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Les bourgeois de la société civile ivoirienne

L’espoir d’une société civile forme reste une utopie (crédit photo Ange Baïmey)

L’espoir d’une société civile forte reste une utopie (crédit photo : Ange Baïmey)

La société civile est, par essence, le domaine de la vie publique organisée autour du volontariat et qui affiche une autonomie réelle face à la gestion politique d’un Etat. Elle regroupe les organisations non gouvernementales et les organisations à but non lucratif. Plusieurs acteurs se retrouvent donc au sein de la société civile. Nous citerons au-delà des défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les cyber-activistes, les blogueurs, les mouvements de jeunesse etc. En Côte d’Ivoire le mot société civile, loin d’épouser cette définition première, est aujourd’hui un conglomérat d’organisations qui fonctionnent bien plus comme des entreprises que de véritables ONG. La preuve : au sein de ces organisations, le nombre de bénévoles sachant rédiger un projet et détailler le budget qui l’accompagne est plus élevé que ceux qui ont déjà lu en intégralité la déclaration universelle des droits de l’homme ! (suite…)



Nouveau gouvernement ivoirien : un petit club d’ami au sommet de l’Etat

L’économiste né va conduire de nouveau son pays dans les dépenses inutiles

L’économiste né va conduire de nouveau son pays dans les dépenses inutiles

Le nouveau gouvernement ivoirien s’est réuni pour la première fois ce 13 janvier 2016. Un premier conseil des ministres sans round d’observation comme pour dire qu’être ministre sous Alassane Ouattara n’est pas un moment de villégiature.

Il y a toujours de quoi rire quand on voit combien de fois les africains ont le chic pour se tailler le ridicule en tout temps. Depuis l’indépendance des pays africains jusqu’à ce jour, le gaspillage du denier public par tous les moyens semble être une priorité pour ceux qui sont choisis comme chef d’Etat. Ces présidents d’Afrique et leur petits clubs d’amis arrivent aux affaires non pas pour servir mais pour se servir et cela transparait dans les gouvernements aux effectifs pléthoriques auxquels nos pays sont hélas habitués. C’est le cas encore une fois en Côte d’Ivoire avec un Gouvernement de 36 personnes cooptées par un certain Alassane Ouattara que d’aucun affuble du titre pompeux d’économiste de classe international ! Visiblement dans sa conception de l’économie moderne, il n’y a pas de place pour les économies à réaliser sur le train de vie de l’Etat. Pendant que dans certains pays on se serre la ceinture pour éviter que les contribuables ne payent plus, en Côte d’Ivoire notre champion de l’économie, ancien cadre du FMI ferme les yeux sur cette tendance mondialement adopté par les pays sérieux pour donner de nouveau dans le gaspillage. (suite…)



L’Etat travaille pour vous….ET PUIS QUOI ?

Se sont nos impôts qui construisent notre pays

Chaque soir je réalise un zapping sur les premières chaines de télévision africaine. RTI, RTS, RTG 1, CRTV…toutes ces chaines de télévision financées par les impôts des contribuables sont devenues de véritables outils aux mains des Chef d’Etat pour mener une propagande inutile. Les journaux se ressemblent tous et commencent par l’agenda du Chef de l’Etat. Je trouve bien ridicule que des Chefs d’Etat en plein 2012 continuent de poser devant des photographes pour des cérémonies de pose de première pierre, des dons de fourniture scolaire à des élèves ou de médicaments pour des hôpitaux. Pourquoi demandé à être applaudis pour le travail pour lequel le peuple vous a choisi chers Présidents ? Le cas de la Côte d’Ivoire mon pays est encore plus grave ! Depuis la fin de la crise post-électorale qui a fait 3000 morts, les nouveaux patrons du pays tentent par tous les moyens de montrer qu’ils en font un peu plus que leurs anciens camarades. Oui je dis bien camarade car le FPI et le RDR sont deux partis qui se connaissent bien. Il y a encore quelques années Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo étaient les deux daltons qui prêchaient l’évangile du Front Républicain ! Les époques ont bien changé et la Solution tente de faire oublier la Refondation. Chaque acte que le Gouvernement Ouattara pose est tellement médiatisé que tout fini par devenir lassant et énervant. Journaux, télévision d’Etat, site d’information en ligne, radio…tout pour faire du bruit et finalement cette propagande suffoque ! Elle suffoque, elle énerve et devient ridicule lorsqu’elle prend l’allure de gros panneaux avec une inscription à la limite ridicule pour éviter de dire bête !

L’ETAT TRAVAILLE POUR VOUS ! Mais diantre que de mystère ! Pour qui l’Etat Ivoirien veut-il travailler ? Pour qui précisément le Gouvernement d’Alassane Ouattara veut-il travailler si ce n’est pour la population qui l’a choisi ? L’Etat travaille pour vous et je serais tenté d’y ajouter ET PUIS QUOI ? L’argent utilisé pour rebâtir la Côte d’Ivoire n’est en rien le salaire d’un Ministre ou du Président lui-même. Cet argent est le fruit de l’effort de tout un peuple : « se sont nos impôts qui construisent notre pays » pour parler comme l’autre. Si cet argent avait une autre origine, pourquoi ceux qui dirigent la Côte d’Ivoire aujourd’hui ne bitumaient pas des routes quand ils étaient dans l’opposition ? Pourquoi ne construisaient-ils pas de nouvelles universités quand ils étaient en exile ? Pourquoi ne posaient-ils pas des premières pierres de ponts et d’écoles quand le parti au pouvoir les expédiait à la MACA ? Je trouve que ces panneaux en ville sont une insulte au peuple de Côte d’Ivoire ! Les enlever ferait un grand bien à un nombre incalculable d’Ivoiriens et ça j’en suis sûr. Les Ivoiriens sont conscients que le choix d’un Chef d’Etat est semblable à une offre d’emploi avec un intitulé tout à fait particulier. LE PEUPLE DE COTE D’IVOIRE RECHERCHE UN PRESIDENT. Les CV que nous avons analysés sont les programmes de gouvernement et le choix s’est porté sur le plus convainquant. Alors l’homme que nous avons choisi et l’équipe qui l’accompagne ont obligation de résultat. Le peuple est en droit de l’exiger, évitons donc de lui manquer de respect car dans ce jeu de l’offre, le Chef d’entreprise qui embauche n’est pas le Président et son Gouvernement mais LE PEUPLE ! Il y a bien des comportements qui ne doivent plus avoir leur raison d’être dans notre pays. Je le dis car si Houphouët Boigny devait poser un panneau pour chacune de ses réalisations la visibilité serait très réduite à Abidjan car il n’y aurait plus de place aux abords des routes. Je vous laisse imaginer et même tenté de compter les réalisations du Boigny !

SUY Kahofi



Fin de la 4ème université libérale d’Audace Institut Afrique

Le Professeur Mamadou Koulibaly et des étudiants libéraux

Audace Institut Afrique en partenariat avec le projet UnMondeLibre.org ont organisé du 20 au 24 septembre à Grand-Bassam la 4ème Université Libérale autour du thème « Afrique et liberté ». Quarante Ivoiriens et Burkinabés venant d’horizons différents (étudiants, professeurs, chercheurs, activistes, journalistes) encadrés par d’imminent conférenciers Ivoiriens et occidentaux ont échangé sur le site de La Maison de l’Apprenti sur des questions liés à des notions importantes comme la liberté, l’entrepreneuriat, la mondialisation ou le développement. Ce séminaire a été surtout l’occasion de montrer comment la liberté peut être un remède efficace au problème de la pauvreté. Depuis les indépendances, les populations ivoiriennes et africaines en général, stagnent dans une pauvreté croissante. Toutes attendent de l’Etat les remèdes alors que l’Etat n’a pas pour mission de tout faire. Si ces populations étaient dotées de plus de liberté, elles auraient la possibilité de sortir de la pauvreté.

Pour instruire les séminaristes, plusieurs conférenciers en non des moindres se sont succédés au pupitre. Se sont entre autre Emmanuel Noubissié chargé principal des opérations de la Banque Mondiale en Côte d’Ivoire, Emmanuel Martin du projet UnMondeLibre.org, Mamadou Koulibaly d’Audace Institut Afrique, Lorenzo Bertolini chargé principal en développement du secteur privé – Banque Mondiale en Côte d’Ivoire…Au compteur des sous thème qui ont donné lieu à des échanges très instructifs nous pourrons noter « La reforme du climat des affaires« , « Pourquoi la liberté ?« , « Quel Etat pour le développement de l’Afrique ? » ou encore « Regard sur la crise de l’occident« . Bien de théories sur le libéralisme et la liberté économique sont souvent mal perçues par les populations mais selon Gisèle Dutheuil la Directrice d’Audace Institut Afrique, « les enseignements reçus par les séminaristes sont des outils importants aux mains des décideurs de demain ». Audace Institut Afrique croit en l’avenir du continent et mise donc sur la formation des élites de demain. Les participants à la 4ème université libérale représentent donc un terreau fertile pour la croissance des idées fortes autour des notions de liberté et de développement économique !

La parole aux séminaristes

TOURE Andréa Institut Universitaire d’Abidjan

« Au terme de ce séminaire je dois dire que j’ai pris la juste mesure de l’importance de la liberté dans le processus de développement de notre pays et même du continent africain. On nous donne l’impression que chez nous en Afrique l’espoir est perdu or c’est n’est pas le cas. L’exemple de plusieurs pays qui n’avaient même pas le niveau de développement de l’Afrique autour des années 1960 est là pour le montrer : avec la liberté, avec l’entrepreneuriat et des politiques économiques souples ces pays sont devenus des puissances respectées dans le monde. L’Afrique peut aussi s’inspirer des ces modèles pour avancer ».

TOAMA Arnauld étudiant libéral

« Je retiens de ces quatre jours d’échange que les freins au développement de l’Afrique ne sont pas les occidentaux comme certains se plaisent à nous le dire. Les véritables freins sont des blocages institutionnels ! Il s’agit principalement de la liberté économique qui est encore un luxe pour la grande majorité des jeunes, femmes, chef d’entreprises et investisseurs africains. J’estime donc que c’est le cadre institutionnel qui doit être assaini avec un renoncement à l’interventionnisme intempestif de l’Etat dans la chose économique. Je pars donc satisfait de Bassam car les échanges ne furent pas seulement théoriques mais ils ont été marqués par des exemples concrets ! »

Ouattara Youssouf ingénieur en système numérique de communication

« Pour moi qui suis plutôt technicienne je dois dire que j’ai appris beaucoup de chose de cette université. Je quitte Bassam avec des bases en économie, sur la connaissance de l’Etat et le droit principalement le droit à la propriété. Je retiens surtout que la richesse à elle seule ne crée pas le développement mais que l’environnement avait aussi un impact. L’Etat, le régime politique, le code d’investissement…ont une place importante dans le processus de développement. L’essentiel pour nous africains n’est pas de vouloir coûte que coûte appliquer de façon aveugle les exemples de réussite économique des autres pays. Il faut savoir les adapter à nos réalités et cela est valable aussi pour le type de régime politique ».

SUY Kahofi



Développement : Baisse de l’IDH Ivoirien

 

Les décideurs Ivoiriens promettent des lendemains meilleurs au peuple

Le Programme des Nations Unies pour le Développement a rendu public son rapport de l’année 2011 et il est aisé de reconnaitre que la Côte d’Ivoire ne figure pas parmi les bons élèves du développement mondial. Pour mémoire le thème marquant le bilan de l’année 2011 est ‘’durabilité et équité, un meilleur avenir pour tous’’ et les autorités Ivoiriennes entendent donner un sens réel à ce thème pour la Côte d’Ivoire. Selon N’dolambe N’gokwe représentant résident du programme des nations unies pour le développement, de manière générale l’IDH, l’indice de développement humain est en progression dans le monde avec un taux de 41% aujourd’hui. A l’inverse, la Côte d’Ivoire enregistre une baisse de cet indice. « L’IDH en 2011 a été estimé à 0,400 situant la Côte d’Ivoire à la 170 place sur 187 pays pris en compte par le rapport » explique N’dolambe N’gokwe.

Du côté du gouvernement on dit prendre acte de ce rang peu élogieux pour la Côte d’Ivoire mais l’engagement est pris par les autorités Ivoiriennes que tout sera mis en œuvre pour que la Côte d’Ivoire remonte vers une position plus honorable. « Ce rapport met le gouvernement devant ses responsabilités mais lorsque l’évaluation 2012 sera faite, la Côte d’Ivoire aura suffisamment amélioré son rang » soutien Albert Mabri Toikeuse ministre d’Etat, ministre du plan et du développement. Il ajoute par ailleurs que ce rapport tient compte des indices liés à l’éducation de base, l’espérance de vie, les questions de santé qui sont déjà des priorités pour le gouvernement Ivoirien selon le Plan National de Développement 2012 – 2015. Le désir de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations africaines tourne souvent à une surexploitation des richesses minières et agricoles et une destruction de l’environnement. Comment concilier développement économique, sauvegarde des ressources non renouvelables et respect du patrimoine environnemental ? A cette question les décideurs Ivoiriens disent réellement y penser selon Allah Kouadio Rémi Ministre de l’environnement et du développement durable. « Au niveau du Ministère nous avons mis en place la Stratégie Nationale de Développement Durable. Il s’agit de l’outil qui va nous permettre de progresser en termes de préservation de l’environnement, en termes d’équité sociale et petit à petit nous allons introduire les notions de développement durable auprès des populations ». Pour le ministre Allah Rémi, la sauvegarde de l’héritage environnemental aussi bien de la Côte d’Ivoire que celui de l’Afrique doit être un combat concerté entre les Etats Africains, les organismes internationaux, les multinationales et les bailleurs de fond.

SUY Kahofi