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Les jeunes se forment sur la réforme constitutionnelle

Professeur Martin Bléou et Docteur Kouao Geoffroy Julien face aux jeunes activistes

Professeur Martin Bléou et Docteur Kouao Geoffroy Julien face aux jeunes activistes

La Côte d’Ivoire doit se doter d’une nouvelle Constitution avant la fin de l’année 2016. Afin que les jeunes ivoiriens puissent opérer un vote éclairé, une ONG de jeunesse a organisé un meet-up à leur intention.

Le Centre ESD a réuni ce 1er octobre des blogueurs, des jeunes de la société civile et des partis politiques (pouvoir et opposition) pour s’informer sur le processus de réforme constitutionnelle et discuter du contenu de l’avant-projet de loi portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire. La session de formation qui réunissait 25 participants a été animé par deux conférenciers bien connus pour leur prise position dans le débat sur la réforme constitutionnelle. Il s’agit du Professeur Martin Bléou et de Docteur Kouao Geoffroy Julien. (suite…)



Les bourgeois de la société civile ivoirienne

L’espoir d’une société civile forme reste une utopie (crédit photo Ange Baïmey)

L’espoir d’une société civile forte reste une utopie (crédit photo : Ange Baïmey)

La société civile est, par essence, le domaine de la vie publique organisée autour du volontariat et qui affiche une autonomie réelle face à la gestion politique d’un Etat. Elle regroupe les organisations non gouvernementales et les organisations à but non lucratif. Plusieurs acteurs se retrouvent donc au sein de la société civile. Nous citerons au-delà des défenseurs des droits de l’homme, les journalistes, les cyber-activistes, les blogueurs, les mouvements de jeunesse etc. En Côte d’Ivoire le mot société civile, loin d’épouser cette définition première, est aujourd’hui un conglomérat d’organisations qui fonctionnent bien plus comme des entreprises que de véritables ONG. La preuve : au sein de ces organisations, le nombre de bénévoles sachant rédiger un projet et détailler le budget qui l’accompagne est plus élevé que ceux qui ont déjà lu en intégralité la déclaration universelle des droits de l’homme ! (suite…)



2015 : la Côte d’Ivoire à l’épreuve d’une élection apaisée

Le défi majeur en 2015 sera celle d’une élection apaisée

Le défi majeur en 2015 sera celle d’une élection apaisée

La Côte d’Ivoire se rapproche d’un rendez-vous électoral très important. Il s’agit de la présidentielle de 2015 pour laquelle les partenaires du pays entendent apporter une aide.

Un Consortium pour le renforcement des élections et du processus politique (CEPPS) en Côte d’Ivoire a été lancé ce vendredi 31 octobre 2014 à Abidjan. Il s’agit d’une initiative de trois organisations non-gouvernementales à destination du peuple de Côte d’Ivoire pour des élections libres, crédibles et apaisées. Le NDI (National Democratic Institut), l’IFES (Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux) et l’IRI (International Republican Institut) bénéficieront d’un soutien de l’USAID pour mener à bien les activités de ce Consortium. Selon Christiane Pelchat directrice résidente du NDI, le CEPPS sera développé en guise « de programme d’appui au processus électoral et de soutien aux réformes électorales ». (suite…)



Présidentielle de 2015 : la CEI pose déjà problème

Eric Aimée Semien le président de l’APDH

Eric Aimée Semien, président de l’APDH

L’ONG APDH, Action pour la Protection des Droits de l’Homme était face à la presse ce vendredi 18 juillet 2014. L’organisation milite en faveur d’une révision du nouveau texte de loi portant réforme de la CEI, la Commission Electorale Indépendante.

A peine adoptée que la loi portant réforme de la Commission Electorale Indépendante est fortement critiquée par une frange de la classe politique mais aussi par la société civile. En effet les Commissions Centrales, Communales, sous-préfectorales et préfectorales de la CEI sont dominées à plus de 90% par les acteurs politiques et administratifs qui sont loin d’être neutres. (suite…)



Réforme de la CEI : il souffle un vent de dictat !

Eric Aimé SEMIEN président de l’APDH

Eric Aimé Semien président de l’APDH

Après le long débat sur la nécessité de la tenue du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH 2014), la Côte d’Ivoire ouvre un nouveau chapitre du débat sociopolitique : la réforme de la CEI, la Commission électorale indépendante.

De nombreux rapports sur la situation politique de la Côte d’Ivoire à l’image de ceux du NDI (National Democratic Institut) ont pendant longtemps invité le gouvernement ivoirien à se lancer dans une opération de réforme de la CEI. Le gouvernement ivoirien a accédé à cette requête; une décision saluée par la communauté internationale. Mais pour l’opposition et principalement le FPI (Front populaire ivoirien), le projet de loi proposé par le gouvernement ne garantit pas l’indépendance de l’organe en charge des élections. Et pendant que les politiciens s’engagent de nouveau dans un bras de fer, l’APDH (Action pour la protection des droits de l’homme) monte au créneau pour dénoncer la politisation du débat autour de la réforme de la CEI.

Le projet de loi pensé par le ministère de l’Intérieur portant réforme de la Commission électorale indépendante est pour l’APDH un projet de loi qui ne répond pas au principe de base d’indépendance telle que défini par les textes de la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. En effet le protocole de la Cédéao sur la démocratie et la bonne gouvernance en son article 3 stipule que pour les élections, les Etats membres doivent faire la promotion de Commission électorale indépendante, impartiale et non politique. « La configuration proposée à travers ce projet de loi est une proposition dangereuse » indique Eric Aimé Semien président de l’ONG de défense des droits de l’homme qui invite le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko à mettre de l’eau dans son vin. Lors de sa dernière conférence de presse, le ministre a indiqué face aux propositions du FPI « que le gouvernement ne capitulera pas ». Pour l’APDH la question de la réforme de la CEI n’est pas une bataille qui met aux prises le pouvoir et l’opposition. Il s’agit d’une question d’ordre national en face de laquelle les intérêts politiques doivent pouvoir passer en second !

Si la société civile interpelle autant le gouvernement ivoirien qui semble dans une logique d’imposer un projet de loi à l’opposition, c’est parce qu’une trop forte politisation de la CEI risque de replonger le pays dans une nouvelle crise électorale. L’APDH estime entre autres que les avertissements de la société civile n’ont pas pour but de réclamer plus de sièges mais d’avoir une CEI, non pas pléthorique en effectif, mais réellement indépendante. Si le gouvernement d’Alassane Ouattara s’entête à imposer une réforme bancale, il assumera les conséquences de son dictat !

« Qu’attendent-ils de cette commission avec cette configuration qu’ils proposent ? C’est un peu comme si nous n’avons pas tiré des leçons du passé ! L’APDH tient le gouvernement actuel pour responsable des violences qui vont se passer en Côte d’Ivoire si celui-ci continue avec cette réforme déjà contestée » déclare le président de l’ONG.

Notons que le bras de fer politique se poursuit entre le pouvoir et l’opposition sur le nombre de commissaires au sein de la CEI. Face à la proposition de 16 membres souhaités par le FPI, le ministre de l’Intérieur se montre intraitable et maintient le projet de 13 membres avec 3 postes pour la société civile et les religieux.

SUY Kahofi