Kahofi SUY

Je suis fidèle au poste et l’aventure se poursuit !

 

Suy kahofi, correspondant de presse et blogeur ivoirien

Voici quelques jours que je n’ai pas posté d’articles sur ce blog et je tiens à m’excuser auprès des internautes qui avaient pris l’habitude d’être au parfum de l’actualité de la Côte d’Ivoire au jour le jour via eburnietoday.mondoblog.org. Les choses sont allées très vite dans la marche des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire sur Abidjan. J’ai eu à peine le temps de le réaliser que toute la capitale avait sombré dans la violence. Pour moi qui me connectais à partir d’un point public à Internet il était difficile de continuer à partager mes analyses quotidiennes sur les réalités de la crise ivoirienne. Le silence fut long pour moi mais l’essentiel c’est que je suis de retour : le rythme risque de ne pas être le même pendant plusieurs jours je dois vous l’avouer ! De retour sur une note de tristesse liée à la situation de mon pays : j’aurais voulu qu’avec l’offensive des FRCI, Laurent Gbagbo se décide au nom des innocents qui tombent aujourd’hui à céder le pouvoir mais hélas ! La voix des armes à finalement pris le dessus sur la voix de la diplomatie après quatre mois de tractation. L’entêtement politique, les dérives messianiques et les mirages d’un complot international de l’ex-président ivoirien continue d’attiser les passions des irréductibles qui croient dur comme fer que la ‘’prophétie’’ fait du séplou l’empereur à vie de la Côte d’Ivoire. Le plus décevant c’est que l’ONUCI malgré les appels à répétition à jeter un regard sur la situation des droits de l’homme se plait aujourd’hui à rendre officiel le bilan de ses trouvailles macabres. 800 morts à Duékoué, 200 ressortissants CEDEAO tués à Guiglo, 135 corps dans un puits…Nous avons passé le cap de 1500 morts là où de nombreux chefs d’Etats d’Afrique avaient demandé depuis longtemps l’usage de la force pour mettre un terme aux souffrances des populations. Les fanfaronnades diplomatiques de l’Union Africaine ont poussé tout le monde à croire que le clan des refondateurs allait entendre raison : au fond la seule chose qu’ils voulaient qu’on leur dise c’est que Laurent Gbagbo est Président. Or personne n’a envie de le dire et même ses potes angolais et sud-africains ont fini par lui dire dégage !

De retour également sur une note de déception liée cette fois ci à un rendez-vous manqué : celui de mondoblog à Dakar. J’aurais bien voulu retrouver mes amis virtuels de la plate forme mais hélas ! Je n’ai pas pu me rendre à l’aéroport à cause de l’absence de transport en commun et même le voisin qui voulait s’aventurer dans la rue pour me rendre service a renoncé. La violence des combats de ce dimanche était telle dans mon quartier que je me suis raviser à sortir de la maison. Je suis déçu, oui triste de ne pas être à Dakar mais pour tous les amis qui y sont je vous prie de ne pas oublier la Côte d’Ivoire et de penser à ce peuple qui souffre. Je suis avec vous et pour tous ceux qui sont sur place retrouvez le point des nouvelles fraîches d’Abidjan et de la Côte d’Ivoire avec SUY Kahofi sur le réseau synchronisé de Sen Communication, Radio Sud FM Dakar (98.5 Mhz) à 11 heures (édition inter), midi (page inter), 16 heures (édition inter), 18 heures (page inter) et 22 heures (page inter). Bonne vie à tous et bonne formation aux mondobloggeurs.

Suy Kahofi


Abidjan…comme Beyrouth !

 

Plusieurs forces contrôlent Abidjan en cette période de crise

Malgré les images rassurantes que diffuse la RTI ou TCI, les débats interminables sur l’issue de la crise, les appels aux jeunes patriotes à prendre d’assaut les rues et les nombreuses interrogations sur la capacité des deux camps à continuer la lutte, la triste réalité de la guerre civile Ivoirienne est présente. Oui on peut le dire la guerre civile est effective en Côte d’Ivoire avec son corolaire de morts, de corps en putréfaction, de violences interminables, de combats sans fin, de pillages et de décomptes macabres. Si les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire ont pris rapidement plusieurs localités du pays sans grandes batailles à l’exception de Guiglo, Tiébissou et Duékoué, la conquête d’Abidjan n’est pas une mince affaire ! Les soldats restés fidèles à Laurent Gbagbo défendent crânement la moindre parcelle de terre qu’ils tiennent encore et tentent de s’organiser. Comme Beyrouth, Abidjan est morcelée en zone sous contrôle des forces pro ou anti Gbagbo ou Ouattara. Ici il n’y a ni brouz, ni phalangistes chrétiens, ni combattants du hezbollah…Les forces en présence sont les FDS (du moins ce qui en reste) fidèles à Laurent Gbagbo appuyés par des milices, le commando invisible et les FRCI fidèles à Alassane Ouattara. Aux tirs de kalachnikov et de RPG7, répondent des salves des chars BTR 80 et T40. Les troupes d’Alassane Ouattara comme les rebelles libyens se rendent compte qu’ils n’ont plus d’armes pour lutter contre leurs adversaires. Traverser un pays et le pacifier avec des fusils d’assaut est une chose mais les utiliser dans une forteresse protégée par des chars est une autre réalité. L’écart en termes de puissance de feu est grand. Les armes crépitent, les canons tonnent et la guerre des médias fait rage !

« Ça va chauffer dans quelques jours »

On ne sait plus qui dirige la Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara a sous son contrôle 95% du territoire, lui reste les 5% qui symbolisent Abidjan et une poche d’irréductible pro-gbagbo dans la région ouest de Tabou. Il faut bien que les hommes d’Alassane Ouattara contrent la DMIR dirigé par le colonel-major Konan Boniface dont les hommes rompus au maniement des armes ne semblent pas vouloir lâcher l’affaire. Cet officier supérieur de l’ethnie baoulé, notamment Akouê de Yamoussoukro qu’on disait prêt à trahir le premier en cas de crise majeure est resté finalement le plus fidèle à Gbagbo. On se bat et le peuple dans tout ça ? Pauvres ivoiriens ! S’ils ne sont pas traumatisés par les prisonniers en libertés, les pillards qui sévissent, ils sont terrés chez eux comme des rats. « Voici quatre jours qu’on ne peut pas sortir : la faim mon frère ! Quand ça se calme on sort un peu pour acheter un peu de pain et puis on rentre » affirme un habitant de la Riviera. Les boulangeries et commerces qui ouvrent sont pris d’assaut par les consommateurs. Les prix flambent : la boule d’attiéké de 500 f est passée à 750 f, le pain de 150 f à 200 voir 250 f, les marchés de quartiers s’animent par hasard… « Il n’y a plus rien et dans les jours qui viennent ça va chauffer ! La faim et la maladie vont faire plus de victimes que les obus et les balles. On vit comme des rats dans nos maisons, dans l’ennui, la peur et les nouvelles alarmantes véhiculées par les médias » affirme ce père de famille. L’heure du sacrifice de la part de nos politiciens vient de sonner : s’ils prétendent vouloir gouverner un pays avec des hommes encore vivants, ils ne doivent pas consacrer une République sur des cadavres avec une Assemblée Nationale au Cimetière.

Suy Kahofi


Ralliement, défection, offensive…le vocabulaire de la crise change

 

En bleu l'ancienne ligne de front, en rouge la ligne de front au 30 mars, en vert la ligne de front du 31 mars

« Que ceux qui veulent nous rejoindre le signifient et que ceux qui veulent regagner Abidjan pour défendre Gbagbo le disent : vous êtes libres de partir ». Voici la phrase que Chérif Ousmane, le com-zone de Bouaké des ex-FAFN a prononcé aux troupes fidèles à Laurent Gbagbo lors de la prise de Tiébissou. Les combats ont été plus violents qu’à Yamoussoukro selon les témoignages recueillis auprès des populations. « Des jeunes miliciens ont tenté de s’opposer aux FRCI et ces derniers n’ont pas eu pitié d’eux : ils ont tué plusieurs et fait des prisonniers » témoigne un habitant de Sosrobougou (quartier de Tiébissou). L’avancée des FRCI et la prise des villes sans résistance jette les bases d’interprétations diverses : pour le camp Ouattara il s’agit de ralliement et pour le camp Gbagbo les troupes opèrent un replie stratégique vers le sud. Les deux camps ont raison : il y a des ralliements aux FRCI mais aussi des éléments qui se reconnaissent toujours en Laurent Gbagbo. « Pour ceux qui partent, le prochain face à face sera moins reluisant » affirme un autre soldat lors de la prise de Bouaflé. Ce replie des forces pro-gbagbo vers Abidjan fait craindre aux habitants de la capitale des affrontements plus violents dans les jours qui viennent. Les Abidjanais s’inquiètent du fait qu’ils pourraient vivre la bataille la plus sanglante de cette offensive.

Sur les pillages et tueries attribués aux FRCI, le Général Gueu Michel, commandant du fuseau ouest des FRCI s’est voulu clair. « Nos jeunes sont en mission avec des instructions très fermes : ils ne s’attaquent ni à l’ONUCI, ni aux populations civiles ». Lors de la prise des villes il y a du cafouillage qui occasionne des vols et autres pillages comme à Yamoussoukro. A ce niveau, les FRCI ne manquent pas de neutraliser les troubles fête lors des opérations de ratissage. L’appel au cessez-le-feu lancé par le camp Gbagbo n’a pas eu d’écho favorable auprès des FRCI et leur premier responsable, Soro Guillaume Ministre de la défense d’Alassane Ouattara qui pilote depuis Bouaké les opérations militaires visant à libérer le pays n’a pas mâché ses mots : « Laurent Gbagbo a quelques heures pour quitter la présidence, je dis bien quelques heures ». Aussi les paysans pourront enfin se libérer des 15% de production de cacao et de café restant sur la grande récolte car cette nuit le port de San-pédro est tombé aux mains des FRCI qui contrôle désormais 2/3 du territoire Ivoirien. Laurent Gbagbo attendu hier pour un discours à la Nation a encore gardé le silence. L’ONU de son côté est passé au vote à l’unanimité d’une nouvelle résolution sur la Côte d’Ivoire accentuant les sanctions sur Laurent Gbagbo et ses principaux conseillés et autorisant l’ONUCI a employer la force pour neutraliser tous ceux qui utilisent des armes lourdes sur les civiles. A ce titre l’ONUCI a déjà empêché des individus d’utiliser des armes lourdes à Abidjan en neutralisant ces derniers.

Suy Kahofi


Abidjan étouffe…la Côte d’Ivoire au bord de l’asphyxie

 

La dynamique capitale Ivoirienne est méconnaissable

La capitale économique Ivoirienne étouffe et pour preuve elle se vide de sa population. Tout Abidjan nord est aujourd’hui le théâtre de violents affrontements. La ville tourne au ralenti : l’administration fonctionne à peine, les banques sont fermées, les entreprises sont en mode chômage technique, le secteur privé et tertiaire n’existent plus alors que les activités de commerce et de transport battent de l’aile. Pire l’avancée ‘’facile’’ ces dernières 72 heures des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire a jeté une psychose dans toute la ville : les rumeurs d’infiltration vont bon train et la peur s’installe. Chacun rallie donc les marchés pour faire les dernières provisions avant ce que certains appellent déjà ‘’La Bataille d’Abidjan’’. Les familles qui criaient au désespoir avec la première vague de hausse des prix au mois de janvier ne savent plus où donner de la tête : un cube d’assaisonnement à 50 f, le prix du sucre majoré à 50 ou 75 % selon les boutiques, les morceaux de thon de 500 f sont passés à 800 f… « On croyait avoir tout vu mais là c’est le comble ! Des fonctionnaires qui font un repas par jour en Côte d’Ivoire, le pays d’Houphouët Boigny où la nourriture se jetait ; l’ivoirien peut faire des jours en train de boire de l’eau : ça fait pitié » affirme Mme Ahoutou. « Je vous dis que rien ne marche » affirme une commerçante du marché de Belleville à Treichville avant de conclure « C’est parce qu’on ne peut pas rester à la maison que nous sommes assises derrières ces quelques morceaux de poisson. Les ménages n’ont plus d’argent car les salariés sont au chômage, les gens viennent au marché par hasard et même quand ils viennent les denrées sont si chères que seules quelques personnes peuvent repartir avec des vivres ».

Les réalités traduites par ces femmes sont visibles dans la quasi-totalité des familles d’Abidjan comme ici à Yopougon. Oscar qui était la fierté de son bled à cause d’un poste qu’il occupait dans une entreprise de travaux publics est au chômage technique : en fait il s’agit d’un licenciement qui ne dit pas son nom. « Je suis de retour à la case départ et je dois chaque jour me tourner les pouces ou jouer au ludo ou au jeu de dame comme les autres copains du quartier » affirme le jeune homme. « Une petite querelle politique qu’on croyait passagère est en train de plonger le pays dans le KO ! Voici quatre mois que je ne travaille pas et j’ai quitté ma maison pour revenir vivre à la charge de mon père comme un écolier » conclu notre interlocuteur. Aucun secteur d’activité n’échappe à la crise : ‘’tout est verrouillé sur le pays’’ comme on dit à Baby* ! Les embargos pleuvent sur le pays : ports, médicaments, cacao…la Côte d’Ivoire s’enrhume et ses partenaires de la sous-région (notamment les pays enclavés) ayant patientés durant huit ans de crise préfèrent tisser d’autre partenariat. « Avec le retour au calme en Guinée et les chantiers du Président Condé notamment le port de Conakry aux mains de Bouygues, les entreprises maliennes et burkinabé espèrent la mise en service du chemin de fer pour ne plus choisir Abidjan comme destination. Les nigériens avec les facilités du port de Tema et d’Accra risquent d’y rester ! » affirme Sékou S. un camionneur. Son ami Barro s’inquiète de la situation : « tous ceux qui connaissent la sous-région savent aujourd’hui que la Côte d’Ivoire est en train de tomber au plan économique. On se chamaillent pendant que les autres avancent : on doit se ressaisir ». Oui se ressaisir sinon le pays mettra du temps avant de retrouver sa place sur la scène Africaine et renouer avec le développement.

Baby : petit nom pour désigner Abidjan (expression nouchi, l’argot ivoirien)

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici  60 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi


Coup de théâtre à Abidjan : le camp Gbagbo appelle au cessez le feu

 

Le porte-parole de Laurent Gbagbo appelle à un cessez-le-feu

On pourrait bien en rire s’il ne s’agissait pas de vies humaines engagées dans la crise post-électorale que connait la Côte d’Ivoire. L’appel au cessez-le-feu immédiat du camp Gbagbo a certainement surpris bon nombre d’Ivoiriens. Le camp ‘’des garçons’’ qui semblait jusque là insensible aux appels de la Communauté Internationale et de l’ONUCI a opéré un toilettage très rapide de son vocabulaire. Le discours fait de menaces et de prise de positions guerrières a vite laissé la place à un appel plein de tendresse au calme et à la retenue. C’est d’une voix plaintive, pour ne pas dire la larme à l’œil que le sieur Ahoua Don Mélo le porte-parole du gouvernement Aké N’Gbo au micro de TV5 a fait passer son régime pour la victime du camp Ouattara. « Je crois qu’aujourd’hui toute la Communauté Internationale voit que les rebelles sont lourdement armés et qu’ils attaquent partout où ils passent avec des morts, des pillages…Nous pensons que la force conduira forcément à l’impasse et que le dialogue nous sortira de l’impasse. Et donc nous appelons à un cessez-le-feu et nous souhaitons que le cadre de dialogue tracé par l’Union Africaine puisse s’ouvrir dans les plus bref délais ».

Le tigre d’hier c’est métamorphosé en chat devant l’avancée des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire qui ont fait tordre la ligne de front. La question que l’on se pose est de savoir pourquoi de tels propos n’ont jamais été tenus par le camp Gbagbo ? En lieu et place des obus sur Abobo on aurait bien pu commencer par là ! Au lieu de parler de guerre civile au nez et à la barbe de l’UA à Addis-Abeba, pourquoi n’avons-nous pas appelé au dialogue ? Connaissant les attitudes du club des boulangers, les pro-ouattara interrogés croient qu’il s’agit d’une autre stratégie pour tuer le temps (à la Kadhafi) en vue de lancer une contre-offensive. Dans son intervention si Ahoua Don Mélo souligne que le camp Gbagbo s’inscrit dans la logique de la feuille de route de l’UA préconisant un dialogue les 4 et 6 avril, il ne manque pas de lancer ce semblant d’ultimatum qui trahi la bonne foi des pro-gbagbo. « Nous utiliserons notre droit de légitime défense si les négociations échouent et nous le feront en temps opportun » a-t-il déclaré. On attend donc de voir les MI 24 et les Sukhoï de l’opération dignité voler de nouveau pour stopper l’avancée des FRCI. Le camp Gbagbo peut encore compter sur la garde prétorienne et les unités spéciales qui leur restent fidèle pour renverser la vapeur mais face à des hommes qui végètent dans la reconquête d’Abobo, on se demande bien ce qui reste du courage du valeureux régiment. Au cours de son intervention, l’ONUCI qui est le cure dents* du LMP a eu sa dose de salves verbales de la part d’Ahoua Dom Mélo (comme d’habitude) : on reproche à la Mission d’appuyer l’avancée des FRCI et de leur apporter un soutien tactique. La crise post-électorale Ivoirienne connait un autre rebondissement avec une interrogation à la clé : peut-on encore trouver une issue pacifique à cette crise ? Pour l’ivoirien de tous les jours, l’issue semble être plus que jamais entre les mains de Dieu !

*Etre le cure dents de : expression extrait du français familier ivoirien; exprime l’idée qu’un homme soit la bête de foire ou le dépotoir à injures d’une autre personne

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


59 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi