Kahofi SUY

RFI à Abidjan : soyez de la fête !

 

La marée Rouge et Blanche s’annonce très mouvementée

Radio France Internationale (RFI) débarque ce lundi à Abidjan avec ses studios mobiles et ses animateurs de prestiges pour 3 jours avec des émissions auxquelles le public Ivoirien pourra participer en live. Les 3, 4 et 5 octobre 2011 en direct du palais de la Culture de Treichville Juan Gomez, Alain FOKA, Hassan Diop, Emmanuelle Bastide…présenteront leurs émissions avec des invités Ivoiriens et des saveurs des bords de la lagune Ebrié pour le reste du monde. Selon la directrice de communication de RFI, Françoise Hollman, cet événement vise le rapprochement de Radio France Internationale (RFI), avec ses auditeurs ivoiriens. La marée Rouge et Blanche s’annonce très mouvementée car depuis la fin de la crise c’est le premier déplacement de RFI à Abidjan.

On ne sait encore si l’émission culte que les jeunes Ivoiriens apprécient, Couleurs Tropicales sera programmée et enregistrée à Abidjan. Tout le monde ici semble vouloir assister à cette émission comme les premières fois ou Claudy Siar l’a présentée depuis la capitale Ivoirienne. Pour ce qui est déjà une certitude c’est que l’émission « Appels sur l’actualité » animé par Juan Gomez sera présenté en direct d’Abidjan, les 4 et 5 octobre 2011. La première émission sera sur le thème « Le climat sécuritaire« , la seconde sur « La réconciliation nationale est l’une des priorités du président Ouattara« . Les enregistrements se dérouleront au Palais de la Culture, Salle Anoumabo à partir de 16h. Pour l’émission « Appel sur l’actualité » on verra des invités tels que Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur, René Legré Okou, Président par intérim de la LIDHO, Ligue ivoirienne des droits de l’homme, Patrick Ngouan, Coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne. Plateforme d’Ong, d’associations, d’organisations religieuses et de syndicats, Eugène Djué, Président de l’Union des patriotes pour la libération totale de la Côte d’Ivoire. Membre du secrétariat général par intérim du FPI, Zio Moussa, Journaliste. Président de l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie. Alain Foka sera aussi de la mission de RFI à Abidjan avec deux émissions : « Le débat africain » avec le thème La Réconciliation en Côte d’Ivoire est-elle possible et « Les archives d’Afrique » avec le thème Qui sont les vrais héritiers d’Houphouët Boigny ? Ces deux émissions, toujours ouverts au public seront enregistrées depuis le Palais de la Culture à Treichville.

A titre de rappel et toujours concernant ce séjour de RFI à Abidjan, une délégation de la Radio Mondiale avait déjà séjourné en Côte d’Ivoire. Cette délégation était composée de Françoise Hollman et Jean Karim Fall qui ont été reçue en audience le lundi 12 Septembre 2011, par le ministre de la Communication Diakité Coty Souleymane, à son cabinet sis au Plateau. Le ministre de la Communication, Diakité Coty, a salué cette initiative et a proposé une coopération entre la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI 1) et les autres chaînes qui seront présentes à cet enregistrement d’émissions. Le volet de la formation des agents de la RTI, avait également été évoqué par le ministre, qui a souhaité une collaboration. La directrice de communication de RFI lors du premier contact du 12 septembre, avait également annoncé la présence des représentants de RFI, France 24 et TV5 Monde ce 3 octobre à Abidjan.

SUY Kahofi


Ouf, le FPI et le CNRD ‘’ENFIN’’ chez le Président !

 

Le FPI et ses partis satellites enfin au Palais Présidentiel

Alassane Ouattara le Président de la République de Côte d’Ivoire l’avait annoncé dès son retour de la 66ème assemblée générale de l’ONU à New York aux USA. Il a émit le vœu de rencontrer l’opposition. Le Chef de l’Etat Ivoirien comme promis, a rencontré ce 29 septembre les leaders de l’opposition réunis au sein du Front Populaire Ivoirien le parti de Laurent Gbagbo et le CNRD la mouvance de petits partis politiques qui gravitaient autour du régime de la refondation. Cette rencontre est à mettre à inscrire dans une logique du Dialogue Républicain entre le pouvoir en place et le régime déchu de la refondation.

Ces échanges entre le Président Ouattara et la délégation ont duré deux heures de temps et ont porté sur quatre points. Il s’agit notamment de la sécurité des personnes et des biens, l’état de droit et le fonctionnement des Institutions, la réconciliation nationale et le jeu électoral. Laurent Akoun était le porte-parole du FPI et du CNRD, il s’est prononcé après cette rencontre. « Il y a une véritable volonté de la part du Président de la République de faire avancer les choses pour que nous puissions retrouver un minimum de quiétude dans notre pays. Evidemment cela va prendre du temps mais sa volonté c’est que nous devons continuer de discuter. Nous irons dans le sens de reconstruire notre pays mais avec toutes les forces et tous les acteurs ». Les préoccupations du FPI et du CNRD ont été consigné dans un document remis au Chef de l’Etat. Ce dernier va les examiner et donner ses conclusions. Miaka Oureto qui occupe le poste de président du FPI depuis l’emprisonnement de Laurent Gbagbo s’est aussi prononcé à la fin de l’audience. « C’est le dialogue républicain qui vient d’être lancé nous espérons ! Le Président de la République a manifesté toute sa disponibilité, nous également nous estimons que dans les jours avenirs nous allons approfondir un peu plus le débat ». Le Ministre de l’Intérieur a pris part à cette rencontre et pour lui il a été demandé aux médias de s’inscrire dans le processus de la réconciliation nationale. « Je crois qu’il faut noter qu’il y avait une ferme volonté d’apaiser le climat politique…Le Président a lancé encore un appel à la presse : il a demandé aux médias de faire en sorte que l’esprit de la réconciliation soit consolidé. C’est une très belle rencontre et j’espère que dans les jours avenirs nous donnerons l’occasion de nous retrouver pour tirer des conclusions » a souligné Hamed Bakayoko. Rien ne dit aujourd’hui que le FPI entend participer aux élections législatives avenirs mais une chose est sûre, la première rencontre entre le FPI et le Président de la République permettra petit à petit un réchauffement du climat politique Ivoirien.

SUY Kahofi


CDVR : Charles Konan Banny s’engage à mener à bien sa mission

 

Banny et ses 10 collaborateurs en mission pour ramener la paix

Près de 2000 Ivoiriens ont assisté ce mercredi 28 à la cérémonie officielle d’installation de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation depuis la capitale Ivoirienne Yamoussoukro en présence du Docteur Alassane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire. Plusieurs personnalités de la sphère politique et administrative du pays mais également de l’Afrique ont tenu à honorer de leur présence cette cérémonie marquant le début du chantier le plus important du mandat d’Alassane Ouattara, celui de la Réconciliation.

La cérémonie de deux heures d’horloge à la Fondation Félix Houphouët Boigny s’est voulue sobre et a été marqué par la remise des attributions aux 11 membres de la CDVR. Puis le discours très attendu du Président de la Commission, Charles Konan Banny a été lu d’une voix solennelle. On retiendra de ce discours un engagement ferme de l’ancien patron de la BECEAO à mener à bien sa mission à la tête de la CDVR. Il s’est engagé à écarter tout esprit de favoritisme, d’injustice et d’impunité lors des auditions de la CDVR pour donner toutes les chances à la réconciliation nationale. La mission sera difficile mais pour Banny si les Ivoiriens veulent aller à la réconciliation, DIEU les y aidera car pour lui DIEU aime les Ivoiriens et est en Côte d’Ivoire ! A sa suite le Président Ouattara a lancé un appel au peuple de Côte d’Ivoire pour que celui-ci accompagne effectivement la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Il a également interpellé les médias Ivoiriens pour que ceux-ci soient des vecteurs puissants du message de paix et que leur sens du respect de la Nation prime sur celui des intérêts partisans. La fin de la cérémonie a été marquée par une cantate d’un cœur de 60 enfants symbolisant le chiffre mythique des ethnies de la Côte d’Ivoire.

Les 11 membres de la CDVR auront officiellement la lourde charge d’écouter chaque Ivoirien mais surtout de trouver les mots justes pour consoler les uns et les autres. A titre de rappel la commission centrale de la CDVR est composée de trois vice-présidents à savoir sa Majesté Désiré Amon TANOE, Roi des N’Zima Kotoko, 1er Vice-président, Cheick Boikary Fofana, Président du Conseil Supérieur des Imams (COSIM), 2ème Vice-président, Mgr Paul Siméon Ahouanan, Archevêque Métropolitain de Bouaké, 3ème Vice-président. Les 7 autres membres sont Mme Odette KOUAME, représentant les habitants du Centre de la Côte d’Ivoire, Mme Françoise OFFOUMOU KAUDJIS, représentant les habitants de l’Est de la Côte d’Ivoire, M. Abdoulaye KONE, représentant les habitants du Nord de la Côte d’Ivoire, M. Séry BAILLY, représentant les habitants de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, Mme Marie France GOFFRI, représentant les habitants du Sud de la Côte d’Ivoire, Mme Djégué KANE DIALLO, représentant les Résidents africains en Côte d’Ivoire, M. Didier DROGBA, représentant la Diaspora ivoirienne. La prochaine étape de l’action de la CDVR sera l’installation des commissions régionales et départementales pour décentraliser l’action de la Commission.

SUY Kahofi


Fluidité du négoce de bétail entre la Côte d’Ivoire et les pays de la CEDEAO

 

Les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

La Côte d’Ivoire malgré les nombreuses politiques de valorisation de la production animale nationale est un pays qui n’est pas encore auto-suffisant en matière de protéine animale. Elle doit encore importer des têtes de bovin des pays membres de l’espace CEDEAO notamment ceux de l’hinterland que sont principalement le Mali, le Niger, le Burkina…pour ravitailler les marchés. Pour faire face à la demande nationale toujours plus croissante les producteurs Ivoiriens ont porté sur les fonds baptismaux une fédération nationale des filières bétails de Côte d’Ivoire qui est membre de la Confédération des Fédérations Nationales de la Filière Bétail et Viande des pays de l’Afrique de l’Ouest COFENABVI-AO. Malgré l’existence de cette structure qui a son siège à Abidjan, la Côte d’Ivoire peine encore à ouvrir son marché et à garantir une réelle fluidité dans le négoce du bétail. Selon Bamba Yacouba vice-président de la Fédération Nationale des Coopératives de la Filière Bétail et Viande de Côte d’Ivoire, les difficultés auxquelles les professionnels de la filière bétail font face en Côte d’Ivoire ont pour nom les coups de convoyage du bétail élevé, les taxes annexes souvent injustifiées sur le bétail et surtout le racket sur les routes du pays.

La COFENABVI-AO pour trouver une solution à ces problèmes mène des politiques de persuasion auprès des autorités Ivoiriennes mais aussi ceux des pays membres de l’espace CEDEAO pour que les taxes et autres charges liés au négoce du bétail puissent chuter. Elle mène aussi des actions pour que les autorités douanières de l’UEMOA et de la CEDEAO puissent garantir la libre circulation des personnes et des biens pour que les pays producteurs puissent satisfaire les demandes des terminaux des pays côtiers. Pour encourager également les producteurs et les aider à couvrir leurs charges d’exportation un système de prêt interne a été mis sur pied. Les professionnels de la filière bétail peuvent ainsi financer plus facilement leurs exportations. Pour le cas spécifique de la Côte d’Ivoire des projets de production à l’échelle nationale sont également encouragés. La Côte d’Ivoire a valorisé l’élevage de la race de bœuf N’dama qui est traditionnellement réservé à des fins de prestige (funérailles, sacrifice) contrairement au Zébu des zones sahélienne prisé pour sa chaire. Selon Bamba Yacouba de la COFENABVI-AO, les éleveurs des pays sahéliens viennent nourrir leur bétail dans le nord de la Côte d’Ivoire et vont les revendre le bétail au Nigéria. « La Côte d’Ivoire a la matière première en abondance reste une petite volonté des autorités Ivoiriennes pour que le projet d’une production à l’échelle nationale soit possible » a-t-il ajouté. Une libre circulation du bétail et une bonne production au plan national pourrait entrainer la chute du prix à l’étalage car pour l’instant vu les prix, les Ivoiriens n’ont pas souvent le cœur à la viande !

SUY Kahofi


Le Comité de Pilotage du Conseil National sur l’Emploi lance ses travaux

 

Lutter ensemble contre le chômage

La session du Comité de pilotage du Conseil National sur l’Emploi (CNE) après le report du jeudi 22 a finalement eu lieu ce lundi 26 septembre 2011 dans la salle de conférence de l’AGEPE (l’Agence de Promotion de l’Emploi) sis au Plateau. Cette première rencontre depuis la fin de la crise a réunit les représentants des Ministères techniques, les collectivités territoriales mais également les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire tels que l’Agence de Coopération Française, la Banque Mondiale, le BIT (Bureau International du Travail), le PNUD,…L’objectif du CNE est de définir un cadre de concertation pour trouver les voies et moyens en vue de contrer le chômage de plus en plus galopant dans le pays.

Dans les faits le CNE aura une dimension politique et une dimension scientifique et technique. Dans sa dimension politique le CNE est co-parrainé par les Ministères d’Etat en charge de l’Emploi, des affaires sociales, de la solidarité et celui en charge du plan et du développement. Dans sa dimension scientifique et technique le CNE sera encadré par 41 membres et experts issu des ministères techniques, du secteur privé, des partenaires sociaux, des collectivités territoriales et des membres des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le problème de chômage est si important en Côte d’Ivoire que l’Etat veut concentrer ses efforts sur ce problème pour lui trouver des réponses à long terme. L’Etat de Côte d’Ivoire se veut claire il n’y aura pas de doublon dans la politique de l’emploi. Toute activité menée par un Ministère ou une entité autre que le Ministère en charge du dossier de l’emploi devra faire fusionner son action avec la politique du CNE. Il y aura donc synergie des efforts pour lutter contre le chômage car plusieurs actions éparpillées ne pourront résoudre le problème qu’a une petite échelle. Les réflexions et études du CNE sont inscrites dans le temps et prendront fin au mois de novembre parole de Mr Gilbert Kafana KONE Ministre d’Etat en charge de l’Emploi, des affaires sociales et de la solidarité. Le CNE a profité de cette session pour présenter son site internet www.cne.ci qui a pour objectif de mutualiser les recherches et promouvoir l’organisation. Notons que le CNE a démarré ses activités en 2010 puis la crise a occasionné l’interruption de sa progression conformément aux objectifs qu’il s’est fixé.

SUY Kahofi