Appelez-moi l’exécuteur ou Yaya le boucher de Banjul !

Yaya le boucher de Banjul !

Etes-vous à la recherche d’un homme capable de faire fusiller ses semblables sans aucun remord ? Etes-vous à la recherche d’un homme capable de jeter des restes humains aux crocodiles de son palais ? Etes-vous à la recherche d’un boucher qui a du sang frais sur les doigts au quotidien ? Si vous avez du mal à dénicher le meilleur des serials killers appelez mon pote Yaya, l’EXECUTEUR ! L’homme en blanc qui règne en gourou, monarque et despote à la tête de la Gambie vient de s’illustrer de nouveau avec des exécutions de prisonniers condamnés à mort. Après la première tasse, il veut en boire encore et malgré les appels de la communauté internationale, l’homme qu’on dit amoureux des pratiques occultes sur l’espèce humaine, n’entend pas s’arrêter. Violation des droits de l’homme ? Le mot n’existe pas chez Yaya le Boucher de Banjul. L’homme a ouvertement souligné que dans son pays « les acteurs des droits de l’homme ne sont pas en sécurité » pire, ces derniers « pourraient disparaitre un matin ». Alors à beau battre le pavé à Dakar ou ailleurs, rien ne fera changer l’homme !

Yaya est un dur à cuir, ne le rôti pas qui veut ! Il faut plus pour qu’il puisse céder (chose qui n’est jamais arrivé depuis qu’il a prit le pouvoir). Il est, de tous les chefs d’Etat ouest-africain le seul qui n’écoute ni la CEDEAO, ni l’Union Africain, ni l’ONU ! Il est Yaya, le grand et personne ne doit lui faire la moral. Le comble c’est que le jeune boucher qui trimbale l’odeur de la charogne humaine semble ne pas indisposer ses ainés. Yaya toujours vêtus en blanc comme pour cacher la noirceur de son cœur et surtout de son âme se promène là où il veut. Avec Yaya, plus blanc est le boubou, plus noir est la nature de son régime ! Malheureusement on lui délie le tapis rouge au siège de l’ONU et lors des rencontres internationales. Comment pourrait-on dire qu’un tels homme est une menace pour la liberté des droits de l’homme ? La voix des ONG ne pourra en rien le faire changer : il faut plus ! Des sanctions politiques ciblées, des mesures restrictives pour son régime, des sanctions économiques…pourront mieux l’interpeller. Tant que les Chefs d’Etat du monde et ceux d’Afrique de l’ouest continueront de pactiser avec cet homme, il sera toujours plus fort. Chaque Président qui lui sert la main, chaque homme politique qui le congratule, chaque président d’institution qui lui apporte une caution morale est un soutien passif à la barbarie qu’il orchestre en Gambie. Yaya se moque des droits de l’homme et il a certainement fait brûler toutes les copies de la déclaration universelle des droits de l’homme dans son pays sinon comment comprendre qu’il éprouve autant de joie à voir le sang humain couler ?

Face au boucher de Banjul la lutte semble perdue d’avance pourtant il n’y a pas matière à ce décourager. L’histoire de l’Afrique est un témoignage de ce que les despotes et les tyrans tôt ou tard finissent par tomber. Yaya ne sera pas une exception mais faut-il atteindre que le destin le réduise au silence ? NON, il faut se mobiliser contre ce régime, soutenir les opposants gambiens en exil et aider les ONG de défense des droits de l’homme à continuer le combat. Le combat ne consiste pas à donner de la voix seulement lorsqu’il y a des exécutions mais en un harcèlement quotidien de ce régime jusqu’à ce qu’il arrête ces actes de barbarie dignes d’un autre âge.

SUY Kahofi

Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

72 heures de réflexion sur l’avenir de l’armée Ivoirienne

 

Pour la Côte d'Ivoire une armée digne!

« …c’est sur  ces mots que je déclare ouvert l’atelier de réflexion sur le thème quelle armée pour la Côte d’Ivoire nouvelle je vous remercie » Fin de discours et applaudissements ce mercredi 22 juin pour le Ministre Ivoirien délégué à la Défense. Pendant trois jours, Paul Koffi Koffi a supervisé à Grand-Bassam la cité balnéaire, un moment d’échange entre militaires et pouvoir sur l’avenir de la grande muette qui au fil des années est devenue un peu trop bavarde. Une reforme interne s’impose et dans son discours d’introduction le Ministre avait souligné déjà les enjeux de cet atelier de réflexion. « Nous sommes ici pour faire l’état des lieux au plan humain, matériel, logistique et financier en vu de construire notre nouvelle armée sur les bases les plus solides. Ils nous a été donné de mesurer l’état de délabrement avancé, le niveau de destruction et de pillage des locaux ainsi que de leurs équipements. Les archives ayant été détruites, l’armée doit reconstruire sa mémoire […] »

Au cœur de cette réforme, un point culminant qui attire toute l’attention du gouvernement, du Premier Ministre Guillaume SORO et de l’Etat major Ivoirien. Il s’agit du redressement des grades dans l’armée Ivoirienne et à ce sujet voici les explications de Soumaïla Bakayoko le cema des FAFN. « La Commission de redressement des grades va recevoir les réclamations portées par tous les militaires et gendarmes qui estiment qu’ils ont été l’objet d’injustice dans leur carrière. Fort de cela la commission va analyser et faire des propositions ». De son côté le cema des ex-FDS, Phillip Mangou espère pour son pays une armée digne. « Avant même la crise post-électorale nous avons travaillé ardemment à la réunification de notre armée et aujourd’hui c’est chose faite. Nous saluons donc cette réunification. Il s’agira de voir ce qui ne va pas pour avoir une armée digne de la Côte d’Ivoire ».

En ce moment où l’armée Ivoirienne fait son monitoring, il sera ingrat de ne pas se rappeler qu’à l’origine de ce mouvement de réunification des hommes en armes était l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso n’entend donc pas se mettre à l’écart et veut continuer d’accompagner le processus de paix en Côte d’Ivoire. Bourahima Baldini est le représentant spécial du facilitateur Blaise Compaoré. « L’armée nouvelle est l’un des accord qui est l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso va continuer d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en place et la consolidation de cette armée nouvelle ».

Au terme de cet atelier de réflexion des décisions importantes ont été prises. La première et la plus importante concerne les ex-combattants des FAFN. En effet 8700 d’entre eux seront reversés dans la nouvelle armée et 2300 volontaires associés aux FRCI le seront également. Deuxième décision importante, la Côte d’Ivoire ouvrira bientôt des postes d’attaché de défense auprès de la CEDEAO et de l’Union Africaine. D’importantes décisions ont également été prises concernant le code de la fonction militaire, la reforme de la justice militaire, le respect des droits de l’homme dans la conduite des opérations militaires et la lutte contre le racket. Toutes ces décisions et recommandations seront reversées au Chef de l’Etat et au Premier Ministre pour adoption.

Suy Kahofi

Côte d’Ivoire la crise oubliée ?

 

Des bombardements en Lybie et des condamnations en Côte d’ Ivoire

Les projecteurs de l’actualité sont braqués sur la crise libyenne et la catastrophe du Japon pendant que le drame humanitaire qui se déroule en Côte d’Ivoire semble totalement oublié par le monde. Les Ivoiriens vivent d’énormes difficultés au quotidien et celles-ci ont pour nom chômage, morts en cascade dus aux affrontements entre protagonistes armés, pénurie de médicaments et de vivres mais surtout famine. Avec 440 morts, 500 000 déplacés de guerre et 96 000 réfugiers répartis dans 97 villages au Libéria, la crise Ivoirienne ne suscite que des condamnations or les choses sont allées plus vite dans le dossier Libyen et la Communauté Internationale se mobilise déjà avec des frappes pour empêcher Kadhafi de nuire.

La Communauté Internationale a-t-elle oubliée le drame humanitaire qui secoue la Côte d’Ivoire voici ce que pense les Ivoiriens. « La Communauté Internationale si elle existe a démissionnée dans le dossier ivoirien. Tout porte à croire que les morts en Lybie arrivent à émouvoir les dirigeants du monde et non ceux de la Côte d’Ivoire. On nous a oubliés ! » affirme Kouassi Georgette une mère de famille. « Les gens n’ont plus rien, même les fonctionnaires font un repas par jour alors que dire des artisans et travailleurs du privé au chômage. Notre pays est abandonné par le monde même la France qui devait nous soutenir au nom de son statu d’ancienne puissance colonisatrice s’occupe plus de la Lybie » s’inquiète Basile Blé instructeur d’auto-école. Fofana Aboubacar président du MJDCI (Mouvement des Jeunes Démocrates de Côte d’Ivoire) appelle la Communauté Internationale à se pencher sur le dilemme ivoirien. « Abidjan est devenu un champ de bataille où nos parents ne dorment plus, où nos frères ne vont plus à l’école, où nos parents ne vont plus au travail et dans cette ville on ne plus s’exprimer librement sur la crise. Le MJDCI lance un appel pressant à la Communauté Internationale car aujourd’hui elle se mobilise pour la Lybie mais la Lybie ne vaut pas mieux que la Côte d’Ivoire. Il faut agir l’heure est grave ».

L’heure est grave, il faut vite agir et Alioun Tine le militant sénégalais des droits de l’homme ne dit pas le contraire. « L’opinion africaine ne comprend pas qu’on puisse intervenir en Lybie et puis laisser la Côte d’Ivoire s’enliser de plus en plus dans la guerre, les populations dans la misère…Franchement je pense qu’il faut renverser la vapeur et prendre les dispositions qu’il faut pour que la Côte d’Ivoire ne tombe pas dans un KO, que les institutions ne disparaissent pas totalement ». Il n’est jamais tard pour bien faire et nombreux sont les Ivoiriens qui estiment qu’après la fermeté affichée en Lybie, il est temps pour la Communauté Internationale d’agir pour mettre un terme aux souffrances des innocentes populations.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


53 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

 

 

Gagner du temps à tout prix !

La diplomatie pourra-t-elle convaincre Laurent Gbagbo ?

La cour de justice de la CEDEAO interdit tout usage de la force en Côte d’Ivoire. Voici également une position que la ligue Arabe défendait dans le dossier libyen espérant que Kadhafi allait retenir ses chiens de chasse pour qu’ils arrêtent de jeter missiles et obus sur les insurgés. Malheureusement le recours aux juridictions internationales et aux organisations sous-régionales par des régimes aux aboies nous donne toujours la preuve qu’il s’agit d’une stratégie de répit pour mieux organiser l’offensive. Menacé par l’OTAN de frappe chirurgicale pour neutraliser sa DCA et clouer ses avions au sol, le dictateur libyen a vite fait d’annoncer le cessez-le-feu. Kadhafi qui annonçait hier un cessez-le-feu continue de bombarder Benghazi aujourd’hui.

Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire utilise cette même stratégie : il a déjà réussit à endormir l’opinion africaine en faisant passer le dossier du règlement de la crise post-électorale de la CEDEAO à l’Union Africaine. Craignant que l’ECOMOG vienne le déloger sans ménagement et réduire à néant ses forces militaires, il a vite fait de demander la mise sur pied d’un comité d’évaluation des élections ; chose que l’UA fait par le canal du panel. Pendant que ce panel travaillait à la résolution de la crise, les FDS continuaient de massacrer les populations à Abobo et les miliciens de traquer l’étranger. Le drame humanitaire que cache la querelle politique entre ADO et Gbagbo semble être oublié par les instances de la CEDEAO. La ligue arabe qui hier refusait de cautionner toute intervention militaire s’est résignée à donner son OK à l’OTAN vu les morts qui ne cessent de se compter en Lybie. Après une succession de revers diplomatiques, l’annonce de la CEDEAO d’écarter la violence pèse donc en faveur du président sortant Laurent Gbagbo et lui permet de gagner du temps. Pourtant le 24 février dernier, Goodluck Jonathan président de l’Etat nigérian et président en exercice de la CEDEAO avait en effet indiqué que toute action militaire devrait être placée sous l’égide de l’ONU. Si les dirigeants de la CEDEAO ne se décident pas à adopter une position plus ferme c’est sûr que bon nombre des ressortissants ouest-africains résidants en Côte d’Ivoire perdront aussi la vie comme les Ivoiriens qui meurent chaque jour.

Une simple résolution du conseil de sécurité a fait plier Kadhafi et s’il faut qu’un vent de frappe militaire ou d’intervention armée souffle sur le régime de Laurent Gbagbo pour qu’il cède, je crois bien qu’il est temps de l’activer au lieu de condamner les tueries et promettre l’enfer à ceux qui violent les droits de l’homme.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 48ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi