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Côte d’Ivoire : un guide pour les droits des inculpés détenus

Les droits de nombreux prévenus en détention sont bafoués

Les droits de nombreux prévenus en détention sont bafoués

La Fondation Friedrich Naumann et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) section Côte d’Ivoire ont présenté ce 3 mars 2015 le guide sur les garanties judiciaires de l’inculpé. Un outil de lutte contre la torture et surtout les détentions abusives dénoncées par plusieurs rapports des organisations des droits de l’homme.

Le gouvernement ivoirien a lancé un important projet de réforme judiciaire et pénale depuis la fin de la crise post-électorale. L’objectif est d’améliorer l’accès du contribuable à la justice et surtout d’humaniser les prisons ivoiriennes devenues de véritables mouroirs et des lieux de torture pour les détenus et condamnés. Et c’est justement pour contribuer à inverser cette tendance que le guide sur les garanties judiciaires de l’inculpé détenu a été édité. Selon Kangah Bilé, le premier vice-président de l’Acat, ce guide « décrit l’intégralité du parcours d’un détenu depuis son inculpation par le juge d’instruction jusqu’à sa mise en liberté ». (suite…)



Côte d’Ivoire : Un projet d’éducation civique pour les femmes

 

Une vue des femmes formées par l'OFAC

L’Organisation des Femmes Actives de Côte d’Ivoire en abrégé OFACI et le PNUD, le programme des nations unies pour le développement ont initié un projet d’éducation civique et de sensibilisation des femmes à l’exercice de leur citoyenneté par la connaissance des institutions de l’Etat pour leur plus grande implication dans la gestion de la chose publique et dans le processus électoral. La phase 1 de la formation est destinée aux formatrices responsables des ONG venues des quatre coins du pays et celles-ci auront à leur tour la charge de diffuser l’information aux populations à la base. Namizata Sangaré présidente de l’OFACI nous explique pourquoi ce projet a été initié. « Les femmes sont celles qui ont été le plus touché dans la crise que nous avons vécu et aujourd’hui nombreuses sont celles qui sont gagnées par le découragement. Certaines vous disent : j’irais participer au vote et après on va me tirer dessus, je ne suis pas partante ! Il n’y a pas que les femmes car vous croisez certains hommes qui vous disent : ‘’encore des élections ? On espère que tout ce passera bien !’’ C’’est donc pour dissiper ces craintes que nous avons décidé d’organiser ce programme ». Les Institutions de l’Etat, les droits et devoirs de la femme citoyenne, femme et réconciliation nationale sont les thèmes qui ont meublé les échanges.

La formation d’Abidjan qui vient de s’achever n’est qu’une pièce d’un vaste programme de sensibilisation des masses basée sur les médias et sur des actions de proximité dirigé par les femmes. Elles auront à enseigner les règles du civisme aux populations et surtout les amener à les respecter lors des élections législatives avenirs. Pour Namizata Sangaré présidente de l’OFACI c’est maintenant que chaque femme doit commercer son action pour donner des réponses concrètes aux questionnements des populations. « Ne vous y m’éprenez pas il y a du travail à faire pour ces femmes. Quand elles iront dire aux habitants de leur cité d’aller participer aux élections ces derniers auront des inquiétudes. De quelles élections s’agit-il ? Qui allons nous choisir ? Qu’est que cette personne fera pour changer notre quotidien et de quelle manière ? C’est autant de questions auxquelles les femmes que nous avons formé sont désormais capables de répondre ».

La suite de l’action de l’OFACI s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation à grande échelle des populations. Elle se traduira par des caravanes de mobilisation avec des podiums et des forums d’échanges dans les lieux publics dans les villes du pays. L’OFACI s’apprête également à lancer un programme télé pour véhiculer les rêgles de civisme par les ondes avec le soutien de la Radio Diffusion Télévision Ivoirienne (RTI). La mobilisation des femmes ne se fera plus pour jouer éternellement les seconds rôles et celles que nous avons croisé à cette formation civique estiment qu’il est temps que les hommes acceptent l’esprit du changement ou de la nouveauté pour que la femme leader ne soit plus une vue de l’esprit mais une réalité.

SUY Kahofi