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Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

26/03/2012 Aucun commentaire

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

72 heures de réflexion sur l’avenir de l’armée Ivoirienne

25/06/2011 Aucun commentaire

 

Pour la Côte d'Ivoire une armée digne!

« …c’est sur  ces mots que je déclare ouvert l’atelier de réflexion sur le thème quelle armée pour la Côte d’Ivoire nouvelle je vous remercie » Fin de discours et applaudissements ce mercredi 22 juin pour le Ministre Ivoirien délégué à la Défense. Pendant trois jours, Paul Koffi Koffi a supervisé à Grand-Bassam la cité balnéaire, un moment d’échange entre militaires et pouvoir sur l’avenir de la grande muette qui au fil des années est devenue un peu trop bavarde. Une reforme interne s’impose et dans son discours d’introduction le Ministre avait souligné déjà les enjeux de cet atelier de réflexion. « Nous sommes ici pour faire l’état des lieux au plan humain, matériel, logistique et financier en vu de construire notre nouvelle armée sur les bases les plus solides. Ils nous a été donné de mesurer l’état de délabrement avancé, le niveau de destruction et de pillage des locaux ainsi que de leurs équipements. Les archives ayant été détruites, l’armée doit reconstruire sa mémoire […] »

Au cœur de cette réforme, un point culminant qui attire toute l’attention du gouvernement, du Premier Ministre Guillaume SORO et de l’Etat major Ivoirien. Il s’agit du redressement des grades dans l’armée Ivoirienne et à ce sujet voici les explications de Soumaïla Bakayoko le cema des FAFN. « La Commission de redressement des grades va recevoir les réclamations portées par tous les militaires et gendarmes qui estiment qu’ils ont été l’objet d’injustice dans leur carrière. Fort de cela la commission va analyser et faire des propositions ». De son côté le cema des ex-FDS, Phillip Mangou espère pour son pays une armée digne. « Avant même la crise post-électorale nous avons travaillé ardemment à la réunification de notre armée et aujourd’hui c’est chose faite. Nous saluons donc cette réunification. Il s’agira de voir ce qui ne va pas pour avoir une armée digne de la Côte d’Ivoire ».

En ce moment où l’armée Ivoirienne fait son monitoring, il sera ingrat de ne pas se rappeler qu’à l’origine de ce mouvement de réunification des hommes en armes était l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso n’entend donc pas se mettre à l’écart et veut continuer d’accompagner le processus de paix en Côte d’Ivoire. Bourahima Baldini est le représentant spécial du facilitateur Blaise Compaoré. « L’armée nouvelle est l’un des accord qui est l’accord complémentaire IV de Ouagadougou. Le Burkina Faso va continuer d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en place et la consolidation de cette armée nouvelle ».

Au terme de cet atelier de réflexion des décisions importantes ont été prises. La première et la plus importante concerne les ex-combattants des FAFN. En effet 8700 d’entre eux seront reversés dans la nouvelle armée et 2300 volontaires associés aux FRCI le seront également. Deuxième décision importante, la Côte d’Ivoire ouvrira bientôt des postes d’attaché de défense auprès de la CEDEAO et de l’Union Africaine. D’importantes décisions ont également été prises concernant le code de la fonction militaire, la reforme de la justice militaire, le respect des droits de l’homme dans la conduite des opérations militaires et la lutte contre le racket. Toutes ces décisions et recommandations seront reversées au Chef de l’Etat et au Premier Ministre pour adoption.

Suy Kahofi

Côte d’Ivoire la crise oubliée ?

24/03/2011 un commentaire

 

Des bombardements en Lybie et des condamnations en Côte d’ Ivoire

Les projecteurs de l’actualité sont braqués sur la crise libyenne et la catastrophe du Japon pendant que le drame humanitaire qui se déroule en Côte d’Ivoire semble totalement oublié par le monde. Les Ivoiriens vivent d’énormes difficultés au quotidien et celles-ci ont pour nom chômage, morts en cascade dus aux affrontements entre protagonistes armés, pénurie de médicaments et de vivres mais surtout famine. Avec 440 morts, 500 000 déplacés de guerre et 96 000 réfugiers répartis dans 97 villages au Libéria, la crise Ivoirienne ne suscite que des condamnations or les choses sont allées plus vite dans le dossier Libyen et la Communauté Internationale se mobilise déjà avec des frappes pour empêcher Kadhafi de nuire.

La Communauté Internationale a-t-elle oubliée le drame humanitaire qui secoue la Côte d’Ivoire voici ce que pense les Ivoiriens. « La Communauté Internationale si elle existe a démissionnée dans le dossier ivoirien. Tout porte à croire que les morts en Lybie arrivent à émouvoir les dirigeants du monde et non ceux de la Côte d’Ivoire. On nous a oubliés ! » affirme Kouassi Georgette une mère de famille. « Les gens n’ont plus rien, même les fonctionnaires font un repas par jour alors que dire des artisans et travailleurs du privé au chômage. Notre pays est abandonné par le monde même la France qui devait nous soutenir au nom de son statu d’ancienne puissance colonisatrice s’occupe plus de la Lybie » s’inquiète Basile Blé instructeur d’auto-école. Fofana Aboubacar président du MJDCI (Mouvement des Jeunes Démocrates de Côte d’Ivoire) appelle la Communauté Internationale à se pencher sur le dilemme ivoirien. « Abidjan est devenu un champ de bataille où nos parents ne dorment plus, où nos frères ne vont plus à l’école, où nos parents ne vont plus au travail et dans cette ville on ne plus s’exprimer librement sur la crise. Le MJDCI lance un appel pressant à la Communauté Internationale car aujourd’hui elle se mobilise pour la Lybie mais la Lybie ne vaut pas mieux que la Côte d’Ivoire. Il faut agir l’heure est grave ».

L’heure est grave, il faut vite agir et Alioun Tine le militant sénégalais des droits de l’homme ne dit pas le contraire. « L’opinion africaine ne comprend pas qu’on puisse intervenir en Lybie et puis laisser la Côte d’Ivoire s’enliser de plus en plus dans la guerre, les populations dans la misère…Franchement je pense qu’il faut renverser la vapeur et prendre les dispositions qu’il faut pour que la Côte d’Ivoire ne tombe pas dans un KO, que les institutions ne disparaissent pas totalement ». Il n’est jamais tard pour bien faire et nombreux sont les Ivoiriens qui estiment qu’après la fermeté affichée en Lybie, il est temps pour la Communauté Internationale d’agir pour mettre un terme aux souffrances des innocentes populations.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


53 jours de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’atteinte à la sureté de l’Etat.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas et nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

 

 

Gagner du temps à tout prix !

19/03/2011 Aucun commentaire

La diplomatie pourra-t-elle convaincre Laurent Gbagbo ?

La cour de justice de la CEDEAO interdit tout usage de la force en Côte d’Ivoire. Voici également une position que la ligue Arabe défendait dans le dossier libyen espérant que Kadhafi allait retenir ses chiens de chasse pour qu’ils arrêtent de jeter missiles et obus sur les insurgés. Malheureusement le recours aux juridictions internationales et aux organisations sous-régionales par des régimes aux aboies nous donne toujours la preuve qu’il s’agit d’une stratégie de répit pour mieux organiser l’offensive. Menacé par l’OTAN de frappe chirurgicale pour neutraliser sa DCA et clouer ses avions au sol, le dictateur libyen a vite fait d’annoncer le cessez-le-feu. Kadhafi qui annonçait hier un cessez-le-feu continue de bombarder Benghazi aujourd’hui.

Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire utilise cette même stratégie : il a déjà réussit à endormir l’opinion africaine en faisant passer le dossier du règlement de la crise post-électorale de la CEDEAO à l’Union Africaine. Craignant que l’ECOMOG vienne le déloger sans ménagement et réduire à néant ses forces militaires, il a vite fait de demander la mise sur pied d’un comité d’évaluation des élections ; chose que l’UA fait par le canal du panel. Pendant que ce panel travaillait à la résolution de la crise, les FDS continuaient de massacrer les populations à Abobo et les miliciens de traquer l’étranger. Le drame humanitaire que cache la querelle politique entre ADO et Gbagbo semble être oublié par les instances de la CEDEAO. La ligue arabe qui hier refusait de cautionner toute intervention militaire s’est résignée à donner son OK à l’OTAN vu les morts qui ne cessent de se compter en Lybie. Après une succession de revers diplomatiques, l’annonce de la CEDEAO d’écarter la violence pèse donc en faveur du président sortant Laurent Gbagbo et lui permet de gagner du temps. Pourtant le 24 février dernier, Goodluck Jonathan président de l’Etat nigérian et président en exercice de la CEDEAO avait en effet indiqué que toute action militaire devrait être placée sous l’égide de l’ONU. Si les dirigeants de la CEDEAO ne se décident pas à adopter une position plus ferme c’est sûr que bon nombre des ressortissants ouest-africains résidants en Côte d’Ivoire perdront aussi la vie comme les Ivoiriens qui meurent chaque jour.

Une simple résolution du conseil de sécurité a fait plier Kadhafi et s’il faut qu’un vent de frappe militaire ou d’intervention armée souffle sur le régime de Laurent Gbagbo pour qu’il cède, je crois bien qu’il est temps de l’activer au lieu de condamner les tueries et promettre l’enfer à ceux qui violent les droits de l’homme.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Message de soutien et d’encouragement à nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) arbitrairement détenus à la MACA pour atteinte à la sureté de l’Etat.

En ce 48ème jour de détention nous ne les oublions pas et nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

Le discours d’Alassane Ouattara à la Nation

16/03/2011 2 commentaires

 

Le discours du Président élu de la République de Côte d’Ivoire sur TCI

Le discours du Docteur Alassane Ouattara, Président élu de la République de Côte d’Ivoire en cette soirée du 15 mars 2010 fut bref ; moins d’une quinzaine de minute pour lancer un appel à l’unité et à la consolidation des acquis d’une Côte d’Ivoire fragilisée par trois mois de crise post-électorale. Fidèle à son principe d’une Côte d’Ivoire évoluant dans une Afrique digne et capable de résoudre ses problèmes, il a fait sienne les conclusions de la dernière réunion du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine qui le confirme au poste de Président de la République. Pour clore définitivement le chapitre des interprétations de ces conclusions, il a tenu d’entrée de jeu à les rappeler. D’ailleurs parmi ces cinq résolutions figure une qui faisait parti de son programme de gouvernement à savoir celle de la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale.

Les conclusions du panel de l’Union Africaine, consolidées par le conseil de paix et de sécurité sont donc aujourd’hui la nouvelle feuille de route pour la sortie de crise en Côte d’Ivoire. L’objectif immédiat que le Président Ivoirien se fixe en appliquant ces cinq mesures d’Addis-Abeba est la réconciliation du peuple Ivoirien sur la base modèle sud-africain par la mise sur pied d’une commission vérité et réconciliation. Malgré les bonnes dispositions du Président Alassane Ouattara pour une sortie de crise pacifique il ne faut pas se voiler la face. La paix des braves tant voulue par l’Union Africaine ne se fera pas seulement par l’unique volonté d’Alassane Ouattara. Aussi pour que la Côte d’Ivoire retrouve son calme et renoue avec le développement il a eu ce message à l’endroit du Président sortant. « Au président Laurent Gbagbo je voulais dire qu’il est temps que dans l’intérêt supérieur de la nation qu’il accepte de se conformer à la volonté des Ivoiriens et aux décisions de l’Union Africaine notre organisation continentale. Je lui demande de saisir cette nouvelle initiative du panel de haut niveau de l’Union Africaine. Après le vote des Ivoiriens, après les appels de la société civile, des religieux, de la CEDEAO, de l’Union Européenne, des Etats Unies, des Nations Unies et de tous nos partenaires au développement, il doit comprendre qu’il s’agit là pour lui-même et pour ses proches de la dernière chance pour une sortie pacifique et honorable : sa responsabilité est personnellement engagée ».

Au-delà de l’appel à Laurent Gbagbo, le Président Alassane Ouattara n’a pas manqué de situer les responsabilités des membres du Conseil Constitutionnel et de l’armée dans la crise post-électorale avant de les inviter à jouer leurs partitions dans ce mouvement de sortie de crise en rejoignant la République. Pour clore son propos le Président Alassane Ouattara a lancé cet appel aux Ivoiriens et habitants de la Côte d’Ivoire pour qu’ils gardent espoir et se préparent à vivre dans une Côte d’Ivoire unie et prospère.

Théoriquement Laurent Gbagbo avait prévu s’adresser aux ivoiriens le lundi 14 mars, puis il a rejeté son adresse au mardi 15 mars et visiblement puisse que le discours n’a eu lieu hier, il est attendu dans les heures qui viennent et ce serra à coup sûr une réponse au discours du Président Alassane Ouattara, je dirais comme d’habitude !

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


45ème Jour de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’activités terroristes.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas.

Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi

Côte d’Ivoire, Lybie…des condamnations, aucune action

14/03/2011 un commentaire

 

Aux condamnations la dictature répond avec des morts

La crise post-électorale ivoirienne et la révolution armée libyenne sont deux conflits très différents car ces deux pays n’ont pas le même poids économique et géo-stratégique au plan international. Le pétrole libyen et le look BCBG des insurgés du pays de Kadhafi attirent plus les caméras des médias que le cacao ivoirien et l’allure de dozo* (chasseur) des éléments du commando invisible d’Abobo. Pourtant ces deux crises ont des points communs et ceux-ci peuvent se résumer en une seule phrase : un soutien diplomatique aux opposants et rien d’autre ! A quoi a bien servi la reconnaissance de l’opposition armée libyenne par les grandes démocraties du monde si c’est pour voir aujourd’hui les insurgés détaler comme des lapins face à l’aviation de Kadhafi ? Des villes conquises par des étudiants et des artisans tombent aujourd’hui aux mains de celui qu’on ne considère plus comme un interlocuteur. La raison de ce recule est toute simple : là où le peuple révolté de Lybie attendait l’aide de l’occident, elle a droit à des consultations diplomatiques qui ne s’achèvent pas ! Personne ne veut intervenir et personne ne veut cautionner l’intervention des USA qui très tôt ont compris la nécessité d’utiliser la force pour bouter le ‘’vieux fou’’ hors de Tripoli. Une poignée de main sur le perron de l’Elysée avec un opposant ne stoppe pas des tirs d’armes lourdes ! Difficile d’expliquer la retenue des membres de l’OTAN et du Conseil de Sécurité qui visiblement sont insensibles à la mort des enfants et des femmes qui tombent lors des bombardements des navires de guerre du guide de la révolution. Aux problèmes politiques des réponses politiques, à une offensive militaire des réponses militaires.

Il est très aisé d’imaginer le sort des combattants et des personnes qui ont soutenues ouvertement l’opposition libyenne : ils doivent être soit décédés, torturés, exécutés ou emprisonnés. Des violations graves des droits de l’homme commises chaque jour dans le désert libyen mais aussi en Côte d’Ivoire où des femmes sont tuées et des habitations bombardées au prétexte farfelu d’une offensive. Les ivoiriens sont tués chaque jour, l’ONU condamne, menace les auteurs présumés et puis il n’y a rien après ! Reconnaître Alassane Ouattara comme Président n’est pas une nouveauté, ce que le peuple demande c’est le départ de Laurent Gbagbo dont les suppos semblent être uniquement intimidés par le bruit des armes. Le refus de plier du peuple ivoirien face à l’imposture est portée par des groupes d’auto-défense qui refuse de voir des populations être tuées pour avoir librement choisi un Président par la voie des urnes. Face à des dictateurs qui font de la violence leur fond de commerce, les organisations internationales veulent jouer la carte de la diplomatie !?! Dialogue de sourd entre la bête et le démocrate ! Rien ne sert à l’UA, l’ONU, les USA, la France ou si vous voulez la Communauté Internationale de soutenir les avancées démocratiques et d’abandonner les opposants à leur triste sort. Condamner OUI mais agir est encore mieux.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


43ème Jour de détention arbitraire à la MACA pour nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) accusés sans preuves d’activités terroristes.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas. Nous pensons également à tous les journalistes et hommes de médias exilés et ceux privés d’exercer librement !

 

Suy Kahofi

Pas de surprises à Addis-Abeba

12/03/2011 5 commentaires

 

Le Docteur Alassane Ouattara Président de la Côte d’Ivoire

« Il faut bien que l’Afrique trouve des solutions au problème Ivoirien car nous sommes fatigués du néo-colonialisme diplomatique de la France et des Etats Unis » affirmait un cacique du régime LMP au lendemain de la mise sur pied du panel des cinq chefs d’Etats africains. Ce vœu si cher vient d’être exhaussé à Addis-Abeba la capitale de l’Ethiopie et haut lieu du panafricanisme. L’Afrique a pris ses responsabilités dans le dossier Ivoirien et a donc trouvé des solutions contraignantes pour les deux camps en conflit. Cette décision contraignante qui confirme le Docteur Alassane Ouattara comme Président de la Côte d’Ivoire annonce l’aire d’une Afrique qui sans attendre une pression quelconque pourra régler ses problèmes. Malheureusement cette décision contraignante ne fait pas l’affaire du clan Laurent Gbagbo et avant même le communiqué final de la rencontre du conseil de sécurité de l’UA, le sieur Affi N’guessan a vite fait de récuser cette décision. Au LMP on ne fait que récuser ! On récuse un panéliste, on récuse l’ONUCI, on récuse la France, on récuse les USA et vers la fin on finira par récuser le peuple tout entier en le conduisant vers une guerre civile !

A analyser de très près on se demande bien qu’est ce qui pourra convaincre le FPI de sa cuisante défaite aux dernières élections ? Que recherche ce parti si ce n’est détruire ce pays au point que celui qui en hérite ne puisse pas le relever ? Un Pascal Affi N’guessan qui parle de guerre civile ! Nous sommes étonnés que la simple confirmation au poste de Président de la République d’Alassane Ouattara puisse créer une guerre civile. Chacun d’entre nous en Côte d’Ivoire sait ce qui entraine les guerres civiles et quel est le camp qui en fait la promotion. Les intoxications religieuses et ethniques, la violence tribale et les appels à la haine diffusés par les médias publics d’information, la distribution d’armes aux civiles et aux jeunes miliciens, l’exposition des jeunes, femmes et enfants devant les domiciles des barrons d’un régime déchu et les camps de l’ONUCI comme de la chaire à canon, ouvrir le feu par le canal d’un char sur des femmes aux mains nues…voici ce qui entraine la guerre civile ! Voyez comment les leaders occidentaux, même les plus réservés traitent le régime déchu de la refondation : faillite moral (pour le meurtre de 7 femmes et les tueries en cascades), vol (pour la nationalisation de la filière cacao), régime fini (pour la nationalisation des banques), gouvernement sans légitimité (pour la prise de décrets morts nés) et j’en passe !

Laurent Gbagbo, parcourant à pied les hameaux de la Côte d’Ivoire nous a donné une autre image de lui lorsqu’il était opposant. Un apôtre de la démocratie et du respect des droits de la personne humaine. En lui tout un peuple a cru lorsqu’il a battu aux élections présidentielles le Général Gueï Robert et que ce dernier a refusé de rendre le pouvoir. Aujourd’hui que retiendront les générations futures de son passage à la tête de la Côte d’Ivoire ? La Côte d’Ivoire n’est pas morte avec le départ du père de la Nation Houphouët Boigny, elle n’a pas implosé après le départ du Président Konan Bédié, elle est restée débout après le passage du Général Guéï Robert et elle restera forte après le départ de Laurent Gbagbo. Nous sommes tous indispensables à la Côte d’Ivoire mais chacun doit comprendre qu’il ne peut pas à lui seul croire que sans lui ce pays ne restera pas débout.

Laurent Gbagbo a joué sa partition comme ses prédécesseurs, qu’il laisse quelqu’un d’autre jouer la sienne.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 41 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo invités à Addis-Abeba

07/03/2011 un commentaire

 

Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo invité à Addis-Abeba

Après avoir exigé l’arrêt immédiat des violences et tueries à Abidjan, le panel de haut niveau de l’Union Africaine a délégué le président de la Commission de l’institution Jean Ping à Abidjan pour porter un message aux deux protagonistes de la crise. Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo sont tous deux conviés à une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine portant sur la crise ivoirienne jeudi prochain (10 mars) à Addis-Abeba. L’ordre du jour de cette réunion se subdivise en deux étapes : le Conseil de Sécurité aura la primeur d’écouter les conclusions du panel après son enquête et par la suite  les conclusions seront présentées aux acteurs.

Le Président Alassane Ouattara a donné son OK et souligné publiquement qu’il serait à Addis-Abeba pour être le témoin privilégié des conclusions du panel. Dans le camp de Laurent Gbagbo c’est le silence radio. Le chef jouera-t-il la carte de l’émissaire envoyé en première ligne ou fera le voyage lui-même ? Désormais habitué aux caprices du maître d’Abidjan, aucune décision ne surprendra véritablement l’opinion internationale déjà que la presse proche du woody de mama croit savoir qu’un complot se prépare contre lui en Ethiopie. Une chose est sûre, à moins de se dédire et de se discréditer par la même occasion, l’UA devrait entériner sa prise de position exprimée lors de son dernier sommet. Le paragraphe II du communiqué final souligne clairement qu’Alassane Ouattara est Président : le reste du deal visant à sauver la Côte d’Ivoire du KO n’est qu’un concentré de propositions secondaires visant à jeter les bases d’un processus d’unification d’un pays divisé par une grosse fracture socio-politique. Sera également du voyage le super calculateur du conseil constitutionnel, le Sieur Paul Yao N’dré qui certainement en sa qualité d’homme de loi devra veiller à ce que pour la première fois après 8 ans son mentor respecte à la lettre sa signature apposée sous un accord !

L’Union Africaine, comme l’avait souhaité Alioun Tine de la RADHO (la rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme) ne va donc pas attendre la fin du mois pour rendre public ses conclusions. Si les conclusions du 10 mars sont acceptées par les partis, on évitera à coup sûr une guerre civile dont les signes avant-coureurs sont déjà visibles sur le terrain. Pour confirmer cette situation de regain de violence généralisée, la ligne de front Ouest après Abidjan s’abrase avec la prise de Toulepleu, ville sous contrôle des forces fidèles à Laurent Gbagbo par les FAFN.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

La solution de l’UA dans un mois

02/03/2011 un commentaire

 

Insécurité et grogne sociale sont le quotidien des Ivoiriens

Finalement la solution contraignante de l’Union Africaine qui doit mettre fin à la crise post-électorale Ivoirienne ne sera plus livrée ce 4 mars mais plutôt à la fin du mois de mars soit 30 jours à tenir pour les Ivoiriens. 30 jours durant lesquels le nombre de morts et de blessés sera certainement encore élevé vu la tournure très inquiétante que prennent les évènements à Abidjan et dans tout le reste du pays. De simple crise post-électorale, l’épineux dossier ivoirien est en train de tendre vers une guerre civile dont les signes sont déjà visibles. En effet toute la journée d’hier des informations que nous avons pu vérifier faisaient état de pratiques visant à mettre en péril la vie de certains Ivoiriens. Plusieurs barrages filtrants ont été installés par endroit dans la ville d’Abidjan notamment à Yopougon. A ces différents barrages les cartes d’identité sont contrôlées avec un seul objectif : détecter sur la base du nom et donc de l’ethnie l’appartenance politique du passant. En ligne de mire les militants du RHDP majoritairement Dioulas du nord et Baoulé du Centre. Pire trois actes de représailles nous ont été signalé : des individus ont été brulé vif à l’aide de pneu enflammés ! Fait plus inquiétant, plusieurs mosquées ont été incendiées, des exemplaires du saint coran brulés et des prières du vendredi perturbées ou interrompues par des jets de gaz lacrymogène. Le quartier de Treichville a enregistré la mort absurde d’un jeune homme, froidement abattu à son balcon par un présumé élément de la Garde Républicaine !

Difficile de croire qu’une simple crise post-électorale est en train de virer au génocide et à la guerre civile. La violence risque d’atteindre un pic très inquiétant avec la suspension des patrouilles de l’ONUCI à Abidjan et la détention d’armes légères par les milices. Cette décision est une porte ouverte pour les miliciens, réarmés fraîchement au bon office de certains barons de la scène politique nationale, pour se livrer à tous les actes de tortures et de violences sur les populations. Plus le temps passe, plus la population Ivoirienne déjà épuisée par huit ans de crise continue de payer lourdement une crise sans fin. La Convention de la Société Civile représentée par son coordonnateur Patric N’gouan juge cette décision assez difficile pour les Ivoiriens. « Cette décision créée un sentiment d’amertume au niveau de chaque Ivoirien. L’attentisme que nous impose UA contribue à accentuer la pauvreté, le sentiment d’insécurité et nous rapproche dangereusement de la guerre civile ». Voici pourquoi le Ministre Patric Achi du gouvernement Soro exhorte le Conseil de Sécurité de l’Union Africaine à profiter de ce mois de mars pour rendre au plus tôt sa décision.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 32 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi

La solution contraignante dans quelques jours

25/02/2011 3 commentaires

 

Quelle sera la solution du panel

Un panel, celui de l’Union Africaine, une mission, trouver un dénouement pacifique à la crise Ivoirienne. L’UA se veut confiante et ses résolutions avait-on dit à Addis-Abeba seraient contraignantes pour les deux partis. A peine le panel mis sur pied, à peine le délai d’un mois qui lui est imparti tire à sa fin. Plus que quelques jours avant que cette solution contraignante ne soit connu mais dans son attente toutes les spéculations et souvent les plus folles circulent en ce moment à Abidjan.

Solution contraignante 1 selon l’abidjanais

Pour certains abidjanais, c’est Laurent Gbagbo qui reste Président et le Docteur Alassane Ouattara devient son vice président avec des pouvoirs élargies. La constitution ivoirienne ne sera pas foulée au pied et la Côte d’Ivoire sortira la tête haute de la crise, loin de la risée des autres pays africains. La grande réconciliation du peuple se fera avec un Ouattara aux côté de son frère Laurent tout sourire. Si c’était la solution, les pro-Gbagbo crieront hourra au grand mécontentement des militants du RHDP qui ne pourront que s’aligner sur la position de leur leader parce que quand le chef parle le peuple se tait !

Solution contraignante 2 selon l’abidjanais

Alassane Ouattara est confirmé président, Laurent Gbagbo lui désigne un vice-président : son statu d’ancien chef d’Etat ne peut pas lui permettre d’être le vice du nouveau venu. La CEDEAO, l’UA, l’UE et la grande Communauté Internationale sortiront la tête haute de la crise en ayant réussit à imposer la démocratie sans avoir recours à la force. La Côte d’Ivoire aura donc réussit une alternance politique réussit quand bien même elle fut entachée de violence. Si c’était la solution les pro-Ouattara crieront hourra car les militants tombés ne seront pas morts pour rien. Le mécontentement sera grand dans le camp des militants du LMP qui ne pourront que s’aligner sur la position de leur leader.

Solution contraignante 3 selon l’abidjanais

Si avec deux présidents les choses ne s’arrangent, il faut un troisième ! Ni Ouattara ni Gbagbo le temps de voir plus claire dans cette histoire de crise post-électorale. Oui un troisième Président qui aura la lourde charge de conduire une transition et d’organiser un nouveau second tour de l’élection présidentielle. On pense au Président de l’Assemblée nationale, le sieur Mamadou Coulibaly, très discret depuis le début de la crise post-électorale. Pour les modérés cette solution permettra une bonne fois pour toute de savoir qui de Ouattara et Gbagbo est réellement président. De nouvelles élections en toute transparence sous la supervision d’un président de transition qui ne sera pas candidat. Une telle solution doit normalement contenter tout le monde mais visiblement ni les partisans de Ouattara et de Gbagbo ne sont chauds pour qu’elle s’applique.

Personne n’est devin et malgré toutes ces projections de solution contraignante le mystère reste intact en attendant le 28 février qui maquera nous l’espérons tous la fin de la crise.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 28 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi