Tag : présidentielle

Observateur et non gardien du processus électoral

Une mission d’observation ne désigne pas le vainqueur d’une élection

Une mission d’observation ne désigne pas le vainqueur d’une élection

A chaque scrutin, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la CEDEAO et les Organisations de la société civile déploient des observateurs. Leur arrivée est souvent saluer par de nombreux acteurs cependant leur rôle n’est pas réellement compris par une frange importante de la population.

Le premier cas rapporté dans l’histoire moderne de l’observation internationale des élections remonte à 1857. Une commission européenne formée par les représentants de l’Autriche, l’Angleterre, la France, la Prusse, la Russie et la Turquie ont observé les élections générales tenues dans les territoires controversés de la Moldavie et de la Wallachie. Depuis cette date, des pays indépendants, souverains et détenteurs de tous les droits sur leurs processus électoraux acceptent d’inviter d’autres institutions pour réaliser ce monitoring démocratique. (suite…)



Tout pour comprendre la Situation Room

La Situation Room pour aider à des élections apaisées

La Situation Room pour aider à des élections apaisées

Le partenariat entre le WANEP-CI et OSIWA se matérialise à travers un projet intitulé : « Baromètre des élections crédibles et apaisées en Côte d’Ivoire en 2015″. Ce projet comporte une innovation de taille, il s’agit de la mise sur pied de la première ESR (Electoral Situation Room) dans le pays lors d’une élection.

Les organisations de la société civile sont dans le bain du processus électoral depuis plusieurs mois. Elles multiplient les initiatives de formation et de sensibilisation citoyenne pour contribuer à des élections crédibles et sans violences. Le WANEP, le Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix section Côte d’Ivoire n’est pas en reste. Grâce à l’appui de la Open Society Initiative for West Africa (OSIWA), l’organisation continue d’exécuter sa feuille de route concernant le projet « Baromètre des élections crédibles et apaisées en Côte d’Ivoire en 2015« . (suite…)



Quand Ouattara promet des emplois pour attirer l’électorat jeune

Alassane Ouattara ou l'échec de la politique de l'emploi

Alassane Ouattara ou l’échec de la politique de l’emploi

A l’approche des élections d’octobre 2015, le Gouvernement Ouattara semble être dans une logique d’opération de charme en vue d’attirer l’électorat jeune. Au cœur de cette stratégie électoraliste le problème de l’emploi des jeunes.

Les derniers chiffres relatifs à la situation de l’emploi en Côte d’Ivoire font état d’un taux de chômage estimé à 5,3%. 430.419 personnes toujours sans emploi sur une population active (en âge de travailler) de plus de 11 millions (14.501.981) personnes. 5,3% de chômeurs en Côte d’Ivoire, un chiffre de l’AGEPE (Agence d’Etude et de Promotion de l’Emploi) que de nombreux spécialistes trouvent très peu crédible. En effet sur la population active présente en Côte d’Ivoire, plus de 7 millions sont des jeunes et environ 60% d’entre eux sont frappés de plein fouet par le chômage. Ils sont donc en réalité plus de 4 millions de sans-emplois dont la situation s’est encore empirée avec l’arrivée au pouvoir de ceux qui depuis la République du Golf ont promis monts et merveilles à la jeunesse. Le cap des millions d’emploi jeune promis ne s’est jamais réalisé. Rien que du vent et de gros discours autour de l’émergence pour endormir des jeunes qui ne demandaient rien d’autre qu’une opportunité. (suite…)



2015 : la Côte d’Ivoire à l’épreuve d’une élection apaisée

Le défi majeur en 2015 sera celle d’une élection apaisée

Le défi majeur en 2015 sera celle d’une élection apaisée

La Côte d’Ivoire se rapproche d’un rendez-vous électoral très important. Il s’agit de la présidentielle de 2015 pour laquelle les partenaires du pays entendent apporter une aide.

Un Consortium pour le renforcement des élections et du processus politique (CEPPS) en Côte d’Ivoire a été lancé ce vendredi 31 octobre 2014 à Abidjan. Il s’agit d’une initiative de trois organisations non-gouvernementales à destination du peuple de Côte d’Ivoire pour des élections libres, crédibles et apaisées. Le NDI (National Democratic Institut), l’IFES (Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux) et l’IRI (International Republican Institut) bénéficieront d’un soutien de l’USAID pour mener à bien les activités de ce Consortium. Selon Christiane Pelchat directrice résidente du NDI, le CEPPS sera développé en guise « de programme d’appui au processus électoral et de soutien aux réformes électorales ». (suite…)



La presse d’opposition gardera le silence

 

La presse d’opposition gardera le silence

La crise post-électorale Ivoirienne qui a pris un tournant très violent ces derniers jours continue de faire des vagues au sein de la grande famille de la  presse Ivoirienne plus divisée que jamais. D’un côté les fils à papa du régime sortant – les journaux bleus – qui ne sont nullement inquiétés et de l’autre les ennemis jurés de Laurent Gbagbo et de sa Côte d’Ivoire, les journaux proches du RHDP. Ces journaux au nombre de 9, sont réunis au sein du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 novembre 2010 et ont décidé de ne plus paraître jusqu’à nouvelle ordre.

« Dans le contexte actuel, la fin de la tolérance est une mesure d’autodéfense et que les appels à la sédition ou à l’insurrection devront désormais être durement sanctionnés » affirmait Ouattara Gnonzié le ministre de la communication du gouvernement Aké N’gbo. Pour donc donner les moyens au CNP de mettre fin à cette période dite d’impunité, il a été remanié avec une mission à peine voilée : muselé la presse d’opposition et mené la vie dure au tires neutres. Voyant le mal venir L’Intelligent d’Abidjan a préféré suspendre ses parution pour protéger ses journalistes et l’entreprise de presse elle-même. Depuis deux semaines, les directeurs de publication des journaux pro-rhdp doivent répondre à d’interminables convocations pour dire par exemple pourquoi ils écrivent que Ouattara est président, pourquoi ils soutiennent la certification de l’ONUCI et les résultats de la CEI, pourquoi parlent-ils du commando invisible… Alors pour tous ‘’ces manquements’’ les sanctions pécuniaires, les blâmes et les avertissements pleuvent sans fondement. Dembélé Alsény membre du collectif affirme que les journaux proche du RHDP « sont frappés par un instrument politique » dans la mesure où Djédjé Daly nouveau patron du CNP répondant aux aspirations de ceux qui l’ont nommé à décidé de faire fermer en bloc les journaux d’opposition. A partir de ce mardi 1er mars les quotidiens pro-rhdp ne seront plus dans les kiosques.

C’est dans ce contexte de violation des droits de l’homme, de reprise des combats et de privation du droit à l’information que le secrétaire générale de l’ONU Bang KI Moon demande l’organisation d’une réunion d’urgence sur la Côte d’Ivoire. Cette rencontre doit permettre à l’ONU de faire la lumière sur une violation de l’amgargo sur les armes de 2004 en Côte d’Ivoire. De son côté le gouvernement Soro vient de demander l’ouverture d’une enquête sur les crimes contre l’humanité perpétrés par l’armée fidèle à Laurent Gbagbo. 10 avocats français et ivoiriens préparent un dossier technique pour demander une enquête du TPI. Ces derniers ont déjà croisé le procureur Louis Moréno qui a demandé plus de détails et de preuves pour que ceux-ci puissent être reversés au dossier. Pour Me Jeannot Ahoussou ministre de la justice du gouvernement Soro cette mesure marque le début de « la lutte contre l’impunité ». Pour l’ONUCI, c’est également le moment de changer de stratégie afin de mieux protéger les populations et surtout le personnel de la mission de plus en plus intimidés et attaqués par les pro-gbagbo. L’ONUCI a tenu à rappeler dans un communiqué de presse que « selon les conventions internationales, toute attaque contre des Casques bleus constitue un crime de guerre ». A ce titre « l’ONUCI tient à rappeler que les règles d’engagement des casques bleus permettent d’employer la force pour assurer la protection du personnel et du matériel de l’ONU, ainsi que la liberté de mouvement. Ces règles seront strictement appliquées ».

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 31 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi