Kahofi SUY

La base de données « Genre, Femmes, Paix et Sécurité » CEDEAO lancée

Les femmes d’Afrique de l’ouest ont enfin une plate-forme de donnée opérationnelle
Les femmes d’Afrique de l’ouest ont enfin une plate-forme de donnée opérationnelle

La section ivoirienne du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’espace CEDEAO (REPSFECO) a lancé le jeudi 13 février 2014 à Abidjan, la base de données « Genre, Femmes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest ». La cérémonie officielle de lancement de cette base donnée s’est faite en présence des officiels ivoiriens, ceux de la société civile, de la CEDEAO et du système des Nations Unies.

La mise en place d’une base de données genre, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest, émane, des recommandations des journées portes ouvertes 2012 sur les résolutions 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette initiative est du bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et de l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), en collaboration avec la centre de la CEDEAO pour le développement du Genre, l’union du fleuve Mano et les autres partenaires du groupe de travail femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest (GTFPS-AO).

La base de données a pour objectif d’améliorer l’efficacité d’information et le partage de connaissances sur le thème « genre, femmes, paix et sécurité » à travers la mise en place d’une plate-forme recensant l’ensemble des institutions intervenant dans ce domaine et qui sera accessible à tous. C’est pourquoi, un atelier de formation et de validation des données a précédé la mise en place de cette plate-forme du 10 au 12 février. Il s’agissait en amont de former et de transmettre des compétences à un groupe de cadres des institutions membres du groupe de travail femmes, paix et sécurité en Afrique de l’Ouest utilisatrices principales de la base de données. Elles ont désormais les outils qui leur permettre d’administrer totalement le système, de l’exploiter de façon maximale et de le mettre à jour.

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, Saïd Djinnit, l’organisation mondiale se tient aux côtés du du Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l’espace CEDEAO REPSFECO pour apporter son soutien afin que toutes « les initiatives de Paix tiennent en considération l’impact des rapports entre le genre et incorporer les femmes dans leurs politiques et projets ».


ICI is back !

Daniel Kablan Duncan, le premier ministre ivoirien découvre le site de ICI 2014
Daniel Kablan Duncan, le premier ministre ivoirien découvre le site de ICI 2014

« Secteur privé levier d’une intégration régionale réussie », tel est le thème du Forum Investir en Côte d’Ivoire ICI 2014. Celui-ci rassemble près de 3000 participants venus des quatre coins du monde et particulièrement de la sous région ouest africaine. L’objectif de ce forum est de donner l’opportunité aux entreprises de découvrir les opportunités d’investissement que peut offrir la Côte d’Ivoire, un pays à fort potentiel économique. Dans cette logique des choses, les membres du gouvernement ivoiriens mais aussi les investisseurs et opérateurs économiques partageront leurs expériences et connaissances grâce aux différentes déclinaisons du thème du forum.

Les workshops autour des sous-thèmes seront entre autre dédiés aux énergies renouvelables, l’agri-business, le partenariat public-privé, la promotion des petites et moyennes entreprises sans oublier les infrastructures économiques, les mines, l’éducation et la santé. Le premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan à l’ouverture des travaux a salué l’engouement autour de l’évènement qui rassemble 113 nationalités. Preuve que la Côte d’Ivoire se porte économiquement bien chose que Christine Lagarde patronne du FMI n’a pas manqué de souligné non sans prendre le soin d’inviter les participants à accompagner le pays sur la voie de l’émergence. Une émergence qui selon le président de Banque Africaine de Développement, Donald Kaberuka sera profitable à toute la sous-région vu le positionnement géostratégique de la Côte d’Ivoire.

Notons que le dernier Forum ICI, Investir en Côte d’Ivoire s’est tenu en 1999 et l’édition de 2014 marque la renaissance d’une rencontre chaire au cœur du CEPICI, le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire.

SUY Kahofi


Un projet de développement des RH pour la région du Gbêkè

Revaloriser les RH pour développer les Régions Centre et Nord
Revaloriser les RH pour développer les Régions Centre et Nord

La revalorisation des ressources humaines dans un contexte de reconstruction demeure une priorité pour l’État Ivoirien. Pour y arriver, une réelle politique de renforcement des capacités de l’administration locale s’impose surtout dans les régions éprouvées par la crise.

Le Gouvernement ivoirien et le Japon ont décidé de mettre en place un projet de développement des Ressources Humaines. Le projet est baptisé « Projet de développement des Ressources humaines (RH) pour le renforcement de l’administration locale des zones centre et nord de la Côte d’Ivoire« . Six entités s’engagent pour sa mise en œuvre. Il s’agit du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, celui en charge des Infrastructures économiques, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique, la Préfecture de police de Bouaké, l’Ambassade du Japon et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Ces partenaires se réunissent ce jeudi 30 janvier 2014 à la Direction générale de la Décentralisation et du Développement local (Abidjan-Plateau) pour approuver le contenu du plan d’opération dudit projet.

Les structures impliquées dans l’exécution du projet organisent donc la première concertation du Comité Conjoint de Coordination (CCC). Cette rencontre intervient deux mois après le démarrage à Bouaké du projet qui doit se dérouler sur une période de trois ans. L’objectif du projet est le renforcement des capacités de l’administration locale et la fourniture de services de base dans les localités affectées par le dernier conflit que la Côte d’Ivoire a vécu. Plusieurs résultats sont attendus à la fin de ce projet. Il s’agit entre autre du développement des mécanismes de coordination pour améliorer le système de fourniture de services de base dans la région du Gbêkè et du partage de modèles de développement entre les organismes du gouvernement central et ceux de l’administration locale. Au-delà, le projet aura pour mission d’amélioration les compétences des officiers du gouvernement et responsables de la fourniture de services dans les secteurs de l’éducation, de l’alimentation en eau potable en milieu rural dans les cinq districts cibles. A cela s’ajoute l’accroissement des mécanismes de coopération et de coordination efficaces entre les communautés à travers la mise en œuvre de projets pilotes dans la région du Gbêkè.

Rappelons que le Ministère ivoirien de l’Intérieur et de la Sécurité (MIS), la Préfecture de Bouaké et la JICA avaient organisé le 5 décembre 2013 dans la capitale du Gbêkè, la première séance conjointe du « Projet de développement des ressources humaines pour le renforcement de l’administration locale en zones centre et nord de la Côte d’Ivoire« . La JICA depuis son retour en Côte d’Ivoire initie des projets de développement en vue d’apporter une contribution significative au processus de relance économique et de reconstruction du pays.

SUY Kahofi source JICA


Radio ISTC Fm « reçoit » la HACA

La Direction de l’ISTC et la délégation de la HACA lors de la visite
La Direction de l’ISTC et la délégation de la HACA lors de la visite

Le président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) continue sa tournée dans les radios de proximité d’Abidjan « autorisées à émettre ». Ibrahim Sy Savané dans son périple a déjà rendu visite à plusieurs chaînes parmi lesquelles nous citerons entre autre Radio Nostalgie et Radio Fraternité. Ce mercredi 22 janvier, le ministre Sy Savané et ses collaborateurs se sont rendus à l’ISTC (Institut des Sciences et Techniques de la Communication). Il s’agissait pour lui de toucher du doigt les conditions de travail et l’univers de la radio de l’Institut (ISTC Fm). L’autre aspect de la visite était d’amener la radio à respecter le cahier de charges.

Pour Alfred Dan Moussa directeur général de l’ISTC, « il s’agit d’une visite importante » pour lui et ses collaborateurs et elle permettra d’explorer des pistes qui conduiront au développement de Radio ISTC Fm et de l’Institut dans son ensemble. Lors de la séance de travail avec la direction de l’Institut et les premiers responsables de la radio, Ibrahim Sy Savané a affirmé que la radio a « toutes les compétences et les infrastructures » pour assurer son développement.

« Votre radio est la mieux placée pour impulser une meilleure dynamique et une meilleure qualité à la formation. Nous sommes prêts à créer une plateforme pour que ISTC Fm soit une radio de formation des journalistes et animateurs » a-t-il indiqué.

Cette déclaration n’est pas fortuite car ISTC Fm est l’une des rares radios de la capitale ivoirienne à évoluer avec un personnel exclusivement professionnelle ! Journalistes, animateurs et techniciens sont titulaires des diplômes sanctionnant les cycles 1 ou 2 en journalistes ou production audiovisuelle de l’ISTC. La radio fonctionne grâce au professionnalisme quotidien de 11 agents dont 5 journalistes. Créée le 15 octobre 2009, ISTC Fm est logée au sein de l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication et émet en modulation de fréquences sur 103.8 FM. Cette radio qui s’illustre par la qualité de ses productions est le fruit d’un partenariat entre le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’ISTC.

Notons qu’avant son arrivée à ISTC Fm, Ibrahim Sy Savané s’est rendu à Radio Téré dans la commune d’Adjamé et au siège de Radio Abidjan 1 (Cocody).

SUY Kahofi


Avril 2014 : fin de vie de Windows XP et de Office 2003

Windows XP vers un black out prolongé ?
Windows XP vers un black out prolongé ?

En Afrique de l’Ouest et du Centre, près de 80% des entreprises utilisent des ordinateurs qui sont équipés du système d’exploitation Windows XP et du pack de logicielle Office 2003. Bien que populaire, ces deux outils de seront plus fonctionnels dans moins de trois (3) mois.

La date du 8 avril 2014 marquera la fin de vie du système d’exploitation Windows XP et du pack de logicielle Office 2003. En effet, Microsoft n’apportera plus aucun support aux utilisateurs/clients et cessera de publier des mises à jour de sécurité sur ces produits. Cette décision va engendrer d’énormes problèmes, notamment ceux liés à la sécurité des données informatiques en entreprise. Les ordinateurs deviendront vulnérables à toutes sortes d’attaques pirates : virus destructeurs, logiciels espions nuisibles et autres logiciels malveillants qui occasionneront le vol et la perte des informations et des données professionnelles. A ce niveau il est important de comprendre que les antivirus ne pourront plus être efficaces lorsque Windows XP ne sera plus pris en charge. La menace est donc grande pour les entreprises et le compte à rebours n’est pas loin de zéro !

Victoria N’Dee, Marketing and Communications Lead à Microsoft West and Central Africa a d’ailleurs bien résumé la situation.

« Tous autant que nous sommes, nous échangeons quotidiennement un volume impressionnant de données via clés USB, Internet, etc. Il suffit d’imaginer la perte de ces informations pour se rendre compte de la gravité de la situation. Nous sommes tous impliqués. Microsoft, ses partenaires, ses clients et surtout les médias qui doivent prendre leur part dans cette campagne de sensibilisation en donnant l’avertissement à l’intention des utilisateurs, car la menace est réelle et les dangers ne sont pas à minimiser » a-t-elle indiqué.

En dehors des risques sécuritaires (confidentialité, fiabilité des données), la fin de support de XP impliquera un dysfonctionnement des ordinateurs en entreprise, des dépenses en maintenance avec pour conséquence de fréquentes interruptions d’activités et une baisse de la productivité. Microsoft conscient des risques encourus par les utilisateurs et clients au-delà du 8 avril entend sensibiliser les uns et les autres pour l’acquisition des produits plus modernes. Il est donc prévu dans les semaines avenir une intensification de la sensibilisation par l’utilisation des canaux de communication de toutes les organisations professionnelles. Microsoft insistera sur le fait qu’il existe tout un mécanisme pour aider les entreprises à réussir leur migration de Windows XP vers Windows 7 ou 8.

« L’ensemble du processus n’est pas figé ; chaque migration est adaptée aux besoins de l’entreprise concernée » a indiqué Ndee Uwadoka.

La migration a certes un coût mais au-delà d’avril 2014, la note sera sans doute deux fois plus salée pour les retardataires ! Il faudra, en ce moment-là, faire face à la fois aux charges de récupération de données perdues et à la migration elle-même.