Kahofi SUY

Le RGPH 2014 lancé ce 17 mars

Combien sont-ils à vivre en Côte d'Ivoire ?
Combien sont-ils à vivre en Côte d’Ivoire ?

Equipés de leurs Smartphones et PDA, les agents recenseurs ivoiriens prendront d’assaut les quartiers et villes de la Côte d’Ivoire ce 17 mars 2014 pour rendre effectif le RGPH, le Recensement Général de la Population et de l’Habitat.

C’est par l’enrôlement symbolique du chef de l’Etat Ivoirien que débutera officiellement l’opération nationale de recensement de la population. Le RGPH 2014 reporté mainte fois pour des questions techniques et budgétaires sera effectif ce 17 mars. Ce recensement général de la population est le premier depuis une vingtaine d’année, les autres programmés ayant été annulé pour des questions financières ou pour cause de crise.

Selon le Ministre du Plan et du Développement Albert Mabri Toikeuse l’opération de recensement n’a pour seul objectif que d’avoir les statistiques exactes afférant à la population vivant sur le territoire ivoirien. En l’absence de statistiques consolidées on ne sait toujours pas si le chiffre de 22 millions d’habitants avancé dans des documents officiels est vrai ! Au-delà, après plus de dix ans d’instabilité, le Gouvernement n’est plus capable de dire qui est ivoiriens et qui est installé en Côte d’Ivoire après avoir immigré. Il s’agit aussi et surtout de repartir l’intégralité de la population par classe d’âge, sexe et activités socio-professionnelles pour mieux définir les plans stratégiques de développement et les politiques économiques.

Si l’opération de recensement n’a rien de politique selon le Ministère du Plan et du Développement, les partis d’opposition et d’ailleurs de nombreux ivoiriens sont convaincus du contraire. Ne nous leurrons pas, à quelques foulées des élections présidentielles de 2015 le recensement général de la population permettra sans le dire de dessiner la nouvelle carte électorale. Mieux, elle sera un outil pour aider à consolider les listes d’électeurs et finaliser l’épineux dossier de la liste grise, celle des omis et des nouveaux votants. C’est la raison pour laquelle l’opposition a tenté par tous les moyens d’asseoir une commission politique de suivi du recensement. Une doléance rejetée par le pouvoir qui entend ne pas politiser son « affaire ».

SUY Kahofi


Le MASA 2014 referme ses portes

Le MASA 2014, MASA du retour !
Le MASA 2014, MASA du retour !

C’est ce 8 mars, journée internationale de la femme que le MASA a refermé ses portes par un spectacle haut en couleur depuis le Palais de la Culture de Treichville (Abidjan). Deux scènes ont été dressées pour recevoir tour à tour des groupes d’artistes de Côte d’Ivoire et du reste du monde. Nous citerons entre autres Les Tambours du Burundi, Stylebee du Burkina Faso, Ramses de Kimon (le Pharaon de la lagune Ebrié), Cheik Tidiane Seck du Mali… Le public venu des quatre coins de la ville d’Abidjan n’a pas boudé son plaisir et a refusé de déserter le Palais de la Culture malgré un souci technique juste avant l’arrivée de la star Alpha Blondy pour son show.

La cérémonie de clôture du MASA 2014 a été l’occasion pour M. Bandama Maurice ministre ivoirien la la culture et de la francophonie de dire un grand merci aux artistes venus pour animer et vendre leur potentiel lors de cette biennale qui signe son retour. Un retour en difficulté car de nombreux exposants et restaurateurs ont décrié le manque d’organisation, le coût élevé de la participation à l’évènement sans oublier les acheteurs qui ne se sont pas vraiment bousculé. C’est également un MASA critiqué pour sa mauvaise programmation lésant ainsi de nombreux producteurs puisse que les promoteurs venus de l’extérieur n’ont pu visiter tous les sites à temps. Les artistes locaux hormis les grands noms de la scène ivoirienne n’ont pas été vraiment présents lors de cette rencontre culturelle. La raison était sans doute ce que plusieurs ont qualifié de deux poids deux mesures dans le traitement des artistes : les locaux avec un cachet de misère et la bourse pleine pour les « venus d’ailleurs ». Une « insulte » à la limite pour Pat Sacko du groupe Zouglou Espoir 2000 qui sur son mur Facebook a dit tout haut ce que de nombreux artistes pensaient tout bas. « On vend la culture étrangère à coût de millions et la culture ivoirienne à coût de transport » fin de citation.

MASA 2014, MASA des injustices réparées avec la distinction d’homme de culture mis sous l’éteignoir par une procédure aveugle de sélection des vrais hommes de média et de culture qui méritent réellement les honneurs du peuple. Comment imaginer que c’est maintenant que Goerges Taï Benson une sommité du journalisme ivoirien soit décoré ? Lui qui pourtant a fait Alpha Blondy, Monique Séka, Antoinette Konan et conduit plusieurs journalistes et animateurs tels que Yves Zogbo Junior vers la gloire. « Dieu merci que ce n’est pas sur leurs cercueils respectifs que la grande Chancellerie a posé leurs médailles » lâche ahuri un spectateur. La Côte d’Ivoire devrait bien changer cette manie qu’ont ses autorités de ne pas voir où se trouve les hommes et femmes de valeur.


OFACI : le 8 mars pour aller plus loin dans la cause de la femme

Dosso Mafélina présidente de l’OFACI
Dosso Mafélina présidente de l’OFACI

Comme chaque année l’OFACI, l’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire marque le 8 mars par des activités de sensibilisation mais aussi une traditionnelle déclaration pour une meilleure prise de conscience sur la cause de la femme ivoirienne.

Pour cette année 2014, l’OFACI reconnait certes qu’il y eu quelques avancées dans la lutte pour les droits de la femme mais beaucoup reste à faire pour lui garantir toute son honorabilité, sa dignité et le respect qui lui est dû dans l’univers professionnel et social. Selon la présidente de l’OFACI Dosso Mafélina, son organisation a décidé de s’approprier le thème national de cette célébration qui est « les femmes au travail pour les objectifs du millénaire (OMD) et l’émergence de la CI ». Ce thème fait référence au thème international  «  l’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ».

La célébration 2014 sera une occasion de plus pour célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes du monde entier et les femmes ivoiriennes en particulier. Celles-ci il faut le dire ont impacté positivement la Côte d’Ivoire mais surtout leurs communautés de base. Femmes rurales, femmes des médias, femmes de la société civile…voici plusieurs années qu’elles s’engagent pour l’atteinte des OMD qui auront pour échéance 2015. Hélas un regard rétrospectif nous donne de constater que certains objectifs ne sont pas atteints. Pour l’OFACI – et c’est un constat mondial – il reste du travail à faire pour atteindre les OMD, car « des difficultés persistent toujours ». Il s’agit entre autres « du faible taux de scolarisation des filles, la recrudescence des violences sexuelles, la féminisation  du VIH-SIDA, le taux élevé de la mortalité infantile et maternelle, les traitements salariaux entre l’homme et la femme  ainsi que la croissante pauvreté chez la femme ».

C’est pour trouver des réponses concrètes à tous ces problèmes que l’OFACI interpelle l’ensemble des acteurs en commençant par le Gouvernement, protecteur premier des droits du citoyen.

  • Au gouvernement

–       Garantir l’éducation des filles et le maintien de celles-ci en leur offrant un enseignement de qualité afin de leur permettre de jouer leur rôle au sein de la société ;

–       Favoriser l’égalité des chances pour la pleine autonomisation économique des femmes en vue d’une croissance économique inclusive ;

–       Faciliter l’accès des femmes aux micro-crédits pour leur indépendance financière ;

–       Appuyer la représentativité égale des femmes aux postes décisionnels  et leur pleine participation au processus de paix et de réconciliation pour un  développement durable ;

–       Assurer la sécurité des femmes en les mettant à l’abri des violences basées sur le genre ;

–       Garantir aux femmes de meilleures conditions de travail tant au niveau du secteur privé que public  pour leur plein épanouissement ;

–       Respecter les droits fondamentaux des femmes y compris leurs droits en matière de procréation.

  • Aux organisations de la société civile

–       Accroître les programmes de sensibilisation à l’endroit des femmes pour franchir les barrières socio-culturelles qui constituent un obstacle à leur épanouissement ;

–       Encourager la participation citoyenne des femmes afin que l’émergence à l’horizon 2020 soit une réalité.

  • Aux femmes

–       S’approprier les instruments, internationaux et nationaux favorisant leur autonomisation à tous les niveaux ;

–       Développer entre elles l’esprit de solidarité afin que leur combat politique, économique et social pour leur positionnement soit effectif ;

–       Encourager la collaboration entre hommes, femmes et jeunes pour un monde meilleur.

SUY Kahofi source OFACI 


La Côte d’Ivoire pour un enrôlement biométrique réussit

L’enrôlement biométrique peut aider à consolider la démocratie
L’enrôlement biométrique peut aider à consolider la démocratie

Abidjan la capitale économique ivoirienne a abrité les 4, 5 et 6 mars un atelier sur l’observation citoyenne de l’enrôlement biométrique des électeurs. Il s’agit d’une initiative du NDI (National Democratic Institut) et du GNDEM (Global Network of Domestic Election Monitor).

14 pays africains membres du GNDEM ont pris part à cette rencontre dont le but était de créer un cadre d’échange des expériences de réussite sur le monitoring citoyen de l’enrôlement biométrique. En effet, pendant ces deux dernières décennies la biométrie a fait une entrée remarquable dans l’organisation des élections en Afrique en facilitant l’enrôlement des populations soulignant ainsi l’importance des Nouvelles Technologies dans le processus de démocratisation du contient. Selon Christopher Fomuyoh, Directeur Afrique du NDI, malgré son importance, la biométrie reste un outil qui mérite toutes les attentions.

« Bien faite, la biométrie peut faciliter les inscriptions et contribuer ainsi à des élections crédibles et inclusives. Cependant mal maîtrisée, la biométrie peut devenir un outil de manipulation surtout avec le taux élevé d’analphabétisme que connait nos pays ».

Il est donc important que la Côte d’Ivoire puisse déjà préparer un cadre sain pour l’enrôlement biométrique des électeurs dans la perspective des élections de 2015 qui se tiendront dans 18 mois. Amani Ipou, Directeur Général de l’Administration territoriale au Ministère Ivoirien de l’Intérieur reste convaincu que l’enrôlement biométrique doit être une opération inclusive où les acteurs acceptent de travailler main dans la main.

« L’introduction des nouvelles technologies appelle que les acteurs du processus électoral puissent être au même niveau d’information que ceux qui utilise ces technologies. Le ministère d’Etat, ministère de l’intérieur ne peut que dire toute sa disponibilité à tirer le meilleur partie de cet atelier en terme de résultats et de recommandations » soutient Amani Ipou.

L’Etat de Côte d’Ivoire sera donc le premier bénéficiaire du l’atelier qui vient de s’achever. Reste à la société civile de veiller à la bonne exécution l’enrôlement biométrique. Cheryl SIM conseillère de l’ambassadeur des Etats Unis en Côte d’Ivoire a donc invité les leaders de la société civile à jouer un rôle plus important de monitoring « avant,  pendant et après » les élections de 2015. Un monitoring avenir de l’enrôlement biométrique qui sera sans doute une réussite grâce à l’expérience des 14 pays d’Afrique de l’Ouest et Australes qui étaient présents à Abidjan.

SUY Kahofi


Akwaba au MASA 2014 en son et en lumière

entre 8.000 et 10.000 ivoiriens sont venus assistés au lancement du MASA
entre 8.000 et 10.000 ivoiriens sont venus assistés au lancement du MASA

Le MASA, Marché Africain des Arts et du Spectacle 8ème édition a ouvert ses portes ce samedi 1er mars 2014 à Abidjan. Un rendez-vous de la culture des arts et du spectacle vieux de 21 ans qui reprend ses droits sur les bords de la lagune.

C’est dans un stade Félix Houphouët Boigny pris d’assaut par 18.000 ivoiriens selon le comité d’organisation, 10.000 pour les observateurs indépendants que le MASA 2014 a ouvert ses portes en son et lumière. Beugré Mambé Gouverneur du district d’Abidjan tout en soulignant l’importance de l’évènement pour la Côte d’Ivoire n’a pas manqué de dire merci en premier lieu aux artistes qui durant cette semaine auront à animer le MASA à Abidjan, Bouaké et Grand-Bassam.

Le MASA 2014 un évènement culturel majeur salué par le premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan parce que soulignant la confiance que l’Organisation Internationale de la Francophonie place en l’Etat de Côte d’Ivoire. Pendant 7 jours plus de 2000 artistes, comédiens, chorégraphes, chercheurs, metteur en scène et acheteurs se retrouverons pour des partage d’expérience et surtout réfléchir sur la place de la culture et des arts dans le développement de l’Afrique. Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF a dit toute sa joie de prendre part à ce rendez-vous culture majeur. Il n’a pas manqué de rappeler à la jeunesse « que le patrimoine culturel africain » est entre leur main.

La MASA 2014, MASA de l’Afrique culturelle en fête auquel participe des artistes comme Freddy du Daara J Family et Asalfo de Magic Système qui croient fermement au développement et à l’unité du continent par la culture. Ils se sont dit heureux d’être présents à cette nouvelle édition du MASA. Salif Kéité du Mali, Ribab Fusion du Maroc, les ivoiriens Dobé Gnaoré et Magic Système ont fait danser la foule. La cérémonie d’ouverture prévue pour s’achever à 22 heures a finalement conduit les noceurs et mélomanes d’Abidjan au porte de minuit avec le groupe nigérian P Square. Les nombreuses coupures d’électricité n’ont pas découragé le public. Deux incidents sont néanmoins à signaler, la chute en pleine prestation de N’Dongo J transfuge du groupe Daara J (sorti du stade dans une ambulance) et l’excitation d’un officier de police qui a brutalisé un médecin du SAMU.


SUY Kahofi