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France 2012 : ce que je retiens du 1er round

23/04/2012 5 commentaires

Des valeurs au-delà du jeu politique

Ce que je retiens du premier tour de la présidentielle française est loin d’être la haine politique plate que certains Ivoiriens, remontés contre Nicolas Sarkozy, badigeonnent sur leur mur facebook. Ce que je retiens chaque fois qu’une élection se déroule dans une Nation policée, c’est cette valeur intrinsèque du respect du jeu démocratique qui prévaut dans l’arène. Pendant que certains prétendus adversaires africains de Sarkozy appelaient je ne sais qui à voter contre Sarkozy avec des mots orduriers, les premiers concernés par le vote se contentaient d’échanger sur l’avenir de leur pays à travers des débats civilisés. L’avenir du pays, le bien-être du citoyen au-delà des chapelles politiques, le respect de la dignité humaine… Voici autant de valeur que certains Ivoiriens oublient quand ils se rendent aux urnes. Pour eux c’est Gbagbo ou le pays brûle ! Si ce n’est pas Ouattara on casse tout ! Hier dimanche avez-vous entendu chers Ivoiriens une chaîne de radio ou de télé françaises annoncer que des militants du PS et de l’UMP se sont affrontés à la machette dans les rues de Paris ? Avez-vous entendu un membre du bureau politique du PS dire de Sarkozy qu’il est une graine acide pour le sol français ? Avez-vous entendu un chargé de communication de Sarkozy dire de François Hollande qu’il est un assassin ou un bandit de grand chemin ? Pourquoi ce que l’occident nous donne comme bon modèle à suivre passe aussi difficilement ? Au lieu de nous époumoner à Abidjan à critiquer la politique française, nous ferions mieux d’apprendre ce que les autres nous enseignent avec humilité. Ce n’est pas la tête de Sarkozy qui doit être le débat mais la capacité que le peuple français a à organiser des élections sans violence et sans contestations. Là où notre CEI met trois jours pour annoncer des résultats, la France le fait en 1 heure ! Ça, c’est une leçon. Là où nous avons des slogans du genre on gagne ou on gagne, on nous propose des slogans rassembleurs. Ça, c’est une leçon ! Là où on pousse certains jeunes à devenir des Maguy le tocard, on éduque la jeunesse française au choix politique responsable. Ça, c’est une leçon ! Là ou on pousse certains à choisir ADO parce qu’il est dioula ou Gbagbo parce qu’il est bété, on se retrouve avec des candidats qui oublient qu’un tels est juif, roumains, breton…pour prôner un idéal celui de la Nation. Ça, c’est une leçon !

Jeune Ivoirien à qui l’on fait croire jour et nuit que quelque chose va changer si un tels ou un tels devient Président de la France, saches que ton esprit est sous le régime des manipulations politiques qui t’ont conduit dans les rues d’Abidjan kalachnikov en main. Quelque soit le Président qui débarque, la France-Afrique sera toujours là ! Quelque soit celui qui s’emmène Gbagbo restera dans le tourment de la justice qu’elle soit nationale ou internationale ! Quelque soit celui qui s’impose, les intérêts de la France seront toujours préservés ! Le chien ne mange pas la viande du chien comme disent les abidjanais. C’est une manière claire de te dire que rien ne changera. Au PS Gbagbo ‘’ne sentait pas bon’’ il y a longtemps : les mêmes socialistes sur lesquels certains comptent pour un revirement de situation à La Haye sont les mêmes qui ont dit de Gbagbo qu’il est infréquentable. Je n’ai jamais aimé la politique de Laurent Gbagbo mais ce jour là j’ai eu pitié pour lui car même à un animal de compagnie dont on ne veut plus on lui évite ce genre de propos. Jeune Ivoirien les minutes que tu uses à te mêler de la politique française qui ne t’apporte rien, dépense le à rechercher des bourses d’étude sur le web. Le temps que tu perds à injurier Sarkozy, tu peux l’utiliser largement pour chercher un emploi. Chacun son pays, chacun sa politique et les urnes sont bien gardées car au demeurant on aura jamais besoin des hélicoptères Ivoiriens pour sortir Sarkozy d’un bunker à l’Elysée mais c’est plutôt le contraire qui peut se produire a tout moment.

SUY Kahofi

Présidentielle Sénégalaise : la diaspora Ivoirienne a voté dans le calme

26/02/2012 Aucun commentaire

 

SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire

Le Consulat Général du Sénégal avait fort à faire ce 26 février pour l’organisation de la présidentielle en Côte d’Ivoire. En plus de la diaspora Sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire, le Consulat avait la lourde tâche de coordonner les opérations de vote de Niamey au Niger. Forte de plus de 700.000 membres, la communauté sénégalaise a obligé les autorités en charge de l’organisation des élections à mobiliser 76 bureaux de vote. « La seule ville d’Abidjan compte 42 bureaux de vote et à l’intérieur nous avons 34 bureaux y compris celui de Niamey au Niger qui est couvert par le consulat du Sénégal » nous explique DIA Demba coordinateur des élections du 26 février pour Abidjan Sud. Depuis 7 heures les agents commis à la supervision du vote ont commencé à déployer le matériel et à aménager les bureaux pour accueillir les premiers votants. C’est véritablement autour de 7 h 45, 8 h ou 8 h 30 mn par endroit que les opérations de vote ont véritablement commencé. Ces opérations de vote ont timidement commencé vers 8 h 30 comme le confirme NIANG Daïrou président du bureau de vote 11 du groupe scolaire Pont à Treichville. « Bien que le bureau soit ouvert depuis 7 h nous avons commencé à enregistrer les premiers votants à partir de 8 h 45 mn. Je dois reconnaitre que c’est timide côté affluence mais les votants viennent petit à petit ».

Cette opération de vote a été surtout un moment de retrouvaille pour plusieurs ressortissants sénégalais vivants en Côte d’Ivoire et l’ambiance bonne enfant qui pouvait se voir en dehors des centres de vote a été aussi présente dans les bureaux de vote. « L’ambiance est bonne entre les représentants des 14 partis politiques et le personnel du bureau de vote et tout se passe bien. Il n’y a pas d’irrégularités dans l’ensemble mais nous veillons au bon déroulement des élections » affirme Lwélé Binta représentante du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) du candidat Président Maître Abdoulaye Wade. Aucun membre de la communauté sénégalaise n’a voulu se faire compter ce jour de vote et les jeunes ont été les premiers à se manifester. L’argument de la fibre patriotique et du devoir citoyen ont motivé le déplacement. « J’ai décidé de participer aux opérations de vote parce que je suis un citoyen sénégalais, c’est un devoir pour moi de voter et je suis là pour accomplir cet acte citoyen. Je demande également aux ressortissants sénégalais vivant en Côte d’Ivoire de se déplacer pour voter dans le calme et la tranquillité » affirme Lamine NIANG. Comme tous ces concitoyens, l’Ambassadeur du Sénégal à Abidjan ne s’est pas laissé influencer par la canicule. A bord de son véhicule de service il a sillonné les différents bureaux de vote avec une intention affichée de rassurer la communauté sénégalaise prenant part au vote. Lors de ses escales il n’a pas manqué de régler quelques petites incompréhensions liées à l’interprétation de la loi électorale et de répondre aux questions des responsables des bureaux de vote. « J’ai trouvé en Côte d’Ivoire une communauté sénégalaise très organisée, regroupée en association et qui a abattu un travail formidable qui a facilité mon travail ainsi que celui de mes collaborateurs dans l’organisation de ces élections. Je n’ai eu, depuis que je suis là, aucune difficulté et je m’investi totalement avec le consul général dans ce processus électoral. Je n’ai aucune inquiétude et nous n’avons eu à déplorer aucun incident » rassure SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire. Au moment ou nous publions ce post il est 18 h 13 mn ce 26 février et les bureaux de vote ont déjà fermé leurs portes.

Les autorités Ivoiriennes ont été également des ‘’intervenants’’ dans le processus électorale de la Présidentielle en Côte d’Ivoire par le biais du Ministère de l’Intérieur qui a déployé des éléments de la Police Nationale pour sécuriser les centres de vote. Notons que ce dimanche était également jour de vote au plan national pour les Ivoiriens eux-mêmes. Il s’agissait des élections législatives partielles qui sont le fruit des contestations des résultats des législatives du 11 décembre 2011 validée par le Conseil Constitutionnel. Elles se sont tenues dans 12 circonscriptions électorales principalement dans le nord, dans l’ouest du pays et au Sud.

SUY Kahofi

Elections Législatives du 11 décembre 2011 : communique de l’ambassade des Etats-Unis

12/12/2011 Aucun commentaire

 

Philip Carter III Ambassadeur des USA à Abidjan

L’Ambassade des Etats-Unis a déployé 11 équipes d’observateurs chargés de superviser le déroulement du vote dans le cadre des élections législatives en Côte d’Ivoire : Cinq équipes ont été déployées hors d’Abidjan, notamment à San Pedro, Daloa, Gagnoa, Bouaké et Man. Six équipes ont été déployées à Abidjan. Nous félicitons la Commission Electorale Indépendante (CEI) et le Gouvernement de Côte d’Ivoire d’avoir organisé des élections, qui selon les premiers rapports, ont été libres et équitables. Nous félicitons également les partis politiques d’avoir respecté les points de vue divergents et de s’être abstenus de tout acte de violence. Ces élections marquent la fin de la crise postélectorale à travers la mise en place d’une institution qui constitue un pilier important de la démocratie en Côte d’Ivoire. Nous demandons à tous les partis politiques, même aux membres des partis qui ont choisi de ne pas participer à ces élections, de respecter et de soutenir la nouvelle Assemblée Nationale.

Nous félicitons la Mission des Nations Unis en Côte d’Ivoire (ONUCI) pour son rôle en mettant à la disposition de la Côte d’Ivoire des moyens logistiques et sécuritaires lors de ces élections. Nous attendons avec impatience travailler avec le gouvernement et le peuple de Côte d’Ivoire en vue d’assurer un progrès continu et une paix durable à tous les ivoiriens.

 

Bert Koenders se prononce sur les législatives du 11 décembre

12/12/2011 Aucun commentaire

 

Bert Koenders le patron de l’ONUCI

Au soir du scrutin législatif, le Représentent spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a estimé dimanche soir que dans l’ensemble, la journée s’était déroulée dans le calme dans les bureaux de vote visités dans le district d’Abidjan et à l’intérieur du pays. Faisant une évaluation d’ensemble de la journée devant la presse, M Koenders, tout en saluant la présence discrète mais efficace du dispositif sécuritaire mis en place par le Gouvernement, et la collaboration avec les éléments de l’ONUCI déployés à travers le pays, a souligné certains incidents sécuritaires. « A Bonon, dans la région de Bouaflé, des individus armés ont dérobé du matériel électoral, dont des urnes » a indiqué le Représentant spécial. « Je tiens à condamner ces actes de violence et d’intimidation avec la plus grande fermeté, Nous attendons à présent un rapport complet de la situation pour connaitre la nature des incidents et en évaluer l’impact sur les opérations de vote », a-t-il ajouté.

Dans la foulée, M Koenders a expliqué le reste du processus, précisant qu’après la fermeture des bureaux de vote, des équipes de la Commission électorale indépendantes (CEI),  du Bureau des services d’appui aux projets des Nations unies (UNOPS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’ONUCI assureraient le retour des procès-verbaux des bureaux de vote jusqu’aux commissions électorales locales.  Selon le Représentant spécial, la consolidation des résultats se ferait au niveau des 300 commissions locales tandis que la publication des résultats préliminaires interviendrait au niveau des 105 commissions de sièges retenues par la CEI. Cette soirée de dépouillement et d’acheminent des résultats est très importante pour l’évaluation finale de ces élections. Dans ce cadre, il a invité la CEI à publier dans des délais raisonnables, et au fur et à mesure de leur mise à disposition, les résultats partiels par circonscription. Tout comme l’avaient fait les observateurs nationaux de la société civile, M. Koenders a vivement exhorté les formations politiques, les candidats dans leur ensemble, ainsi que les médias, à respecter la compétence exclusive de la CEI pour ce qui est de l’annonce des résultats. A ce titre, le représentant spécial a salué l’amélioration du comportement des médias publics et privés au cours de la campagne électorale, les invitant à conserver cette attitude exemplaire dans les jours à venir. Il a rappelé son rôle de certification, soulignant qu’elle interviendrait après l’examen des réclamations par le Conseil Constitutionnel. « Cette certification se fera sur la base des cinq critères agréés par l’ensemble des parties ivoiriennes et validés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à savoir la paix/sécurité, l’inclusion, les médias d’État, la liste électorale et les résultats », a précisé le Chef de l’ONUCI. « D’ici à la certification, a poursuivi le Représentant spécial, je reste donc à l’écoute des institutions compétentes et invite l’ensemble des acteurs nationaux mais aussi internationaux à la sérénité ».

Côte d’Ivoire : les législatives sous fond d’abstention et de faible taux de participation

11/12/2011 Aucun commentaire

 

Bureau de vote des législatives du 11 décembre à Abidjan

Jusqu’à 14 heures TU moins d’une cinquantaine d’Ivoiriens s’étaient déjà déplacés dans plusieurs bureaux de vote d’Abidjan. Ce dimanche 11 décembre qui marque le jour de vote de l’élection législative a été un dimanche comme les autres avec un nombre important d’habitants de la capitales économique qui sont restés dans leurs maisons évitant ainsi de prendre part au vote. Certains estiment qu’il s’agit d’une parodie électorale pour cautionner le hold-up du RHDP au parlement, d’autres pensent que ce vote ne permettra pas à la Côte d’Ivoire de se réconcilier vu que l’application d’une justice à deux vitesses est déjà visible avec le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI. Une frange importante de ceux qui pratique une abstention volontaire estiment également que c’est par crainte de violence qu’ils ne se sont pas rendu dans l’isoloir.

Dans l’ensemble les opérations de vote se passent dans le calme et la tranquillité. Les forces de l’ordre veillent au grain par leur présence dissuasive dans les bureaux de vote. Les forces de l’ONUCI qui participent à la sécurisation du scrutin veillent à la bonne marche des opérations de vote à Abidjan avec 63 patrouilles mobiles et près de 360 sur toute l’étendue du territoire national. Bert Koenders le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a salué le sens de civisme du peuple Ivoirien et il a invité au cours de sa tournée de ce dimanche matin les uns et les autres à s’impliquer dans le processus électoral en participant au vote.

Au moment ou nous achevons la rédaction de ce billet et où nous le mettions en ligne (15 heures 15 TU) le nombre de votants augmente timidement dans les bureaux de vote avec la fin des cultes évangéliques. Si le contrôle de la future Assemblée Nationale par le RHDP est une certitude, la grande inconnue demeure le taux de participation pour ces législatives qui officiellement doit mobiliser un peu plus de 5,7 millions d’Ivoiriens.

 

Le représentant spécial visite des bureaux de vote à Abidjan

11/12/2011 Aucun commentaire

Gerard Bert Koenders le patron de l'ONUCI

« Le scrutin se déroule dans une ambiance positive et calme », a constaté dimanche à la mi-journée, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders. Très tôt le matin, M Koenders a entrepris de faire le tour des bureaux de vote  dans plusieurs communes de la ville d’Abidjan en compagnie de membres du corps diplomatique et de Représentants d’institutions sous-régionale et régionale. « Il est très important de regarder ce qui se passe dans les bureaux de vote à travers tout le pays », a estimé le Représentant spécial, précisant qu’une équipe de six cents personnes était déployée sur toute l’étendue du territoire pour voir comment se déroule les élections législatives. Estimant prématurée toute évaluation à ce stade, M Koenders a néanmoins indiqué à la presse que la plupart des bureaux de vote avaient ouvert à temps dans une ambiance calme et positive. Il s’est également dit impressionné par le travail de la Commission électorale indépendante (CEI) ainsi que de la présence discrète des Forces de sécurité.

Interrogé sur l’inclusivité du présent scrutin, le Représentant spécial a souligné la présence de diverses tendances. « Il y a aussi beaucoup de candidatures de différents partis ainsi que beaucoup d’indépendants », a-t-il ajouté. De son côté, le Chef de la Mission de l’Union Africaine pour les élections législatives en côte d’Ivoire, Seini Oumarou, a indiqué que ses premières impressions après les différentes étapes dans les communes du district d’Abidjan, étaient bonnes en attendant le dépouillement. M Oumarou a également estimé que l’organisation du scrutin était impeccable. « Le matériel est arrivé généralement à temps », a constaté le Chef de la Mission de l’UA. Poursuivant, M Oumarou a dit son espoir de voir le taux de participation  évolué. « Ce ne sera pas la grande affluence du scrutin présidentiel, mais le manque d’affluence que nous avons constaté au début est en train de s’améliorer au fur et à mesure », a-t-il fait savoir. Il a, dans la foulée salué le travail de l’ONUCI sur le terrain. « L’ONUCI a fait un excellent travail », a conclu M Oumarou. La délégation onusienne et les membres du corps diplomatique ont sillonné plusieurs bureaux de vote dans différentes communes du district d’Abidjan, notamment à Bingerville, à Yopougon, à Abobo, à Cocody, à Koumassi et à Port-Bouet. Dans chaque centre, M Koenders a chaleureusement discuté avec les électeurs, les représentants des bureaux de vote ainsi que les représentants des candidats. Ceux-ci lui ont expliqué leur rôle et lui ont souvent fait part de leurs préoccupations. Des délégations de haut niveau ainsi que des observateurs internationaux sillonnent également l’intérieur du pays pour suivre le déroulement des opérations électorales.

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire ?

22/02/2011 9 commentaires

 

Pourquoi Laurent Gbagbo ne lâche pas l’affaire?

Que personne ne soit tenté de se voiler la face, la présence du panel des chefs d’Etats africains à Abidjan ne fera pas un miracle car humainement toutes les cartes pouvant conduire à une sortie pacifique de la crise ont été jetées. Le miracle que les Ivoiriens attendent est plutôt d’origine divine car voir un Laurent Gbagbo ouvrir le feu sur une population qu’il prétend gouverner grâce à un choix librement exprimé par les urnes, on se demande bien qui pourra le convaincre de céder son fauteuil. Laurent Gbagbo ne veut pas partir et son clan qui le pousse à s’accrocher sait pourquoi le départ du woody sera fatal pour le clan de pilleurs que représente la refondation. A la lumière de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire on peut facilement comprendre que les caciques du régime sortant auront du mal à justifier leurs nombreux détournements de fonds, les crimes contre l’humanité dont ils pourraient être accusés et écroués par le TPI, les assassinats ciblés dont ils sont accusés et l’ouverture de nombreux comptes fictifs au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire. Les africains ne veulent plus des clans de voleurs à la tête de leurs pays et ils entendent déposséder les ex-voleurs de la République des fonds publics. Qui dans l’entourage de Laurent Gbagbo n’a pas peur que la loi Duvalier s’applique à sa petite fortune surtout quand on sait que l’ancien banquier qu’est le Docteur Alassane Ouattara n’aura aucun mal à dénicher les comptes les plus cachés.

Un nombre important d’ivoiriens sont convaincus que si Laurent Gbagbo ne cède pas, c’est parce qu’il est lui-même l’otage de son propre clan. En cédant pacifiquement le pouvoir son statut d’ancien chef d’Etat le protège avec sa famille or cela n’est pas le cas pour les 400 brouteurs et nouveaux riches à sa solde. Alors chaque matin les mêmes conseillers qui ont conduit le Président Henri Konan Bédié à la chute, viennent bercer Gbagbo du chant du nationalisme, du panafricanisme et surtout de la nouvelle formule de l’ivoirité qui commence à faire son effet sur les populations acquises à la cause de la haine de l’étranger. Laurent Gbagbo s’accroche visiblement pour protéger ses amis car il est difficile de comprendre comment un homme qui s’est toujours présenté comme un pacifiste notoire puisse être aussi sourd à l’appel de la communauté international et insensible aux nombreux morts de la crise post-électorale. A voir le système répressif qu’il a mis sur pied, on se demande si le schéma dans lequel Laurent Gbagbo s’inscrit n’est pas celui de la Lybie de Mouammar Kadhafi. Face au mécontentement des populations, il leurs sert sur un plateau d’argent des bombes lacrymogène et des balles de kalachnikov en réponse à l’appel au respect du vote du peuple. A force d’être un dictateur à la tête d’un Etat comme Ben Ali ou Moubarak on fini au soir de son règne par développer un minimum de valeurs démocratiques. On fini par comprendre que tôt ou tard la démocratie s’impose. Face à la rue qui grouille de monde, le peu de dignité qui vous reste vous oblige à partir ! Or ce n’est visiblement pas le cas pour Kadhafi et son admirateur de frère Laurent Gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 24 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi

Le Conseil Constitutionnel se prononce et déclare Gbagbo Président

03/12/2010 6 commentaires

Paul Yao N'dré Président du Conseil Constitutionnel

On le savait déjà le Conseil Constitutionnel Ivoirien était acquis à la cause du Président Laurent Gbagbo et de nombreux observateurs internationaux l’avaient déjà souligné. Les nombreuses plaintes du candidat du LMP ont tous trouvé un écho favorable auprès de l’institution du sieur Yao N’dré. La déclaration n’a surpris personne ici à Abidjan. Bourrage d’urnes, intimidation d’électeurs dans le nord du pays et la liste est encore longue. L’issue de la déclaration ne faisait donc aucun doute : écarter les régions du nord et du centre et imposer le candidat LMP. Lire la suite…

Lendemain de vote très tendue à Abidjan

29/11/2010 Aucun commentaire

A Abidjan ce lundi la ville était moins agitée que d'habitude

Ce lundi Abidjan la capitale économique de la Côte d’Ivoire a des allures de ville fantôme par endroit. Ceux qui n’avaient vraiment pas d’urgence n’ont pas mis le nez dehors ! Le couvre-feu prévu pour commencer à 19 heures a découragé plusieurs Ivoiriens. Les écoles sont fermées : les élèves qui se sont aventurés dans les salles de classe ont été priés de rentrer chez eux. « Nous ne pouvons pas prendre le risque de donner cours avec ce climat de peur dans la ville. Les parents sont inquiets et vous aurez remarqué que tous n’ont pas accepté de laisser leurs enfants sortir » souligne un enseignant rencontré aux abords du Collège Moderne de Cocody qui la veille était un centre de vote. Au-delà de l’école, c’est l’activité économique et professionnelle qui tourne au ralenti. Un nombre incalculable de magasins ont maintenu leurs stores en position down et même les grandes surfaces sécurisées par l’armée n’ont pas pris le risque d’ouvrir. Dans les transports seuls quelques bus sont visibles ! Les taxis compteur et wôrô-wôrô (taxi communaux) espèrent pouvoir transporter les Ivoiriens jusqu’à 17 heures car le couvre-feu est prévu pour ce lundi à 19 heures TU. « On ne peut pas prendre le risque de conduire jusqu’à 18 heures. Personne ne veut être un bouclier humain au cas où les choses dérapent » soutien inquiet chef Vamoussa Koné chauffeur de gbaka (car rapide Ivoirien).

Seul visible en grand nombre dans les rues les militaires Ivoiriens pour ne pas dire l’armée. Automitrailleuses, pick up surmonté d’arme lourde et chars sont positionnés aux carrefours stratégiques de la ville. Les hélicoptères de surveillance aérienne survolent la capitale quand les fantassins en uniforme ou en tenue civile effectuent des patrouilles pédestres. Dans l’attente des résultats de l’élection présidentielle, les Ivoiriens ont préféré se terrer chez eux ! Concernant le taux de participation à l’élection la CEI (Commission Electorale Indépendante) a voulu rassuré la population Ivoirienne au vu des premiers procès verbaux. Au journal de 13 h (lundi 29 novembre) de la RTI, le vice président de l’institution a précisé que dans certaines localités le taux avoisine les 70 %.

Suy Kahofi

Présidentielle 2010 : Abidjan vote dans le calme et la discipline (actualisé)

28/11/2010 Aucun commentaire

Les Ivoiriens sortent timidement pour accomplir leur devoir civique

Depuis ce matin 28 novembre les Ivoiriens votent pour le second tour de l’élection présidentielle. Contrairement au premier tour qui vu une forte participation, l’affluence est plutôt faible dans les bureaux de vote de la capitale Ivoirienne. La raison évoquée est celle du couvre feu qui a sérieusement retardé l’ouverture de plusieurs bureaux de vote. Jusqu’à 9 h 30 certains centres de vote et bureaux n’avaient pas encore été ouverts. Les votants ont dû attendre plusieurs heures à l’extérieur des centres avant le début des opérations de vote. Dans des centres tels que celui du lycée Technique d’Abidjan Cocody, certains votants venus depuis 6 h 30 mn n’ont pu voter qu’à 11 h 30 mn. « Malgré les observations du premier tour les choses n’ont pas changé ici : c’est toujours la même lenteur et l’indiscipline » soutien N’dri Hyacinthe étudiant.  Aucun incident n’est à signaler pour cette matinée dans l’ensemble. Seul des rapports d’intimidation ont été recensés par endroit. La vie tourne au ralenti comme tous les jours de vote : on remarque une reprise du trafic urbain. Les bus notamment, wôrô wôrô (taxi communaux) et les gbaka (car rapide abidjanais) après un moment d’arrêt en début de matinée reprennent du service

Dans l’après midi la chaleur accablante n’a pas arrangé des choses. Si au premier tour il était bien difficile de trouver une place dans les longs rangs aux abords des bureaux de vote, la réalité était tout autre au second tour pour la même heure. 15 h 49 dans la majorité des bureaux de vote de la capitale l’affluence est toujours timide : l’enthousiasme du premier tour semble avoir fait place à un certain dépit pour ne pas dire un découragement. Oui on ne sait pas pourquoi mais les Ivoiriens ne sont pas venus voter massivement comme au premier tour. Le constat est le même dans tout le pays : Dimbokro, Bouaflé, Abengourou, San-Pédro…le faible taux de participation s’est invité comme le trouble fête de cette journée. « Vous savez il y a le couvre feu et la présence massive des forces de l’ordre. C’est comme si le pays était en guerre : les autorités ont tout fait pour accentuer nos craintes au lieu de les dissiper » soutien un électeur après son vote. Alors qu’il était 18 h 40 mn (T.U), certains bureaux de vote ont commencé à fermer car le couvre feu débute à 22 h 00 mn. De nombreux observateurs ont fait cas de scènes d’intimidation visant à décourager des votants. Dans certaines villes des urnes bourrées ont été découvertes ainsi que des bulletins marqués. Aucun incident majeur n’était à déplorer au moment où nous postons ce billet.

Suy Kahofi