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Le journalisme parlementaire au cœur d’une formation

Les responsables de l’Assemblée Nationale, de l’Institut PANOS et de l’URPCI à la table de séance

Les responsables de l’Assemblée Nationale, de l’Institut PANOS et de l’URPCI à la table de séance

A l’initiative de l’URPCI et de l’Institut PANOS (Dakar), 10 représentants des médias seront formés sur trois jours (2 au 4 jours) au journalisme parlementaire. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes et médias, partenaire pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ». Le projet financé par l’Union Européenne aura une durée de trois ans et s’exécute dans cinq pays de la sous-région.

Selon Libasse Hane, chargé de projet Gouvernance à l’Institut Panos, le présent projet vise à renforcer les synergies inter-pays entre les journalistes et Organisation de la Société Civile, notamment de femme. Le Parlement étant le lieu de la prise d’importantes décisions pour la vie de la Nation et donc de l’amélioration de la gouvernance à tous les niveaux, « il est important que les professionnels des médias puissent découvrir cette Institution pour mieux informer » a souligné Karamoko Bamba, président de l’URPCI pour indiquer l’importance dudit atelier de formation. La mission du journalisme Parlementaire est donc importante et consiste à rendre possible une communication à double sens. Permettre une communication pour faciliter la compréhension des problèmes des populations à la base par les députés et faciliter la compréhension du travail des députés par les populations (améliorer la perception du parlement par les populations).

Pour réussir cette mission d’intérêt public, les journalistes devaient avant tout connaître l’Assemblée Nationale, son origine, ses missions et son fonctionnement. La charge de présenter le Parlement est revenu à Monsieur N’dri Maruis administrateur de l’Assemblée Nationale de présenter l’Institution dirigée par l’honorable Guillaume Soro. En plus de l’historique du Parlement et de son fonctionnement, il a expliqué aux journalistes le processus donnant naissance aux lois et le cadre juridique qui les entoure. Le vocabulaire parlementaire a aussi été revisité. Question préalable, motion préjudicielle, promulgation de loi, explication de vote, session…toutes ces expressions et bien d’autres ont été situé dans leur contexte avec leurs définitions. Grâce à cette ouverture sur le Parlement, les journalistes ont reçu les outils pour éviter tout amalgame lors de leurs écrits ou reportages. Un échange qui a duré 4 heures avec des questions pour mieux découvrir le Parlement mais aussi pour orienter avec efficacité les contenus relatifs aux droits des femmes.

SUY Kahofi



Média : le journalisme d’investigation au cœur d’un atelier

Les journalistes ouest-africains à la formation d’Abidjan

Les journalistes ouest-africains à la formation d’Abidjan

Du 25 au 27 février 2014, la capitale économique ivoirienne abrite un atelier de formation sur le journalisme d’investigation. Il s’agit d’une initiative de l’URPCI (l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire) et l’IPAO (l’Institut Panos d’Afrique de l’Ouest). L’atelier réunit des journalistes mainstream et ceux des radios de proximité du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Il s’inscrit dans la droite ligne de l’exécution du projet « femmes et médias partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ».

Les femmes sont certes sous-représentées dans les instances de prise de décision des pays ouest-africains mais elles doivent avoir leur mot à dire dans les politiques qui orientent la vie de leurs Nations. Et les médias peuvent les appuyer dans cette dynamique. C’est ce qui explique en grande partie l’organisation de cet atelier.

« L’objectif de ce projet est de renforcer les synergies inter-pays entre journalistes et les organisations de la société civile, d’accroître la participation politique des citoyens en particulier des femmes car il a été noté lors de l’élaboration de ce projet qu’il existe un réel déficit de contrôle citoyen sur la gouvernance » nous explique Karamoko Bamba, président de l’URPCI.

Le renforcement des capacités des professionnels de l’information sur le journalisme d’investigation ne sera qu’un outil pour mieux développer les thèmes clée de l’atelier.

« Les thèmes sur lesquels nous allons revenir durant ces trois jours avec les journalistes sont les violences basées sur le genre, la participation des femmes au processus décisionnel (dans les instances de décision) et enfin la prise en compte des préoccupations des femmes dans les budgets locaux et nationaux » soutient Libasse Hane chargé de projet Gouvernance à l’Institut Panos d’Afrique de l’Ouest.

Réunir des journalistes mainstream et ceux des radios de proximité à vocation nationale peut, dans une certaine mesure, être un exercice plutôt difficile. Les angles de traitement diffèrent d’un média à l’autre, les priorités dans le choix de l’information également. Pour Tidiane Kassé journaliste-formateur les deux catégories de journalistes peuvent aider à la promotion de la voix des femmes et de la bonne gouvernance dans un esprit de complémentarité.

« L’information à la base à partir du moment où elle est soulevée par un média communautaire quand celle-ci est reprise, dupliquée, amplifiée par un média mainstream il devient un problème d’ordre national. Mais quoi qu’on dise les changements au niveau communautaire n’ont d’impact que lorsqu’il y a un répondant au niveau national et ce niveau national de l’information se sont les médias mainstream qui l’assurent » indique le formateur.

L’atelier d’Abidjan se présente aussi comme un cadre d’échange d’expérience entre les professionnels de l’information. Le projet « femmes et médias partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest » est exécuté dans cinq pays avec l’appui financier de l’Union Européenne grâce aux partenaires de l’IPAO. Il s’agit du Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) pour la Guinée, le Ghana Community Radio Network (GCRN) pour le Ghana, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI), Femme, Droit et Développement en Afrique (WILDAF) pour le Bénin, la Mano River Women’s Peace Network (MORWOPNET) et la Society for Democratic Inititiatives (SDI) pour la Sierra Leone.

SUY Kahofi



URPCI : un nouveau mandat pour le président Karamoko Bamba

Karamoko Bamba reconduit à la tête de l'URPCI

Karamoko Bamba reconduit à la tête de l’URPCI

C’est dans une belle ambiance de retrouvailles que l’URPCI a organisé ce samedi 09 novembre son assemblée générale visant à renouveler ses instances dirigeantes.

Avec plus de 120 radios membres et le millier d’acteurs actifs passé, on peut sans risque de se tromper dire l’URPCI est la faitière de média la plus importante de Côte d’Ivoire. Cette organisation qui a pion sur rue dans le pays à cause de sa force d’action de proximité a renouvelé ses instances dirigeantes au cours d’une Assemblée Général qui a regroupé 116 radios.

Autour du thème « la contribution des radios de proximité à la promotion et à la protection des droits l’homme« , les membres de l’URPCI ont longuement réfléchi sur leur contribution à la construction d’une Côte d’Ivoire nouvelle. Au cours de ses assises de 24 heures il a été également question de faire le bilan de l’action de la faitière. Les activités de reconstruction post-crise des radios ont principalement été à l’ordre du jour. Dans l’ensemble l’URPCI a pu capter des fonds qui ont permis l’équipement des stations soit en émetteurs, en ordinateurs, en mixeurs et enregistreurs ou tout autre élément susceptible d’aider les radios, pour certaines totalement détruite à donner de nouveau de la voix. L’organisation solidement installée et proche des populations par le canal des radios de proximité bénéficie aujourd’hui de la confiance d’institutions comme l’UNICEF, l’ONUCI, la CDVR ou encore l’Ambassade des Etats Unis.

Le bilan moral présenté par l’équipe sortante a visiblement satisfait l’assemblée et cela s’est ressenti lors du vote du nouveau président. Karamoko Bamba le président sortant a été reconduit à la tête de l’organisation pour un troisième mandat qu’il place sous le signe de la consolidation des acquis. Yao Bruce Kadio de radio Attécoubé est quant à lui nommé PCA de l’URPCI. Une belle ambiance de retrouvailles a prévalue lors de cette assemblée générale, signe de l’unité au sein de la faitière.

« Je retiens de cette assemblée générale que l’URPCI est une organisation forte qui une fois encore a démontré son esprit d’attachement aux valeurs démocratiques. La réélection du président Bamba est la preuve que nous sommes satisfaits de son bilan et qu’il a su maintenir l’unité au sein de la famille des radios de proximité » se réjouit Konan Kan Christian, gestionnaire de Radio Elite.

Bien que les acquis de l’URPCI soient importants, il plus que juste de noter que les défis avenir seront aussi importants. En effet il s’agit pour la nouvelle équipe dirigeante de doter l’organisation d’un siège appartenant à son patrimoine, mener la lutte pour la régularisation des radios crées pendant la crise de 2002 ou encore intégrer la commission d’attribution de la carte professionnelle. Au-delà il s’agira aussi et surtout d’agir pour la levée du décret sur la redevance annoncée de 3 millions f CFA imputable à chaque radio de proximité. Sur ce dernier point, le président Karamoko Bamba se veut claire, une série d’action seront menées pour faire comprendre aux autorités compétentes qu’une telle disposition « tuerait » à la limite les radios.



Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest

Les partenaires au projet étaient tous présents à l’étape d’Abidjan

Les partenaires au projet étaient tous présents à l’étape d’Abidjan

L’URPCI (l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire) et son partenaire historique l’IPAO (l’Institue Panos d’Afrique de l’Ouest) viennent de lancer un important projet de promotion de la bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest avec le soutien financier de l’Union Européenne. Ce 05 avril à l’hôtel Ibis-Plateau (Abidjan), les trois entités ont officiellement donné le top départ du projet dénommé « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest ». Il s’agit d’un projet qui sera mis en œuvre dans cinq pays de la sous région sur une période de trois (3) ans. Ainsi les acteurs des médias, les organisations de la société civile (les OSC actives pour les droits et la participation des femmes dans bonne gouvernance) et les femmes du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée et de la Sierra Leone bénéficieront d’un renforcement de capacité pour accroître la participation des citoyens dans le contrôle de l’action publique.

Pour Karamoko Bamba le Président de l’URPCI « ce projet est le bienvenu car il intervient à un moment très important de la vie de la Côte d’Ivoire ». Il s’agit du contexte électoral mais également celui du processus de réconciliation nationale. Voici pourquoi, le Président de l’URPCI n’a pas manqué de remercier l’IPAO pour son engagement aux côtés des médias de la sous région. Il a aussi plaidé pour une synergie des efforts pour que les productions réalisées dans le cadre de ce projet soient mutualisés pour le bien des populations. Sur le contexte et le bienfondé du projet, Mme Pauline Bend Directrice des Programmes de l’IPAO soutient que « le projet « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest » intervient dans un contexte marqué par un déficit de contrôle citoyen, un déficit d’information et un déficit de cadre juridique ». A travers ce projet l’IPAO et ses partenaires dans les cinq pays cibles veulent permettent aux médias de jouer un rôle de veille et d’éveille des consciences sur l’importance des femmes dans la gestion de la chose publique. Pour Mr Sangaré Abdoulaye, le conseiller du Ministre de la Communication représentant la tutelle, un tel projet ne peut que recevoir le soutien du ministère vu son importance. Aussi il a invité les professionnels des médias à œuvrer pour une meilleure vulgarisation des droits de la femme. Il s’est félicité du choix de la Côte d’Ivoire et a souhaité plein succès au projet.

Dans les cinq pays cibles des organisations représentatives de la société civile seront les porteurs du projet. Les partenaires de l’IPAO pour ce projet sont : le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) pour la Guinée, le Ghana Community Radio Network (GCRN) pour le Ghana, l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI), Femme, Droit et Développement en Afrique (WILDAF) pour le Bénin, la Mano River Women’s Peace Network (MORWOPNET) et la Society for Democratic Inititiatives (SDI) pour la Sierra Leone. Créé en juin 2000, l’IPAO est une organisation régionale africaine non gouvernementale indépendante, qui a pour mission de démocratiser la communication, et consolider des espaces publics pour des sociétés africaines ouvertes, où les opinions des citoyens sont éclairées, et leurs voix amplifiées et entendues. Son siège est à Dakar et l’IPAO mène des actions dans les 15 pays de la CEDEAO et en Mauritanie. Notons qu’au cours de la cérémonie officielle de lancement du projet « Femmes et médias, partenaires pour une meilleure gouvernance en Afrique de l’Ouest », les organes de régulation et d’auto-régulation des médias ont été dignement représentés. Nous citerons la Haute Autorité de la Communication Audio-visuelle (HACA), le Conseil National de la Presse (CNP), le Fond de Soutien au Développement de la Presse (FSD)…Du côté des OSC, les organisations féminines les plus représentatives au plan national ont répondu présentes à l’invitation de l’URPCI.

SUY Kahofi



Les radios privées non commerciales s’impliquent pour la cohésion sociale et le développement local

 

Les animateurs des radios non-commerciales du nord

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a débuté ce mardi 14 février 2012, à Korhogo, à 600 km au Nord d’Abidjan, un séminaire de trois jours, à l’attention de trente cinq (35) radios privées non commerciales, des régions  du Poro, du Tchologo, du Bounkani, de la Bagoué, du Guemon, du Tonkpi, du Haut Sassandra et du Bêré, sur le thème : « La contribution des radios privées non commerciales à la cohésion sociale et au développement local ». Au nom de la délégation de l’ONUCI, Munda Baruti, de la Division de l’Assistance Electorale, a remercié les participants pour leur disponibilité et mobilisation à cette session de formation qui vise non seulement à renforcer les capacités des animateurs et des journalistes des radios locales mais également leurs contributions au processus de réconciliation nationale et au renforcement de la cohésion sociale après la crise postélectorale.

« En devenant des acteurs clefs du maintien et de la consolidation de la cohésion sociale et du développement local, en faisant connaitre les défis du développement local de vos régions respectives, en diffusant des informations fiables et crédibles, vous susciterez l’intérêt des organisations de développement à travailler avec vos stations radios », a-t-il déclaré. Ce séminaire a été marqué par quatre communications suivies d’échanges qui ont porté sur les modules suivants : « Prévention, gestion et règlement des conflits : Principes et dynamiques » ; « Les radios privées non commerciales et le développement local » ; « Les techniques de production radiophonique : Les formats ou genre radio » et « L’écriture radiophonique ». Ces modules ont été  respectivement animés par Eba Tanoh, de la section des Affaires Civiles, Karamoko Bamba, président de l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire (URPCI) et Ladji Sidibé, de l’Unité Développement des Medias de la Division de l’Information Publique. Des échanges, des travaux en plénière et des exercices pratiques permettront aux participants des radios de proximité de comprendre amplement les différents sujets abordés afin d’accomplir aisément leur mission dans ce processus de réconciliation et de reconstruction nationale.