Kahofi SUY

L’UNJCI et l’AIA ensemble pour une Côte d’Ivoire démocratique

 

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MAM Camara le patron de l’UNJCI veut former les journalistes Ivoiriens

« Les journalistes Ivoiriens après ce que nous avons vécu doivent être responsables, être professionnels dans leurs écrits mais surtout la responsabilité pour accompagner le processus de réconciliation nationale ». Cette phrase est de MAM Camara Président de l’UNJCI, l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire le 3 mai 2011 dernier en pleine célébration de la Journée Internationale de la Liberté de la Presse. Jeter les bases d’une presse plus responsable et plus respectueuse des droits de l’homme passe avant tout par la formation des journalistes et autres professionnels des médias. C’est donc pour réussir ce pari d’une presse digne de la Côte d’Ivoire que l’UNJCI et l’AIA (Audace Institut Afrique) entendent organiser le premier grand séminaire de formation post-crise à l’endroit des journalistes. Le séminaire se tiendra vendredi 17 juin 2011 à la Maison de la Presse d’Abidjan (MPA), de 9 h 30 à 12h30 et aura pour hème : Les médias contre-pouvoir ou gardien des pouvoirs ? Ce séminaire interactif de haut niveau se présentera sous la forme d’une demi-journée intensive d’information et sera animé par des spécialistes venus de la France et de la Côte d’Ivoire.

L’objectif de l’UNJCI est donc clair : contribuer à la formation des journalistes tout en créant les conditions d’un changement de comportement dans les milieux de la presse. C’est seulement en formant de façon effective les journalistes que le travail de monitoring des médias aura un vrai sens dans notre pays. Dans cette aventure comme mentionné plus haut, l’UNJCI n’est pas seule : elle bénéficie du soutien d’Audace Institut Afrique (AIA) qui est à ce jour le premier think thank africain officiellement connu. L’AIA ne sera donc pas à son premier soutien aux journalistes car conformément à l’esprit du Professeur Mamadou Coulibaly (Président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne) « l’AIA à pour mission d’accompagner les milieux intellectuels dans la recherche des valeurs démocratiques ». Il l’a d’ailleurs réaffirmé lors de la cérémonie de prestation de serment du Président Ouattara. A la question de savoir quel sera le rôle d’Audace Institut Afrique dans le processus de réconciliation en Côte d’ Ivoire, il a eu cette réponse. « Notre rôle sur un plan plus intellectuel sera d’appuyer les groupes de réflexion et les organisations professionnelles qui le souhaitent par des formation en vue d’inculquer aux uns et aux autres des valeurs démocratiques pour une Côte d’ivoire nouvelle ».

Une Côte d’Ivoire nouvelle pour une presse nouvelle et plus engagée pour la paix, voici le défi que veulent relever main dans la main l’UNJCI et l’AIA.

Suy Kahofi


Jeunesse Ivoirienne : quand les difficultés font évoluer les mentalités

 

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Les jeunes Ivoiriens ne font plus le tri des opportunités qui s’offrent à eux

La maçonnerie c’est pour les ghanéens, la menuiserie pour les togolais, la vente du garba c’est bon pour les haoussas du Niger, gagner sa vie en jouant les porte-faix c’est bien pour les bêlas, gérer une boutique ça c’est le business des mauritaniens, la restauration c’est bon pour les filles sénégalaises, la vente de l’électro-ménager c’est pour les nigérians…C’est propos étaient le propre de certains jeunes Ivoiriens et Ivoiriennes qui se voyaient trop importants, trop supérieurs, trop biens pour se rabaisser à vivre de certains métiers. L’Ivoirien se croyaient crée pour n’occuper que les grands postes de responsabilité et exercer des professions ‘’propres’’. « Pour le petit Ivoirien on n’appelle travail ce qui vous permet de vous asseoir du matin au soir dans un bureau climatisé. On veut donc tous devenir enseignants, policiers, gendarmes (c’est à la mode !), agent de bureau…Personne ne veut exercer les petits métiers pourtant la réalité c’est que la fonction publique ne peut pas embaucher tous les Ivoiriens » déclare Kouakou Frédéric peintre.

Cette mentalité du petit Ivoirien au-dessus des autres à bien fait école jusqu’en 2002 avec la crise qui a durement touché le pays. Précarité de l’emploi, camp de réfugiers, déplacés de guerre, difficultés pour manger et se loger et famine ont achevé l’orgueil des jeunes Ivoiriens. Il est vrai que certains d’entre eux avaient déjà fait le pas vers l’acceptation de ces boulots qu’on disait fait pour ‘’les étrangers’’ mais les difficultés de la vie quotidienne liées à la crise ont poussé un grand nombre à un changement de mentalité. Désormais il est facile de trouver un jeune Ivoirien qui vend du garba, qui pousse son ‘’wôtro’’(charrette), qui se transforme en apprenti maçon sur les chantiers, qui accepte la chaleur des dessous de capot en qualité de mécanicien, qui fait du commerce… « La faim nous a amené à réfléchir : c’est parce que nous avons tout sans effort que nous faisions le malin et classifions les professions en fonction des origines. Aujourd’hui l’Ivoirien a compris que tout ce qui permet de gagner sa vie et qui n’est pas de la prostitution ou du vol est bon à prendre » affirme Bamba Ousmane licencié en géographie et tenancier de magasin. Ce changement de mentalité est bien observé par les ainés qui se réjouissent que les jeunes Ivoiriens acceptent de se salir pour vivre heureux ! « Quand j’entendais à l’époque des enfants dire : ‘’j’ai une maitrise je ne peux pas accepter un salaire de moins de 250.000 f’’ je me demandais s’ils se rendaient compte qu’il y avait plus diplômé qu’eux au chômage ! Notre jeunesse était à la dérive ! J’ai vu des jeunes filles préférer la prostitution à la vente de légume sur le marché. L’argent facile c’est ce que nos jeunes veulent. Heureusement qu’ils commencent à changer et aujourd’hui quand je vois des jeunes Ivoiriens concurrencer les jeunes immigrants dans l’univers des petits métiers je suis fiers » nous explique Sanogo Coulibaly un opérateur économique du bâtiment.

Comme le dit le proverbe, il n’y a pas de profession qui ne garantisse pas la dignité de l’homme.

Suy Kahofi


Point de presse de l’ONUCI : les FRCI impliqués dans des violations des droits de l’homme

 

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Accueillis hier en héros ils briment et violentent les populations

L’insécurité, les violations des droits de l’homme, la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA et le rôle des soldats de maintien de la paix dans la prévention du VIH étaient parmi les thèmes abordés jeudi, 9 juin 2011, lors de la conférence de presse hebdomadaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Exprimant sa préoccupation face à des incidents violents entre éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et habitants de certaines localités, le Directeur par intérim de la Division des Droits de l’Homme, Guillaume Ngefa, a recommandé notamment la conduite d’enquêtes immédiates et impartiales. « Les présumés auteurs de violations graves des droits de l’homme devront être identifiés, poursuivis et sanctionnés, conformément à la loi », a-t-il dit. Les FRCI doivent également être équipées de moyens conventionnels suffisants et appropriés pour le maintien de l’ordre, a-t-il dit.

Selon M. Ngefa, « le gouvernement et les autorités des FRCI devront initier des formations à l’intention des éléments des FRCI, notamment sur les droits de l’homme et sur les principes de base régissant le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois ». Dans le cadre de l’observation du processus d’audition de sept collaborateurs de l’ancien président Laurent Gbagbo détenus à la prison civile de Bouna, M. Ngefa a noté avec satisfaction que les auditions se sont déroulées en présence de leurs avocats, mais il a déploré leurs conditions de détention.

Pour sa part, le Dr. Claire Mulanga Tshidibi, coordonnatrice pays d’ONUSIDA, est intervenu sur la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU à New York sur le sida, une campagne anti-stigmatisation qui vient de commencer, et la nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le VIH et la prévention des violences sexuelles dans les conflits. Le Dr. Mulanga s’est félicité de la tenue de la réunion de New York qui, à son avis, « va permettre de dresser le bilan sur le progrès accompli et les défis à relever et de voir comment orienter l‘avenir de la riposte nationale après trente ans de lutte contre le Sida ».

Au plan des progrès accomplis, la coordinatrice pays d’ONUSIDA a indiqué que sur le plan mondial, le taux de nouvelles infections a reculé de 25% depuis les 10 dernières années et le nombre de décès a baissé de 20% dû à la performance du traitement. Selon le Dr. Mulanga, s’il  y a eu beaucoup d’avancées  dans des domaines tels que la prévention et la transmission de mère à enfant, il n’y a pas eu de progrès dans certains autres domaines, notamment la stigmatisation et la discrimination. Pour impulser la lutte pour la défense des droits des personnes vivant avec le VIH, une campagne anti-stigmatisation a été lancée mercredi, 8 juin, à New York. « Cette campagne multimédia sur les lieux du travail pour le personnel du système des Nations unies vise surtout à prendre conscience de l’impact très négatif lié au VIH tout en fournissant l’information sur le VIH Sida en général », a-t-elle fait savoir.

Saluant l’adoption, le 7 juin, par le Conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sur le VIH Sida et la prévention de violences sexuelles dans les conflits, le Dr Mulanga a expliqué que la résolution demande aux Nations Unies et aux états membres de renforcer le partenariat international et régional et d’intégrer des programmes complets de lutte contre le VIH Sida aux initiatives pour prévenir le conflit, et assurer la sécurité et prévenir la  paix. A ce sujet, elle a expliqué que les soldats de la paix peuvent jouer un rôle moteur dans la prévention du VIH, sachant que les violences sexuelles deviennent des tactiques de guerre dans plusieurs pays. « Il faut que l’on intègre désormais,  non seulement dans la formation des soldats mais aussi dans la sensibilisation des communautés, la prévention de violences sexuelles », a-t-elle souligné. Et il faut « surtout élargir et renforcer les programmes de lutte contre le Sida destinés aux soldats de maintien de la paix pour qu’ils puissent vraiment garantir une riposte au VIH sida et aux violences sexuelles dans les situation de conflit et post conflit », a-t-elle indiqué. Interrogée sur l’impact de la crise en Côte d’Ivoire, le Dr. Mulanga a fait remarquer, entre autres, que « les zones qui ont été touchées par les combats souffrent d’un recul dans les gains déjà obtenus dans la lutte,… et il y a eu beaucoup de pertes au niveau des personnes malades avec la non-continuation de soins, la mauvaise alimentation et l’interruption des programmes dus à l’embargo économique ».


Côte d’Ivoire – Lybie : deux poudrières éventrées !

 

Où iront toutes ces armes demain ?

« Que deviendront les armes de Laurent Gbagbo et de Kadhafi ? » Voici la question autour de laquelle je me suis retrouvé ce mercredi soir avec un ancien Lieutenant-colonel de l’armée Ivoirienne. Pour respecter son choix de garder l’anonymat nous l’appellerons A.M. A la retraite, l’homme vit grâce à des revenus qu’il tire de contrat-conseil auprès des entreprises de sécurité. Sa spécialité : les armes et leurs circulations et voici une dizaine d’années qu’il s’est principalement intéressé aux armes du pacte de Varsovie. Plus facile à transporter, en quantité importante sur la surface de la terre et surtout plus dangereuses, les armes du bloc soviétique continuent d’être vendues au marché noir malgré que certaines aient été prohibées depuis la fin de la 2ème guerre mondiale. C’est malheureusement ces engins de mort qui se retrouvent dans la nature en Côte d’Ivoire et en Lybie. « On parle d’une importante quantité d’armes en Côte d’Ivoire et bien en Lybie le mot à utiliser sera quantité astronomique ! » affirme A.M. Comme Kadhafi et Gbagbo, la passion des achats d’armes habite de nombreux chefs d’Etats africains. Malheureusement en cas de coup d’Etat ou d’instabilité ces armes deviennent un sérieux problème. « Quand il y a un KO total les armes on ne sait par quel miracle sortent des entrepôts et des poudrières. Pour des besoins de victoires on arme des prisonniers, des gamins et même des civils ! Quand le calme revient, de nombreuses armes de dotation appartenant à des armées régulières manquent à l’appel. C’est aujourd’hui le cas en Lybie et en Côte d’Ivoire » nous explique A.M.

Alors mon colonel, quand les armes se retrouvent dans la nature, que deviennent-elles ? « C’est ce que j’appelle la guerre après la guerre. Les armes dans la nature ont généralement deux destinations : soit elles atterrissent sur le terrain d’autres conflits ou elles sont détruites. Si elles sont détruites, le citoyen peut dormir tranquille mais dans le cas contraire c’est ‘’bonjour les ennuis’’ ». Que deviendront donc les armes de Laurent Gbagbo ? « L’Afrique de l’ouest est encore une zone instable et la Côte d’Ivoire en fait parti. Les armes légères (lance roquettes, pistolets, fusil d’assaut ou de précision) des stocks de l’ancien Président peuvent ravitailler les gangs de braqueurs, les mercenaires libériens qui refusent le climat de répression des nouvelles autorités de Monrovia, les trafiquants de drogue bissau-guinéen et même les rebelles casamançais ! C’est possible car les armes voyagent dans certaines filières clandestines plus rapidement qu’on pourrait le penser ». Quand aux armes de Kadhafi elles prendront une destination qui inquiète A.M. « Kadhafi a tellement d’armes que je suis sûr que des centaines d’armes légères et même d’armes lourdes sont déjà hors de son vaste pays. Il y a déjà des preneurs : Al Qaïda au Maghreb pourrait se réjouir de recevoir les missiles portables SA7, SAM7 ou AT3 SAGER pour toucher au vol les aéronefs français qui les traquent, les RPG9 et surtout cette quantité insoupçonnable de munitions diverses peuvent aussi faire l’affaire des séparatistes sahraouis du Maroc » nous explique A.M. Comment faire face à ce voyage macabre des engins de mort hérités de la crise Ivoirienne et du conflit libyen ? « La circulation des armes légères n’est pas seulement une affaire d’Ivoiriens et de Libyens : elle concerne toute l’Afrique du nord et de l’ouest. Par exemple avec les armes en Lybie ; AQMI menace tous les pays de l’Afrique sahélienne. Si on ne traque pas ces armes elles feront encore plus de dégâts et plus d’otages. Dans le cas de la Côte d’Ivoire je vous demande de tourner votre regard vers l’ouest du pays où malgré la chute de Gbagbo les armes continuent toujours de tonner ».

Le Lieutenant-colonel A.M nous dira que pour plus d’efficacité dans la traque de ces armes, des opérations inter-armées peuvent être mise sur pied ou, dans le cas de la Côte d’Ivoire une opération inter-mission MINUL/ONUCI pourrait aider les autorités Ivoiriennes et Libériennes à se débarrasser des armes. Il nous dira pour finir que la meilleure chasse aux armes légères se fait aussi avec les ex-combattants et les populations car ils sont « les premiers témoins des déplacements de ces armes ».

Suy Kahofi


Pour contrer la crise Abidjan se met en mode chintok !

 

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Les produits chintoks envahissent de nouveau le marché

« En cette période de vaches maigres point besoin de faire des dépenses inutiles pour tout reconstruire » semblent se dire les Ivoiriens. Quand la galère et les difficultés économiques sont au rendez-vous, il faut savoir faire bouger ses neurones pour s’en sortir. Les Ivoiriens l’ont compris et avec le peu de ressources dont ils disposent, ils prennent d’assaut le marché pour essayer de redonner vie à leur maison ou leurs activités de tous les jours. Alors quand on a un petit budget, que peut-on faire pour avoir un maximum d’articles ? A cette question les Ivoiriens vous diront qu’il faut se rabattre sur les produits made in China !

Les fameux produits chintoks en ces temps de disette ont de nouveau le vent en poupe. A les voir inonder de nouveau le marché on se demande bien si la Côte d’Ivoire n’a pas réussit son pari de diversifier ses partenaires économiques. Alimentation, construction, vêtements…il n’existe pas un seul secteur qui échappe à l’invasion de l’Empire du milieu et cela n’est pas fait pour déplaire aux consommateurs locaux. « L’Ivoirien n’a plus rien et il faut avoir le courage de le dire. Avec les produits chintok au moins peut faire des économies car les articles moins chers » affirme N’guessan Stéphane un client d’Adjamé Saint Michel. Stéphane a raison car à voir le prix des articles, on comprend automatiquement pourquoi ils attirent. Petite démonstration avec madame Bamba. « Avec 5000 f je viens d’acheter le nécessaire pour la douche » nous dit-elle fièrement. « Un seau à 9000, la bassine à 1500, deux brosses pour sol à 600, le panier pour brosse à dent à 500 et le cure chasse à 1500 ! » nous détaille la mère de famille entre deux achats.

L’affluence des clients fait aussi le bonheur des vendeurs qui ‘’se rattrapent’’. Koniba est vendeuse d’assiette et de verres au Forum des Marchés d’Adjamé, elle nous explique pourquoi les commerçants ont le moral très haut. « Avec la crise, les Ivoiriens ne pensaient pas à autre chose que la nourriture. Il fallait survivre et c’était tout. Le marché était vide et les commerçants désemparer ! Aujourd’hui avec la reprise des activités il y a de nouveau du monde sur le marché. Les consommateurs viennent acheter de nombreux articles et nous avons notre bénéfice à la fin de la journée ». Elle nous dira que les filières de distribution Dubaï – Abidjan et Pékin – Abidjan ont été les premières à se mettre en marche. Les grossistes durement touchés par la crise se sont dépêchés de contacter leurs fournisseurs chinois pour les marchandises prennent la destination d’Abidjan. Aujourd’hui les affaires vont bien et les Ivoiriens qui se plaignaient de la qualité des produits semblent avoir mis une croix sur ce débat prix – qualité. Avec les produits chintok tout le monde gagne à l’image de Sékou qui nous présente sa nouvelle trouvaille made in china. « Mon portable à trois carte SIM, la télévision, la radio, un appareil photo, une fonction enregistreur vidéo et audio, une possibilité de se connecter à internet… ». N’est ce pas formidable la petite aventure des chinoiseries sur le marché Ivoirien ?

Suy Kahofi