Kahofi SUY

La sale guerre de Laurent Gbagbo contre ADO

 

L'hôtel du Golf attaqué à l'arme lourde par les troupes pro-gbagbo

Il y a encore de nombreux Ivoiriens qui doutent des intentions réelles de Laurent Gbagbo mais je crois que l’attaque de l’hôtel du golf a bien renseigné chacun de nous. L’objectif semble être clair pour les troupes fidèles au mauvais perdant de la présidentielle du 28 novembre 2010 : porter atteinte à l’intégrité physique d’Alassane Ouattara et des occupants de l’hôtel du golf. Alain Leroy le patron des casques bleus après enquête avait attiré l’attention des membres du Conseil de Sécurité sur la progression des troupes pro-gbagbo. A peine avait-il rendu public son rapport que Laurent Gbagbo se manifeste avec ses francs-tireurs embusqués qui reprennent du service. Les snippers faisant fi de la présence des civils ont ouvert le feu dans le tas manquant de toucher des journalistes.
Les méthodes du camp Gbagbo sont connues : les assassinats ciblés car aujourd’hui tout le monde sait qui est la marraine des escadrons de la mort, les tueries de civils et les attaques contre les troupes de l’ONUCI et de la Licorne. L’hôtel du Golf comme je le disais hier est encerclé et la mission est claire : tuer Alassane Ouattara. Si le Président Alassane Ouattara avait les mêmes intentions il y a bien longtemps que Laurent Gbagbo était sorti de sa tanière d’où il tire les ficelles de la déstabilisation du pays. Il refuse que la Côte d’Ivoire s’engage sur le chemin de la paix et de la stabilité sinon comment comprendre que pendant que les autres leaders politiques étaient en campagne, Laurent Gbagbo s’entourait de mines, de blockhaus et d’armes lourdes ? Laurent Gbagbo sait que la prise de son palais sans dégâts sera une mission difficile car le bouclier des ambassades lui offre une protection à nul autre pareil et voici une situation qui rebute les soldats des FRCI. « On nous traite d’illettrés et de dangereux mais je crois que chacun aujourd’hui sait qui est dangereux. Alassane nous demande d’envoyer les blessés ennemis à l’hôpital, de faire des prisonniers et non d’exécuter qui que ce soit après une bataille. En face nous avons des sauvages angolais et des éléments du CECOS qui lorsqu’ils capturent nos éléments les exécutent froidement. Où allons-nous ? » s’indigne Willy un jeune combattant que nous avons pu joindre par téléphone. « Où placer le canon sans s’attirer des problèmes avec nos chefs ? Tu veux tirer ici on te dit c’est l’ambassade de Russie, là c’est l’ambassade des USA, là c’est celle du Japon…Si Gbagbo n’avait pas toute cette protection il y a longtemps qu’on l’avait déterré » explique un autre combattant. « Les hommes de Laurent Gbagbo sont des individus mal intentionnés : des hommes qui sont capables de séquestrer un ambassadeur accrédité dans notre pays. Ils donnent à la Côte d’Ivoire une réputation d’Etat délinquant » déclare un capitaine de gendarmerie rallié aux FRCI.
Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire savent désormais qui ils ont en face et l’ONUCI et la Licorne comprennent que Laurent Gbagbo et ses hommes sont dans une logique de guerre totale. Si ce qui reste de forces militaires fidèles à Laurent Gbagbo n’est pas neutralisée dans les 48 heures qui viennent la vie du Président Alassane Ouattara et celle de ses proches est en danger.
Suy Kahofi


Il tire toujours les ficelles de la déstabilisation

 

Laurent Gbagbo veut-il réellement la paix ?

« Si je ne suis pas Président alors personne ne le sera ». Voici certainement l’idée maitresse qui guide l’attitude destructrice de Laurent Gbagbo dont les troupes refusent de tourner la page de la crise post électorale. L’égocentrisme de Laurent Gbagbo risque de pousser la Côte d’Ivoire vers des lendemains incertains. Comment quelqu’un qui prétend être de Dieu et combattre avec ‘’l’armée de Dieu’’ peut-il être aussi orgueilleux au point de mettre en péril la vie de ses compatriotes ? Parce que la Côte d’Ivoire veut renoncer à la violence et au KO, le clan Gbagbo refuse de lui rendre sa liberté. Au lendemain du discours du Président Alassane Ouattara les populations sont enfin sorties pour tenter de trouver de quoi manger et souffler. Les engagements pris pour le retour au calme avaient convaincu les Ivoiriens. Malheureusement les miliciens pro-gbagbo encore actif à Abidjan ont tout fait pour empêcher les abidjanais d’être heureux. Plusieurs attaques ont été signalées dans toute la ville car les forces pro-gbagbo n’ont pas dit leur dernier mot. Profitant de l’accalmie et du fait que les FRCI tentent de sécuriser Abidjan, les mercenaires et miliciens à la solde de l’ancien président se sont réarmés pour continuer à tuer. Certes cette situation inquiète l’ONU mais elle avait été déjà décrite par le Premier Ministre Guillaume Soro qui avait affirmé et je cite « l’appel au cessez-le-feu n’est qu’une nouvelle stratégie de Laurent Gbagbo pour gagner du temps et organiser sa résistance ». Aujourd’hui chacun donnera raison à Guillaume Soro vu que la forteresse Gbagbo est gardée par plus de 1000 hommes qui tentent d’encercler l’hôtel du golf. Suivez mon regard.

Voici près d’une semaine que les habitants du paisible quartier de la Riviera CIAD et du village de N’pouto (situé à 500 m de l’Hôtel du Golf) ont vu débarquer de nouveaux locataires. Un nombre important de ces personnes serait des militants de la FESCI qui ont déserté les cités universitaires : « on les connait bien ici » nous a affirmé un jeune homme. Reconnaissable à leurs vocabulaires virulent et leurs prêches enflammées anti-ouattara, ils tentent de recruter des jeunes dans les espaces publics tels que les maquis et espace de distraction encore ouverts. En cette période difficile, ils ont encore les moyens de s’offrir casiers de bières et mener une vie de luxe. Pire aux alentours du village de N’Badon des informations font état de jeunes miliciens qui reprennent des entrainements. Les populations de ces différents quartiers et villages heureux de la présence des casques bleus de l’ONUCI craignent que la violence et les pillages ne soient désormais leur quotidien. Les attitudes hitlériennes de Laurent Gbagbo inquiète car dans l’histoire du monde tous les dictateurs et leaders qui ont cru que sans eux leurs Nations ne pouvaient pas exister ont conduit des régimes et des idéaux qui ont consacré le KO et la désolation. La Shoa en est l’exemple le plus palpable ! Laurent Gbagbo s’en fout de savoir si les abidjanais mangent ou sont malade, il s’en fout de savoir si des femmes enceintes ne s’alimentent pas bien, il s’en fout de savoir si des blessés restent sans soin, il s’en fout des morts…La seule chose qu’il veut n’est ni la paix pour la Côte d’Ivoire mais il veut tout simplement être Président et s’il le faut sur les cadavres des Ivoiriens. Je me réjouis que sur cette terre aucune situation n’est éternelle et que tôt ou tard Laurent Gbagbo, qui depuis quatre mois tente de trouver un homme lucide pour lui dire qu’il est Président, devra se décider à laisser les Ivoiriens vivre. L’ayatollah Ruhollah Khomeiny dans un célèbre écrit disait ceci : « quand un mécréant se présente comme une plaie pour sa communauté, sa ville ou son pays et que son caractère destructeur est nettement révélé, l’ablation d’un tels kyste s’impose comme une intervention chirurgicale voulu par Dieu pour l’équilibre du monde ». Tôt ou tard le problème Laurent Gbagbo sera réglé car il est aujourd’hui le vrai problème de la Côte d’Ivoire. Les hommes de Laurent Gbagbo refusent de prendre le chemin de la paix et ils entendent empêcher le reste du peuple de vivre en paix. Dieu est témoin et en temps que juge suprême il ne regardera pas la situation du peuple Ivoirien sans agir.

Suy Kahofi


Abidjan : quand la Licorne sert les missiles sur un plateau d’argent

 

La licorne agit belle et bien sous mandat onusien

J’ai pris le temps d’écouter les nombreux commentaires sur le bien fondé de l’intervention de la Force Licorne à Abidjan il y a quelques jours et je dois dire que l’émotion et les analyses hâtives sont le fort de certains intellectuels africains. Ces derniers n’ont que pour seuls mots à la bouche néocolonialisme, ingérence, dictat occidental et j’en passe. Le gros verbiage inutile de nos universitaires là où tout un peuple souffre depuis quatre mois de l’entêtement politique d’un pseudo-démocrate qui fait miroiter monts et merveilles depuis huit ans. Ceux qui suivent l’actualité ivoirienne et la scrutent à la loupe savent dans quel contexte les frappes de l’ONU sont intervenues. Depuis quatre mois le monde entier sait que les troupes fidèles à Laurent Gbagbo tuent impunément à Abobo malgré les appels de l’ONU et des humanitaires. Le monde entier sait que des obus de Gbagbo atterrissent sur des marchés, les amis socialistes de Gbagbo savent que leur copain ordonne des tirs de mitrailleuses lourdes sur des manifestantes aux mains nues, les intellectuels africains savent que des crimes à caractère religieux ou ethnique ont été perpétré par des milices pro-gbagbo…la liste des violations des droits les plus élémentaires de la personne humaine est longue et les choses se sont prolongées même avec l’offensive des FRCI. Les troupes onusiennes en mission de protection des civils à Abidjan ont essuyé à plusieurs reprises des tirs des Forces Spéciales du camp Gbagbo : RTI jeudi 31 mars 19 h, 2 avril camp de gendarmerie d’Agban, Plateau bloc ministériel et cocody où cinq éléments des FDS ont été touchés, 3 avril des tirs atteignent le quartier général de l’ONUCI à Sébroko : de nombreuses balles atterrissent dans le bureau de Mr YJ Choi et dans les studios d’ONUCI Fm, ce même jour (3 avril) vers 17 heures, un char de combat a pris position dans un camp militaire donnant sur le siège de l’ONUCI et des obus dirigés contre la Mission ont atterri dans le quartier populaire d’Attecoubé constituant une menace directe contre les populations civiles.

A-t-on besoin d’un portrait supplémentaire pour comprendre que les troupes de Laurent Gbagbo avaient l’intention de nuire ? Je crois que non ! Ceux qui s’exhibent en évoquant une ingérence de la France ne sont pas ceux que la faim malmène à Abidjan en ce moment, ils ne sentent pas l’odeur des corps en putréfaction, ils ne dorment pas sans prendre un bain comme plusieurs abidjanais aujourd’hui, ils ne passent pas des nuits blanches à espérer qu’un obus ne vienne tuer un enfant…voici pourquoi ils ne peuvent pas saluer les frappes de la Licorne. De nombreuses poudrières, tanks et mortiers ont été détruits par les missiles français. Même avec ces frappes Laurent Gbagbo dispose encore d’armes lourdes pour défendre son domicile et les T40 qui gardent sa forteresse sont la preuve qu’un autre bombardement de l’ONUCI et de la Licorne s’impose. Les forces spéciales de Laurent Gbagbo se battent toujours avec des armes lourdes et les snippers embusqués empêchent les agents de la Croix Rouge d’enlever les corps en putréfaction qui jonchent les rues d’Abidjan. Rien de l’arsenal de guerre de Laurent Gbagbo n’a été touché et ses hommes se battent toujours, plus équipés et regroupés grâce au faux cessez-le-feu qu’ils ont négocié pour rouler les FRCI dans la farine. La France n’a pas agit de son propre chef : elle intervient sous mandat onusien à la demande du secrétaire général de l’ONU. Alors pour ceux qui analysent les frappes françaises en ayant en cœur les luttes coloniales ou la traite négrière, sachez que vous vous trompez de réalité. Je trouve que ces frappes sont arrivées bien tard et après de nombreuses victimes. L’ONUCI et la Licorne l’auraient fait il y a une semaine que le camp Gbagbo aurait capitulé ou plutôt négocié avec moins d’arrogance. Aujourd’hui les mercenaires pro-gbagbo s’attaquent aux domiciles des ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire sans que quelqu’un ne s’indigne. Quand l’ONUCI ou la Licorne agiront sous le chapitre 7 des Nations Unies pour stopper ces nouvelles violences, d’autres diront qu’il s’agit encore d’ingérence comme si préserver la vie d’un homme ne pouvait pas justifier l’ingérence d’un Etat dans les problèmes internes d’un autre. Je vous laisse avec cette question : qui d’entre vous osera abandonner un enfant entre les mains de sa mère quand cette dernière est en train de le battre à mort ? Je suis sûr que chacun ira secourir cet enfant sans qu’il ne se pose la question de savoir s’il n’est pas en train de s’ingérer dans un problème familiale !

Suy Kahofi


« Nous on avance et on va avancer ! »

 

Il faut que la Côte d’Ivoire oublie le passé pour construire son avenir

Il n’y a que les militants LMP et ceux du FPI qui aiment le KO, la violence et les crimes sans fin pour oser critiquer le discours du Président Ouattara. Il n’y a que les suppos de l’ancien chef d’Etat qui aiment voir le sang couler car ils sont les seuls à avoir crié « on ne laisse pas tombé, on va mélanger le pays, Ouattara n’a qu’a bavarder c’est cadeau ». Voici un clan de pseudo-démocrates et de patriotes du dimanche qui regrettent déjà le temps où Gbagbo jetait les obus sur les civils, qui regrettent déjà les assassinats des journalistes, qui veulent encore que les armes lourdes crépitent…Il y a ceux là et il y a nous qui voulons le changement, du travail, la paix et un avenir radieux pour notre cher pays !

Trop c’est trop ! Huit ans de crise militaro-politique, quatre mois de crise post-électorale, douze jours de guerre civile, plus de 2000 morts, des milliers de blessés, des centaines d’orphelins, des centaines veuves ; je crois qu’il faut être un homme sans cœur pour vouloir reculer et vivre de nouveau toutes ces souffrances. On peut être nostalgique mais je pense qu’on doit l’être pour les bonnes choses. La triste page de Laurent Gbagbo marquée par la gabegie, la corruption, les détournements à grande échelle, les scandales sexuels au sommet de l’Etat et les morts en cascade est belle et bien tournée. « Nous on avance » comme dirait un jeune chauffeur et on veut avancer ! Les banques vont rouvrir et ceux qui ne veulent pas prendre leur salaires parce que payé par Ouattara sont libres de le faire ! Les ports ne sont plus sous embargo et ceux qui refusent de se soigner avec les médicaments qui passent par ces ports sont libres de refuser ! Il y aura du travail et ceux qui veulent croiser les bras sont libres d’agir ainsi ! Il y aura la réconciliation et je crois que seuls les ennemis de la Côte d’Ivoire seront contre ! La Côte d’ivoire veut vivre après des jours passés dans le KO et seuls ses ennemis rêvent encore du KO.

Laurent Gbagbo n’est plus une priorité car hier il était le chasseur qui mettait Ouattara sous blocus, aujourd’hui c’est lui qui est sous blocus et personne ne s’opposera à son désir de garder ce palais présidentiel pour lui. La prophétie selon saint Laurent, celle qui confortait la dérive messianique du couple Gbagbo s’est bien accomplie sauf que la fin ne ressemble en rien à ce que Laurent Gbagbo espérait. Dieu confond toujours et il a trouvé une solution à la crise à laquelle personne ne pensait. Prophétie par ici, prophétie par là, rien que du mensonge d’homme de Dieu cupide pour endeuiller la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens sauront désormais entendre la voix de Dieu et feront la différence entre ce que les faux prophètes disent et ce que Dieu dit. La Côte d’Ivoire avance et elle avancera avec ceux qui le souhaitent car ce pays a d’énormes potentialités qui peuvent lui permettre de jouer son rôle de moteur économique de la sous-région. Vive la Côte d’Ivoire et que Dieu nous bénisse !

MOMENT DE JOIE


Ils sont désormais libres, nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA. Merci aux journalistes ivoiriens, à RSF et à tous ceux et celles qui ont soutenu et soutiennent tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement. Vive la Presse Ivoirienne pour que vive la Démocratie !

Suy Kahofi


Massacres à Duékoué : Où était le MORBATT de l’ONUCI ?

 

Le CICR tente de retrouver et enlever les morts

La nouvelle résolution du Conseil de Sécurité renforçant le mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire venait à peine d’être votée que le scandale des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et présumé génocide éclatait dans l’ouest du pays plus précisément à Duékoué, la cité où éléments des FRCI fidèles à Alassane Ouattara et FDS fidèles à Laurent Gbagbo se sont affrontés à l’arme lourde pendant plus de 48 heures. Le bilan en perte humaine est lourd : le CICR avance le chiffre de 800 morts là où Caritas et d’autres ONG parlent de plus de 1000 morts. Qui a donc pu tuer à cette échelle à Duékoué ? Aujourd’hui, FRCI et FDS se rejettent la responsabilité des massacres. « Nous avons eu au moins le temps d’avertir la Communauté Internationale sur les massacres des miliciens et des mercenaires pro-gbagbo à Duékoué. Rappelez-vous qu’avant notre entrée dans cette ville et même celle de Guiglo nous avons tiré la sonnette d’alarme pour insister sur ces tueries et donc je refuse que les FRCI soient accusés d’être les auteurs de ces massacres » a souligné le Premier Ministre Soro Guillaume. Les services du Premier Ministre en présence des délégués du CICR et de l’ONUCI sont à pied d’œuvre, sous l’œil du ministre Sidiki Konaté, pour rétablir la vérité. Pour l’instant seuls quelques 152 corps ont été enregistrés.

Pro ou anti Ouattara ou Gbagbo, chaque ivoirien se pose une seule question : où était l’ONUCI notamment son bataillon marocain au moment des faits ? L’ONUCI si prompt à tirer des conclusions sans enquête doit comprendre qu’elle a une part de responsabilité dans les massacres de Duékoué. Lorsque les combats faisaient rage et que les populations se terraient dans les églises de la ville, le bataillon marocain prétextant ‘’d’un climat d’insécurité grandissant’’ a plié bagage de la cité du Guémon. Aucun élément du MORBATT (Bataillon Marocain de l’ONUCI) n’a eu le courage de se poster autour d’une seule église pour défendre les déplacés contre les tirs des protagonistes. Comment des hommes en armes sensés protéger des civiles peuvent-ils se retirer au moment où la ville est en proie à des violences ? Les fonctionnaires de l’ONUCI ne sont pas en Côte d’Ivoire pour faire l’inventaire des charniers ou les décomptes macabres, leur rôle est justement de créer les conditions pour que les morts en cascade s’arrêtent. L’ONUCI devra elle aussi répondre de sa passiveté dans plusieurs incidents après la crise que traverse le pays notamment le massacre des sept femmes à Abobo, les obus sur le marché de boribana à Attécoubé (quartier où se situe le siège de l’ONUCI), les obus sur le marché samaké d’Abobo, les tueries de Treichville, les assassinats ciblés des musulmans à Attécoubé etc.

Suy Kahofi