allés mourir pendant que les caciques d’un régime qui n’ont rien fait pour vous iront dilapider leurs sous mal acquis sous d’autres cieux ».

De l’aide humanitaire pour Abobo

Plus d’eau et d’électricité par endroit dans le quartier d’Abobo, les rares boutiques sont vides, on fait la cuisine quand il y a de quoi manger sur du charbon de bois ou du fagot. Les habitants qui vivent encore dans le quartier sont exposés aux maladies typhiques et surtout à la faim quand on sait que les femmes qui arrivent à sortir du quartier pour faire des courses sont dépossédées de leurs denrées par les FDS. « On nous dit qu’on va nourrir les rebelles » affirme Koffi Suzanne résidente du quartier. « Mon mari est resté ici pour veiller sur la maison et nos biens » nous dit-elle avant de conclure « il n’a pas de problème avec les insurgés, bien au contraire ces derniers empêchent les pillards de sévir. Ils nous disent de rester chez nous quand il y a des affrontements et nous rassurent que leur combat est contre Gbagbo et Gbagbo seul ».

Les ventres ballonnés et vides d’Abobo appellent désormais à la générosité de l’ONUCI car dit-on ici ‘’Young Ji Choi connait nos problèmes’’. « On veut de l’eau, un peu de nourriture, des médicaments, des soins pour les blessés et un arrêt des hostilités par l’installation d’une zone tampon » déclare ce père de famille sur le pas de sa porte.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 44 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Côte d’Ivoire, Lybie…des condamnations, aucune action

 

Aux condamnations la dictature répond avec des morts

La crise post-électorale ivoirienne et la révolution armée libyenne sont deux conflits très différents car ces deux pays n’ont pas le même poids économique et géo-stratégique au plan international. Le pétrole libyen et le look BCBG des insurgés du pays de Kadhafi attirent plus les caméras des médias que le cacao ivoirien et l’allure de dozo* (chasseur) des éléments du commando invisible d’Abobo. Pourtant ces deux crises ont des points communs et ceux-ci peuvent se résumer en une seule phrase : un soutien diplomatique aux opposants et rien d’autre ! A quoi a bien servi la reconnaissance de l’opposition armée libyenne par les grandes démocraties du monde si c’est pour voir aujourd’hui les insurgés détaler comme des lapins face à l’aviation de Kadhafi ? Des villes conquises par des étudiants et des artisans tombent aujourd’hui aux mains de celui qu’on ne considère plus comme un interlocuteur. La raison de ce recule est toute simple : là où le peuple révolté de Lybie attendait l’aide de l’occident, elle a droit à des consultations diplomatiques qui ne s’achèvent pas ! Personne ne veut intervenir et personne ne veut cautionner l’intervention des USA qui très tôt ont compris la nécessité d’utiliser la force pour bouter le ‘’vieux fou’’ hors de Tripoli. Une poignée de main sur le perron de l’Elysée avec un opposant ne stoppe pas des tirs d’armes lourdes ! Difficile d’expliquer la retenue des membres de l’OTAN et du Conseil de Sécurité qui visiblement sont insensibles à la mort des enfants et des femmes qui tombent lors des bombardements des navires de guerre du guide de la révolution. Aux problèmes politiques des réponses politiques, à une offensive militaire des réponses militaires.

Il est très aisé d’imaginer le sort des combattants et des personnes qui ont soutenues ouvertement l’opposition libyenne : ils doivent être soit décédés, torturés, exécutés ou emprisonnés. Des violations graves des droits de l’homme commises chaque jour dans le désert libyen mais aussi en Côte d’Ivoire où des femmes sont tuées et des habitations bombardées au prétexte farfelu d’une offensive. Les ivoiriens sont tués chaque jour, l’ONU condamne, menace les auteurs présumés et puis il n’y a rien après ! Reconnaître Alassane Ouattara comme Président n’est pas une nouveauté, ce que le peuple demande c’est le départ de Laurent Gbagbo dont les suppos semblent être uniquement intimidés par le bruit des armes. Le refus de plier du peuple ivoirien face à l’imposture est portée par des groupes d’auto-défense qui refuse de voir des populations être tuées pour avoir librement choisi un Président par la voie des urnes. Face à des dictateurs qui font de la violence leur fond de commerce, les organisations internationales veulent jouer la carte de la diplomatie !?! Dialogue de sourd entre la bête et le démocrate ! Rien ne sert à l’UA, l’ONU, les USA, la France ou si vous voulez la Communauté Internationale de soutenir les avancées démocratiques et d’abandonner les opposants à leur triste sort. Condamner OUI mais agir est encore mieux.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


43ème Jour de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’activités terroristes.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas. Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi


L’offensive de la honte et de la brutalité !

 

Les insurgés tiennent tête aux FDS fidèles à Laurent Gbagbo

Il faut laver l’affront subit par les FDS à Abobo, et pour cela des soldats zélés sont prêts à raser ce quartier qui a juré fidélité au Président Ivoirien Alassane Ouattara. Au point de 21 heures 45 minutes les témoins que nous avons pu joindre hier (samedi 13 mars) à Abobo et qui sont terrées dans leurs concessions respectives ont pu nous confirmer que les affrontements étaient de plus en plus violents entre insurgés et FDS fidèles à Laurent Gbagbo. L’offensive annoncée par l’Etat major ivoirien est en cours, avec pour slogan « ça passe ou ça casse ». Pour atteindre leurs objectifs les troupes fidèles à Laurent Gbagbo ont mis les bouchées doubles et se sont les chars d’assaut et des hélicoptères de combat de type puma qui mènent la danse avec des tirs nourrit. Les inquiétudes de l’ONUCI, du RHDP et des organisations des droits de l’homme quand au sort des populations civiles et vu la violence des combats a poussé les FDS à faire une étrange précision sur la nature de leur action. Ceux-ci ont affirmé à la presse nationale et internationale qu’ils seraient en mission de sécurisation d’une unité industrielle dans le quartier. Les quelques habitants intrépides qui ont pu épier les combats d’une fenêtre, faisaient état de baraques et de maison en feu. Avant la tombée de la nuit plusieurs centaines d’habitants ont de nouveau quitté le quartier. Avec des troupes postées à la lisière d’Abobo et qui tirent directement sur les habitations à partir du Plateau Dokui on est en droit de se poser des questions sur le sort des innocentes populations.

Ce matin nos informateurs nous ont confié que rares sont les cadavres d’insurgés qu’ils ont pu voir. Par contre de nombreux obus sont tombés sur des habitations tuant pour la plupart des enfants, des vieillards et des femmes. Cette offensive ressemble plus à une opération punitive qu’à une opération militaire digne du nom. La ligne de front a sérieusement bougé : partir pour conquérir Abobo c’est désormais au Plateau Dokui et aux alentours de Angré que les FDS fidèles à Laurent Gbagbo et les éléments du commando invisible se battent.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 42 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

 

Suy Kahofi


Pas de surprises à Addis-Abeba

 

Le Docteur Alassane Ouattara Président de la Côte d’Ivoire

« Il faut bien que l’Afrique trouve des solutions au problème Ivoirien car nous sommes fatigués du néo-colonialisme diplomatique de la France et des Etats Unis » affirmait un cacique du régime LMP au lendemain de la mise sur pied du panel des cinq chefs d’Etats africains. Ce vœu si cher vient d’être exhaussé à Addis-Abeba la capitale de l’Ethiopie et haut lieu du panafricanisme. L’Afrique a pris ses responsabilités dans le dossier Ivoirien et a donc trouvé des solutions contraignantes pour les deux camps en conflit. Cette décision contraignante qui confirme le Docteur Alassane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire annonce l’aire d’une Afrique qui sans attendre une pression quelconque pourra régler ses problèmes. Malheureusement cette décision contraignante ne fait pas l’affaire du clan Laurent Gbagbo et avant même le communiqué final de la rencontre du conseil de sécurité de l’UA, le sieur Affi N’guessan a vite fait de récuser cette décision. Au LMP on ne fait que récuser ! On récuse un panéliste, on récuse l’ONUCI, on récuse la France, on récuse les USA et vers la fin on finira par récuser le peuple tout entier en le conduisant vers une guerre civile !

A analyser de très près on se demande bien qu’est ce qui pourra convaincre le FPI de sa cuisante défaite aux dernières élections ? Que recherche ce parti si ce n’est détruire ce pays au point que celui qui en hérite ne puisse pas le relever ? Un Pascal Affi N’guessan qui parle de guerre civile ! Nous sommes étonnés que la simple confirmation au poste de Président de la République d’Alassane Ouattara puisse créer une guerre civile. Chacun d’entre nous en Côte d’Ivoire sait ce qui entraine les guerres civiles et quel est le camp qui en fait la promotion. Les intoxications religieuses et ethniques, la violence tribale et les appels à la haine diffusés par les médias publics d’information, la distribution d’armes aux civiles et aux jeunes miliciens, l’exposition des jeunes, femmes et enfants devant les domiciles des barrons d’un régime déchu et les camps de l’ONUCI comme de la chaire à canon, ouvrir le feu par le canal d’un char sur des femmes aux mains nues…voici ce qui entraine la guerre civile ! Voyez comment les leaders occidentaux, même les plus réservés traitent le régime déchu de la refondation : faillite moral (pour le meurtre de 7 femmes et les tueries en cascades), vol (pour la nationalisation de la filière cacao), régime fini (pour la nationalisation des banques), gouvernement sans légitimité (pour la prise de décrets morts nés) et j’en passe !

Laurent Gbagbo, parcourant à pied les hameaux de la Côte d’Ivoire nous a donné une autre image de lui lorsqu’il était opposant. Un apôtre de la démocratie et du respect des droits de la personne humaine. En lui tout un peuple a cru lorsqu’il a battu aux élections présidentielles le Général Gueï Robert et que ce dernier a refusé de rendre le pouvoir. Aujourd’hui que retiendront les générations futures de son passage à la tête de la Côte d’Ivoire ? La Côte d’Ivoire n’est pas morte avec le départ du père de la Nation Houphouët Boigny, elle n’a pas implosé après le départ du Président Konan Bédié, elle est restée débout après le passage du Général Guéï Robert et elle restera forte après le départ de Laurent Gbagbo. Nous sommes tous indispensables à la Côte d’Ivoire mais chacun doit comprendre qu’il ne peut pas à lui seul croire que sans lui ce pays ne restera pas débout.

Laurent Gbagbo a joué sa partition comme ses prédécesseurs, qu’il laisse quelqu’un d’autre jouer la sienne.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 41 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Une arme prohibée sur la ligne de front

 

Voici l'Orgue de Staline

« Même la guerre a des limites ». Ce refrain humanitaire nous indique combien de fois au-delà de nos frustrations et des raisons pour lesquelles nous faisons la guerre, la vie humaine doit avoir de l’importance à nos yeux. Les accords de Genève et leurs nombreuses conventions annexes, stipulent clairement que les armes considérées comme dangereuses pour leur caractère destructeur sur les populations civiles à l’image des mines ne doivent pas être utilisées lors des conflits. Or c’est mal connaître certains hommes politiques et militaires, qui habités par un esprit machiavélique et une volonté manifeste de violer les droits de l’homme, ne se privent pas d’inviter sur les champs de bataille des armes interdites. C’est le cas en Côte d’Ivoire où après la violente bataille de Toulepleu un orgue de Staline a été retrouvé, détruit et abandonné par des miliciens et mercenaires mis en déroute les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire.

L’orgue de Staline parlons-en ! Il s’agit du plus nocif des lances roquettes à canons multiples jamais conçu par l’homme. Il est la version améliorée du Katucha, plus petit et de portée limitée. Ses roquettes une fois lancées émettent un sifflement si assourdissant qu’elles démoralisent les hommes au combat et jettent un véritable climat de peur. L’orgue de Staline ou B21 a été présenté par les troupes du Führer comme la hantise des lignes de front. Alors que les troupes allemandes étaient prises au piège dans Stalingrad, Joukov, le célèbre stratège russe utilisa cette arme pour les anéantir. Voici où cette engin de la mort est doublement dangereux : ce bruit étrange qu’il émet couvre le point le point de chute du projectile. Imaginez-vous un seul instant que ce type d’arme soit utilisé aux abords d’une ville : où iront les populations pour ce protéger ? Cette arme de fabrication Russe est interdite depuis 1945 (fin de la deuxième guerre mondiale) mais on l’a vu en action dans des pays en conflit comme l’Angola, le Tchad et la Somalie. L’arme totalement prohibée et convoyée en Côte d’Ivoire avec la bénédiction de la refondation devait servir à défendre un régime aux aboies. Elle aurait fait plus de victimes civiles que de combattants sur le front. Le Premier Ministre Soro Guillaume en tournée dans l’ouest du pays a invité le TPI, les organisations internationales et l’ONU à reverser cette preuve au dossier des nombreuses violations des droits de l’homme du régime sortant.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


41ème Jour de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de TVNP (Télévision Notre Patrie) accusés sans preuves d’activités terroristes.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas. Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi