Kahofi SUY

La CEI prête pour les élections législatives

 

Youssouf Bakayoko Président de la CEI

La Commission Electorale Indépendante (CEI) se dit déterminée à remplir sa mission dans le dossier avenir des élections législatives. Son Président Youssouf Bakayoko l’a réaffirmé ce vendredi 7 octobre au cours d’une conférence de presse au siège de l’institution qu’il dirige à Abidjan. Lors de ce point de presse le président de la CEI a confirmé la date des élections et le nombre de députés qui doivent siéger à l’hémicycle au terme des législatives. « Comme annoncé par le gouvernement le futur Parlement comprendra 255 sièges répartis sur 205 circonscriptions électorales et l’élection se déroulera le 11 décembre 2011 » a indiqué d’entrée de jeu Youssouf Bakayoko.

La date des élections législatives est connue, le nombre des députés également ; il ne reste donc que quelques réglages ou quelques dispositions pratique à prendre pour permettre aux Ivoiriens et aux politiciens d’avoir des élections libres, transparentes et surtout crédibles. « Au cours des prochaines semaines notre institutions s’emploiera à mener avec détermination chacune des étapes des préparatifs du scrutin à savoir la réception des candidatures, l’ajustement des listes électorales, la conduite d’une vaste campagne de sensibilisation et de formation sur les modalités de déroulement des législatives, la confection des imprimés et des documents électoraux et l’ajustement du plan de sécurisation du processus électoral » a souligné Youssouf Bakayoko. Après avoir invité les uns et les autres à contribuer au maintien d’un climat apaisé avant, pendant et après le déroulement du scrutin, Youssouf Bakayoko a réaffirmé l’engagement de la Commission Electorale Indépendante à relever le défi de la transparence. « Pour sa part fidèle à sa ligne de conduite et à ses engagements, la Commission Electorale Indépendante mettra tout en œuvre pour relever cette fois encore le défi de la transparence et de l’équité afin d’offrir à notre pays un parlement conforme aux choix des électeurs tels qu’ils auront été exprimés dans les urnes ». Selon le Président de la CEI une mission des commissaires centraux séjourne en ce moment même à l’intérieur du pays pour remobiliser les commissaires locaux et renforcer leurs capacités.

SUY Kahofi


Une green card pour résider en toute légalité aux USA

 

Les USA s’ouvrent à vous en toute légalité !

Le Département d’Etat Américain a annoncé l’ouverture officielle de la période d’inscription à la Loterie Visa Diversité (DV) 2013 du 04 Octobre 2011 au 05 Novembre 2011. Le programme est ouvert aux ressortissants des pays éligibles pour la Loterie Visa Diversité (Dv), dont la Côte d’Ivoire. Pour être qualifié pour le Visa Diversité,  le candidat doit avoir l’un des éléments suivants: soit le diplôme du Baccalauréat ou un diplôme équivalent lui permettant de s’inscrire directement à l’université; soit deux ans d’expérience professionnelle acquise au cours des cinq dernières années dans une profession exigeant deux années ou plus de formation ou d’expérience. Cette année encore, les inscriptions doivent se faire électroniquement en remplissant le formulaire en ligne de Visa Diversité à partir du site www.dvlottery.state.gov . Les participants inscrits seront informés de leur sélection et de la suite de la procédure à partir du même site.

A compter du 1er Mai 2012, toute personne inscrite pourra vérifier son statut en utilisant le numéro de confirmation qui lui a été alloué à la fin du processus d’inscription. Il est donc recommandé aux candidats de conserver leur numéro de confirmation au moins jsuqu’au 30 Juin 2013 dans la mesure où l’Ambassade de Etats-Unis à Abidjan n’aura pas la liste des candidats sélectionnés. Les candidats qui seront sélectionnés à l’issue du tirage au sort ne recevront pas de notification de leur date d’entretien par courrier. Ils obtiendront toutes les informations relatives à la date, l’heure et le lieu de l’entretien de visa sur le site www.dvlottery.state.gov. Le système électronique d’enregistrement et de programmation de rendez-vous est mis en place par le Département d’Etat pour combattre la fraude qui constitue un problème depuis le début de ce programme, et protéger ainsi les intérêts des candidats légitimes à la Loterie Visas Diversité. La procédure de notification électronique permet au Département d’Etat de réserver l’accès à l’information uniquement aux candidats légitimes. En effet, un participant au programme qui conserve son numéro de confirmation contrôle la procédure de demande du début à la fin. Tout comme le mot de passe d’un compte email ou le numéro d’un compte bancaire, le numéro de confirmation qui doit être protégé. Par ailleurs, il est important pour le programme de la Loterie Visa Diversité 2013 que les participants soumettent leur inscription personnellement. Les candidats qui fourniront des informations inexactes, telles que l’omission des noms de tous les enfants ou des conjoints(es) connus au moment de l’inscription, seront disqualifiés.

Il est capital que les participants prennent eux-mêmes la responsabilité de cette opération. L’inscription au programme de la Loterie Visa Diversité 2013 est gratuite. Les participants qui seront sélectionnés devront s’acquitter, au moment de leur demande, des frais de procédure suivants: $305 comme frais de demande d’immigration, $400 comme frais de visa diversité et $74 comme supplément de sécurité d’immigration. Ces frais sont payés uniquement à la caisse de l’Ambassade ou du Consulat. Le Département d’Etat Américain et l’Ambassade des Etats-Unis à Abidjan se réjouissent de la perspective d’un nouveau programme fructueux de Loterie Visa Diversité. Vous trouverez des informations supplémentaires sur le site www.dvlottery.state.gov


Côte d’Ivoire : Compendium des compétences féminines Ivoiriennes

 

La Première Dame de Côte d’Ivoire a invité les femmes à se mobiliser pour le respect de leurs droits

Permettre aux autorités Ivoiriennes d’avoir une base de données sur les femmes compétentes de Côte d’Ivoire en vue de rendre possible la parité homme femme dans les sphères politiques, administratives et économiques, voici la mission que s’est fixée la cellule présidentielle en charge des questions de genre et des affaires sociales. Cette cellule dirigée par Mme PEUHMOND, conseillère spéciale du Président Ivoirien chargé des questions de genre et des affaires sociales, vient de lancer le premier compendium des compétences féminines. Selon Mme YAO Euphrasie consultante internationale ce projet aura pour objectif de renforcer la visibilité, la participation et le leadership des femmes dans la gestion des affaires publiques et privée. Il aura également pour objectif d’identifier les secteurs où les femmes sont sous représentées.

Dans les faits, le compendium sera un annuaire des femmes compétences excellant dans divers domaines partant de la vendeuses du marché à la doctorante en économie. Le compendium sera à portée de main du Chef de l’Etat Ivoirien et de son Gouvernement pour qu’ils puissent faire appelle ou nommer les femmes en fonction de leurs capacités dans l’administration. Cette stratégie de promotion des compétences féminines s’impose car malheureusement en Côte d’Ivoire les femmes sont sous représentées dans les sphères de décision. Mme PEUHMOND, conseillère spéciale du Président Ivoirien chargé des questions de genre et des affaires sociales a souligné que le quota de 30% de femme dans la gestion des affaires publiques n’est pas encore atteint. Chiffre à l’appui elle a démontré que jusqu’à ce jour la Côte d’Ivoire ne compte aucune femme Préfet de Région, 1 consul sur 3 est une femme, seules 6 femmes figurent sur la liste des 47 chefs de mission diplômatique… Fort de ce triste constat, Mme Dominique Ouattara, la Première Dame de Côte d’Ivoire a invité les femmes à se mobiliser pour le respect de leurs droits et à lutter ensemble pour garantir un équilibre des genres dans tous les domaines de la vie publique.

Vu l’absence de statistiques préalables prenant en compte les compétences des femmes Ivoiriennes, les travaux visant à l’élaboration du compendium ne seront pas inscrit dans une durée de temps préétablie. Néanmoins une chose est sûre, toutes les femmes Ivoiriennes qui le souhaites, quelque soit leur niveau social seront répertoriées dans le compendium.

SUY Kahofi


La Côte d’Ivoire bascule dans la gouvernance électronique

 

Cérémonie de lancement du eGOUV

Dans le cadre des réformes de modernisation de l’Etat, la Côte d’Ivoire a entrepris la mise en place d’un programme de gouvernance électronique ou eGOUV. Le eGOUV est une forme de mutualisation numérique des données administratives et économiques du pays pour les rendre accessibles aux administrateurs mais aussi aux usagers. Il s’agit à travers ce projet de tirer profil des avantages offerts par les technologies de l’information et de la communication. La première phase du projet consiste en la mise en place d’un système intranet gouvernemental dont l’objectif est l’interconnexion des différents services de l’administration publique. Elle se fera dans un premier temps entre les cabinets ministériels, la primature et la Présidence de la République. Le projet est piloté par l’intégrateur de solution HUAWEI, le BNETD (Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement) et le cabinet QuinTsens pour l’Etat de Côte d’Ivoire.

Le passage de la Côte d’Ivoire à la gouvernance électronique s’impose au pays car d’énormes pertes financières sont liées sont liées au mode actuel de gestion de l’administration. Selon KONE Bruno le Ministre Ivoirien de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, les coûts des services pour le contribuable demeurent élevés parce que très peu informatisés. Il faut se déplacer sur de longue distance pour réaliser par exemple un extrait d’acte de naissance, dépensé en carburant pour qu’un administrateur puisse participer à une réunion d’information, les officiels Ivoiriens engloutissent des budgets énormes rien que dans la communication etc. La gouvernance électronique par l’installation de certains systèmes peut apporter des solutions concrètes à ces pertes énormes et Armand Pierre NOUDEGBESSI le démontre. « Le stockage de données dans les DATA Centers peuvent permettre à l’Ivoirien quelque soit l’endroit où il se trouve de réaliser n’importe qu’elle document administratif sans dépenser des sommes importantes. Les solutions voix sur IP gratuite réduiront les coûts de communication de l’Etat, grâce à la visioconférence un Préfet depuis sa localité peut assister à une réunion avec le Ministre de l’intérieur sans avoir à engloutir de l’argent dans un budget en carburant… ». D’autres avantages sont aussi visibles au niveau de la sécurisation des personnes et des biens grâce à la vidéo-surveillance urbaine pour aider la police et les services de sécurité à lutter contre la grand banditisme, les portails des ministères pourront permettre un accès libre et transparent des Ivoiriens aux concours de la fonction publique par l’inscription en ligne sans avoir à se déplacer ni être tenté par un agent corrompu !

Les structures en charge du projet eGOUV annoncent déjà la finalisation du projet au niveau des services de la Présidence et même les travaux d’installation définitive du Centre de données (DATA Center) composé de serveurs sécurisés propriété de l’Etat Ivoirien. Dès le premier trimestre de l’année 2012, les premiers résultats du eGOUV seront visibles au sommet de l’Etat pour petit à petit s’étendre à tous les services administratifs du pays.

SUY Kahofi


Apprêtez-vous à ouvrir Le Cahier de l’Horreur !

 

Eric Aimée SEMIEN Président de l'APDH

Après son premier rapport post-crise baptisé Haro sur l’Etat de non droit, L’APDH, (Action pour la Protection des Droits de l’Homme) s’apprête à lancer dans trois semaines les travaux d’un deuxième rapport sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire. Ni les menaces, ni les intimidations qui ont été nombreuses après le premier rapport n’ont vraiment découragé l’équipe du Président Eric-Aimé SEMIEN. « Concernant le premier rapport, il faut dire que nous avons reçu des échos très favorables. Nous avons disséminé ce rapport dans le système de protection des droits humains des Nations Unis mais également celui de l’Union Africaine. Nous avons bien sûr reçu un retour à travers des messages de félicitation pour l’initiative prise. Nous ne comptons pas nous arrêter là ! » a affirmé Eric-Aimé SEMIEN Président de l’APDH.

Le titre du deuxième rapport de l’APDH en dit déjà long sur son contenu : Le Cahier de l’Horreur. Un cahier qui comme son nom l’indique mettra au grand jour les horreurs que vivent les populations au quotidien et qui ont pour noms viols, tortures, exécutions sommaires, brimades, spoliation de biens, perquisitions arbitraires…Les enquêtes de terrains qui démarreront fin Novembre cibleront les zones du grand ouest que sont celles du Bas Sassandra et celles de Taï, Soubré, Fresco, Grand-Lahou, Blolékin, Toulepleu où des cas graves de violation des droits de l’homme sont fréquemment signalées. Le Cahier de l’Horreur sera de nouveau une pilule amère à avaler pour tous ces groupes d’auto-défense, bandes de chasseurs traditionnels et éléments incontrôlés des FRCI qui prennent un sordide plaisir à faire couler le sang ! Ce brûlot sera également un moyen d’indexer de nouveau le ‘’laxisme’’ des autorités administratives et militaires qui malgré les propos rassurants tenus devant les caméras ne font pratiquement rien sur le terrain pour véritablement améliorer la situation sécuritaire et rassurer les populations. Personne comme sait si bien le faire l’APDH ne sera caressé dans le sens du poil. « La Côte d’Ivoire n’est pas la chasse gardée d’un parti politique, d’un clan ou d’un gouvernement ! Les fils de la Côte d’Ivoire doivent travailler ensemble et se parler. Il est inconcevable que les FRCI commettent des exactions au quotidien sans que personne n’ose lever le petit doigt. C’est nos parents qui meurent, se sont nos frères, nos sœurs…POURQUOI ? » s’interroge Eric-Aimé SEMIEN. Ni la situation sécuritaire, ni le climat militaro-politique ne permettent réellement de parler d’Etat de droit en Côte d’Ivoire. L’APDH dénonce le fait qu’il n’y ait pas de processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) fiable et clairement établi ; que les frontières, notamment celles de l’ouest soient encore poreuses et mal gardées mais surtout que sur la question de savoir ce qui s’est réellement passé à Taï, on puisse servir plusieurs explications aux Ivoiriens !

Le Cahier de l’Horreur de l’APDH ira aussi en guerre contre la déformation des faits que les Ivoiriens vivent chaque jour. L’ONG de défense des droits de l’homme s’offusque qu’il y ait un décalage criard entre les témoignages des populations et les images relayées par les médias à capitaux publics. « Il y des gens qui meurent au quotidien dans ce pays et ‘’on’’ veut nous faire croire le contraire : nous ne pouvons pas l’accepter ! » a souligné Eric-Aimé SEMIEN. Loin de parler de manipulation de l’information l’APDH estime que les Ivoiriens, vu les moments difficiles qu’ils ont traversé, ont droit à un minimum de vérité.

SUY Kahofi