Catégorie : Société

La CEDEAO renforce son plan de lutte contre le VIH-SIDA

Les experts oues-africains réunis à Abidjan

Les experts ouest-africains réunis à Abidjan

La 5ème Réunion du Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA de la CEDEAO a eu lieu les 14 et 15 juillet 2014 à Abidjan. Les experts de la CEDEAO ont fait le bilan de la lutte et adopté des résolutions pour freiner l’évolution de la maladie dans la sous-région.

La vision de la CEDEAO pour 2020 de passer de la CEDEAO des États, à la CEDEAO des peuples prend en compte les Objectifs du Millénaire pour le Développement et considère le VIH/SIDA comme un véritable frein aux efforts de développement régional. C’est pour faire obstacle à cette pandémie que l’organisation sous-régionale a décidé de mettre en place le Comité Multi-sectoriel de lutte contre le VIH/SIDA. En effet bien que des progrès significatifs aient été enregistrés dans la lutte contre le VIH-SIDA en Afrique de l’ouest force des de constater que des défis importants restent à relever. (suite…)



La Côte d’Ivoire vers une loi répressive sur le VIH-SIDA

La Côte d’Ivoire veut freine le SIDA par tous les moyens

La Côte d’Ivoire veut freine le SIDA par tous les moyens

C’est autour des années 1986 que le VIH-SIDA a fait son apparition en Côte d’Ivoire. Et malgré les ravages de cette pandémie au sein de la population, il a fallu attendre 2014 pour que l’Assemblée Nationale se penche sur un projet de loi portant régime de la prévention, de la protection et de la répression en matière de lutte contre le SIDA. Selon la ministre Raymonde Goudou Coffie en charge du porte-feuille de la santé et de la lutte contre le SIDA, ce projet de loi adopté le lundi 23 juin par la commission des affaires sociales et culturelles de l’Assemblée Nationale intervient dans un contexte particulier. (suite…)



Transport: quand le péage suscite la grogne chez les transporteurs

Malgré la campagne de sensibilisation, la pilule du péage ne passe pas !

Malgré la campagne de sensibilisation, la pilule du péage ne passe pas !

Depuis le jeudi 15 mai 2014, la Côte d’Ivoire a basculé dans l’univers des pays africains ayant adopté le péage comme système économique pour soutenir leur politique nationale d’élargissement du réseau routier. Cette première opération de péage concerne l’autoroute du nord fraîchement livré et long de 240 km.

L’axe reliant Abidjan à Yamoussoukro est désormais commercial. Il dispose de deux postes à péage tous les 100 kilomètres qui permettront à l’Etat de collecter des taxes (péage) pour l’amélioration du réseau routier. Selon Patrick Achi, le ministre des infrastructures économiques, le péage de l’autoroute du nord se subdivise en cinq classes de tarifications. La classe 1 prend en compte les véhicules de particuliers qui doivent s’acquitter de 5000 f CFA (aller-retour). Pour la classe 2, les véhicules de transport de type Massa et assimilés débourseront 10.000 f. La classe 3, celle des gros camions et car de transport paiera 15.000 f et les poids lourds, 20.000 f.

Quand bien même certains transporteurs saluent la décision du Gouvernement dans sa dimension première qui est le renforcement du réseau routier ivoirien, nombreux sont ceux qui ne cachent pas leur colère.

« Encore une nouvelle taxe ! En plus du gasoil qui est hors de prix, la patente, la vignette et l’assurance voici encore une nouvelle taxe dans un secteur déjà en difficulté » se lamente Coulibaly Daouda Directeur de DTA transport.

Même son de cloche et incompréhension chez Diabaté Aboubacar directeur des opérations à la Compagnie TCF.

« Avec cette histoire de péage, je me demande finalement à quoi servent les vignettes et la patentes que nous payons ? La vignette est censée servir à l’entretien de la voirie urbaine et inter-urbaine. Je trouve qu’un péage pour 100 km de route n’a pas de sens » nous explique Diabaté Aboubacar.

Pour Sylla Moussa chef de gare de la compagnie terrestre international DIT, la décision du Gouvernement va incontestablement entrainer une hausse du prix du transport.

« Imaginez-vous une compagnie qui possède 10 cars. Le péage aller-retour sera de 150.000 f CFA par jour. Où allons-nous trouver cette somme ? » se demande le chef de gare.

Plusieurs transporteurs et chefs de gares disent ne pas prendre en compte le mot d’ordre des Syndicats visant à maintenir les tarifs de transport inter-urbain en l’état. Chacun prendra la décision idoine pour la santé de son entreprise et certaines compagnies approchées parlent d’une augmentation de 100 à 200 f CFA sur chaque ticket entre 5 et 10 milles. Bien avant l’officialisation de cette hausse, ceux qui le peuvent contourne l’autoroute du nord.

SUY Kahofi



La Côte d’Ivoire est en guerre contre le cancer du col de l’utérus

Raymonde Goudou Coffie le ministre de la santé annonce une offensive contre le cancer du col de l’utérus

Raymonde Goudou Coffie le ministre de la santé annonce une offensive contre le cancer du col de l’utérus

La Côte d’Ivoire s’engage d’une stratégie de lutte contre le cancer du col de l’utérus basée sur deux angles d’action : la sensibilisation et la prévention par une campagne de vaccination.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie de la muqueuse du col de l’utérus. Il est causé dans la grande majorité des cas par un virus appelé Papilloma virus humain. Cette maladie représente la première cause de mortalité au sein de la gente féminine dans le monde. Selon Docteur Agba N’guessan, plusieurs facteurs favorisent cette maladie.

« Nous avons comme cause entre autre les pratiques sexuelles du sujets. Nous citerons les rapports sexuels précoces et les partenaires sexuels multiples. Aujourd’hui nous avons nos sœurs qui aiment se dépigmenter en utilisant des produits de la famille des corticoïdes. Ces produits fragilisent la muqueuse du col de utérin ».

La muqueuse du col utérin une fois fragilisé devient un terreau fertile pour le Papillonna virus humain qui vient s’installer pour causer des dégâts. Le cancer du col de l’utérus est caractérisé par des saignements vaginaux anormaux en dehors des périodes de règles ou après la ménopause. Le sujet atteint est également victime de pertes rosées ou brunâtres. Les femmes pourtant peuvent se protéger contre cette maladie et même la vaincre à condition de se soumettre à un dépistage précoce.

« Si le sujet est dépisté et que le personnel soignant détecte des lésions précancéreuses, plusieurs étapes se présentent quant à la prise en charge. Nous avons cryothérapie qui élimine les lésions quand elles sont minimes. Ensuite nous avons la lie qui permet d’éliminer les lésions un peu plus étendues et selon les cas nous aurons à pratiquer une hystérectomie, une radiothérapie ou des traitements médicamenteux » nous explique Madame Tokpé Ida est sage-femme.

La prise en charge de la maladie étant plus couteuse, la Côte d’Ivoire a décidé de miser sur la sensibilisation et la prévention auprès des couches cibles. C’est ce qui justifie la vaste campagne de vaccination à destination des jeunes filles élèves de 9 à 13 ans en cours dans le pays. Docteur Kouassi Edith Clarisse, directrice générale adjointe de la santé nous explique que la stratégie de lutte de la Côte d’Ivoire avec l’appui de ses partenaires est en grande partie basée sur la prévention.

« Cette prévention passe par la sensibilisation des populations, une prévention par les campagnes de vaccination, la formation du personnel de santé à dépister tôt la maladie et à la prendre en charge » affirme directrice générale adjointe de la santé.

A toutes ces mesures s’ajoute la mise en place des unités de prise en charge dans les structures sanitaires où se trouvent des centres gynéco-obstétriques. Faire obstacle au cancer du col de l’utérus est une priorité pour la Côte d’Ivoire car chaque année se sont 6000 femmes âgées de 20 à 50 ans qui sont victimes de cette maladie avec 85% de décès dans les pays en voie de développement.

SUY Kahofi



Vaccination : êtes-vous à jour ?

La découverte de Pasteur sauve encore des millions d'individus chaque jour

La découverte de Pasteur sauve encore des millions d’individus chaque jour

Le monde célèbre du 24 au 30 avril la semaine mondiale de l’immunisation. Cette année le thème de la semaine se présente sous forme d’une interrogation adressée à chacun de nous : « êtes-vous à jour ? »

Initiée pour la première fois en 2012 par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) avec une célébration officielle dans 180 pays, la semaine mondiale de l’immunisation est un moment de réflexion sur la vaccination comme un puissant moyen de prévention de plusieurs maladies mortelles. Elle permet également de faire le bilan des acquis en matière d’accès aux vaccins par les couches les plus défavorisées mais aussi et surtout de jeter un regard sur les ambitieux défis que la communauté scientifique tente de relever. A ce niveau nous citerons les recherches pour un vaccin contre le VIH et surtout contre le paludisme qui continue de mobiliser plusieurs laboratoires aussi en bien Afrique (continent le plus affecté par la maladie) que dans le reste du monde.

L’immunisation contre les maladies par la vaccination est aujourd’hui considérée comme l’une des découvertes scientifiques les plus importantes des dernières décennies. Pour mémoire, c’est le 6 juillet 1885 que la première vaccination humaine fut réalisée par le français Louis Pasteur sur un sujet atteint de rage. Depuis cette date, la vaccination est devenu un réflexe médical depuis la naissance des hommes jusqu’à leur mort. Par voie oral ou par injection, la vaccination a permis d’éradiquer des maladies comme la rougeole et de prévenir certaines hautement mortelle comme la méningite ou la tuberculose.

Les vaccins sauvent chaque année des millions de personnes d’une mort certaine causée par des infections telles que le tétanos, la diphtérie ou la polio qui demeure un tueur pour les enfants de 0 à 5 ans. Malgré l’importance du vaccin, il est important de noter que de nombreuses personnes à travers le monde n’ont pas un carnet de vaccination à jour ! Pire en 2012, 1 enfant sur 5 n’a pas été vacciné lors de programme de routine. On estime qu’il s’agit de plus de 22.6 millions d’enfants devenu de potentiels réservoirs de transmission de plusieurs pathologies. En face de ces chiffres, le thème de la semaine mondiale de l’immunisation 2014 trouve tout son sens et nous amène à réfléchir sur les voies et moyens « pour être à jour« .


Les rappels par sms !

Tous les êtres humains depuis leur naissance ont déjà reçu dans leur vie au moins une dose de vaccin. Mais lorsqu’ils prennent de l’âge, certains oublient à la limite de maintenir cet élan de protection. Dans les premières années de notre vie, nos mères sont celles qui s’occupent du suivi du carnet de vaccination. Les passages au centre de santé sont fréquents car il y va de vie du bébé. De l’âge de la maternelle jusqu’aux études secondaires, cet élan peut-être maintenu. Mais les choses changent radicalement à l’âge adulte. A l’exception des personnes qui sont soumises aux contraintes du carnet de vaccination international pour cause de voyage, rares sont celles qui prennent le soin de suivre leurs rappels. Du moment où on se sent bien, nul besoin de penser à un rappel ! Or agir de la sorte nous expose. Posez-vous la question suivante : à quand remonte ma dernière vaccination ? Vous verrez si oui ou non vous êtes protégé. L’heure est certainement venue pour vous de retrouver votre carnet de vaccination !

Dans un monde en pleine mutation avec des technologies de plus en plus innovantes, pourquoi ne pas nous attarder sur les opportunités que nous offrent les outils du numérique pour résoudre le problème du suivi de la vaccination. L’exemple qui nous parait le plus pratique est l’adoption du carnet de vaccination numérique : le E-vaccin. Déjà utilisé dans plusieurs pays pour accompagner le traditionnel carnet de vaccination, il permet d’établir un système d’alerte précoce basé sur les messageries électroniques. En Côte d’Ivoire, ce système est déjà opérationnel et disponible à la demande par chaque personne qui se fait vacciner dans les centres de référence. Il s’agit principalement des antennes de l’INHP (Institut National d’Hygiène Publique) et des CHU. Grâce à une unité de suivi à distance, toute personne abonnée au service peut suivre son carnet de vaccination à distance. Les rappels sont disponibles sous forme de courriel à l’adresse indiqué par le demandeur. Un système certes révolutionnaire mais qui a également ses limites vu la faible pénétration d’internet en Côte d’Ivoire. L’idée du carnet de vaccination électronique trouverait toute son utilité s’il pouvait effectivement toucher toute les couches.

En plus du courrier électronique, le système de rappel pourrait inclure l’alerte par téléphone portable. Le taux de pénétration du téléphone portable en Côte d’Ivoire étend relativement acceptable (62%), la diffusion des sms pourrait tenir informé le demandeur en temps réel de l’état de son carnet de vaccination. Une requête à partir d’un terminal pourrait situer chaque personne sur son prochain rappel et ceux avenirs par pathologie. A ce type de service, l’on pourrait inclure les centres hospitaliers où les vaccins sont disponibles, un service d’alerte indiquant les prix homologués des vaccins et des alertes de sensibilisation à la vaccination. Ces derniers services pourraient éviter des dépenses supplémentaires aux contribuables et aider à la promotion de la bonne gouvernance dans le milieu médical.

La présence de tous ces services disponibles ou à développement ne pourront jamais remplacer la prise de conscience du contribuable. L’idéal serait que chacun puisse avant tout prendre conscience que le vaccin le protège d’une mort certaine. C’est bien là la première étape vers un suivi du carnet de vaccination.

SUY Kahofi