Ebola : les Etats-Unis encouragent une lutte sous-régionale

Terence Mc Culley l’Ambassadeur des USA à Abidjan face aux journalistes

Terence Mc Culley l’ambassadeur américain à Abidjan face aux journalistes

Un atelier régional de consultation pour le renforcement des plans de préparation et de riposte contre l’épidémie de virus Ebola s’est ouvert ce 22 septembre à Abidjan pour une durée de 48 heures.

La rencontre réunit les représentants de gouvernements et des autorités sanitaires de 6 pays d’Afrique francophone. Il s’agit de la première d’une série d’ateliers sur Ebola initiée par le gouvernement américain, l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) et le CDC (Centre pour le contrôle et la prévention des maladies-Atlanta). Terence Mc Culley l’ambassadeur des Etats-Unis à Abidjan soutient qu’une « approche régionale forte est cruciale pour contenir l’épidémie parce que les maladies n’ont pas de frontières politiques ». Lire la suite

Un nouvel opus pour dire non au SIDA

« Donnons un KO au SIDA » est la nouvelle composition musicale qui invite les populations ivoiriennes à dire stop à la pandémie du siècle. Ce tempo social est une initiative du PEPFAR avec la voix d’artistes locaux engagés telle que Nash, Christian, El Djaba, Noël, Carla… Des volontaires réunis autour du célèbre rappeur congolais Didjak Munya qui réside désormais dans la capitale économique ivoirienne. Cette chanson interprétée dans les langues locales (dioula, baoulé…) a été produit grâce à l’Ambassade des Etats Unis qui veut en faire une œuvre à but non lucrative diffusée pour sensibiliser les populations sur le danger que représente le SIDA. A ce niveau, il est important de préciser que l’œuvre peut être utilisée par les radiodiffuseurs, les chaînes de télévision, les ONG et autre acteurs du domaine de la lutte contre le SIDA sans aucune obligation de reverser des droits d’auteurs. D’ailleurs « Donnons un KO au SIDA » est déjà diffusé sur les antennes de la RTI lors de l’émission Spotlight SIDA. L’Ambassade des Etats Unis travaille à rendre ce refrain musical accessible aux stations de radio. Pour le moment « Donnons un KO au SIDA » est disponible en open source en format vidéo via You tube et en mp3 pour le format audio sur Sound Cloud. Au compteur des activités prévues pour la promotion de cette composition musicale auprès du public figure une initiative qui sera conduite conjointement par le PEPFAR, la RTI et La Voix de l’Amérique. L’objectif sera de mettre en lumière le projet musical et ses acteurs toujours dans un élan de sensibilisation grâce à l’émission Spotlight SIDA.


SUY Kahofi

Le projet Finance et Gouvernance de la Santé (HFG) opérationnel

Un Centre Hospitalier Régional en Côte d’Ivoire

Un Centre Hospitalier Régional en Côte d’Ivoire

L’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire et le Ministère Ivoirien de la Santé ont procédé ce 26 mars au lancement d’un nouveau projet qui contribuera de façon significative au renforcement des infrastructures sanitaires en Côte d’Ivoire. Le Projet Finance et Gouvernance de la Santé (HFG) est financé par les Etats-Unis via le Plan d’Urgence du Président Américain de lutte contre le SIDA (PEPFAR). Il aura pour objectif premier d’améliorer la qualité et l’accès des Ivoiriens aux soins de santé. Au cours des cinq prochaines années, le HFG fournira un soutien au Ministère Ivoirien de la Santé à travers diverses autres activités dévolues au renforcement du système sanitaire national. Ces activité seront entre autre l’élaboration d’une stratégie nationale de financement de la santé; le soutien pour l’amélioration de la collaboration entre les secteurs sanitaires public et privé; la création et la mise en œuvre d’un système de gestion des ressources humaines pour la santé basé sur la performance; le renforcement des capacités des institutions de formation initiale des agents médicaux, paramédicaux et des travailleurs sociaux, y compris l’appui à l’élaboration d’un programme de formation, aux outils et technologies de formation; les stratégies novatrices et durables pour la rétention des professionnels de santé à leurs postes dans les zones rurales et reculées.

Selon Valerie Koscelnik, Représentante-pays du Programme USAID/PEPFAR, le programme HFG représente une précieuse collaboration entre les partenaires publics et privés pour améliorer les forces du système de santé en Côte d’Ivoire. Puis explique-t-elle : « à travers ce programme, nous serons en mesure d’élargir l’accès aux soins de santé et mieux mettre l’accent sur des maladies comme le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Pour ce faire, nous œuvrerons de concert avec le gouvernement à ce que le système de santé ivoirien soit bien géré, avec plus de responsabilité et de transparence. Ces améliorations permettront à la Côte d’Ivoire de progresser vers l’éligibilité pour le financement du Millennium Challenge Corporation ». En Côte d’Ivoire, le projet est financé par USAID/PEPFAR et sa mise en œuvre est assurée par l’ONG Abt Associates Inc. « En toute chose le tout n’est pas de naître, c’est ensemble que nous réussirons ce projet, chacun jouant sa partition » a fait savoir Dr Boko Désiré, Directeur pays de Abt Associates Inc, chargé de conduire le projet HFG. Faisant une présentation du projet, Dr Boko Désiré a en substance indiqué que le projet HFG travaille avec les pays partenaires à accroître leurs ressources nationales pour la santé, gérer ces ressources précieuses de manière plus efficace et prendre des décisions éclairées en matière d’achat. Selon lui, le projet HFG a été « fondamentalement conçu pour renforcer les systèmes de santé et permettra d’améliorer la santé dans les pays partenaires en élargissant l’accès des populations aux soins de santé prioritaires ». Le projet HFG est un projet global de cinq ans (2012-2017), de 209 millions de dollars financés par l’Agence Américaine de développement international et prenant en compte 96 pays partenaires dont la Côte d’Ivoire, l’un des premiers bénéficiaires.

SUY Kahofi

Lancement de l’African Women Entrepreneurship Program pour la Côte d’Ivoire

L'AWEP veut aider les femmes ivoiriennes à s’émanciper

L’AWEP veut aider les femmes ivoiriennes à s’émanciper

Ce jeudi 24 février, l’Ambassade des Etats Unis à Abidjan sis à la Riviera Golf a servi de cadre à la cérémonie de lancement du Programme African Women Entrepreneurship (AWEP) pour la Côte d’Ivoire. L’AWEP est une initiative du département d’Etat américain, lancée en juillet 2010 afin d’identifier et de construire des réseaux de femmes entrepreneurs de l’Afrique subsaharienne. Initié dans le cadre du programme des Visiteurs Internationaux, l’AWEP permet aux femmes de partager leurs expériences, de discuter les défis communs et les facteurs qui mènent à la croissance économique à long terme. Grâce au programme des Visiteurs Internationaux, une cinquantaine de femmes ivoiriennes ont pu, à ce jour, participer à des programmes aux Etats-Unis sur le thème : « Femme et l’Entrepreneuriat« ,  dont l’AWEP. L’AWEP-Côte d’Ivoire a pour objectif d’encourager les femmes entrepreneures enfin qu’elles puissent à leur tour aider à améliorer l’économie du pays et apporter le bien-être à la population.

La cérémonie de lancement du programme a été présidée par l’Ambassadeur des Etats-Unis, S.E.M. Phillip Carter III en présence d’un représentant de la Marraine, Mme Nialé Kaba, Ministre auprès du Premier Ministre chargé de l’Economie et des Finances. Sur le bienfondé de l’AWEP le diplomate américain a souligné que « le gouvernement des Etats-Unis est engagé à créer des opportunités pour les femmes, parce ce que nous savons que les femmes détiennent la clé du développement économique en Afrique. J’espère que l’engagement fort du gouvernement des USA à travers l’AWEP ira de pair avec celui du gouvernement ivoirien par le financement de sessions de formation, de centres des affaires et d’autres activités en faveur des femmes ivoiriennes ». La présidente de l’AWEP-CI, Massogbè Touré, a indiqué que « les femmes entrepreneurs de Côte d’Ivoire s’engagent à participer au développement du pays en partageant la vision du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, qui accorde une place à la femme dans le leadership ». Le succès sera donc au bout de l’effort de toutes les compétences réunies pour une meilleure émancipation économique de la gente féminine. Patrick Drissa Yao le représentant du ministre en charge de l’Economie et des Finances, a traduit les remerciements du Gouvernement Ivoirien à l’Etat Américain pour son appui aux femmes engagées dans l’entrepreneuriat. Il a exhorté les femmes à conjuguer leurs efforts pour la croissance économique de leur pays. La cérémonie a également été marquée par une exposition-vente de produits fabriqués par les femmes.

SUY Kahofi

Initiative 4Afrika : Ce que Microsoft promet aux jeunes ivoiriens

Microsoft veut aider la jeunesse ivoirienne

Microsoft veut aider la jeunesse ivoirienne

Le mardi 5 février, à l’occasion de ses 20 ans, Microsoft a lancé l’initiative 4Afrika. Une initiative globale qui permettra à des millions de jeunes d’envisager leur insertion professionnelle sans crainte. Analyse. Depuis deux décennies, la Côte d’Ivoire fait face une crise de l’emploi sans précédent. Selon le Bureau International du Travail (BIT), il existe en Côte d’Ivoire au moins 7 millions de chômeurs. Ce phénomène touche majoritairement les jeunes ivoiriens et les causes sont multiples dont deux majeurs qu’il convient de regarder avec beaucoup d’attention.

L’inadéquation formation emploi

Le système éducatif n’a pas encore réussi à faire sa mue pour adapter les contenus de l’enseignement au monde de l’emploi. Les chefs d’entreprises ont d’ailleurs plusieurs fois dénoncé le fait qu’ils avaient du mal à recruter, parce qu’ils avaient à faire à une main d’œuvre dont les compétences étaient en déphasage avec les besoins de l’entreprise. L’un des exemples pour illustrer cette triste réalité, c’est l’enseignement de l’informatique dans les universités et grandes écoles ivoiriennes. Peut-être faut-il rappeler que depuis quelques années, 97% des métiers du monde requièrent la connaissance de l’outil informatique. Or, en Côte d’Ivoire, les formations en informatique dans certaines disciplines restent encore un luxe sans compter le fait que dans d’autres filières le contenu reste lui-même problématique. L’intégration des TIC dans l’enseignement national fait encore débat et malgré les promesses qui sont jusqu’ici abstraites, les jeunes essaient de se former, comme ils peuvent, dans des petits centres privés où il leur est proposé des cours sur des logiciels bureautiques basiques tels que Microsoft Word, Excel ou Internet. En tout état de cause, l’employabilité (capacité à être employable en ayant des compétences de base nécessaires pour servir en entreprise) des jeunes se trouve mise à mal par un système éducatif qui peine à trouver la bonne formule pour opérer l’intégration pédagogique et technologique dans ses enseignements.

L’alternative de l’entreprenariat 

En Côte d’Ivoire, il y a 7 millions de chômeurs dont au moins la moitié est âgée entre 30 et 35 ans. Ce que cache une telle réalité, c’est qu’au moins 3.5 millions de jeunes formés sur la décennie passée sont contraints sinon condamnés à être au chômage. La preuve. En Côte d’Ivoire, le premier pourvoyeur d’emploi, en dehors des entreprises, c’est la fonction publique. Or, la limite d’âge pour accéder à un poste dans l’administration ivoirienne, c’est 35 ans, ce qui élimine déjà une grande partie de la jeunesse, qui de surcroît, n’a jamais eu l’occasion de faire un stage en entreprise et donc d’avoir une expérience professionnelle.

C’est pourquoi, face à la situation préoccupante du chômage des jeunes, le gouvernement ivoirien et le président de la République se sont engagés à créer 200 000 emplois par an. C’est mieux que rien, certes. Mais, sur 5 ans de mandat électoral, on devrait, dans cette perspective caser 1 million de jeunes. Ce qui est peu comparativement aux chiffres du BIT sans oublier le fait que chaque année ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui viennent se déverser au lot de diplômés déjà sans emploi. Manifestement, les autorités ne peuvent pas créer de l’emploi pour tout le monde. Il n’y a aucun doute, la réponse à l’emploi des jeunes se trouve dans l’entreprenariat (PME-PMI, innovations, inventions, etc.) comme alternative à leur insertion professionnelle. Mais, ce projet ne peut se réaliser qu’en donnant aux jeunes les moyens de se prendre en charge soit en créant leur propre entreprise soit en leur donnant les formations capables de faciliter leur insertion dans le monde du travail. Ce que Microsoft appelle l’employabilité et qui est un point essentiel de l’initiative 4Africa lancée mardi 5 février 2013.

Microsoft 4Afrika, comme une perche tendue

Microsoft a annoncé 3 initiatives à savoir : 1. mettre des dizaines de millions de terminaux intelligents (tablettes, Smartphones, ordinateurs) entre les mains de la jeunesse africaine. 2. mettre en ligne 1 million de PME africaines. 3. former 200 000 personnes parmi lesquels 100 000 seront les jeunes diplômés. Que peut bien signifier ces engagements, notamment les deux derniers pour la jeunesse africaine ? C’est le lieu de préciser que Microsoft est actif en Côte d’Ivoire à travers d’importants projets comme a eu à le souligner l’Ambassadeur des Etats-Unis, SEM Philip Carter III, en ces termes : « Toujours à la pointe, Microsoft a été l’une des premières entreprises majeures spécialisées dans la technologie à s’être engagées à long terme auprès de la Côte d’Ivoire après la crise. En Février de l’année dernière, Microsoft a ouvert son nouveau bureau régional à Abidjan afin de tenir compte de son personnel qui augmente et développer les services pour le pays et pour l’Afrique de l’Ouest. Cette action n’est pas le fait du hasard; mais il s’agissait plutôt d’une démonstration claire au peuple de Côte d’Ivoire que Microsoft croyait à la croissance et la stabilité futures de ce pays. Depuis, Microsoft est en partenariat avec le gouvernement pour aider à combler le fossé numérique. A travers le programme « un ordinateur, une famille », le gouvernement et Microsoft travaillent ensemble pour faire en sorte que les Ivoiriens, de Tiapoum à Odienné et de Bouna à Tabou, aient accès à des ordinateurs et à l’Internet. Microsoft travaille également en partenariat avec les écoles pour mettre en œuvre un programme scolaire numérique et des programmes de formation des enseignants qui permettront d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’enseignement. Enfin, à travers ses centaines de partenaires d’affaires dans le pays, Microsoft donne aux entreprises de petite et moyenne tailles spécialisées dans la technologie, les outils dont elles ont besoin pour grandir et devenir de grandes entreprises qui mèneront l’économie ivoirienne dans l’avenir.»
L’initiative 4Afrika vient donc comme une consolidation des actions déjà engagées par Microsoft en Côte d’Ivoire. Les jeunes devraient saisir l’opportunité de cette initiative 4Afrika pour entrer dans « la nouvelle ère. »

Selon Andrea Li-Sai Chimento, Microsoft For Africa Plan (Academy Dean): « Nous nous engageons à améliorer les compétences de 100 000 jeunes diplômés africains, et à aider environ 75% d’entre eux à trouver un emploi (…) ces jeunes diplômés bénéficieront d’une formation supplémentaire sur les produits Microsoft et ses plateformes, sur les fondamentaux de la gestion des affaires, pour ceux qui cherchent à démarrer leur propre entreprise, ainsi que sur les compétences non techniques comme la négociation, la communication dont les techniques et outils pour mieux parler en public, la gestion des conflits, pour ne citer que quelques exemples. » Par ailleurs, créer une PME-PMI ou l’intégrer, c’est disposer d’un certain nombre de ressources indispensables que Microsoft a justement pris l’engagement de mettre à disposition. En effet, en prenant l’initiative de mettre en ligne 1 million de PME africaines, Microsoft projette de lancer un nouveau centre de ressources en ligne qui permettra aux petites entreprises d’accéder gratuitement aux services qui peuvent contribuer à leur développement. Aussi, est-il prévu, en Côte d’Ivoire et dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, la « Partner Academy », qui ciblera les entreprises partenaires de Microsoft qui sont aussi créatrices d’emploi. Cette initiative va développer les compétences aussi bien techniques sur les produits Microsoft et ses plateformes, que les compétences d’ingénierie et de gestion de projets, les compétences commerciales dont le savoir-faire et les expériences de ventes de solutions informatiques et de participations à des appels d’offre provenant d’institutions internationales comme la Banque Mondiale ou la Banque Africaine de développement.

En définitive, le lancement de l’initiative 4Afrika a eu lieu simultanément au Caire, à Abidjan, à Johannesburg, à Nairobi et à Lagos. L’initiative 4Afrika se présente comme un projet pensé pour les jeunes qui constitue majoritairement la population de la Côte d’Ivoire. Sous formés ou mal formés, les jeunes ivoiriens doivent s’approprier l’initiative 4Afrika, car elle correspond en tout point de vue à leurs besoins aussi bien en termes de renforcement de leurs compétences que de création d’entreprise.

Plus d’infos : www.microsoft.com/4afrika

Page Facebook : www.facebook.com/Microsoftwca