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Ebola : les Etats-Unis encouragent une lutte sous-régionale

Terence Mc Culley l’Ambassadeur des USA à Abidjan face aux journalistes

Terence Mc Culley l’ambassadeur américain à Abidjan face aux journalistes

Un atelier régional de consultation pour le renforcement des plans de préparation et de riposte contre l’épidémie de virus Ebola s’est ouvert ce 22 septembre à Abidjan pour une durée de 48 heures.

La rencontre réunit les représentants de gouvernements et des autorités sanitaires de 6 pays d’Afrique francophone. Il s’agit de la première d’une série d’ateliers sur Ebola initiée par le gouvernement américain, l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) et le CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies-Atlanta). Terence Mc Culley l’ambassadeur des Etats-Unis à Abidjan soutient qu’une « approche régionale forte est cruciale pour contenir l’épidémie parce que les maladies n’ont pas de frontières politiques ». (suite…)



Ebola en Guinée, Abidjan passe en mode vigilance

La situation de la fièvre Ebola en Guinée inquiète les ivoiriens (crédit libération.fr)

La situation de la fièvre Ebola en Guinée inquiète les ivoiriens (crédit libération.fr)

Pour ne pas être surpris par le virus Ebola, les autorités ivoiriennes qui s’inquiètent de la situation de la maladie en Guinée ont décidé de passer en mode vigilance. Au cœur de l’action, la prévention par des mesures d’hygiène et la mise sur pied d’un poste de coordination sanitaire avancée dans la région de l’ouest.

L’épicentre de la poussée du virus ébola en Guinée n’est qu’à 150 km de la Côte d’Ivoire. Les décès dans ce pays limitrophe inquiètes les populations et pour rassurer les ivoiriens notamment ceux de la frontière ouest, un mécanisme d’observation épidémiologique a été mis sur pied par les autorités ivoiriennes. Il s’agit, selon le Professeur Dagnan N’cho Simplice Directeur de l’Institut National de l’hygiène publique, de renforcer dans un premier temps la surveillance épidémiologique dans tout le pays notamment dans les zones de l’ouest. Le mécanisme de veille du Ministère de la santé et de la lutte contre le SIDA ne se limite pas à cette première mesure.

« Il s’agit aussi du renforcement du contrôle sanitaire aux frontières terrestres et aéroportuaires, le renforcement de la vigilance dans les services d’urgence des hôpitaux et au niveau des établissements sanitaires privés, l’organisation de la prise en charge des cas, la création d’un centre de coordination avancée à l’ouest l’organisation de campagne de sensibilisation » précise le Professeur Dagnan N’cho Simplice.

Au moment où le gouvernement ivoirien consolide son action grâce à une cellule interministérielle, il est important de souligner que des mesures sont déjà en vigueur sur le terrain. Il s’agit de la vigilance aux différentes frontières aéroportuaires et terrestres, la mise sur pied d’un poste de coordination avancée à la frontière ivoiro-guinéenne et surtout des mesures d’hygiène pour impliquer les populations dans le programme de prévention. Ces mesures de prévention sont l’interdiction de chasser et de consommer le gibier (chimpanzé, gorille, porc-et-pic, chauve-souris, antilope, gorille…). Eviter de consommer ces animaux et de la manipuler en cas de suspicion. Déclarer tous cas de personne infectée au personnel soignant des centres de santé les plus proches et isoler le malade. Désinfecter tout objet touché par les sécrétions du malade par une solution javellisée, se laver les mains avec de l’eau et du savon fréquemment et soigneusement.

Abidjan étant une importante plate-forme de transite dans la sous-région, les populations de la capitale économique ont commencé à observer ces mesures d’hygiène indiquée par le Ministère de la Santé et de la lutte contre le SIDA.

SUY Kahofi



La méningite sévit dans le nord et le centre de la Côte d’Ivoire

 

Campagne de vaccination (archive)

Les zones nord et centre de la Côte d’Ivoire sont des zones à forte épidémicité de la méningite. Chaque année le gouvernement avec l’appui de l’OMS diligente des équipes de vaccination dans ces zones pour prévenir tout cas d’infection. Si le mal persiste c’est surtout parce que le nord et le centre du pays demeure plongé dans un climat sec avec de faible précipitation, une période d’harmattan prolongé avec une forte concentration de particule poussiéreuse dans l’aire. Ce terreau fertile pour la maladie occasionne des bouffées épidémiques annuelles à l’image de celle qui frappent déjà le pays.

La situation inquiète de plus en plus les autorités sanitaires car la maladie à déjà fait 11 morts sur les 36 cas déclarés. Le directeur de cabinet du ministère de la Santé et de la lutte contre le Sida, le Pr Antoine Amonkou a souligné que quatre districts sanitaires sont touchés par l’épidémie. Il s’agit de Bouaké nord-est, Kani, Kouto et Tingréla. Selon lui, l’analyse des données montre que deux germes circulent en ce moment dans le nord et le centre du pays : le pneumocoque et le méningocoque W135. Une riposte sanitaire est en cours et elle est marquée par la présence au nord et au centre du pays d’une mission d’appui épidémiologique et bactériologique pour renforcer les dispositions locales de prise en charge et de surveillance épidémiologique. Une campagne de vaccination à grande échelle est en cours de préparation en attendant les autorités sanitaires demandent aux populations de jouer la carte de la prévention et de l’application stricte des règles d’hygiène.

Pour Docteur Konan Ahou directrice départemental de la santé de Bouaké ses mesures consistent notamment à se rendre rapidement dans un centre de santé devant toute fièvre avec raideur de la nuque chez l’adulte et l’apparition brutale d’une fièvre avec raideur de la nuque ou non chez les enfants. La fontanelle bombée du nouveau né avec une fièvre doit alerter la mère et en cas de décès suite à la méningite le corps du malade ne doit pas être manipulé.

SUY Kahofi