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Les jeunes ivoiriens sensibilisés sur les dangers de la migration clandestine

La migration clandestine expliquée par Grégoire Déniau et Guillaume Martin

La migration clandestine expliquée par Grégoire Déniau et Guillaume Martin

Une conférence autour de la question de la migration irrégulière a eu lieu ce 24 mars à l’initiative de la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur du Ministère de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur. Une rencontre qui a permis de présenter les dangers que doivent affronter les volontaires au départ.

Choisir de partir loin de sa terre natale pour des raisons économiques, politiques ou pour des besoins de formation n’est pas en soi une mauvaise chose. Cependant, c’est la voie que choisi le volontaire au départ qui pose par moment problème. Partir pour l’Europe, les Etats-Unis ou le Canada est devenu une obsession pour de nombreux jeunes africains qui n’hésitent pas à choisir la voie de la clandestinité pour réaliser leur rêve. Les dangers qu’ils courent sur les routes de la migration irrégulière sont importants et il était bon que la jeunesse ivoirienne puisse le savoir. C’est la raison pour laquelle la Direction générale des Ivoiriens de l’extérieur et son partenaire la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté ont réuni les jeunes autour du thème : « les dangers de la migration irrégulière et le mythe du transit« . (suite…)



A la découverte de l’île aux chimpanzés de Grand-Lahou

 

Le mâle dominant et sa compagne

L’un des attraits touristiques majeur du sud de la Côte d’Ivoire est l’île des chimpanzés. D’une superficie de 5 ha, elle est située à 2 km du lieu d’intersection entre le fleuve Bandama et la lagune des 3 A appelée aussi lagune de Grand-Lahou. Les chimpanzés de cette île sont les membres d’une même famille : le père et la mère rescapés d’une colonie ont donné naissance à un jeune mâle et une femelle. Cette famille de chimpanzé à une véritable histoire et grâce au lieutenant Rodrigue Abou Djédjé de l’OIPR, nous avons pu non seulement découvrir l’île mais connaître l’histoire de cette famille.

Origine des chimpanzés par le Lieutenant Rodrigue Abou de l’OIPR

« Les chimpanzés de l’île sont originaires d’une colonie venue du Libéria il y quelques années. L’Etat de Côte d’Ivoire dans sa politique de protection des parcs et réserves et surtout dans sa lutte pour la sauvegarde des espèces protégées a jugé utile de faire venir toute une colonie de chimpanzés. Au début du projet, la colonie venue du Libéria devait cohabiter avec celle de la Côte d’Ivoire. Les chimpanzés ont été libérés dans le parc d’Azagny car cette espèce animale a besoin d’un grand espace de vie pour se sentir à l’aise. Malheureusement les choses ne se sont passées comme prévues. Une violente bataille a opposée les chimpanzés autochtones et ceux venus du Libéria. Au fil des affrontements, les morts étaient de plus en plus importants et vu que la colonie des locaux était supérieure en nombre elle a failli décimer celle du Libéria. Les autorités chargées de la gestion du parc ont jugé utile de récupérer les rescapés pour leur trouver un nouvel habitat d’où le choix de cette île ».

Théoriquement des membres d’une même espèce animale, quand bien même d’aire géographique différente, doivent pouvoir cohabiter mais le cas des chimpanzés est bien exceptionnel. Certaines études montrent que le chimpanzé est très proche de l’homme dans ses habitudes et le sentiment d’appartenance à un groupe est très fort chez l’espèce. Il garde jalousement les membres de son clan et n’hésite pas à recourir à la violence pour éloigner l’intrus fut-il semblable à lui-même.

Les limites de la réintroduction

L’île de 5 ha ne suffit pas aux 4 membres de la famille car l’espèce a besoin d’un espace très vaste pour s’épanouir. Aucune denrée n’est disponible sur l’île car cocotiers et arbres fruitiers ont été mangés. La famille ne vit que des fruits offerts par les gardes et les visiteurs. Un problème plus grave guette l’île aux chimpanzés : la disparition de ses habitants. En effet le père et la mère frappés par la limite d’âge ne peuvent plus enfanter. Le frère et la sœur conscients de leur lien de parenté ne peuvent s’accoupler. L’île aux chimpanzés va-t-elle disparaître ? Il est temps de songer à une politique de sauvegarde de cette merveille touristique.

SUY Kahofi



Loterie Visas Diversité 2013 : tout pour éviter les arnaques !

 

Les journalistes face au personnel du consul

La Côte d’Ivoire est de nouveau éligible au programme Loterie Visa Diversité (DV) organisé chaque année par les Etats Unis d’Amérique. Il s’agit d’un programme qui permet aux ressortissants des pays éligibles d’avoir un visa de résidence permanent pour immigrer tout seul ou avec les membres de leurs famille. Pour cette année la période d’inscription s’étend de la période du 04 octobre 2011 au 05 novembre 2011. Ce programme de visa très connu à travers le monde donne lieu chaque année à des arnaques de toutes sortes organisées par des personnes se présentant comme des auxiliaires du consul. C’est pour éviter que des tiers n’utilisent le logo de l’ambassade ou d’autre méthode pour soutirer de l’argent aux candidats que l’Ambassade des USA à Abidjan a organisé ce 28 octobre 2011 une conférence de presse pour informer l’opinion nationale sur la voie unique à emprunter pour être à la fin du programme détenteur de la green card.

Madame Kristin Bongiovanni consul de l’Ambassade des USA à Abidjan a souligné d’entrée de jeu que pour cette année encore, « les inscriptions pour le programme DV doivent se faire électroniquement en remplissant le formulaire en ligne de Visa Diversité à partir du site www.dvlottery.state.gov ». Tout Ivoirien désireux de participer à la loterie doit satisfaire aux critères d’éducation ou d’expérience professionnelle du programme. Il doit avoir au minimum un diplôme d’études secondaires ou son équivalent c’est-à-dire l’accomplissement de 12 années d’études primaires et secondaires ou avoir acquis, au cours des cinq dernières années, deux ans d’expérience professionnelle dans une profession qui demande au moins deux années de formation ou d’expérience. La base de données o*net du Département Américain du Travail sera utilisée par le requérant pour déterminer la qualification basée sur l’expérience professionnelle. Sur le site www.dvlottery.state.gov le requérant doit également penser à remplir le dossier de candidature en tenant compte de son statut matrimonial. L’épouse ou l’époux ainsi que les enfants sont pris en compte au cas ou le requérant obtient sa green card. Dans le cas d’une famille, seul le mariage civil est pris en compte par les services consulaires. Aussi « il est important pour les candidats de conserver leur page de confirmation contenant leur numéro de confirmation unique jusqu’au 30 juin 2013 » a indiqué Madame Kristin Bongiovanni consul de l’Ambassade des USA à Abidjan.

Attention à ne pas se laisser prendre au jeu des faux e-mails expédiés par les arnaqueurs : le Département d’Etat n’envoie jamais d’e-mail pour réclamer le paiement des frais liés au programme. Dans cet ordre d’idée veuillez à ne pas vous retrouver à fournir des informations personnelles sur un faux site réservé au programme DV. Le seul site du programme est www.dvlottery.state.gov. L’Ambassade des USA à Abidjan précise qu’elle n’a jamais mandaté un tiers ou une quelconque entreprise pour servir d’intermédiaire dans la collecte et le traitement des informations des requérants au programme. A ce titre si vous êtes face à une personne qui estime travailler avec l’ambassade ou pour l’ambassade n’hésitez pas de contacter l’ambassade pour mieux vous informer.

Un fait souvent négligé ou oublié par les requérants : tous les frais d’immigration sont à votre charge ! La green card ne vous donne pas droit de facto à un billet d’avion, un travail tout prêt aux USA et un logement garanti pour vous et votre famille. Il faut être sûr d’avoir les moyens d’immigrer avant de demander le visa. Toute procédure en dehors du formulaire d’inscription sur le site www.dvlottery.state.gov ne sera pas pris en compte quelque soit la somme que le requérant aura versé à l’intermédiaire ou au prétendu fonctionnaire de l’ambassade.

SUY Kahofi



Ambiance festive d’un départ pour l’investiture

 

Petite pause à n'zianouan pour faire le plein d énergie

Gare d’Adjamé, Abidjan il y a du monde ce vendredi comme déjà depuis le mercredi 18 : les Ivoiriens par centaines ont décidé de ce rendre à Yamoussoukro pour la cérémonie d’investiture du Président de la République. Toutes les gares qui assurent le transport vers Yamoussoukro reçoivent du monde. 5000, 4500, 4000 chacun affiche son tarif pour attirer la clientèle. Il est 10 h 26, nous sommes à la gare de l’Union des Transporteurs de Bouaké UTB. Le prochain départ pour Yamoussoukro est prévu pour 12 h 15. Trop de temps à attendre : chacun veut une place dans le car qui décolle pour Daloa et Bouaflé. Le chauffeur sur insistance du chef de gare accepte de faire le détour pour déposer la trentaine de fêtards à Yamoussoukro. L’ambiance est plutôt festive à la montée du car ! « Vous allez voir le Président ? » interroge le convoyeur. « Oui kêh ! Et toi tu ne viens pas » lui répond la commerçante qui vient de fermer boutique pour le voyage. Les commentaires et analyses fusent de toutes parts sur l’évènement mais on retiendra que les Ivoiriens se rendent à Yamoussoukro pour festoyer et tourner la page. « Ivoiriens ils aiment amusement ! Depuis Ouattara parlent ils n’entendent pas mais quand il a dit venez faire la fête ils courent » affirme un agitateur à l’avant du car. Un autre de répondre « ADO lui-même sait que son investiture c’est le rattrapage de 24, 31 et pâques des Ivoiriens » (rires). Après le départ d’Adjamé bref escale à Yopougon puis direction le corridor de GESCO. A la vue des FRCI, les passagers se préparent pour le contrôle. « Rangez vos pièces d’identités : qui va contrôler quoi ? » s’interroge menaçant un étudiant à l’arrière du car. C’est d’ailleurs lui qui sort la tête pour accueillir l’homme en arme. « Chef, laisse affaire de contrôle on va pour la fête à Yamoussoukro ». L’homme fait signe de la main et le car avance. Quelques brins de causerie entre voisins puis c’est un démarcheur qui prend la relève pour vanter les mérites de ses médicaments.

Première escale 12 h 12 , l’ancien corridor d’Elibou sur l’autoroute. 2 km avant les premiers commerçants un accident ! Sortie de route pour un pick-up des FRCI : les trois  occupants à l’avant du véhicule sont touchés. Les voyageurs se lèvent pour admirer le triste spectacle. « Voici ce que l’OSER (Office de Sécurité Routière) voulait éviter » affirme une dame. Le car s’immobilise à peine et reprend son périple vers la capitale politique. Le silence est déchiré par un une information qui ne réjouit pas les fêtards. « Mon cousin vient de me dire que les maquis et bars affichent occupés depuis deux jours » affirme l’étudiant. « C’est grave ! » répond l’agitateur à l’avant du car avant de conclure « j’espère que le prix de la bière n’a pas augmenté ? » (rires). Deuxième escale à N’Zianouan : la pause est longue car certains profitent de l’occasion pour manger et faire quelques courses. Un voyageur quitte le car puis c’est le départ ! Sur le chemin des femmes et des  enfants dans certains villages saluent le passage des véhicules avec des cris de joie et brandissent des drapeaux estampillés ADO la solution ou RHDP la solution. Les véhicules vont vite, certains sont en pannes ici et là mais personne aux abords des routes ne renoncent au voyage. Plus intrépides, ce groupe de motards d’une vingtaine de personnes qui entend rallier la capitale à deux roues! Là aussi il y a des pannes mais on ne se décourage pas. Les véhicules des FRCI sont visibles tout au long du trajet : certains escortent des voitures officielles du Gouvernement, d’autres des véhicules diplomatiques. Troisième pause à Toumodi et c’est le direct pour Yamoussoukro que nous atteignons en moins de 20 mn. Il est 15 h 05 mn! Les longues files de véhicules à l’entrée de l’hôtel président attirent le regard des voyageurs. Les uns appels leurs amis, d’autres des  parents. « Nous y sommes » lance un jeune homme à l’arrière du car et son voisin de lui répondre « espérons que la pluie ne gâche pas la fête ».

Suy Kahofi à Yamoussoukro