Kahofi SUY

Bon appétit à Abidjan avec Hellofood !

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Un repas avec Hellofood en un clic !

Il est midi à Abidjan, c’est l’heure de la pause pour de nombreux Ivoiriens. Travailleurs, étudiants, hommes d’affaire ou chef d’entreprise, chacun se dépêche pour trouver très rapidement un espace gastronomique non loin de son lieu d’étude ou de travail pour manger. S’affaisser dans le siège d’un restaurant et déguster un bon plat en toute quiétude est le vœu que chacun caresse entre midi et deux. Ce geste n’est pas du tout évident pour de nombreux Ivoiriens surtout lorsque vous vous retrouvez dans des quartiers comme le Plateau, Marcory, Vridi ou Cocody et surtout lorsque vous avez une pile de dossiers à évacuer avant la fin de la journée !

Comment donc arriver à concilier une pause gastronomique avec un programme professionnel souvent chargé ? Comment trouver rapidement un menu équilibré pour toute la famille au dîner ? Comment savourer un bon plat entre amis lors d’une télé-party ? Parce que chaque minute est importante pour vous, Hellofood vous donne l’opportunité de bien manger sans quitter votre lieu de travail, votre université ou même votre domicile. Hellofood est un service gastronomique de proximité très innovant qui répond aux besoins des consommateurs. Il s’agit d’un service de livraison de plats dans tout Abidjan quelque soit le quartier et la nature de votre commande ! Bien manger avec un menu équilibré c’est possible grâce à un geste tout simple. En effet Hellofood vous donne l’occasion de commander vos plats en ligne chez vos restaurants favoris. En un clic sur le site https://www.hellofood.ci vous pouvez à n’importe quel moment de la journée passer une commande. Une fois sur le site, renseignez simplement votre quartier et choisissez le restaurant qui correspond à vos goûts et votre budget, selon les heures de livraison. Vous payez simplement votre repas au livreur sans supplément comme si vous étiez au restaurant ! Voici un clic utile qui vous évite de tourner en rond à la recherche d’un restaurant ou même de faire la queue juste pour une pizza ! Hellofood c’est aussi la garantie d’un menu très varié et donc la certitude de ne pas tomber dans une routine gastronomique. Plats africains, mets asiatiques, gourmandises européennes, spécialités libanaises ou sandwichs, il y a de quoi se faire plaisir et faire plaisir aux autres chez Hellofood.

Pour être encore plus proche du client, Hellofood a développé une application compatible avec vos terminaux mobiles quelque soit votre opérateur. Il suffit d’aller sur https://www.hellofood.ci/contents/apps pour la télécharger et passer vos commandes en ligne. Un service facile, rapide, fiable et sécurisé qui vous donne l’opportunité de bien manger sans vous déplacer.

Pour contacter Hellofood

Par email: contact@hellofood.ci

Par téléphone (10h à 22h) : +225 20 22 06 31 ou +225 47 05 22 76

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Côte d’Ivoire : quand manger devient un luxe

La grogne se poursuit sur les marché
La grogne se poursuit sur les marchés

Difficile de croire en la politique de lutte contre la cherté de la vie menée par le gouvernement ivoirien. En effet chaque jour qui passe est un nouveau jour de hausse sur les marchés. Une situation que les ménagères supportent de plus en plus mal.

Il est 11 heures à Abidjan et à cette heure tous les marchés de la capitale économique Ivoirienne grouillent de monde. Nous nous faufilons parmi les commerçants et les clients pour être au parfum des dernières hausses des denrées sur le marché. Première escale l’espace tubercule du marché Gouro d’Adjamé. Sur son étalage Konan Amenan propose plusieurs variétés d’igname. A titre d’exemple, le kponan est à 300 francw Cfa et l’assawali à 250 francs Cfa le kilo. La commerçante reconnaît que ces prix sont élevés néanmoins elle prend le soin de nous expliquer pourquoi les prix sont constamment à la hausse.

« Je dois vous dire très clairement que la hausse ne dépend pas de nous. Seuls les grossistes qui viennent nous livrer en camion ont le monopole du prix. Ils font venir les ignames de Bouna et de Bouaké. Ils proposent le kilo à 240 F ou 265 en fonction de la période et des espèces », nous indique Konan Amenan.

On comprend sur la base d’un petit calcul que le bénéfice des commerçantes oscille entre 10 et 35 F Cfa sur chaque kilogramme d’igname vendu ! L’étalage d’igname de Victorine jouxte la grande table de Fadilatou. Une commerçante d’épice dont l’activité principale est le négoce des oignons. Un condiment incontournable qui subit aussi une hausse incontrôlée côté prix.

« Plus que tout autre denrée, le prix de l’oignon subit une véritable fluctuation. Le sac peut coûter 14.000, 15.000 voire 15.500 f CFA. Ce même sac d’oignon il y a quelque temps de cela se vendait entre 8.000 et 10.000 f CFA au plus. Avec les nouveaux prix nous sommes obligés de faire des petits calculs pour faire un petit bénéfice » affirme la vendeuse.

Ce petit calcul dont parle Fadilatou oblige les commerçantes à proposer les oignons à 650 voire 700 F Cfa le kilo. Les autres légumes n’échappent pas à cette fluctuation. Les aubergines, gombos et autres tomates fraîches vendus hier par petits tas à 50 francs sont aujourd’hui vendus au minimum à 100 francs ou même 200 francs sur certains marchés d’Abidjan. Pour faire une bonne sauce et bien nourrir sa famille, les tubercules d’igname et les légumes ne suffisent pas. Il faut bien faire un tour chez le boucher ou la poissonnière. Dans un contexte économique de plus en plus difficile, rares sont les familles qui peuvent s’offrir le luxe d’un repas copieux avec des protéines animales. La raison est toute simple : le prix du kilogramme de viande est trop élevé et ceux qui veulent se rabattre sur le poisson se heurtent aux prix imposés par les grossistes du port. Faisons-nous une idée des prix pratiqués avec Mme Bamba une poissonnière de Wassakara.

« Le carton de poisson chinchard qui était à 19 000 et aujourd’hui monté à 24 000 F, le mâchoiron est passé de 8 000 à 10 000 F, le prix du maquereau est passé de 7 000 à 11 000 F Cfa ! Vous remarquez très bien que la hausse se situe entre 2 000 et 5 000 F selon les espèces de poisson » nous explique madame Bamba.

Il faut donc revendre le poison à 700, 800 ou 1000 F pour réaliser un petit bénéfice. Une véritable souffrance pour les commerçantes.

Cette souffrance des commerçantes est aussi partagée par les mères de famille qui écument chaque jour les marchés de la capitale économique ivoirienne à la recherche de quelques légumes pour nourrir mari et enfants. Le panier de la ménagère n’existe plus, il s’est transformé en sachet de la ménagère ironisent les femmes sur le marché qui ne savent plus à quel saint se vouer.

« Je suis venue avec 2 000 Fau marché depuis 7 heures et à force de comparer le prix des denrées il est 12 h 15 ! Je risque de me retourner sans rien acheter parce que tout est devenu cher. Les mêmes provisions que vous faites lundi à 2 000 F vous les ferez dans une semaine à 2 500 voire 3 000 F. Il est de plus en plus difficile de manger » s’inquiète Madame Yeo Salimanta.

En Côte d’Ivoire de nombreuses familles ne cherchent plus à manger à leur faim. Juste le minimum deux (2) ou une (1) fois par jour pour « rester en vie ». Quand les difficultés frappent, on oublie la qualité pour penser quantité.

« Quand vous regardez une sauce graine de 2013 et celles que nos mères cuisinaient en 1990 ou même avant, vous sentez la différence. Nos sauces sont juste de l’eau portée à ébullition avec quelques légumes. Les Ivoiriens mangent de plus en plus mal et nos autorités semblent ne pas se soucier de notre sort » s’indique Mme Koffi Ange.

La question de la cherté de la vie dans le contexte socio-économique assez difficile qui est celui de la Côte d’Ivoire mérite une attention particulière. Les autorités Ivoiriennes doivent mener la lutte d’une autre manière et accepter d’abandonner leurs bureaux feutrés de la cité administrative du Plateau pour descendre sur les marchés pour toucher du doigt la souffrance des populations.


AFROBASKET : Bilan des 16ème de finale

L’antre du basket-ball Ivoirien vibre au rythme des rencontres de l’AFROBASKET
L’antre du basket-ball Ivoirien vibre au rythme des rencontres de l’AFROBASKET

La phase de poule de l’AFROBASKET 2013 vient de s’achever à Abidjan. Au terme de ce 16ème de final, force est de constater que les ténors du basket-ball africain ont confirmé tout le bien que les analystes disaient d’eux à l’exception du Sénégal qui a montré un jeu assez décousu et très peu convainquant. En témoigne sa quatrième défaite d’affilé face à la Côte d’Ivoire en quatre phases finales de l’AFROBASKET et ses deux victoires au forceps face à l’Algérie et à l’Egypte. L’Angola a réussit son entrée avec ses athlètes qui ont prouvé qu’ils n’étaient pas à Abidjan en tourisme! Idem pour la Tunisie, l’équipe à abattre puisse qu’elle est la tenante du titre. Elle l’a rappelé en punissant à plus de 100 points le Burkina Faso ! Sans complexe, sans pression, sans tambour ni trompette, l’équipe tunisienne développe un jeu posé. Bien sûr elle était face à des adversaires qui n’avaient rien à perdre à se faire battre par la tenante du titre mais qui caressaient le secret espoir de briller face à la Tunisie. Cet exploit n’a pas été réalisé par le Maroc, le Rwanda et le Burkina, un pays qui est à sa quatrième phase finale de l’AFROBASKET contrairement aux idées reçues. Ce pays d’Afrique de l’ouest a péché par son manque d’expérience en commettant de nombreuses fautes. Le haut niveau a ses réalités qu’il faut connaître avant de se frotter aux dinosaures du basket-ball africain.

Bien que de nombreuses équipes aient été remaniées à plus de 50%, des athlètes de haut niveau (USA, France, Belgique…) ne sont pas venus défendre les couleurs de pays respectifs. Qu’à cela ne tienne, les 16ème de final ont été riche en bon jeu et surtout en ambiance folle depuis le Palais des Sports de Treichville. Côté ambiance le 12ème Gaïndé du Sénégal arrive en pôle position avec une délégation d’au minimum 200 supporteurs par rencontre. Les supporteurs Sénégalais ont boudé leur équipe après la lourde défaite face aux Ivoiriens. L’appel irrésistible des gradins à fait le reste : les danseurs et danseuses de m’balax ont repris la route du Palais pour être témoins de la deuxième victoire du Sénégal. La Côte d’Ivoire pays hôte suit avec CNSE et le wôyô national. Une ambiance folle avec tambours et castagnettes qui a galvanisé les Eléphants. Un soutien salué par Ismaël N’DIAYE le capitaine des Eléphants basketteurs. La colonie centrafricaine s’est aussi signalée lors de toutes les rencontres de la RCA, idem pour l’Angola, le Cap-Vert et le Burkina. Il faut aussi noter que quelque soit le match qui se jouait, des fanas de basket-ball Ivoirien venaient de tous les quartiers pour apprécier le spectacle. Un bon jeu qui fera oublier un tout petit peu les problèmes socio-politiques que la Côte d’Ivoire vit au quotidien.

Polémique sur la composition de l’équipe de Côte d’Ivoire

Pendant que sanglés du maillot orange-blanc et vert, les Eléphants se battent sur le parquet du Palais, des bloggueurs et apprentis journalistes ont trouvé le malin plaisir de lancer le débat (ou plutôt la polémique) sur le degré « d’Ivoirité » de l’équipe nationale de Basket. Pour eux (j’évite de les citer exprès) l’équipe serait composée de Mercenaires ! Qui peut-on appeler mercenaires ? Des Ivoiriens nés aux Etats Unis qui ont refusé la nationalité américaine pour leur pays ou des bi-nationaux qui ont tourné le dos (par patriotisme) aux pays de leurs pères pour celui de leurs génitrices ? Ah sacré Côte d’Ivoire! Pendant que la loi sur la Nationalité divise le Parlement, certaines plumes l’invitent sur les parquets. Ainsi va l’AFROBASKET et ces quelques commentaires d’individus isolés en manque tweets et de reconnaissance ne saurait gâcher la fête africaine de la balle au panier. Les 8ème de final commencent ce lundi, toute défaite sera synonyme d’élimination. Bonne chance à tous!


AFROBASKET 2013 : Une première journée riche en bonnes prestations

Moment de lutte en raquette lors du face à face Côte d'Ivoire - Algérie
Moment de lutte en raquette lors du face à face Côte d’Ivoire – Algérie

La première journée de l’AFROBASKET en terre ivoirienne a tenu toutes ses promesses. Quatre rencontres très relevées ont meublé le jour 1 de la compétition.

En levé de rideau, la Centrafrique était face au Mozambique. Une rencontre qui pourrait être illustrée par le dicton : « Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué ». Les Centrafricains ont dominé le match sur trois quart-temps avant de faiblir face aux Mozambicains plus entreprenants à trois minutes de la fin du match. Les Centrafricains trébuchent 66 – 70 face au Mozambique, idem pour l’Egypte qui tombe les armes à la main face au Sénégal.
Un match interdit aux cardiaques tant il a été dominé par de nombreuses parités dont un 70 – 70 à 6 secondes de la fin du match. Ibrahima MBENGUE libère un tir sec et soulage le 12ème gaïdé (supporteurs sénégalais). Comme le Sénégal, le pays hôte de la compétition était très attendu après la cérémonie d’ouverture. La Côte d’Ivoire a marqué son parquet en signant sa première victoire face aux Algériens. 64 – 47 dans un match qui a faillit basculer en quelques secondes si l’Algérie avait sur profiter d’une remontée à deux points des Ivoiriens à la fin du troisième quart-temps. Les fennecs pensaient pouvoir jouer sur la pression psychologique du pays organisateur, mais c’était mal connaître les poulains du coach LEZCANO Moya qui fort du soutien des Éléphants supporteurs sont arrivés à leur fins.
Le plus important écart de la journée est à mettre à l’actif de l’Angola qui fidèle a son statut de super favori à largement dominé le Cap Vert 75 à 50. Les Palancras négras ont séduit par leur jeu efficace et leur adresse qui leur colle toujours à la peau. Mention spéciale pour Carlos Morias qui offre 21 points à son équipe pour sa première victoire.


La Côte d’Ivoire se (re)construit de gré à gré !

Un pont réhabilité dans la commune de Cocody (image d'illustration)
Un pont réhabilité dans la commune de Cocody (image d’illustration)

Pendant que le Président Alassane Ouattara parle de bonne gouvernance et d’émergence à l’horizon 2020, son régime fait la promotion de mauvaises pratiques économiques.  

En économie, un marché de gré à gré est une offre dont l’attribution se fait sans mise en concurrence. La comparaison entre des soumissions multiples qui doit permettre à l’Etat d’avoir le meilleur rapport qualité, coût et délais n’est plus garanti. L’entreprise qui est coptée dicte ses conditions à tous les niveaux. Or, la libre concurrence impose aux entreprises une meilleure qualité, des coûts réduits et des délais raccourcis. Et si donc le gré à gré fait autant perdre à l’Etat au niveau des coûts concurrentiels, pourquoi les Agences Gouvernementales ont-elles recours à cette pratique Côte d’Ivoire ? Pour Coulibaly Non Karna, président de l’autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP), le gré à gré se justifie seulement sous un nombre restreint de conditions.

« Les cas de monopole ou d’urgence impérieuse peuvent justifier une passation de gré à gré. Vous avez une école dont la toiture a été arrachée par une tempête, il est évident que vu les délais, vu l’urgence, le bon sens veut qu’on aille vers le gré à gré plutôt que de faire des procédures de passation par appel d’offre ouvert qui vont mettre du temps et priver les élèves de leur école » nous explique Non Karna.

Si l’attribution d’un marché de gré à gré se justifie, il n’en demeure pas moins que cette mesure reste une décision d’exception qui ne saurait devenir un mode d’attribution d’un marché public. Or, depuis la fin de la crise post-électorale, la Côte d’Ivoire a franchi le rubicond ! On estime aujourd’hui qu’entre 50 et 60% des marchés publics ont été attribué de gré à gré. Ce chiffre est de loin le plus élevé de toute l’UEMOA ! Le Chef de l’Etat Alassane Ouattara a lui-même reconnu la pratique qui pour de nombreux économistes est un acte de mauvaise gouvernance. Un danger pour un pays qui veut se donner les moyens d’être émergeant à l’horizon 2020. L’Etat Ivoirien promet d’ici peu de l’ordre dans l’attribution de ces marchés de gré à gré, chose que confirme Coulibaly Non Karna. Le Président de l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics soutient que d’ici fin décembre 2013 « l’audit des marchés gré à gré pour la période 2011 – 2013 sera achevé et dans le premier semestre 2014 » les résultats seront connus de tous.

Pendant que l’audit est en cours, l’opposition Ivoirienne continue de se délecter des déboires du régime Ouattara. Celle-ci martèle sous tous les toits que la Côte d’Ivoire est géré par une seule famille, un clan ethnique et un cercle d’amis qui se partagent l’argent du pays par des marchés de gré à gré en endormant les Ivoiriens avec des concepts pompeux comme l’émergence économique et la bonne gouvernance.