Kahofi SUY

L’ONUCI promeut la culture de la paix en milieu scolaire à Samatiguila

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a organisé jeudi 12 janvier 2012 à Samatiguila, ville située à plus de 900 kilomètres au nord d’Abidjan, une caravane scolaire dont l’objectif était de sensibiliser les jeunes des écoles secondaires sur le mandat et la mission de l’ONUCI et de promouvoir la culture de la Paix. Toudou Assoumane, chef de poste de la police des Nations Unies à Odienné, qui conduisait la délégation de l’ONUCI, a souligné, que dans le cadre de son mandat, l’ONUCI accorde une grande importance à l’éducation Il a engagé les élèves, à être des étoiles de la paix et des partisans de la non-violence. Pour sa part, le Principal du collège, Kadio Kadio François, a exprimé sa reconnaissance à l’ONUCI pour la tenue des cette activité qui, a-t-il dit, permettra aux enfants d’envisager avec sympathie les notions de justice, d’égalité, de liberté, de tolérance, de démocratie et leur donnera envie d’œuvrer pour un monde plus humain, plus solidaire.

Le sous-préfet du département, Bony Bonaventure, a salué la tenue de cette activité qui, selon lui, privilégie au sein de l’école, la formation des futurs citoyens aux valeurs universelles. Cette journée a été marquée par une double cérémonie qui a porté sur l’inauguration de quatre (04) bâtiments du collège municipal réhabilités par l’ONUCI  en 2011 à la faveur des Journées de l’ONUCI qui avaient eu lieu dans la région en Octobre 2010. L’école en tant qu’institution de la société ne saurait se mettre à l’écart du processus de réconciliation nationale engagé par les autorités ivoiriennes, c’est pourquoi l’ONUCI  à travers la caravane scolaire entend faire de l’éducation à la culture de la paix, une nécessité à l’école.

 


Seat-in à Abidjan Plateau : Assistants sociaux, cas sociaux !

 

Pancarte de protestation au Plateau

La deuxième grogne sociale de l’aire Ouattara a eu lieu ce 11 janvier à Abidjan-Plateau et elle est le fruit d’un long bras de fer entre les assistants sociaux et la fonction publique Ivoirienne. Ils sont au nombre de 416 assistants sociaux qui réclament leur intégration au sein de la fonction publique Ivoirienne. Ce chiffre représente le cumule des promotions de l’Institut Nationale de Formation Sociale d’Abidjan (INFAS) de 2006 jusqu’à 2011 ! Les assistants sociaux qui sont devenus de vrai cas sociaux tentent de se faire entendre par le gouvernement Ivoirien. La tentative de regroupement devant la présidence ce 11 janvier a été dispersé pacifiquement mais le seat-in s’est poursuivit devant le cabinet du Ministre d’Etat en charge des affaires sociales, Gilbert Kafana Koné. Madame ABO est membre de la coordination du mouvement de cette grogne sociale et elle nous explique ici les raisons profonde de la présence des assistants sociaux et assistants sociaux-adjoints dans les rues du centre des affaires. « Nous ne sommes pas écouté depuis 2006 et c’est pour cette raison que nous sommes dans la rue. Notre destin est incertain car nous sommes des pères et des mères de famille. Moi qui vous parle, je suis mère de trois enfants et je suis de la promotion 2006. Après cette promotion il y a encore deux autres promotions. Après trois ans de formation avec à la clé un diplôme d’Etat je le souligne nous n’avons pas été intégré à la fonction publique » souligne Mme ABO.

Dosso Bouaké secrétaire chargé à l’organisation du collectif pour le recrutement des assistants sociaux à la fonction publique au nom de tous ses camarades posent les revendications des assistants sociaux toujours au chômage. « Qu’il soit mis fin au concours d’entrée à la fonction publique pour les assistants sociaux qui sont les seuls étudiants de l’INFAS à passer un tels concours. Nous demandons une réorganisation de la formation continue afin que les seuls bénéficiaires soient les assistants sociaux et non des personnes hors de notre système de formation ». Les manifestants se sont dispersés autour de 13 h 30 TU en promettant de poursuivre la lutte. En quittant la commune du Plateau il nous a été donnée de voir un ballet du véhicule officiel du Ministre Koné Kafana entre son cabinet et la Présidence. Le Président Alassane Ouattara qui a bien vu les manifestants en se rendant à son bureau a-t-il appelé le Ministre Koné Kafana en consultation ? Dans les jours avenirs on en saura certainement un peu plus sur ce dossier.

SUY Kahofi

 


La SODEFOR au chevet de la forêt Ivoirienne

 

Forêt du BANCO à Abidjan

Avec un taux d’infiltration de 50% et un état de dégradation très avancé, les dernières aires forestières de la Côte d’Ivoire ont besoin d’être secourues. Depuis près de dix ans, les crises successives que la Côte d’Ivoire a connues n’ont pas permis la mise en place et développement de véritables politiques de protection de la Forêt Ivoirienne. Défrichage anarchique, occupation illégale des forêts classées et braconnage à outrance sont devenus les maux qui gangrènent la forêt Ivoirienne. Il faut vite agir pour sauver ce qui reste du couvert forestier original Ivoirien et qui représente aujourd’hui moins de 25% de la superficie totale du pays.

La SODEFOR, la Société pour le Développement des Forêts ivoiriennes a décidé de mettre en place un vaste programme de reboisement en vue de reconstituer le couvert forestier ivoirien. Pour Mamadou Sangaré le directeur général de la Société il importe de mener des actions d’envergure pour redonner vie aux forêts qui sont de plus en plus menacées. La SODEFOR plaide pour la valorisation optimale des ressources forestières et cela passe par le respect de la réglementation internationale en matière de gestion forestière. La Côte d’Ivoire dans un premier temps doit se conformer aux conventions sur la protection des forêts qu’elle à signé dans le cadre d’accord sous-régionaux au sein de la CEDEAO, de l’UEMOA et plus largement au plan mondial. La campagne de valorisation du couvert forestier a déjà commencé avec la rétrocession des forêts classées à l’Etat de Côte d’Ivoire marquée par le déguerpissement des populations qui bravant tous les interdits ont fait pousser plantations, opérations immobilières et industries diverses sur les aires protégées ! L’occupation illégale des zones protégées a conduit par endroit à des situations de pollution de la nappe phréatique qui pourtant fournissait de l’eau potable à des milliers d’Ivoiriens. L’exemple le plus frappant est celui de la forêt classée d’Anguédédou dont l’occupation menace l’accès à l’eau potable d’une grande partie d’Abidjan.

La SODEFOR mise sur pied par l’Etat ivoirien depuis le 15 septembre 1966 a en charge la gestion de 231 forêts pour une superficie de plus de quatre millions d’hectares. Elle bénéficie dans son programme de reboisement et de protection des forêts de l’appui de sa tutelle à savoir le Ministère des Eaux et Forêts, qui n’étend plus cautionner l’occupation anarchique de la forêt, un héritage commun à tous les Ivoiriens.

SUY Kahofi


Dette Intérieure : le gouvernement Ivoirien n’a pas respecté ses engagements

 

Charles Koffi Diby, ministre Ivoirien de l’économie et de finance

Depuis le 19 décembre 2011 le gouvernement Ivoirien avait annoncé le règlement anticipé des salaires et le paiement d’une partie de la dette intérieure pour soulager les fournisseurs de l’Etat. Si la première mesure a été respectée, force est de constater que la seconde n’a pas été tenue selon le SYNAFECI (Syndicat National des Fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire). Les 15 milliards annoncé par le gouvernement pour régler les fournisseurs de l’Etat semblent n’avoir jamais atterris dans les coffres du Trésor Ivoirien ! Faustin Gré le Président du SYNAFECI est monté au créneau pour dénoncer le non paiement des factures des fournisseurs de l’Etat qui depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara ne cessent de se battre pour entrer en possession de leur dû.

Depuis mai 2011 jusqu’à ce jour aucune promesse faite aux fournisseurs de l’Etat n’a été tenue. « Comme tout le monde le sait le Ministre de l’économie et des finances, Charles Koffi Diby avait annoncé que les fournisseurs de l’Etat devaient être payés avant le 22 décembre 2011 mais jusqu’aujourd’hui rien n’a été fait ! Les paiements proposés aux guichets du Trésor sont insignifiants voir dérisoires » souligne Faustin Gré. A titre d’exemple celui à qui l’Etat doit 10 millions f CFA doit se contenter de 900.000 et celui à qui l’Etat doit 1 million doit accepter 90.000 f CFA ! « C’est une insulte à tous les opérateurs économiques de Côte d’Ivoire et de surcroit l’Etat nous demande de payer les impôts ! » martèle Faustin Gré. Le Trésor Public de Côte d’Ivoire fait certainement face à des problèmes de trésorerie lié aux nombres importants de priorités de la reconstruction du pays. Cette situation pourrait sans doute expliquer ces quelques difficultés pour solder la facture de la dette intérieure. Qu’à cela ne tienne, les fournisseurs de l’Etat réunis au sein du SYNAFECI sont conscients que « le Président Ouattara a pris le pouvoir dans des conditions assez difficile mais cela ne doit pas justifier » ces reports inexpliqués du règlement de la dette. « S’il n’y a pas d’argent qu’on nous appelle et qu’on nous le signifie : c’est ce que nous demandons au Directeur Général du Trésor » plaide le président du SYNAFECI. Concernant « le dialogue direct » entre le SYNAFECI et le Ministre Charles Koffi Diby engagé depuis Juin 2011, celui-ci semble être au point mort ! Les nombreux courriers déposés au cabinet de l’argentier Ivoirien sont restés sans suite. De son côté le Directeur Général du Trésor a décidé d’opter pour la politique du sourd : depuis les assises de Juin 2011 il refuse de discuter et même de recevoir les membres du SYNAFECI.

Pendant que ce « bras de fer » se poursuit entre le SYNAFECI et le Trésor, de nombreuses entreprises sont en train de mettre la clé sous le paillasson, celles qui tiennent la barre doivent se séparer d’une partie de leurs effectifs quand les chefs d’entreprises eux-mêmes doivent lutter pour scolariser leurs enfants et vivre décemment.

SUY Kahofi

 


Côte d’Ivoire: le corps du journaliste Guy-André Kieffer aurait été retrouvé

L'image de Guy-André Kieffer sur un visuel Commémoratif

Un squelette a été découvert dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Il pourrait s’agir du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Il avait disparu le 16 avril 2004 à Abidjan.

« Un squelette a été découvert dans la région d’Issia (ouest), en présence du juge français Patrick Ramaël. Les éléments d’enquête donnent à penser qu’il pourrait s’agir du corps de Guy-André Kieffer« , a précisé une source proche du dossier. « Des prélèvements ont été effectués en vue d’analyses ADN« . « Un certain nombre d’éléments laissent penser que cela pourrait être le corps de Kieffer mais il faudra attendre les résultats de tests ADN« , qui vont être faits « le plus rapidement possible« , a déclaré de son côté Maîtree Alexis Gublin, avocat de Bernard Kieffer, frère de Guy-André. Journaliste économique, à Libération, La Tribune et au Monde, Guy-André Kieffer avait disparu le 16 avril 2004 sur un parking de la capitale économique ivoirienne Abidjan alors qu’il enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, dont le pays est le premier producteur mondial. L’enquête menée en France s’est orientée vers des cercles proches du pouvoir de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril 2011 après une crise postélectorale de quatre mois, qui a fait quelque 3.000 morts. Le juge Ramaël est arrivé le 2 janvier à Abidjan pour une nouvelle mission dans le cadre de cette enquête. Au moment de sa disparition, le journaliste travaille pour La Lettre du Continent consacrée à l’Afrique. Il rédige des articles gênants et subit des pressions.