Kahofi SUY

Le théorème de Franck Toti : la bouteille de bière l’unité de valeur

Jeunes Ivoiriens arrêtez d’ensevelir votre avenir dans l’alcool !

Le journaliste et bloggeur Ivoirien Franck Toti a fait une démonstration qui m’a surpris et surtout fait plaisir. Il m’a inspiré cet article dans lequel je baptise sa démonstration le théorème de Franck Toti. En effet la consommation de l’alcool sur laquelle il attire l’attention de la jeunesse Ivoirienne est un véritable problème en Côte d’Ivoire. Les jeunes Ivoiriens se plaignent constamment d’être des démunis, des laissés pour compte ou des oubliés du système. Pour fuir les réalités de cette vie difficile ils trouvent le réconfort dans l’alcool en prenant d’assaut chaque matin les maquis et cabarets de la capitale. Qu’ils aient les moyens ou pas ils auront de quoi se saouler car quelqu’un viendra leur offrir tôt ou tard un pot, la solidarité autour du verre ne pouvant souffrir d’une quelconque contestation. Ceux qui ont échappé au chômage reviennent au quartier de temps à autre pour afficher leur nouvelle vie et faire ‘’coucher’’ les casiers pour le bonheur des potes. Une certaine catégorie s’impose deux ou trois bouteilles par jour après le boulot histoire de papoter actu’, politique et jupette avec les collègues.

Quelque soit la catégorie à laquelle on appartient la consommation de l’alcool fait appelle à un budget qui a court terme semble ne pas en être un. Le théorème de Franck Toti nous prouve tout à fait le contraire. Le calcul se fait sur la base d’une bouteille de bière qui coûte 650 f CFA soit environ 1 € au maquis. Avec la mention Jeunesse Consciente Ressaisissez-vous il démontre combien de fois une vie faite d’un peu plus de bouteilles de bière coûte chère ! Pour Franck Toti si un jeune boit en moyenne 3 bouteilles par jour cela fait 21 bouteilles par semaine soit 13.650 f. Certaines familles n’ont pas un tel budget pour la nourriture même à Abidjan. En un mois soit pour 84 bouteilles le jeune homme aura dépensé 54.600 f : c’est le loyer mensuel d’un studio dans un quartier comme le Dokui, le loyer d’un studio, l’eau et l’électricité à Anono (un autre quartier) ou une vie assez aisée à Abobo ! En un an le jeune homme sera à 1095 bouteilles soit 711.750f (1085 euros). Il déjà dépensé de quoi s’offrir au bout d’un an d’économie une PME ! Pour 711.750 f CFA/an vous avez le choix entre poursuivre vos études dans une grande école, vous offrir une station de lavage auto, lancer deux ou trois cabines téléphoniques, ouvrir un pressing, lancer trois ou quatre salons de coiffure homme ou même mixte ! Franck Toti nous fait même voyager dans le futur avec un consommateur régulier au terme d’une vingtaine d’année. 14.235.000 f (21700 euros) Voici la somme qu’un jeune aura englouti dans la bière ! 14.235.000 f … Certains jeunes Ivoiriens auront donc « bu » des villas, des voitures, des magasins, des PME…!

En conclusion pour sauver l’avenir de ces jeunes Ivoiriens, prescrivons-leur de l’eau pour qu’ils puissent économiser l’argent qu’ils perdent dans l’alcool !

SUY Kahofi


Premier audit de la liberté économique en Côte d’Ivoire

 

Pour les libéraux la liberté économique est le gage du progrès

Audace Institut Afrique vient de réunir des leaders d’opinion, personnalités administratives, porteurs de projets, journalistes et étudiants en vue de les instruire sur les réalités de la vie économique de la Côte d’Ivoire mais surtout les amené à comprendre les mécanismes qui pourront permettre au pays de renouer avec la croissance après la période de crise. Avec un code d’investissement qualifié d’encourageant pour les affaires la Côte d’Ivoire a-t-elle véritablement adopté le concept de la Liberté Economique ? Elément de réponse avec la Docteur en sciences économiques Emmanuel Martin de la Fondation en recherche économique ATLAS. « Il faut une amélioration du système juridique car elle est l’infrastructure première qui garanti un certains nombres d’acquis notamment le droit de la propriété, la protection des brevets…La justice équitable qui défini de façon claire les règles du jeu au plan économiques peut permettre aux Ivoiriens de s’engager sur les voies de l’entreprenariat ».

Au-delà du système juridique à améliorer, il est impératif de revoir à la baisse les impôts et les taxes de nature diverse qui embrouillent encore l’économie Ivoirienne, promouvoir la liberté du commerce international en réduisant les taxes sur le commerce extérieur et assainir le secteur de la finance pour favoriser un accès plus important au crédit d’investissement. Contrairement aux idées reçues la liberté économique ne rime pas avec un capitalisme sauvage ou ne consacre pas l’inégalité sociale bien au contraire elle permet le progrès pour tous. Voici pourquoi le Professeur Mamadou Coulibaly à la fin de la présentation de l’audit a tenu à laisser ce message aux Ivoiriens. « Il faut que chacun comprenne que la liberté n’est pas seulement imaginée pour les hommes politiques pour que ceux-ci puissent créer des partis et devenir Président, Ministres et autre…mais la liberté c’est également l’opportunité pour les jeunes d’accéder à un emploi, pour les femmes d’avoir un emploi, pour les paysans d’avoir une terre qu’ils peuvent mettre en valeur et pour les hommes de vivre en bonne santé et éduquer leurs enfants ! C’est seulement cette façon d’être libre qui permettra à la Côte d’Ivoire de sortir de la pauvreté ».

La Côte d’Ivoire en cette période de sortie de crise n’a pas besoin d’un Etat fort, dirigiste, protectionniste et violent pour espérer bâtir une économique prospère. C’est le plus souvent en période de crise que les politiques les plus flexibles et les plus libérales sont les meilleures.

SUY Kahofi


Soutien financier, technique et sécuritaire de l’ONU à la cote d’ivoire

 

L'ONU accompagne la Côte d'Ivoire sur la route de la Paix

Le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix a octroyé trois (3) millions de dollars à la Côte d’Ivoire pour l’appui au rétablissement de la sécurité, de l’autorité de l’Etat et de la cohésion sociale, a annoncé jeudi à Abidjan, le porte-parole adjoint de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Kenneth Blackman.

S’exprimant au cours du point de presse hebdomadaire de la mission, M Blackman a indiqué que ce soutien financier permettra d’appuyer d’importantes initiatives de consolidation de la paix. A ce sujet, le porte-parole adjoint a souligné le travail de l’ONUCI de concert avec ses partenaires pour contribuer à une amélioration de la situation sécuritaire à travers le pays. Il a expliqué qu’une délégation composée de représentants du Gouvernement Ivoirien, des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et des Forces impartiales (Licorne et ONUCI) devrait se rendre vendredi 23 septembre dans la région de Tai, dans le cadre des investigations de l’attaque survenue la nuit du 15 au 16 septembre. « L’ONUCI est, pour sa part, en train de travailler avec les autorités ivoiriennes afin d’augmenter sa capacité de contrôler la frontière et de réagir en cas d’attaques éventuelles », a souligné le porte-parole, précisant à ce titre, qu’un certain nombre de mesures avaient déjà été prises en complément de certaines en cours avant l’attaque du 15 au 16 septembre. Sur ce plan, M Blackman a révélé que la mission était en train de modifier son dispositif en procédant à l’installation de nouveaux camps dans l’Ouest. Il a indiqué que ce processus était presque finalisé, rappelant que la moitié des camps avaient été déjà construits. Il a également fait savoir que l’ONUCI avait renforcé ses patrouilles dans l’Ouest et accentué sa coordination avec les FRCI qui, de leur côté, ont décidé d’augmenter leurs effectifs dans l’Ouest. M Blackman a, dans la même veine, mis en exergue la collaboration accrue de l’ONUCI avec la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).

S’agissant des préparatifs pour les élections législatives, le porte-parole adjoint a indiqué que la mission continuait à travailler avec les secteurs concernés pour contribuer à leur réussite. « Il y a une interaction continue avec les partis politiques, la Commission électorale indépendante et le Gouvernement, avec pour but de rendre le processus électoral inclusif, juste et transparent », a –t-il noté.


Fin à Abidjan de la 2ème rencontre du pôle de qualité inter-pays PQIP/DCTP

 

Les experts ont fait des recommandations en attendant la triennale de Ouaga

La deuxième rencontre du pôle de qualité inter-pays dans le domaine du développement des compétences techniques et professionnelles (PQIP/DCTP) vient de s’achever à Abidjan. Cette rencontre co-organisée par l’ADEA (Association pour le Développement de l’Education en Afrique) et le Ministère Ivoirien de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a réunit 20 pays du continent. Sénégal, Togo, Cap-Vert, Burundi, Benin, Afrique du Sud, Maroc, Rwanda, Maurice…les pays représentants les différentes aires géographiques du continent ont échangé leurs expériences en matière de formation professionnelle du 19 au 21 septembre. Ces experts réunis à la salle de conférence CRRAE UEMOA ont eu la lourde charge de réfléchir sur les mécanismes d’insertion des jeunes africains après leurs formations dans les systèmes de l’enseignement technique sur le continent. Les réflexions ont porté sur les possibilités d’intégration des langues africaines dans les systèmes de formation, la promotion d’un partenariat public/privé pour les systèmes de formation mais aussi les voies et moyens pour reconnaître toutes les formes de compétences acquises.

Au terme de cette deuxième rencontre, une déclaration des Ministres présents à cette rencontre a été adopté et rendu publique. On retiendra notamment des travaux d’Abidjan les recommandations sur l’accroissement du financement consacré à l’enseignement technique, développer un système de formation professionnel à tous les niveaux pour répondre aux besoins économiques des pays africains, impliquer les partenaires publics et privés dans la formation, favoriser les échanges d’expériences et de compétences entre pays africains.

Selon AHLIN Bill Cataria Secrétaire Exécutif de l’ADEA, après la rencontre d’Abidjan, l’organisation qu’il dirige réunira de nouveau les experts de l’enseignement technique lors de la triennal de Ouagadougou au Burkina Faso. Cet autre rendez-vous verra la participation de 2 Présidents africains qui se sont déjà engagés, 70 ministres et 500 jeunes d’organisations diverses. Le pôle de qualité inter-pays est un groupe de pays qui ont décidé de travailler ensemble parce que partageant les mêmes préoccupations et les mêmes défis dans le domaine de l’éducation et de la formation. Ces pays refusant d’évoluer en rang dispersé réfléchissent ensemble sur les objectifs à atteindre mais surtout partagent leurs expériences respectives. Trois pôles de qualité ont été mis sur pied par l’ADEA : il s’agit du pôle de qualité inter-pays des compétences techniques et possessionnelles piloté par la Côte d’Ivoire, pôle de qualité inter-pays pour l’apprentissage piloté par le Burkina Faso et le pôle de qualité inter-pays pour l’implication à la paix piloté par le Kenya.

SUY Kahofi


Paix et démocratie : faites-vous entendre !

SANGARE Namizata Présidente Nationale de l’OFACI

Déclaration de l’organisation des femmes actives de cote d’ivoire (OFACI) à l’occasion de la journée Internationale de la paix

Le 21 septembre 2011, marque la trentième célébration de la Journée Internationale de la paix. En effet, cette journée a été inspirée de la journée mondiale de la Paix, instituée en 1979 par l’Eglise Catholique  à l’initiative du Pape Jean-Paul II. En 2001, l’ONU, dans le souci de réussir sa vocation telle que définie dans le préambule de la Charte des Nations Unies, à savoir, prévenir les conflits internationaux, les régler et contribuer à établir une culture de la paix dans le monde, a consacré à travers sa résolution 55/282,  la journée internationale de la paix célébrée le 21 septembre de chaque année. Cette journée fut instaurée en réponse aux nombreux conflits observés à travers le monde en vue de garantir aux peuples la paix et le développement. La journée internationale de la paix doit être perçue comme une journée annuelle de non violence et de cessez le feu en vue de promouvoir les idéaux de paix au sein des nations et des peuples, ainsi que dans leurs relations. Pour l’édition 2011, le thème international choisi est : « Paix et démocratie: faites-vous entendre ! ». Ce thème invite les Etats à promouvoir la paix et la démocratie qui sont deux notions indissociables et indispensables au développement de tout peuple.

Lorsque la démocratie, expression de la souveraineté  du peuple, est mise en mal dans un Etat, cela conduit inéluctablement à des tensions. C’est pourquoi, les gouvernants doivent veiller au respect strict des principes démocratiques dans le but de garantir à leurs peuples, la paix. Pour nous Ivoiriens, la journée internationale de la paix, revêt un sens particulier. C’est pourquoi, au moment où, notre cher pays sort d’une crise sans précédent qui a laissé de nombreuses séquelles ; au moment où, le Président Alassane OUATTARA s’engage dans un élan de réconciliation et de cohésion sociale ;

Nous, Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire(OFACI), voulons apporter notre pierre à l’édifice de paix et de fraternité amorcé par nos gouvernants.

Nous tenons donc à encourager le Président de la république dans cette initiative salutaire pour notre pays.

Aussi, invitons-nous tous les Ivoiriens de tous bords politiques, de toutes configuration ethniques, particulièrement les femmes qui constituent des vecteurs de paix et de cohésion sociale, à accepter d’aller à la réconciliation vrai et sincère ; ceci pour le développement de notre pays et pour le bien être de nos enfants. Nous souhaitons un retour effectif et réel à la paix pour que cesse les nombreuses violations des droits de l’Homme, en particulier ceux de la femme. Aux acteurs de la société civile Ivoirienne, l’OFACI suggère que des actions de sensibilisation soient menées auprès de la population pour apaiser les discours de haine et offrir des cadres de dialogue entre les différents groupes. S’il est vrai, comme le disait le Président Félix HOUPHOUET Boigny que « La paix n’est pas un mot, mais un comportement », alors l’OFACI invite chaque fille et fils de ce pays, ainsi que tous ceux qui nous font l’amitié de vivre avec nous en Côte d’Ivoire, à traduire dans nos comportements et dans nos propos de chaque jour, dans nos espaces publiques, dans nos services, dans nos écoles, la paix et la tolérance, gage de tout développement.

Chers Ivoiriens,  il est temps de construire l’avenir la main dans la main.

Chers sœurs, nous vous invitons à vous approprier le processus de réconciliation nationale car nous sommes convaincues que  la paix avec les femmes et par les femmes, est possible !

Fait à Abidjan le 21 septembre 2011

SANGARE Namizata

Présidente Nationale de l’OFACI