Kahofi SUY

L’ONUCI sensibilise les élèves du lycée des jeunes filles de Bouaké aux droits de l’homme

 

Bouaké la capitale du centre au rythme des droits de l’homme

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a animé le 3 août 2011, une séance d’information et de sensibilisation sur les droits de l’homme à l’attention des élèves du Lycée des Jeunes filles à Bouaké. Selon Flora Touali du bureau des Droits de l’Homme, cette sensibilisation a pour objectif de permettre aux jeunes filles de connaitre les notions de bases des droits  de l’homme. « Ces notions doivent se transformer en attitudes et reflexes. D’où la nécessité de les promouvoir particulièrement en milieu scolaire », a-t-elle indiqué. Pour Mme Touali, l’apprentissage des droits de l’Homme va inciter les jeunes filles à une meilleure prise de conscience et un plus grand sens de responsabilité.

Au cours de son exposé, elle a expliqué aux participantes que, l’homme et la femme ont les même les droits. Ce sont entres autres le droit à la liberté d’expression, d’être protégés contre les violences physiques et mentales, l’égalité des chances. « Les filles ont la responsabilité de travailler à l’école pour participer à la vie de leur pays comme les hommes, car de par son traitement spécifique parfois défavorable, la femme devient vulnérable. Osez, restez déterminées, studieuses pour que votre rêve devienne réalité…. car c’est  par le travail que tout devient possible pour les être humains »,  a-t-elle souligné S’exprimant sur le thème « Femmes et Droits de l’Homme »  Florence Addi, élève en classe de 1ère D et responsable du Club des droits de l’Homme a estimé que la connaissance de leurs droits les aidera ses camarades et elle à être les porte-étendards de la société de demain. « C’est pourquoi nous avons invité l’ONUCI pour nous éclairer sur les notions de droits de l’Homme », a-t-elle déclaré. Quant au proviseur du Lycée Baly Sita Coulibaly, elle a exprimé la reconnaissance et la gratitude du personnel éducatif et des élèves à l’ONUCI, qui pour elle, reste un partenaire privilégié. « Je suis persuadée que nous profiterons tous, élèves et éducateurs de cet enseignement », a-t-elle soutenu. Gbele Koné, censeur a, pour sa part,  plaidé pour que ce genre de séance d’information soit multiplié pour l’éveil des jeunes filles et surtout pour compléter leurs formations. « Lorsque la femme se porte bien, l’homme vit mieux  », dira t-il à la fin de la séance.

SUY Kahofi


Les artisans Ivoiriens sinistrés bientôt dédommagés

 

« L’artisanat doit reprendre vie »

C’est le soulagement pour les entreprises artisanales sinistrées et les artisans individuels de Côte d’Ivoire. A ce jour 41 entreprises artisanales et 164 artisans sinistrés déjà identifiés recevront un dédommagement de l’Etat de Côte d’Ivoire. L’information a été donnée par l’administrateur provisoire de la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire au cours d’un point de presse. A la suite des différentes rencontres avec les opérateurs économiques du secteur de l’artisanat et analyse de leurs dossiers, Christophe Kouéyou l’administrateur provisoire de la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire a fait le constat qui suit. « Plusieurs entreprises ou ateliers sont en cessation d’activité parce que ces entreprises ont été pillées parfois même brûlées. Des locaux de production endommagés, des matières premières emportées ou incendiées ! » A ce jour 41 entreprises artisanales et 164 artisans sinistrés ont été officiellement enregistré par les services de la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire. Leur dédommagement coûtera à l’Etat de Côte d’Ivoire la somme de 1.064.993.000 f CFA !

Au-delà du dédommagement des entreprises Christophe Kouéyou propose des pistes pour booster l’activité artisanale. « Il faut exonérer les impôts et les taxes de l’année en cours ou à défaut proposer un échéancier ou un impôt spécial en faveurs de l’artisanat. Nous proposons le rééchelonnement des arriérés de loyer des locaux abritant les ateliers et entreprises artisanales ». Ouattara Bêh est le Directeur de l’Artisanat, il lance un appel aux artisans et entreprises artisanales qui ne se sont pas encore fait enregistrés. « Les artisans peuvent faire enregistrer leurs dossiers portant sur leur sinistre ou leur dommage directement au siège de la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire soit à la Direction de l’Artisanat ». Le Gouvernement est prêt à indemniser toute entreprise artisanale sinistrée mais sur la base de calcul fiable a conclu l’administrateur provisoire de la chambre nationale des métiers de Côte d’Ivoire.

SUY Kahofi


Soûn Tiguê : La rupture du jeûne musulman par les ondes

 

El Hadj Tondossama Yaha, le muezzin des ondes

Dimbokro est une localité située à 242 km d’Abidjan et dans cette ville l’unique radio de proximité essaie de se rapprocher des populations. C’est dans cette optique que le programme s’est enrichi d’une émission consacrée à la rupture du jeûne musulman. Difficile donc pour les habitants de Dimbokro de ne pas entendre la voix du muezzin à l’heure de la rupture du jeûne. Voici un peu plus de quatre ans qu’ils sont habitués à rompre le jeûne grâce à la voix des 89.8 Mhz, qui durant tout le mois de ramadan inondent la région du N’zi Comoé du cri du muezzin. Ce cri mélodieux, attendu par des musulmans (épuisés pour certains, affamés pour d’autres) est une véritable libération quand on l’entend par le canal de Radio la Voix du N’zi via l’émission Soûn Tiguê.

L’histoire d’une émission

Soûn Tiguê (rupture du jeûne en malinké) est une émission qui nait d’une volonté de la Direction de Radio la Voix du N’zi d’éduquer les musulmans de la ville de Dimbokro au respect du mois du ramadan. Cette émission affectueusement désignée par les animateurs de ladite station comme étend ‘’l’émission par excellence’’ de la chaîne a un taux d’audience élevé à cause d’une forte communauté musulmane présente dans la ville. Elle est animée par El Hadj Tondossama Yaya qui a en charge toutes les émissions à caractère Islamique de la radio. Il façonne l’émission pour la rendre plus interactive : la rupture du jeûne se fait chaque soir en directe du domicile d’une famille musulmane. « Chaque soir nous rendons visite à une famille et nous échangeons sur des questions touchant à la culture islamique. On partage ensuite le repas de la rupture du jeûne et les auditeurs vivent l’ambiance de la famille en live » précise El Hadj Tondossama Yaya. Le découpage mécanique de l’émission est le suivant : lecture du coran traduit en français, écoute de chants des chorales islamiques, le hazane (cri du muezzin) à l’heure de la rupture suivi du zikre enfin la rupture du jeûne au domicile d’une famille.

Un concept adopté par les familles

Depuis sa création l’émission Soûn Tiguê a été adoptée par tous les musulmans de la cité du bonheur partagé (Dimbokro). Ainsi les familles Cisse Ali, N’diaye, Ouédraogo Issiaka, Tiégbè, Berté Aboubakar reconnues comme des grandes familles musulmanes de la cité ont reçu l’équipe de production. Chaque année le mois du ramadan est donc rythmé par cette production de Radio la Voix du N’zi. Moussa sow, couturier spécialiste du bassin à Dimbokro et membre d’une famille de griot disait ceci à propos de l’émission : « le ramadan est un mois où tout semble s’arrêter pour le musulman. Soûn Tiguê est le genre d’émission qui nous fait oublier le caractère pénible du jeûne pour présenter l’aspect partage et bonheur de la foi islamique ».

Suy Kahofi


En route pour les examens de fin d’année

 

Kandia Camara, Ministre Ivoirienne de l’éducation nationale

C’est ce lundi 1er Août que les élèves de Côte d’Ivoire ont été fixés sur les examens de fin d’année. Après une longue période d’attente et d’incertitude entretenu par le spectre d’une année blanche, le Ministère de l’Education Nationale a enfin dévoilé le calendrier des examens de fin d’année 2011. C’est au cours d’une conférence de presse que la Ministre Kandia Camara a informé l’opinion nationale des dispositions prises par le gouvernement pour mener à bien les examens et surtout assainir les milieux scolaire.

Au titre des examens à grand tirage sur toute l’étendue du territoire national, voici l’information que la Ministre a rendue public. « Les examens concerne un total de 942.771 candidats. Pour le baccalauréat, les épreuves écrites auront lieu du 20 au 23 septembre 2011, CEPE et entrée en 6ème mardi 6 septembre et BEPC du 4 au 5 octobre 2011 ». On ne peut pas parler d’examen de fin d’année en Côte d’Ivoire sans évoquer la douloureuse question des primes de correction qui crée chaque année des dissensions entre les syndicats enseignants et le Ministère. Sur la question la Ministre s’est voulu rassurante. « Les primes de correction 2010 sont entièrement payées. Pour la présente session tout est mis en place pour que ces primes soient payées de façon diligente ». Au cours de cette conférence de presse l’accent a également été mis sur la lutte contre la fraude et l’assainissement de l’environnement des établissements scolaires. « Tous ceux qui seront tentés de frauder subiront la rigueur de la loi ! Une évaluation sera faite pour tous les établissements scolaires publics et privés ».

Au-delà du calendrier des examens de fin d’année la Ministre a annoncé d’importantes réformes pour la bonne marche de l’école Ivoirienne. « Nous avons entrepris des reformes entre autre la réinstauration du port de l’uniforme scolaire […] Je vous annonce la suppression de toutes activités politiques et syndicales dans toutes les écoles de Côte d’Ivoire et dans tous les établissements scolaires ». Pour finir la Ministre a par ailleurs expliqué que les élèves réfugiers hors de la Côte d’Ivoire du fait de la guerre seront réintégrés dès la rentrée prochaine en classe supérieur après un test d’évaluation.

Suy Kahofi


RTI : Que cache le limogeage de Brou Aka Pascal?

 

Aka Sayet Lazare (le nouveau DG) et Brou Aka Pascal (l’ancien) en compagnie du Président BEDIE

Un faux direct pour un chef d’état de retour d’une visite officielle des Etats Unis ? Il y a de quoi rire aux éclats si cette situation n’avait pas entrainé le limogeage d’un journaliste sans problème qui occupait le poste de Directeur général de la RTI. Depuis ce dimanche 31 juillet 2011, Brou Aka Pascal n’est plus le Directeur général de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). Selon Télévision Côte d’Ivoire (TCI) qui a donné l’information, Aka Sayet Lazare, anciennement directeur général adjoint chargé de la Première, occupe désormais le fauteuil de Directeur Général par intérim de la RTI. L’information qui a provoqué un effet de surprise au sein de l’opinion nationale donne lieu à des spéculations. D’ailleurs ce lundi cette information est largement relayée par tous les quotidiens Ivoiriens et chacun se livre à son analyse. Dans le fond de l’affaire comme nous le disions plus haut, l’absence de reporters à l’aéroport à l’arrivée du Président de la République est à l’origine de ce limogeage punitif. On reproche à Brou Aka Pascal de gérer la RTI (comme si elle existait !) avec ‘’légèreté’’ ! Si l’on s’en tient à ce seul fait c’est tout le personnel de la chaîne qu’il faudra remplacer. Pour les professionnels des médias l’accusation n’est pas fondée et les raisons profondes de ce départ forcé sont à chercher ailleurs.

Pour de nombreux Ivoiriens l’explication la plus plausible saurait la suivante. Comme tous ses prédécesseurs Alassane Ouattara veut contrôler tous les médias d’Etat émettant sous la coupole de la RTI. Il doit donc positionner ses hommes de main et des lèches-bottes aux postes stratégiques. La RTI n’est qu’une première étape si l’on s’en tient à l’analyse que font certains quotidiens de la place. En effet l’épée de Damoclès version ADO plane sur la tête de nombreux Directeurs Généraux qui quatre mois après la fin de la crise sont toujours DIRECTEURS GENERAUX PAR ETERIM ! Brou Aka Pascal paye pour l’incapacité des dirigeants Ivoiriens à promouvoir des médias libres ou privés tout court. Si en Côte d’Ivoire depuis 1960 il y a avait trois ou quatre chaînes de télévision le Président ne serait pas obligé d’attendre pour voir une caméra au bas de l’échelle de son aéronef ! Alassane Ouattara lui-même était premier ministre et dites-moi ce qu’il a fait pour la libéralisation de l’audio-visuel ? RIEN ! Un chef d’état qui voyage sans journaliste dans sa délégation et qui n’interpelle personne dans son protocole ? Etrange attitude pour quelqu’un qui est titulaire d’un doctorat ! Alors Brou Aka s’en va; ce qui suppose que tous ceux qui toussent de travers seront vidés ! Joli sourire, allure d’homme de confiance et de bonté…et si Ouattara couvait l’âme d’un dictateur, d’un Blaise Compaoré II ?

Suy Kahofi