Kahofi SUY

Barack Obama sera le grand absent de la cérémonie d’investiture

 

Le Président Obama ne fera pas le déplacement vers Yamoussoukro

Le Président Barack Obama ne sera pas de la fête à Yamoussoukro à l’occasion de l’investiture du Président Alassane Ouattara. Néanmoins une délégation de hauts cadres de son administration sera en terre Ivoirienne pour le représenter. Le Président Barack Obama a annoncé aujourd’hui la composition de la Délégation présidentielle qui se rend en République  de Côte d’Ivoire pour assister à l’Investiture de Son Excellence Monsieur Alassane Dramane Ouattara le 21 mai 2011. L’honorable Brooke D. Anderson, Conseiller Adjoint à la Sécurité nationale, Conseiller et Chef de cabinet du Conseil national de sécurité, conduira la délégation. Voici la biographie des deux représentantes du Président Américain.

L’Ambassadeur Brooke D. Anderson, Conseiller Adjoint à la Sécurité nationale, Conseiller et Chef de cabinet du Conseil national de sécurité à la Maison Blanche.

L’Ambassadeur Anderson est Conseillé adjoint pour les questions de sécurité nationale, Conseiller et Chef du cabinet de la Sécurité  nationale à la Maison Blanche. Auparavant, Madame Anderson a servi en qualité d’Ambassadeur et de Représentant suppléant pour les Affaires politiques spéciales à la Mission des  États-Unis auprès des Nations Unies. Pendant qu’elle était à la Mission américaine auprès de l’ONU, elle s’occupait essentiellement des questions relatives au Conseil de sécurité de l’ONU, y compris les missions de maintien de la paix et la non-prolifération. Madame Anderson a plus de 20 ans d’expérience en matière de service dans le domaine des politiques publiques – au Conseil national de sécurité de la Maison Blanche et à des postes de haute direction au  Département américain de l’énergie, au Congrès américain ainsi que dans le secteur à but non lucratif et privé. Avant de devenir membre de la Mission américaine, Madame Anderson a servi en qualité de Porte-parole principal de la Sécurité nationale et Conseiller en matière des politiques pour la transition Obama-Biden. Elle était aussi membre de l’Equipe de transition du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, conseillant à propos de la structure du Conseil national de sécurité et du programme de politique. Madame Anderson a travaillé auparavant à la Nuclear Threat Initiative (Initiative relative à la Menace nucléaire), une organisation à but non lucratif œuvrant pour la réduction des menaces mondiales que posent les armes nucléaires, biologiques et chimiques et était co-directeur du Projet de Sécurité nucléaire, qui est dirigé par l’ancien Secrétaire d’État George Shultz, l’ancien Secrétaire à la Défense William Perry, l’ancien Secrétaire d’État Henri Kissinger et l’ancien Sénateur Sam Nunn.

Madame Julia Stanley,  Ministre Conseiller à l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire

Cadre supérieur du Service des Affaires Etrangères, Madame Julia Stanley  a pris fonction en septembre 2009 en qualité du Ministre Conseiller à l’ambassade des Etats Unis en Côte d’Ivoire. Avant d’arriver à Abidjan, Madame Stanley a servi comme Consul Général à l’Ambassade des Etats Unis à Séoul, Consul Général adjoint à l’Ambassade des Etats Unis en France et enfin Consul Général à l’Ambassade des Etats Unis en Haïti. Elle a également travaillé à Sana, Yémen; à Londres, Royaume Uni; à Rabat, Maroc; et à Kingston, Jamaïque. Madame Stanley, qui parle couramment le Français et l’Arabe, a travaillé au Département d’Etat à Washington en qualité d’expert sur les questions afghanes et a été chef du Bureau chargé des questions de la Jordanie et de l’Arabie. Madame Stanley est titulaire d’une maîtrise en Science des Stratégies de Sécurité Nationale obtenu en juin 2002 à la « National War College » à l’Université Nationale de Défense à Fort McNair. Elle a étudié en 1975 la Littérature anglaise et l’Histoire des Arts à l’Université de l’Illinois. En 1979, Rutgers, l’Université de l’Etat  de New Jersey lui a décerné le prix de docteur de jury. Madame Stanley est mariée à Monsieur Saïd Rida et est férue de lecture, d’actualité et du tourisme.

Suy Kahofi


Ambiance festive d’un départ pour l’investiture

 

Petite pause à n'zianouan pour faire le plein d énergie

Gare d’Adjamé, Abidjan il y a du monde ce vendredi comme déjà depuis le mercredi 18 : les Ivoiriens par centaines ont décidé de ce rendre à Yamoussoukro pour la cérémonie d’investiture du Président de la République. Toutes les gares qui assurent le transport vers Yamoussoukro reçoivent du monde. 5000, 4500, 4000 chacun affiche son tarif pour attirer la clientèle. Il est 10 h 26, nous sommes à la gare de l’Union des Transporteurs de Bouaké UTB. Le prochain départ pour Yamoussoukro est prévu pour 12 h 15. Trop de temps à attendre : chacun veut une place dans le car qui décolle pour Daloa et Bouaflé. Le chauffeur sur insistance du chef de gare accepte de faire le détour pour déposer la trentaine de fêtards à Yamoussoukro. L’ambiance est plutôt festive à la montée du car ! « Vous allez voir le Président ? » interroge le convoyeur. « Oui kêh ! Et toi tu ne viens pas » lui répond la commerçante qui vient de fermer boutique pour le voyage. Les commentaires et analyses fusent de toutes parts sur l’évènement mais on retiendra que les Ivoiriens se rendent à Yamoussoukro pour festoyer et tourner la page. « Ivoiriens ils aiment amusement ! Depuis Ouattara parlent ils n’entendent pas mais quand il a dit venez faire la fête ils courent » affirme un agitateur à l’avant du car. Un autre de répondre « ADO lui-même sait que son investiture c’est le rattrapage de 24, 31 et pâques des Ivoiriens » (rires). Après le départ d’Adjamé bref escale à Yopougon puis direction le corridor de GESCO. A la vue des FRCI, les passagers se préparent pour le contrôle. « Rangez vos pièces d’identités : qui va contrôler quoi ? » s’interroge menaçant un étudiant à l’arrière du car. C’est d’ailleurs lui qui sort la tête pour accueillir l’homme en arme. « Chef, laisse affaire de contrôle on va pour la fête à Yamoussoukro ». L’homme fait signe de la main et le car avance. Quelques brins de causerie entre voisins puis c’est un démarcheur qui prend la relève pour vanter les mérites de ses médicaments.

Première escale 12 h 12 , l’ancien corridor d’Elibou sur l’autoroute. 2 km avant les premiers commerçants un accident ! Sortie de route pour un pick-up des FRCI : les trois  occupants à l’avant du véhicule sont touchés. Les voyageurs se lèvent pour admirer le triste spectacle. « Voici ce que l’OSER (Office de Sécurité Routière) voulait éviter » affirme une dame. Le car s’immobilise à peine et reprend son périple vers la capitale politique. Le silence est déchiré par un une information qui ne réjouit pas les fêtards. « Mon cousin vient de me dire que les maquis et bars affichent occupés depuis deux jours » affirme l’étudiant. « C’est grave ! » répond l’agitateur à l’avant du car avant de conclure « j’espère que le prix de la bière n’a pas augmenté ? » (rires). Deuxième escale à N’Zianouan : la pause est longue car certains profitent de l’occasion pour manger et faire quelques courses. Un voyageur quitte le car puis c’est le départ ! Sur le chemin des femmes et des  enfants dans certains villages saluent le passage des véhicules avec des cris de joie et brandissent des drapeaux estampillés ADO la solution ou RHDP la solution. Les véhicules vont vite, certains sont en pannes ici et là mais personne aux abords des routes ne renoncent au voyage. Plus intrépides, ce groupe de motards d’une vingtaine de personnes qui entend rallier la capitale à deux roues! Là aussi il y a des pannes mais on ne se décourage pas. Les véhicules des FRCI sont visibles tout au long du trajet : certains escortent des voitures officielles du Gouvernement, d’autres des véhicules diplomatiques. Troisième pause à Toumodi et c’est le direct pour Yamoussoukro que nous atteignons en moins de 20 mn. Il est 15 h 05 mn! Les longues files de véhicules à l’entrée de l’hôtel président attirent le regard des voyageurs. Les uns appels leurs amis, d’autres des  parents. « Nous y sommes » lance un jeune homme à l’arrière du car et son voisin de lui répondre « espérons que la pluie ne gâche pas la fête ».

Suy Kahofi à Yamoussoukro


La Côte d’Ivoire se prépare pour l’investiture de son Président

 

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Alla N’guessan* a choisi Yamoussoukro pour son investiture

Les préparatifs pour l’investiture du Président Alassane Ouattara se passent plutôt bien dans l’ensemble. Abidjan vitrine de la Côte d’Ivoire moderne bien que marqué par les stigmates des combats fait peau neuve pour accueillir dans moins de 72 heures les invités de marque qui se bousculeront pour assister à la cérémonie d’investiture. Les équipes de nettoyage composées d’hommes et de femmes curent les caniveaux et les rues, débarrassent la capitale des dépotoirs sauvages et balaient les rues chaque jour. « Abidjan redevient joli » comme le soulignait un chauffeur de taxi. Le boulevard lagunaire affiche son look des jours d’indépendance : chaque poteau électrique a retrouvé son drapeau et a reçu une nouvelle couche de peinture. Il faut se dépêcher au niveau d’Abidjan pour remettre les dernières couches de chaux sur le trottoir mais mettre également en état de marche les lampadaires dont certains ont été endommagé ces quatre derniers mois.

Encore des lampadaires à faire fonctionner et cette fois ci nous sommes à Yamoussoukro, la capitale politique de Côte d’Ivoire. La ville la plus électrifiée d’Afrique est celle choisie par le nouveau Président Ivoirien pour son investiture. On ne pourra pas dire exactement combien de lampadaires ornent les rue de Yamoussoukro mais dans tous les cas, ce système d’éclairage public fait le charme de cette cité. Certains parlent de 5000 à 8000 lampadaires pour une ville petite par sa superficie ! La capitale est belle et débarrassée de ses ordures grâce à la mobilisation de tous les habitants qui ont répondu favorablement à l’appel de Nanan N’dri Boigny III chef des Akouê et Gouverneur de District. Ici on sent déjà que le volet sécuritaire ne sera pas laissé au hasard : la Licorne est présente, les FRCI renforcent leurs patrouilles et les troupes de l’ONUCI déjà opérationnelles sont aussi visibles.

La cérémonie d’investiture du Président de la République fait aussi tourner le business. Des commerçants ambulants proposent des auto-collants à l’effigie du Président ainsi que des tee-shirts. Certains militants comme Awa ont préféré faire sortir le tee-shirt de campagne avec l’inscription ‘’ADO la solution’’. « Au lieu de dépenser je préfère porter mon tricot pour me rendre à Yamoussoukro. Il est encore neuf car à cause de la crise nous les avons gardé : on avait peur de les porter à cause des militants du FPI mais aujourd’hui il n’y plus de problème » affirme la jeune commerçante. A la maison du parti (PDCI) et au siège du RDR le pagne officiel de l’investiture est très prisé par les militants et sympathisants du Président Alassane Ouattara qui se déplaceront nombreux à cette cérémonie si l’on s’en tient aux propos de ce chef de gare. « Nous avons déjà réservé des cars pour des convois. Bouaké, Daloa, Gagnoa…des milliers d’Ivoiriens veulent rallier Yamoussoukro et je ne le cache pas ces déplacements font l’affaire des transporteurs ! ». Le chef de gare nous dira qu’il espère que les éléments des FRCI qui se signalent aujourd’hui par la pratique d’un racket sauvage « laisseront tranquille les Ivoiriens qui désirent voir le Président ».

*Alla N’guessan est le nom baoulé d’Alassane Ouattara

Suy Kahofi


Alassane Ouattara et les 6 préjugés qui lui collent à la peau

 

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Alassane Ouattara victime des préjugés politiques ?

La classe politique Ivoirienne a été animée par trois principaux leaders depuis la mort de Félix Houphouët Boigny jusqu’à ce jour. Le premier est bien sûr l’opposant historique au Bélier de Yamoussoukro, Laurent Gbagbo le Woody de mama. Il est le plus fidèle élève politique du vieux car en s’opposant à lui, il a appris à son ombre même éloigné idéologiquement de lui. Le deuxième Henri Konan Bédié, l’actuel doyen de la politique nationale, le sphinx de Daoukro fut le dauphin constitutionnel du vieux et Président de la République avant d’être débarqué par le Général Guéï Robert. Le troisième Alassane Ouattara, le Premier Ministre du vieux et leader du RDR après Djéni Kobenan. Après avoir été écarté de la Présidentielle pendant plusieurs années il est aujourd’hui Président de la République. Ce n’est pas faute d’avoir du soutien au sein de la population qu’il n’est pas arrivé à occuper le poste de Président de la République plus tôt. Ses opposants ont toujours utilisé des armes sociologiques ou préjugés préfabriqués ( ?) dans des réunions de gang politique pour le clouer. Voici les 6 plus célèbres.

1 – Le burkinabé devenu Ivoirien : la victime de l’Ivoirité ( ?)

L’Ivoirité, difficile de dire qui est le père de cette théorie xénophobe puisse que le Président Henri Konan Bédié s’est toujours défendu que ‘’son’’ Ivoirité à lui a été détourné de sa mission première qui était de rendre les Ivoiriens fiers de ce qu’ils sont. Une chose est sûre c’est que ce concept a été à l’origine de la polémique sur la nationalité d’Alassane Ouattara. Pour de nombreux Ivoiriens (et même jusqu’à ce jour) Ouattara n’est pas Ivoirien : il est un burkinabé, un mossi qui a fraudé pour devenir Ivoirien. Aucun adversaire politique du bravetchê ne s’est retenu d’utilisé l’Ivoirité dans sa campagne. Les masses dans les hameaux les plus reculés ont été endoctrinées à coup de ‘’Ouattara est burkinabé’’ depuis plus de quinze ans. Ouattara Ivoirien ou burkinabé ? Malgré qu’il soit Président la polémique est toujours présente et le préjugé (ou la réalité) de l’Ivoirité lui colle encore à la peau.

2 – Le fils ingrat du père.

C’est l’acte irréparable qui est à l’origine de sa séparation d’avec ‘’ses frères’’ du PDCI. Alassane Ouattara aurait du vivant d’Houphouët Boigny avoué qu’il serait candidat à l’élection Présidentielle. Un sacrilège pour les militants du PDCI à l’époque qui n’ont jamais digéré les écarts du jeune technocrate. Une maladresse pour certains observateurs car Alassane Ouattara n’était pas un politicien véritable à l’époque. « Il ne savait pas comment les successions s’organisaient au PDCI » m’a dit un journaliste de la RTI. Les barrons du PDCI en bon Gaullistes qui gravitaient autour du vieux Boigny n’ont pas vraiment pardonné au Premier Ministre. Les méthodes du PDCI tirées des codes de la monarchie Akan sont très strictes : vouloir la place du Père avant son départ, c’est le pousser dans le cercueil* ! (traduction du proverbe baoulé)

3 – Le vrai père des coups d’Etat et des rébellions Ivoiriennes

A chaque fois que la Côte d’’Ivoire a eu une toute petite migraine le premier à être interpellé ou indexé fut ADO. Les partisans de Laurent Gbagbo l’appelaient l’Assassin Déporté de Ouaga. Laurent Gbagbo l’a ouvertement présenté comme celui qui a renversé Bédié et donc invité le PDCI à ne pas le soutenir au second tour de l’élection Présidentielle. Ben Soumahoro l’ancien leader du RDR a dit de lui en premier qu’il « est le père de la rébellion en 2002 » et mis en garde la Côte d’Ivoire contre celui qui risque « de transformer la Côte d’Ivoire en brasier s’il ne devient pas Président ». Ben Soumahoro lui attribue la paternité du charnier de Yopougon et pour les Jeunes Patriotes « Ouattara n’est rien d’autre que l’auteur des malheurs de la Côte d’Ivoire ». « Quand il est hors du pays il est une menace » disait Charles Blé Goudé lors d’un de ses meetings. Alassane Ouattara à donc la réputation du déstabilisateur qui a opéré un passage en force vers la Présidence.

4 – Celui qui liquidera la Côte d’Ivoire

« Il vend les entreprises, les rachète lui-même ou les donne à ses amis français ». C’est la phrase qui circulait sur toutes les lèvres à l’époque de la privatisation. Le liquidateur dans le rôle du Premier Ministre : il a bradé toutes les entreprises du pays au prétexte de l’application d’un plan de relance économique imposé par les institutions bancaires internationales. Après son passage plus rien n’appartenait aux Ivoiriens, pire certains ‘’amis’’ du vieux ont trouvé que l’ancien patron du FMI c’était enrichi considérablement. « Si Ouattara revient c’est le pays qu’il risque de vendre à la France et aux étrangers » soulignait un leader de la galaxie patriotique. Ce slogan fut utilisé lors de la campagne et a convaincu de nombreux électeurs qu’Alassane Ouattara était contre l’indépendance économique du pays, pire il est le supplétif de la France qui signe sa main mise sur l’économie Ivoirienne. Alassane Ouattara a été porté à la tête du pays pour le transformer en vache à lait de l’Afrique de l’ouest : burkinabés, maliens et les autres pourront devenir désormais Ivoiriens. Le cacao sera pillé et vendu via le Burkina-Faso et les richesses du pays mises au service des autres Nations car selon le pacte Alassane-Compaoré-Paris la Côte d’Ivoire n’est le pays de personne !

5 – L’anti-christ et l’islamisation de la Côte d’Ivoire

La religion a été l’un des piliers clé de la propagande frontiste. Dans les églises, l’évangile du LMP a été prêché sous forme de révélations divines et de prophéties. Alassane Ouattara a été présenté comme le symbole de tout ce qui est négatif dans les saintes écritures : l’anti-christ, Goliath, le franc maçon, pharaon, la bête de l’apocalypse… Jamais un homme politique ne s’est taillé une réputation aussi négative dans les milieux chrétiens. « S’il prend le pouvoir, jamais il ne laissera les chrétiens prier » affirmait un pasteur évangélique. Au-delà de ne pas laisser les chrétiens prier Alassane Ouattara à pour mission l’islamisation de la Côte d’Ivoire tout entière. Des chrétiens ont-ils voté pour Alassane Ouattara ? Ils sont certainement nombreux ! D’autre ne l’ont pas suivi ? La liste est aussi longue ! Ouattara l’ennemi du Christ ? Chacun saura si celui qu’on présente comme un illuminatif est vraiment l’homme marqué du code 666.

6 – Apôtre de la suprématie dioula sur les autres ethnies du pays

La rumeur populaire veut que ceux avec qui Alassane Ouattara a signé le pacte de l’exploitation de la Côte d’Ivoire soit du nord et donc regroupé sous l’ethnie dioula. Ce groupe ou cette ethnie doit asseoir sa domination sur les 62 autres ethnies de la Côte d’Ivoire et faire disparaître les frontières du nord (celles du Mali et du Burkina). Leurs parents restés de l’autre côté de la frontière pourront rallier le pays de leur rêve et tout le monde pourra devenir Ivoirien juste par sa carte d’identité. La Côte d’Ivoire sera la propriété de tout le monde car des étrangers ont déjà dirigé ce pays. Deux libériens ont été Président (Gbagbo et Guéï), Houphouët Boigny serait lui-même burkinabé et Bédié ghanéen ! Ouattara vient donc avec une logique : la domination de son clan, la modification de la constitution Ivoirienne et l’instauration d’une présidence à vie.

Ces six préjugés alimentent depuis 15 ans des révélations sur l’avenir de la Côte d’Ivoire dont voici la dernière en date.

 

Revelation alliance ado compaore by kingsuy

Et si tous ces préjugés n’étaient que de pures inventions ? Difficiles de dire également qu’ils ne sont pas fondés ! Tout compte fait Alassane Ouattara aura cinq ans pour montrer au peuple de Côte d’Ivoire qu’il n’est pas un monstre comme certains le disent.

Suy Kahofi


Dans l’antre des mendiantes de luxe d’Abidjan

 

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Il y a ceux là et il y a l’autre catégorie…le grand luxe !

A Abidjan il y a deux catégories de mendiants : ceux avec la calebasse et les vêtements troués et rapiécés de toutes parts et le clan des mendiants de luxe ! Cette catégorie composée d’arnaqueurs V.I.P de profession compte un nombre importants de jeunes filles et de jeunes dames. Leur mode opératoire : utiliser leur charme et inventer une situation imprévue pour soutirer de l’argent au premier qui passe. Illustration ! Il est 14 h 30 mn à Cocody centre quand une jeune fille nous accoste : élégante, vêtu du culotte courte et d’un body très sexy avec des lunettes de soleil. Elle semble paniquée et traquée : elle s’approche et commence sa tirade. « Excusez-moi messieurs, je me gène de vous demander ça mais je suis obligée. Croyez moi je ne mendie pas : je suis même étudiante en année de BTS ! Vous voyez bien que je suis paniquée c’est parce que je viens de me disputer avec un jeune chargeur de wôrô-wôrô à la gare. Pendant qu’on se chamaillait un autre m’a fait les poches ! Je n’ai plus mon portable et je dois me rendre à la CNPS. Vous ne pouvez pas me donner 550 f ? » Ignorant tout de la pratique et touché par son baratin nous réunissons la somme demandé pour soulager la pauvre infortunée. Après deux mercis bien appuyés elle tourne les talons et prend congé de nous. 700 m plus loin aux environs du collège Jean Mermoz nous retrouvons notre ‘’pauvre infortunée’’ avec ces complices (deux autres jeunes filles). Nous la voyons remettre distinctement le contenu de sa poche à la plus âgées avant reprendre le même itinéraire pour certainement plumer d’autres pigeons !

Petite enquête faite dans les rues d’Abidjan, je me rends compte que ce phénomène de la mendicité déguisée est très rependue au sein de la gente féminine et elle est pratiquée par tous les âges. Voici un exemple type avec Charly un chauffeur de taxi. « Généralement se sont des femmes âgées, des mères de famille même. Elle monte dans le taxi et à la descente simule le coup du porte-monnaie qui est tombé. Elle panique, se fouille dans tous les sens, fait semblant de pleurer car l’argent du marché était dans le porte-monnaie imaginaire avant de tourner le regard dans le taxi ! Elle est sûre que quelqu’un touché par son mensonge paiera le transport à sa place ». Le Plateau, centre des affaires n’échappe pas aux mendiantes de luxe, ici elles ont pion sur rue et c’est un cadre d’une compagnie d’assurance du nom de Mr Konan qui en parle. « Celles qui opèrent ici ont tout pour plaire : belles et bien habillées. Elles savent tellement bien vous ‘’saborder’’ que vous ne pouvez pas dire non ! » Les histoires qu’elles avancent sont souvent les mêmes mais elles y mettent de l’émotion pour toucher même les cœurs de pierre ! « Généralement quand elles vous approchent elles ont une voix mielleuse : ‘’tonton je suis venu déposer mes dossiers dans une société, mon argent est fini je veux juste 200 pour un ticket de bus’’. Elles savent qu’au Plateau les tontons sont des gens toujours pressés qui n’ont jamais de petite monnaie. On leur tend bien des billets de 1000 f avec des bénédictions : ‘’du courage ma fille’’ ! » ironise Mr Konan. Plus grave des femmes d’une cinquantaine d’année s’y mettent et Kevin à eu déjà affaire à ce calibre. « La femme qui s’est approchée de moi était plus âgée que ma maman ! Elle m’a dit : ‘’mon enfant pardon, mon fils travaille dans cette banque, à cause de sa femme il ne veut pas me voir. Donne moi l’argent pour manger je vais marcher pour traverser le pont pour partir à Treichville ». Kevin nous dira que c’est la mort dans l’âme qu’il s’est séparé de sa dernière pièce de 500 f. Une heure plus tard dans une autre rue du Plateau la même vieille tente de lui raconter la même histoire ! « J’ai  compris alors que je me suis fais avoir » nous dit le jeune homme. Un autre témoignage que nous avons pris avec des pincettes faisait état du fait que ces mendiantes en vrai SDF pouvaient même inventer l’histoire de la fille venue du village et larguer en pleine capitale pour bénéficier du gîte et du couvert pour au moins une semaine avant de trouver quelqu’un d’autre !

Pour Koffi Priva, les mendiantes de luxe ou de charme sont à condamner et à démasquer. « Je ne peux pas comprendre comment des filles mendient pendant que leurs camarades travaillent ou continuent leurs cours. C’est tout simplement dégradant pour l’image de la femme ivoirienne ». « Tout ça c’est la pauvreté, le chômage, la démission des parents…. Je ne les soutiens pas mon fils mais je préfère ces petits mensonges à la prostitution ! Mais je pense qu’elles doivent arrêter et cherche à faire quelque chose de leurs dix doigts » affirme le vieux Soumahoro. « Il n’y a pas d’excuses pour ces filles qui font ce genre de chose. Moi je gère ma cabine pour manger. Au lieu de demander de l’argent toute la vie, que mes sœurs acceptent de se salir pour vivre dignement » déclare Koné Fatou.

S’il y a des mendiantes de luxe c’est qu’il y a des mendiants de luxe et nous en parlerons prochainement !

Suy Kahofi