Kahofi SUY

Côte d’Ivoire – Justice : Le couple Gbagbo inculpé

 

L'ancien homme fort de Côte d'Ivoire bientôt face aux juges!

C’est désormais officiel Laurent Gbagbo l’ancien Président Ivoirien et son épouse sont officiellement et formellement inculpés par le juge d’instruction. L’annonce a été faite par le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice. A la stupéfaction générale les Chefs d’accusation retenus contre l’ancien couple présidentiel sont purement d’ordre économique, du moins au plan national. Conformément au réquisitoire introductif d’instance Laurent et Simone Gbagbo pourront être poursuivit pour vol aggravé, détournement de deniers publics, concussion et atteinte à l’économique nationale.

Le Procureur de la République près le tribunal d’Abidjan Kouadio Koffi Simplice a étayé chaque chef d’accusation par des exemples précis pour permettre aux Ivoiriens de comprendre une procédure judiciaire souvent complexe. Le cas de vol aggravé est lié aux descentes de l’ancien régime à la BECEAO, à la BICICI et à la Société Général. Les détournements de deniers publics se justifient par l’illégalité du pouvoir de disposer des fonds appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire. La concussion pour les impôts qui n’étaient pas dus et qui ont été perçus. L’atteinte à l’économique nationale pour la campagne en faveur de la création d’une monnaie qui a fait douter du francs CFA et crée une instabilité monétaire. Les crimes de sang ou ceux pouvant s’apparenter à des crimes contre l’humanité seront traités par le CPI. La justice Ivoirienne n’ayant pas de véritable expérience dans ce type de dossier très sensible a jugé bon de ne pas s’aventurer sur ce terrain !

L’inculpation de Laurent Gbagbo fait dire à certains Ivoiriens que la justice marche à l’envers ! L’ancien Président, membre de facto du Conseil Constitutionnel devait bénéficier d’une procédure judiciaire spécial par vote préalable à l’Assemblée Nationale chose qui n’a pas été faite puisse que le gouvernement d’Alassane Ouattara nie toute légitimité à cette institution dont les membres sont en vacance forcée et sans indemnités. Le Procureur a justifié la mise à l’écart de cette procédure par l’article 45 de la loi sur les cas où un Chef d’Etat ou un ancien Chef d’Etat doit répondre de ses actes devant la justice. Serges Gbougnon l’avocat de Laurent Gbagbo s’est dit indigné par la discourtoisie avec laquelle le Procureur a rendu public cette importante décision sans même informer la défense. Au-delà de Laurent et Simone Gbagbo toutes les personnes qui ont fait l’objet de mesure d’assignation à résidence sont désormais sous contrôles judiciaires. A ce titre toutes les visites et tous les actes subséquents qui doivent être posés à l’endroit des prévenus doivent être soumis à l’appréciation du juge d’instruction.

SUY Kahofi


« Moins d’illettrés dans l’armée Ivoirienne Monsieur le Ministre »

 

Les Ivoiriens veulent que les illettrés soient extirpés de l’armée

Il y a rapport sur les droits de l’homme et RAPPORT SUR LES DROITS DE L’HOMME ! Le dernier en date sur la Côte d’Ivoire estampillé du logo bleu de l’ONUCI n’a pas manqué de susciter des réactions vives au sein de la classe politique mais également au sein de la hiérarchie militaire et même au sommet de l’Etat. Le rapport si cru, qui mettait a nu le comportement inhumain des FRCI, a poussé le Ministre Coulibaly Gnénéman en charge du dossier des droits de l’homme dans le gouvernement Soro à faire trois sorties médiatiques en une semaine ! Celle qui a le plus marqué les Ivoiriens est la rencontre au sommet entre le Ministre et les principaux patrons de l’armée Ivoirienne. Le communiqué final de la rencontre annonçait la tenue très prochaine d’un séminaire de formation sur les droits de l’homme à l’attention des FRCI.

Voici une belle initiative qui pourtant fait réagir les Ivoiriens d’une autre façon. Pour la majorité, la question n’est pas de former au respect des droits de l’homme mais de nettoyer l’armée de ces illettrés. « Il faudrait qu’on nettoie un peu, c’est un peu bizarre ! Des illettrés qui sont là, ils ne comprennent pas français, ils ne savent même pas parler, ils ne savent pas lire et écrire » s’offusque Paulin un homme d’une trentaine d’année avant de conclure qu’il « faut nettoyer l’armée de ces illettrés qui passent leur temps à menacer les honnêtes citoyen avec des armes ». Et Richard Mian de renchérir « c’est une bonne chose de former les FRCI mais pour que quelqu’un puisse comprendre le droit même avec des mots simples il lui faut un minimum : savoir lire et écrire ». Or ce n’est pas le cas pour un nombre important de nouvelles recrues de l’armée Ivoirienne.

Les FRCI visibles dans les rues d’Abidjan manient plus aisément le malinké que la langue de Molière. Avant l’épopée glorieuse des FRCI ne pouvaient accéder à l’armée Ivoirienne que ceux qui avaient un niveau intellectuel bien précis : le BAC pour la gendarmerie, la licence ou des diplômes techniques pour des écoles d’officiers, le BEPC pour des militaires de rang ou encore le CEPE pour entrer à l’EMPT. Malheureusement aujourd’hui il semble que seule la capacité à faire la guerre et à utiliser une kalachnikov ou une lance roquettes soit la condition pour être appelé militaire ! Faut-il accepter de rabaisser l’armée symbole de la Souveraineté Nationale à un amas d’homme sans niveau intellectuel ? NON et Dominique K. souligne avec force qu’il faut que ceux qui ne peuvent pas justifier d’un diplôme scolaire et universitaire regagne les caserne. « On ne peut construire une armé avec des personnes qui ne maîtrise même pas la langue officiel du pays ! Leur place est dans les casernes ou tout simplement hors de l’armée. Il faut démobiliser ces illettrés car se sont eux qui commettent toutes ces bavures et ces violations à répétition des droits de l’homme ».

SUY Kahofi


La MACA est de nouveau fonctionnelle

 

La MACA fonctionne et a déjà reçu ses premiers pensionnaires

La MACA, Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan a fait peau neuve ! Sa réouverture souvenons-nous avait été annoncé la semaine dernière par le porte-parole du Gouvernement Koné Bruno après le conseil des ministres. La maison des privés de liberté Abidjanais affiche un nouveau look. La peinture jaune poussin qui couvre les cellules, le mur d’enceinte et les bâtiments de l’établissement pénitencier lui donne une belle allure.

4 mois après sa fermeture liée à l’évasion en masse des détenus aux heures chaudes de la crise, la MACA reprend du service. La joie du Ministre de la justice Maître Ahoussou Jeannot est grande mais il a profité de ce premier jour de reprise à la MACA pour lancer le présent appel aux détenus en cavale. « La réhabilitation de la MACA a coûté 2 milliards de francs CFA et elle est ouverte pour le bonheur de tous ceux qui habite le territoire de la Côte d’Ivoire. Les évadés sont bien identifiés. Nous avons le document de base, photographiés et identifiés ! Nous allons utiliser ce document et ils seront traqués. Je voulais lancer à leur endroit cette invitation qu’ils reviennent pour se mettre en règle parce que pour certains il ne restait plus qu’une semaine, un mois pour qu’ils soient libérés. Il ne faut pas qu’ils soient de repris de justice parce que leur peine sera multipliée par deux ou par trois pour certains. Donc il vaut mieux qu’ils reviennent, qu’ils se mettent dans les normes, se serait faire preuve de civisme ».

L’aventure de la réouverture de la MACA n’est pas à mettre uniquement à l’actif des nouvelles autorités Ivoiriennes. L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire a joué un rôle important pour que l’établissement pénitencier soit livré. La MACA de nouveau disponible, c’est avant tout un grand pas dans le respect du droit en Côte d’Ivoire. Voici les impressions de Françoise Simar Directrice de la Section Etat de Droit de l’ONUCI. « Rouvrir la prison est une avancée importante pour la remise en fonction des institutions. Ça constitue une avancée très importante au niveau de l’état de droit ». La MACA aussitôt livré aussitôt fonctionnelle, 16 prévenus ont été convoyé ce mardi 16 août dans l’établissement pénitencier sous bonne escorte de la gendarmerie nationale à bord d’un véhicule blindé.

SUY Kahofi


L’insignifiante réduction de 10 f CFA !

 

La grogne se poursuit sur les marché

10 f CFA voici la réduction que vient d’opérer le gouvernement d’Alassane Ouattara sur le prix de la denrée la plus consommée de Côte d’Ivoire le riz. Il ne faut pas se voiler la face toutes les qualités de riz ne sont pas touchées par cette réduction. Seul le riz déni kachia fait l’objet de ce rabattement de prix. Les exportateurs et autres grossistes estiment perdre entre 3 et 4 milliards de f CFA juste à cause de cette réduction ! Les Ivoiriens qui malgré la fin de la crise continuent de vivre avec d’énormes difficultés ne sont pas satisfait dans l’ensemble de cette mesure qu’ils qualifient d’insignifiante. Nous avons fait le tour des marchés, voici la réaction de quelques ménagères mais aussi des chefs de familles.

Lou Hortense « Le gouvernement n’a rien fait »

« Il ne faut pas que les gens se moquent de nous ! Soit ils réduisent le prix du riz soit ils ne font rien. On ne peut pas nous dire qu’on fait une réduction, on l’annonce à la télévision et derrière ont fait juste une réduction de 10 f ! C’est plus une foutaise qu’une manière d’aider le peuple ».

Suzanne Kouassi « On peut faire plus »

« Je pense que c’est déjà un pas mais on peut encore faire plus. Une réduction de 10 f ne peut pas résoudre le problème des Ivoiriens parce que nos problèmes sont énormes. Un rabattement de 50 f CFA peut aider la ménagère. Je pense que le gouvernement peut lui-même contribuer à cette réduction car le nœud du problème se sont les taxes diverses qui augmentent le prix de vente direct. On faire plus pour les Ivoiriens ».

Le couple Koffi divisé !

Mr Koffi « Il faut féliciter le gouvernement ». « Vous savez il faut féliciter le gouvernement et ne pas voir la réduction directe en terme de 10 f CFA. Il faut le voir sur le budget familial sur le mois ou même l’année. Toutes les réductions sont bonnes à prendre ». Mme Koffi « Rien a changé ! ». « 10 f CFA c’est quoi ça ? Moi je dis que cette réduction est trop insignifiante pour soulever des réactions positives. Monsieur dit qu’il faut féliciter le gouvernement, moi je dis non car rien n’a changé dans le panier de la ménagère. Voici pourquoi j’ai invité mon mari à m’accompagner aujourd’hui sur le marché pour faire le constat de la cherté de la vie lui-même. Il faut que ne autorités arrivent à réduire les prix de façon significative ».

Konan Irène « La réduction doit toucher tous les produits »

« Une réduction de 10 f sur une seule qualité de riz mais je dis que le gouvernement n’a rien fait ! Je pense même que si la réduction touchait toutes les qualités de riz c’était déjà un pas important. Lorsque la réduction est aussi faible la parade consiste à faire une réduction sur plusieurs produits. C’est seulement de cette manière que le consommateur sent un véritable effort de la part des autorités. Il y aussi des produits stratégiques comme le carburant dont la réduction du prix peut entrainer une chute significative des prix dans l’ensemble. Il faut aussi faire quelque chose à ce niveau ».

SUY Kahofi


Yamoussoukro : l’O.J.A.U.D s’engage pour la paix et le développement

 

Le bureau exécutif de l’OJAUD

L’OJAUD, entendez l’Observatoire de la Jeunesse Africaine Unie pour le Développement vient de lancer officiellement ces activités ce vendredi 12 août à Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire. Cet observatoire réunissant plusieurs jeunes et doyens d’âge a organisé une cérémonie de présentation aux autorités politiques, administratives et religieuses de la cité des lacs. Le jour choisi par l’OJAUD pour lancer ses activités revêt un caractère particulier dans la mesure où le 12 août marque la Journée Internationale de la Jeunesse. Cette cérémonie suivie d’un cocktail s’est tenue sous la présence de Madame le Sous-préfet représentant le Préfet de la  Région des Lacs.

C’est à partir de 10 heures précise que la cérémonie marquant le démarrage officiel des activités de l’OJAUD à destination des jeunes Ivoiriens et Africains commencé avec le mot de bienvenu du Président Georges Zouhindé. Dans son allocution le Président de l’observatoire a souligné les problèmes qui minent le développement de l’Afrique depuis son indépendance et s’est attardé notamment sur les conflits qui divisent le continent noir. Il n’a pas manqué de préciser l’importance de la promotion du dialogue, de l’unité et de la paix comme facteur de développement de l’Afrique. A sa suite la Commission NTIC de l’OJAUD a animé l’étape la plus importante de cette cérémonie de présentation en proposant aux invités une diapositive de belle facture. Celle-ci met principalement en lumière les objectifs de l’observatoire qui, ont peut le dire sont nobles. L’OJAUD veut promouvoir une jeunesse africaine libre et entreprenante par des actions de lutte contre la pauvreté. Initier des campagnes de lutte contre la violence sous toutes ces formes notamment celles contre les femmes et les filles. L’Observatoire veut également promouvoir la protection de l’environnement, la santé et l’éducation pour tous par des actions ciblées vers les milieux défavorisés et les couches sociales à faible revenu.

Les autorités politiques, administratives et religieuses de Yamoussoukro fières qu’une telle initiative prenne vie dans leur localité ont marqué leur adhésion à la vision de l’OJAUD. Madame Sous-préfet qui représentait le Préfet de région a affirmé le soutien de l’administration locale à ce groupe de jeunes ambitieux qui entendent à partir de la Côte d’Ivoire promouvoir une action d’éclat pour le réveil de la jeunesse africaine. A la suite de Madame le Sous-préfet, le 3ème adjoint au Maire en père de famille avisé a prodigué de sages conseils aux membres de l’Observatoire afin que ceux-ci fassent au sein même des instances dirigeantes la promotion d’un esprit d’unité. C’est dans l’unité que l’Afrique sera forte et développé voici pourquoi l’OJAUD entend Penser pour Panser l’Afrique.

SUY Kahofi