Kahofi SUY

Traoré Wodjo Fini/COSOPCI : « La Côte d’Ivoire ne peut pas se réconcilier sans la CEDEAO »

 

Traoré Wodjo Fini Président de la COSOPCI et Alioune Tine de la RADDHO

La Coalition de la Société Civile pour la Paix et le développement Démocratique vient de réunir à Abidjan les Commissions Réconciliation de l’Afrique de l’ouest pour recevoir d’elles des conseils en vue d’épauler la CDVR Ivoirienne dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Les journées d’échange réunissant une cinquantaine de participants se sont tenues du 28 au 30 novembre à l’Hôtel Manhattan Suites Cocody Riviera II. Pour la COSOPCI la Côte d’Ivoire dans son processus de réconciliation ne peut pas exclure les communautés de la CEDEAO vivant sur son sol car le pays doit son succès économique et sa prospérité à tous ces hommes et femmes venus des pays limitrophes pour gagner leur vie au pays d’Houphouët. Les communautés de la CEDEAO doivent être associées dans les discussions autour de thématique très importantes telles que le foncier rural, la loi sur l’immigration et l’édification de la paix et de la sécurité en Afrique de l’ouest. Si la Côte d’Ivoire peut se taguer d’avoir sur son sol plus de 26% de ressortissants venus du monde entier et principalement de la CEDEAO, c’est le moment de les intégrer dans le processus de paix pour que les frustrations et les stigmatisations cessent !

Le colloque International initié par la COSPCI autour du thème : « Participation de la Société Civile Ivoirienne au processus de réconciliation national » a bénéficié du parrainage de l’Union Africaine et surtout de la CDVR. La question du foncier rural, la reforme de la sécurité, le rôle des médias dans la recherche de la paix et la responsabilité des partis politiques dans l’édification de la paix sont autant de sous-thèmes développés par des personnalités de la sphère militaire, politique, scientifique, juridique et sociale. Nous citerons entre autres Mme Claudine AHIANO de la CVJR Togo, Le Professeur ALIOUNE Tine de la RADDHO, Le Professeur Mamadou Coulibaly président de LIDER, Guillaume GUEFFA de l’ONUCI, l’Imam Cissé Djiguiba ou Charles Yahovi DJREKPO du NDI. La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation entend intégrer les acteurs de la société civile dans son programme d’exercice et ce premier colloque International a été le lieu formel de cette collaboration imminente. La preuve de ce parfait dialogue entre la CDVR et la société civile a été souligné Franck Kouassi Sran porte-parole et représentant du Premier Ministre Konan Banny aux travaux. Il s’est félicité de la tenue de ce colloque et il a réaffirmé surtout l’engagement de la CDVR à prendre en compte les recommandations du colloque. Le Président de la COSOPCI Traoré Wodjo Fini estime que le temps des grognes autour de la composition de la CDVR est terminé et que c’est main dans la main que la Commission, la Société Civile et le Peuple Ivoirien bâtiront une Côte d’Ivoire de paix. « J’invite les Ivoiriens à se donner la main car la CDVR ne pourra pas à elle seule recoller les morceaux de cette Côte d’Ivoire meurtrie par la crise post-électorale. En même temps que les Ivoiriens s’engagent pour la paix j’invite nos frères de la CEDEAO en autant car nous sommes condamnés à vivre ensemble ».

Le Colloque International organisé par la COSOPCI a été le cadre d’une démonstration de force de la Société Civile Ivoirienne car toutes les ONG et Organisations faitières étaient du rendez-vous. Le CEFCI, l’APDH, l’ONG Plédou, la LIDHO, l’OFACI, le PDHRE-CI pour ne citer que ces quelques organisations ont répondu présent à l’appel. Le Colloque International d’Abidjan s’achève sur une note de satisfaction avec en perspective un voyage d’étude en terre Togolaise auprès de la très expérimentée CVJR. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation qui est la plus ancienne d’Afrique de l’ouest s’est dit prête à recevoir la future délégation Ivoirienne pour partager son savoir faire.

SUY Kahofi

 


Côte d’Ivoire : des journalistes de nouveau en prison !

 

César Etou Directeur de Publication de Notre Voie

Lors de son investiture à Yamoussoukro la capitale Politique de la Côte d’Ivoire, le Docteur Alassane Ouattara a invité la presse Ivoirienne à jouer un rôle positif dans le processus de réconciliation nationale. Il a solennellement plaidé pour que les journalistes désarment leurs plumes pour le bien du pays. Au cours de cette même cérémonie d’investiture il a pris l’engagement d’appuyer la presse et de garantir la liberté des professionnels des médias. A peine cette profession de foi achevée que les journalistes Ivoiriens sont déjà dans la tourmente et dans le tourbillon du système répressif du régime Ouattara. Après Herman Aboua qui croupis depuis plusieurs mois en prison ; c’est au tour de 3 confrères du quotidien pro-FPI Notre Voie de se retrouver aux mains de la Police Criminelle. César Etou, le Directeur de Publication, Boga Sivori chef du service politique et Didié Depry secrétaire général de la rédaction et chef du service économique sont détenus depuis le jeudi 24 novembre.

Il est reproché a Boga Sivori une « offense au chef de l’Etat » dans un article paru le mardi 22 intitulé : ‘’Pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s’offre 40 Mercedes à 1.046 milliards de CFA’’. Didié Depry lui est accusé « d’atteinte à l’économie nationale ». Il a signé dans le numéro du mercredi 23 novembre 2011, un papier intitulé : ‘’Le Franc CFA menacé : la dévaluation bel et bien à nos portes’’. Le Procureur Simplice Kouadio s’est auto-saisi et a demandé à la Police Criminelle de les entendre. « Notre code punit tous ceux qui font rependre de fausses informations de nature à faire perdre confiance en la monnaie en cours » à justifié le Procureur. Le CNP (le Conseil National de la Presse), l’UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et le GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire) plaide pour la libération des confrères. Le Procureur avait souligné qu’après la détention provisoire de 48 heures pour audition les journalistes seraient libérés mais à la surprise générale ils en sont à leurs 6ème jour derrières les barreaux ! Ceux-ci ont entamé une grève de la faim pour faire pression sur les autorités et obtenir leur relaxe pure et simple puisse que la loi de 2004 dépénalise les délits de presse. Selon certaines indiscrétions relayées par la presse nationale, le Ministre Hamed Bakayoko s’entend lui-même interposé dans la procédure a ordonné le maintien des journalistes en détention. Les confrères ont été déféré devant le procureur ce 29 novembre, leur avocat Essouho Serges avoue ne rien comprendre dans ce ballet juridique et précise que la suite de cette longue audition seraient connu dans les heures qui viennent. Le Comité Ivoirien pour la Défense des Journalistes par la voix de son Président Stéphane Goué a souligné que cette détention est un scandale de trop pour la Côte d’Ivoire et que les droits les plus élémentaires des journalistes n’étaient plus respectés conformément à la nouvelle loi sur la presse adoptée depuis 2004. D’autres organisations au plan national et international telles que la CPJ ou RSF ont appelé à la libération des journalistes détenus.

SUY Kahofi

 


Abidjan/Médicament de rue : Une omerta autour du trafic !

 

Les Ivoiriens ordonnances en main prennent d’assaut la rue pour avoir leurs médicaments

Adjamé Roxy, bienvenu dans l’antre mythique des pharmacies de rue d’Abidjan où depuis plusieurs années le trafic et la vente de médicaments de rue se lègue comme un héritage de mère en fille. Fatou est l’une des doyennes des lieux et elle propose des médicaments depuis plus de 15 ans ! Avec son expérience dans le domaine de la vente de médicament de rue, Fatou ne fait aucune difficulté pour nous révéler l’origine des molécules vendues sur le marché sous une chaleur écrasante. « Les médicaments que nous proposons sur le marché viennent principalement du Ghana, du Nigeria, de la Guinée et certains produits viennent de la Côte d’Ivoire » affirme la vendeuse. Ghana, Guinée, Nigeria et Côte d’Ivoire, les révélations de Fatou nous font prendre conscience qu’un lucratif business est organisé à l’échelle ouest-africaine par des mains obscures. Plusieurs médicaments vendus sur le marché ne sont donc pas autorisés par les services sanitaires Ivoiriens mais cela n’inquiète en rien certains Ivoiriens qui préfèrent se ravitailler auprès des Docteuresses du Bitume et les arguments ne manquent pour défendre ce choix. « Vous savez c’est la situation économique du pays qui nous pousse à venir vers ces vendeuses. Nous sommes conscients qu’il y a des dangers liés à l’automédication mais faute de moyens nous sommes obligés de nous ravitailler ici. En plus il y a plusieurs produits de la pharmacie qui se retrouvent ici. Il y a seulement un problème de conservation sinon il y a de bons médicaments dans la rue » affirme un client d’Adjamé Roxy, venu acheté un médicament contre le rhume.

Côté prix la différence entre la pharmacie et la rue est plutôt tentante pour le consommateur. Une célèbre boite de vitamine vendue à 4185 f CFA en pharmacie est proposée à 2800 voir 2600 après négociation sur le marché. Un sirop pour les insuffisances en fer proposé à 3200 f CFA en pharmacie est vendu à 1750 f CFA dans la rue et ce prix peut chuter jusqu’à 1400 CFA après négociation ! En apparence les médicaments sont bon et moins chers sur le marché mais pour les professionnels de la santé ces produits font plus de mal que de bien et c’est le docteur Sery qui le démontre. « Il y a le problème de la conservation qui fait que le principe actif de ces produits n’agissent plus vraiment sur le mal et au lieu de guérir la maladie, le médicament peut aggraver le mal ». Docteur Sery souligne également que dans la rue les médicaments ne sont pas aussi abordables qu’on le pense. Les vendeuses fixent le prix à la tête du client et font même de la surenchère en fonction du produit. Il y a aussi des véritables problèmes de santé liés à ces médicaments de rue : les organes vitaux des patients sont en danger ! Les reins, les poumons, le pancréas, le foie ou la vésicule biliaire sont des zones qui peuvent être sérieusement endommagé par ces médicaments de rue. Voici pourquoi les médecins invitent surtout les grands malades tels que les diabétiques, les cardiaques et les personnes qui sont des terrains favorables au rhumatisme ou aux maladies héréditaires d’éviter l’auto-médication et de fuir les médicaments de rue.

Une question reste pourtant en suspend : comment des médicaments officiellement autorisés peuvent-ils se retrouver dans la rue ? Des professionnels de la santé sont-ils de mèche avec la mafia du bitume ? « Nous avons écho de telles pratique » nous confie Docteur Sery avant de conclure « vu les médicaments autorisés que ces femmes revendent, il est claire que certains docteurs ou grossistes font sortir des médicaments du circuit officiel pour alimenter le circuit officieux ». Si de bons médicaments se retrouvent sur le marché à même le sol avec la bénédiction de certains grossistes et docteurs pourquoi donc s’approvisionner dans les officines conventionnelles ? « Je choisi la pharmacie parce que je veux protéger ma santé et surtout parce que j’ai les moyens » affirme Beugré Richard un Ivoirien croisé dans une pharmacie d’Abidjan. Pourtant Beugré Richard ne condamne pas ses concitoyens qui se ravitaillent dans la rue. Il estime que c’est faute de moyens que l’Ivoirien se rabat sur les médicaments de rue. Il interpelle les autorités pour que le prix des médicaments soit revu à la baisse pour soulager les populations appauvries par 10 ans de crise.

Nous quittons la pharmacie pour un retour sur le marché. Là nous essayons de savoir qui sont les têtes pensantes du réseau de ravitaillement des pharmacies de rue. Nos tentatives pour avoir un nom ou un numéro téléphone se sont heurtées à une véritable omerta partagé par toutes les vendeuses. « Nous avons des sœurs qui livrent sur le marché, elles disent recevoir les médicaments de certaines personnes…c’est une chaîne mais je ne peux pas vous dire qui sont ces hommes » nous explique Biba une autre vendeuse. « C’est notre secret » confirme Fatou ! Un secret très bien gardé mais que nous allons percer en parti alors que nous quittions le marché la nuit tombée. Une fourgonnette appartenant à un important distributeur de produits pharmaceutiques stationne à Roxy, livre sous nos yeux des cartons et repart. Demain tous ces médicaments inonderont Abidjan car Roxy approvisionne en faux médicaments la quasi-totalité d’Abidjan.

SUY Kahofi

 


Côte d’Ivoire : Le Premier rapport national sur les droits des femmes publié

 

Un rapport pour que les femmes soient respectées

Après son rapport préliminaire I sur la situation des droits de la femme au lendemain de la crise post-électorale, l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire vient de finaliser et de mettre à la disposition du gouvernement, des ONG et du peuple Ivoirien le premier rapport sur les droits des femmes. Le rapport d’enquête de 32 pages rédigé en français et en anglais a été publié ce 25 novembre à l’occasion de la journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Les enquêtes de terrain ont été mené dans 16 localités où des bouffées de violence ont été signalées depuis le début de l’année 2010 et plus précisément au début du processus de la Présidentielle. Les cas de violence faite aux femmes sont notamment les cas de viol, de torture, d’exécution sommaire, de mauvaise traitement et de cessation des activités économiques du fait de la destruction ou de la disparition des moyens de subsistance. Le rapport souligne très clairement et sans détoure que 766 femmes ont été des victimes des groupes armés pro-gbagbo et pro-ouattara. Il s’agit entre autre « des FDS (Forces de Défense et de Sécurité), des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire), les mercenaires étrangers, les miliciens, les jeunes patriotes, les membres de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), les militants LMP et du RHDP, le commando invisible et les Dozos ». Le chiffre de 766 ne prend en compte que les femmes qui ont accepté de témoigner auprès des enquêteurs de l’OFACI, ce qui démontre que ce chiffre pourrait être plus élevé !

La Ministre Ivoirienne de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Goudou Koffi Raymond s’est dit satisfaite et fière de l’initiative de l’OFACI qui s’efforçait de collecter des informations au plus fort de la crise. La tâche n’a pas été de tout repos pour les enquêteurs qui ont mené leurs activités sur le terrain en ayant à l’esprit toutes les conventions sur les droits de l’Homme et de la femme ratifiées par la Côte d’Ivoire. Les principales conventions sur lesquelles l’OFACI s’est appuyée sont principalement celles de la CEDEAO et de l’ONU. Une si belle initiative n’aurait aucune valeur si à l’avenir rien n’est fait pour protéger les femmes en période de conflit et même en dehors. L’élimination des violences faites aux femmes passe avant tout par un combat de tous les jours car c’est principalement en luttant contre les femmes battues dans le silence de leur foyer ou celles obligées de payer un droit de cuissage avant d’avoir un travail que les droits de la femme pourront être protégées en période de conflit.

C’est pourquoi Namizata Sangaré Présidente de l’OFACI insiste sur les recommandations liées à ce rapport car bien trop souvent la société civile est très peu écoutée. L’OFACI plaide auprès des autorités Ivoiriennes pour qu’elles apportent un soutien médical, psychologique et juridique aux femmes sans distinction de religion, d’obédience politique et d’ethnie. Faciliter l’accès aux crédits pour les femmes devenues chefs de famille du fait de la guerre, réparer les dommages subis par les victimes et veiller entre autre à la mise sur pied en Côte d’Ivoire d’une commission nationale d’enquête indépendante et impartiale sur la question des droits de l’Homme. L’OFACI invite les ONG sœurs de la société civile à sensibiliser les populations pour réduire la stigmatisation et l’ignorance sur l’ampleur des violences faites aux femmes. Aux Institutions internationales l’organisation demande qu’un soutien financier, humain et matériel pour que la Côte d’Ivoire ne soit pas seule dans son combat pour le respect de la femme.

SUY Kahofi

 


Charles Yahovi Djrekpo NDI : « Le bureau de vote ne doit pas être un lieu de tension »

 

Ambiance studieuse affichées lors de la formation

Les formateurs des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote ont été instruits sur leurs missions dans le processus électoral par le NDI, le National Democratic Institue et la CEI, la Commission Electorale Indépendante. L’objectif de ces deux entités en formant les 248 formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est d’éviter que ce lieu ne devienne un endroit de conflit et de contestations inutiles susceptibles de mettre à mal le processus électoral. C’est ce vendredi 25 novembre à la salle Office + sis au Vallon les II Plateaux que les deux organisations citée plus haut ont réunit des séminaristes venus apprendre mais surtout partager leurs expériences avec les autres venus de partis politiques et de villes différentes. Les échanges et les formations qui ont duré toute la journée ont porté notamment sur les droits et devoirs du représentant du candidat, le déroulement du vote, le dépouillement, la simulation… Les séminaristes ont été repartis en 5 ateliers avec 6 formateurs pour permettre aux échanges d’être plus faciles.

Mr Charles Yahovi Djrékpo Directeur résident du NDI a souligné que  la formation des formateurs des représentants des candidats dans les bureaux de vote est très importante dans la mesure où elle répond à deux impératifs. « Il s’agit de faire en sorte que chacun en retournant à sa base c’est-à-dire dans son parti politique, puisse avoir des informations pour mieux outiller les autres représentants des candidats dans les bureaux de vote et ainsi rendre le scrutin plus transparent. En second lieu il s’agit pour le NDI et la CEI de mettre tout le monde au même niveau d’information car les supports de formation des représentants des candidats dans les bureaux de vote sont pratiquement les mêmes que ceux des présidents des bureaux de vote ! » Des représentants des candidats bien formés, des présidents de bureau de vote bien formés c’est surtout la garantie d’un scrutin sans violence et d’un processus électoral réussit. Pour Maezan Koffi Noel coordonnateur de la Convention des Leaders Politiques pour la Culture Démocratique et consultant-formateur pour le NDI ce séminaire n’est pas une formation de trop et elle est opportune dans le contexte de sortie de crise Ivoirien. « La Côte d’Ivoire a certes consacré le multipartisme depuis les années 90 et nous avons eu à organiser plusieurs élections. La somme de ces expériences nous permet aisément de dire que nous avons encore le devoir de former les Ivoiriens car non connaissance, la non maîtrise et la non application des textes qui régissent notre système électoral peut conduire à un handicap dans le processus électoral. On ne le dira jamais assez un citoyen mal formé est un danger non seulement pour son parti mais pour tous les autres acteurs engagés dans le scrutin ».

Bamba Youssouf, le vice-président de la Commission Electorale Indépendante et porte-parole de la structure n’a pas manqué de saluer la disponibilité du NDI qui en cette période électorale ne se ménage pas pour accompagner le processus à tous les niveaux. Il a surtout précisé aux séminaristes combien de fois leur rôle est capital dans le processus électoral. « C’est à vous de veiller au bon déroulement du vote pour vos candidats et partis politiques respectifs. A ce titre votre présence dans les bureaux de vote est nécessaire et indispensable. Nous vous donnons une formation que nous avons prévu dispenser avant la Présidentielle mais cela n’a pas été possible et malheureusement nous avons constaté des manquements. C’est pourquoi je vous invite à répercuter cette formation fidèlement auprès de vos agents et vous verrez que tout se passera bien le jour du vote » a argumenté Bamba Youssouf. A la fin de la formation le guide du représentant dans le bureau de vote édité par la CEI a été remis en guise de feuille de route aux séminaristes.

SUY Kahofi