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L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

30/03/2012 Aucun commentaire

 

L’ONUCI renforce ses patrouilles à la frontière Ivoiro-malienne

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a renforcé ses patrouilles terrestres et aériennes à la frontière ivoiro-malienne suite au coup d’état survenu le 22 mars au Mali, a annoncé jeudi le Porte-parole de la Mission, Hamadoun Touré. Pour l’instant, la situation est sous contrôle et le flux des personnes et des biens est normal, a-t-il indiqué lors du point de presse hebdomadaire de l’ONUCI, ajoutant que la surveillance demeurait et que la vigilance serait de mise jusqu’à nouvel ordre. M. Touré a, dans le même esprit, rappelé la participation du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, Said Djinnit, au travaux du sommet extraordinaire de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation au Mali « La présence d’un représentant de l’ONU à la réunion d’Abidjan signifie que nous suivons attentivement la situation », a-t-il fait savoir. Dans le même cadre et dans l’exécution de leur mandat de protection des populations, a poursuivi le porte-parole, les contingents de l’ONUCI ont effectué 1556 patrouilles terrestres et aériennes au cours de la semaine écoulée et poursuivi leurs patrouilles à la frontière ivoiro-libérienne pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire dans tout le pays. Au cours de la semaine passée, les différents bataillons de  la Force de l’ONUCI ont  offert des soins gratuits à 2721 patients sur l’ensemble du territoire ivoirien et distribué 77 000 litres d’eau potable aux populations nécessiteuses, a-t-il ajouté.

Au chapitre du Désarmement, de la Démobilisation et de la Réintégration (DDR), M Touré a annoncé de nouvelles opérations de remise d’armes volontaire menées par la Commission Nationale de lutte contre la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC) avec le soutien de l’ONUCI les 3 et 4 avril au Foyer des Jeunes d’Attecoubé et  les 5 et 6 avril à la mairie d’Abobo. « La semaine dernière, ces opérations avaient eu lieu à  Yopougon et à Yamoussoukro », a rappelé le porte-parole.  Sur ce chapitre, M Touré a déploré le faible taux d’armes collectées « nous souhaiterions un chiffre meilleur en terme de dépôt d’armes et surtout en terme de munitions », a noté le Porte-parole. Sur ce point, M Touré a indiqué que la Division DDR de l’ONUCI, en collaboration avec la Commission Nationale de Lutte contre la Prolifération illicite des armes légères et de petit calibre (ComNat-ALPC), organisaient depuis mardi une session de sensibilisation consacrée au dépôt volontaire d’armes au profit des leaders de communautés de Grand Béréby, près de San Pedro. « Il y aura prochainement des comités locaux pour le DDR à Grand-Béréby, à San-Pedro, à Sassandra et à Méagui dans la région du Bas Sassandra dans le cadre d’une vaste opération de sensibilisation sur la collecte des armes et le retour des réfugiés ivoiriens actuellement présents dans les pays voisins », a-t-il annoncé. S’agissant  des droits de l’homme, l’ONUCI déplore que des militaires ivoiriens aient lancé une expédition punitive contre des habitants du quartier Yopougon-Selmer à Abidjan suite à la bastonnade d’un militaire par des jeunes de ce quartier, a affirmé M Touré, soulignant qu’une personne au moins avait été tuée et quatre autres avaient été blessées suite à cette action. « L’ONUCI ne fait pas que déplorer ou condamner, elle contribue aussi à améliorer le comportement des soldats en matière de respect des droits de l’homme », a-t-il indiqué, précisant que la Mission, dans ce cadre, organisait depuis mardi,  à Korhogo, une formation de quatre jours, à l’attention d’une centaine de militaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) déployés dans la région du Poro, sur les droits et la protection des enfants. « Cette formation vise une meilleure compréhension du concept de l’enfant, les normes et standards internationaux de la protection de l’enfance, l’impact des conflits armés sur les enfants et permettra de promouvoir et de veiller aux droits des enfants », a expliqué le porte-parole.

M. Touré a annoncé la poursuite des activités de sensibilisation de l’ONUCI à travers tout le pays pour le renforcement de la cohésion sociale et la réconciliation nationale, en vue d’aider la Côte d’Ivoire à renforcer ses acquis et à relever les différents défis avec la contribution de différentes cibles. Interrogé sur la situation sécuritaire à l’ouest, M Touré a estimé que bien qu’elle s’améliore au fil des jours, des défis restaient à relever. « Il faut rassurer les populations qui hésitent encore à revenir », a soutenu le porte-parole qui a indiqué que celles-ci évoquent principalement trois raisons notamment la sécurité, les moyens de retrouver leurs biens et aussi la question de mener librement des activités politiques. Il a, par ailleurs, souligné qu’il était heureux de constater que l’on n’assistait pas à des affrontements intercommunautaires. « Nous devons travailler pour faire revenir davantage de personnes, pour créer les conditions de vie en communauté, aider l’administration territoriale moyens appropriés conformément a leur mandat et aux attentes des populations », a-t-il indiqué.

9 nouveaux sites de désarmement prochainement ouverts en Côte d’Ivoire

19/03/2012 Aucun commentaire

 

Se mobiliser pour réduire la circulation des armes légères et de petits calibres

Il faut battre le fer quand il est chaud ! Le Gouvernement Ivoirien et l’ONUCI l’ont compris si bien qu’après les succès enregistrés dans les opérations de DDR la semaine dernière, des mesures importantes seront prises pour la suite. Neuf sites de regroupement disséminés à travers toute l’étendue de la Côte d’Ivoire notamment Bouaké, Séguéla, Guiglo, Korhogo, Bouna, Abengourou, Man, San-Pedro et Abidjan  seront bientôt réalisés, a annoncé lundi à Abidjan, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, lors de la cérémonie d’inauguration du bureau conjoint Démobilisation, Désarmement  (DD) réhabilité par l’ONUCI au sein de l’Etat-major au camp Galliéni. Selon M. Koenders, qui avait à ses côtés le Ministre auprès du Président de la République chargé de la défense, Paul Koffi Koffi et le Chef d’Etat –major  général des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), le Général Soumaila Bakayoko, les travaux commenceront avant la fin du mois par les sites de Bouaké, Séguéla et Guiglo et s’étendront aux autres villes pour s’achever en fin décembre 2012. Le Représentant spécial a souligné l’importance d’un bureau conjoint qui, selon lui, améliorera de manière significative la coordination des activités de l’Etat-major et de l’ONUCI afin, a-t-il poursuivi, de permettre d’atteindre les objectifs que les autorités ivoiriennes se sont fixés, à savoir la réinsertion, la réintégration de manière durable des combattants, et l’amélioration de la sécurité de manière générale. Sur le dernier point, M Koenders a estimé qu’elle passait aussi à travers les opérations de collecte d’armes qui vise à établir un climat de sécurité et par ricochet, à favoriser le retour des réfugiés.

Dans le même ordre d’idées, M. Koenders a rappelé que la réforme de la sécurité incluant l’armée, la police et la gendarmerie ainsi que la justice, était un enjeu fondamental impliquant la mise en place de structures légitimes et démocratiques, notant que la Côte d’Ivoire devait et était en train de s’y engager.  « La Côte d’Ivoire est en train de se doter d’urgence d’une institution unique et centralisée qui gère de façon cohérente et centralisée les opérations de DDR afin d’assurer un bénéfice harmonisé et équitable pour chaque combattant de garantir la transparence de l’enregistrement de la vérification et de la gestion de la base de données », a expliqué le Représentant spécial, qui a, dans ce cadre, annoncé la présentation d’un futur mode opératoire consensuel qui sera en vigueur pour le fonctionnement de tous les camps de regroupement. Dans ce contexte, M. Koenders a réitéré le soutien « étape par étape » de l’ONUCI au Gouvernement ivoirien, dans tout le processus du DDR et de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS). Auparavant, le Général Soumaila Bakayoko, a mis en exergue l’appui de l’ONUCI aux FRCI lors de la sécurisation des élections législatives ainsi que le constant soutien des casques bleus à la sécurisation globale du pays.

Le Général Bakayoko a exprimé l’espoir que la réalisation des sites de désarmement et de démobilisation permettrait de lancer les opérations de DD sur l’ensemble du territoire national et promis que les FRCI allaient reprendre les jours à venir le processus du DD en appliquant au mieux les règles internationales. Il a, dans ce cadre, invité les ex-combattants à s’inscrire dans le processus du DD, pour pouvoir bénéficier de projets de réinsertion, et appelé les populations qui détiennent illégalement des armes de se rendre également sur les sites DD pour les déposer. Le bureau conjoint comprend plusieurs salles opérationnelles entièrement réhabilitées et équipées par l’ONUCI à la suite d’une requête du Général Bakayoko. L’ONUCI y a répondu favorablement conformément à la Résolution 2000 du Conseil de sécurité. En plus du Ministre chargé de la Défense, le numéro 2 de la Force de l’ONUCI, le Général Talla Niang  ainsi que plusieurs officiers généraux et officiers supérieurs avaient pris à la cérémonie.

Le Chef suprême des armées à la défense!

14/03/2012 5 commentaires

 

Osera-t-il devenir un jour son propre Chef d'Etat Major?

Bizarrerie indescriptible pour les uns, fantaisie pour les autres, volonté toujours manifeste de ‘’se faire voir’’ ou de créer le buzz…les mots ne manquent pas pour décrire l’atterrissage d’Alassane Ouattara le Président Ivoirien au poste de ministre de la défense. Il s’agit depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire d’un cumul de poste au sommet de l’Etat très étrange pour les Ivoiriens. L’homme alors parton du Rassemblement Des Républicains (RDR) avait souligné en lettre d’or que les cumuls de postes et de fonctions serait un vieux souvenir le jour où il mettrait les pieds à la Présidence. Drôle de manière de donner vie à un vieux vœu si cher au cœur de l’opposant rejeté !

Pour certains Ivoiriens qui sont encore médusés par ce surprenant cumul de poste, les interrogations ne manquent pas. « Moi la question que je me pose est de savoir si la constitution Ivoirienne autorise le Chef de l’Etat à devenir son propre ministre de la défense ? » se demande Konan Charlotte. De son côté Casimir B. pousse le bouchon au-delà des simples interrogations pour souligner « le manque d’expérience du chef de l’Etat dans le dossier sécuritaire ». « Je ne comprend pas pourquoi il décide de cumuler ces deux fonctions ? Que sait-il de l’armée ? RIEN ! Il peut à peine s’imposer aux Com-zones, il n’a pas une carrière de militaire, il n’a jamais été ministre de la défense…sincèrement je ne le vois pas réussir la restructuration de l’armée et restaurer l’ordre social » conclu le jeune homme. Et Loukou K. de renchérir en ces termes : « l’insécurité est tellement grande que pour moi le Président doit confier le dossier à quelqu’un de plus apte. Personnellement je voyais à ce poste des messieurs comme Gaston Wassénan Koné, l’homme de métier Boniface Konan ou même l’ancien CEMA Philippe Mangou ou encore Michèle Gueu. Hélas rien de tout ça ! » se lamente notre interlocuteur.

Si certains Ivoiriens sont surpris par l’arrivée du chef de l’Etat au poste de ministre de la défense nombreux sont ceux également qui estime qu’il s’agit là d’un gage pour la restauration de l’ordre. « Sincèrement je l’ai toujours voulu à ce poste parce que personne d’autre que lui ne pourra mener à bien cette mission de sécurisation du pays. Il hérite d’une situation chaotique sur le volet sécuritaire et s’il n’y prend garde ses partenaires au développement risquent de lui tourner le dos. Il doit prendre ses responsabilités pour rassurer l’opinion internationale » soutien Jean Eude. Les partisans du RDR que nous avons interrogé estiment que personne ne naît ministre de la défense et que le Président pourra tirer son épingle du jeu à condition que des mains obscures ne viennent encore manipuler les hommes en armes.

Le gouvernement Ivoirien dans son ensemble ne change pas mais les défis de la reconstruction demeurent les mêmes et se résument en la restauration d’un climat sécuritaire, à la réouverture des Universités, la baisse du prix des denrées alimentaires et la baisse du chômage.

SUY Kahofi

Le chef de l’ONUCI présentera les chantiers ivoiriens devant le conseil de sécurité

19/01/2012 Aucun commentaire

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, quittera Abidjan le week-end pour New York afin de présenter la situation ivoirienne au Conseil de sécurité. Cette annonce a été faite ce jeudi 19 janvier 2012, par le Porte-parole de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Hamadoun Touré.

S’exprimant lors du point de presse hebdomadaire de la Mission, M Touré a précisé que la présentation serait dominée par le message d’appui et de conseil de l’ONUCI sur la sécurité des populations civiles, la réforme du secteur de la sécurité, la réconciliation à la base par le biais d’une justice équitable, le dialogue national inclusif, le relèvement économique rapide ainsi que le retour tout aussi rapide des services de base. « Pour M. Koenders,  les urgences d’aujourd’hui doivent aller de pair avec une vision pour l’avenir », a indiqué le porte-parole, ajoutant que le Chef de l’ONUCI évoquera aussi la question de l’embargo sur les armes qui, selon lui,  est une demande de plus en plus pressante des autorités ivoiriennes. Sur ce point, M Touré a rappelé les explications du Représentant spécial soulignant qu’il revenait au Gouvernement concerné de suivre la procédure en saisissant directement le Comité des sanctions dont relève exclusivement la décision dans ce domaine. « Il pourrait ensuite se faire l’écho de cette requête en relation avec les avancées éventuelles dans le couple Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Réforme du Secteur de Sécurité (DDR/RSS) », a fait savoir le porte-parole. M Touré a poursuivi pour annoncer que conformément à la politique de décentralisation que compte initier son Chef, l’ONUCI s’est outillée et se prépare à accentuer son déploiement à travers tout le pays. « L’objectif est d’être plus près des populations pour mieux assurer leur protection, mieux connaitre leurs préoccupations et mieux les servir », a-t-il expliqué. C’est dans la suite logique d’un tel engagement, a précisé le porte-parole, qu’il faut placer l’accroissement des patrouilles des casques bleus qui ont atteint la semaine dernière le chiffre de 1516 au niveau terrestre et aérien.

Sur un volet financier, M Touré a annoncé l’octroi d’un financement de trois millions de dollars (3 000 000 $ US) à la Côte d’Ivoire, par le Système des Nations Unies à travers le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, au titre de la Facilité du décaissement immédiate. « Ce fonds va permettre la remise en état des 13 premiers sites sur les 29 identifiés des bureaux de préfecture, de police et de gendarmerie », a-t-il indiqué, précisant que les travaux allaient débuter le 23 janvier 2012 et dureraient deux mois. Dans un tout autre registre, notamment celui de la sensibilisation destinée aux populations, le porte-parole a annoncé la tenue de la 19e édition des Journées de l’ONUCI (JDO) du 25 au 27 janvier à Bongouanou dans le N’Zi Comoé. Cette édition, la première de 2012 et après le scrutin législatif, vise à renforcer la contribution de la Mission en faveur d’un environnement post-crise apaisé, nécessaire à la relance, au relèvement économique et au rétablissement des fondamentaux du pays.

Autre secteur relais en matière de sensibilisation, le sport, également partie intégrante de la stratégie de communication. Selon le Porte-parole, comme lors des Coupes d’Afrique des Nations de football 2008, 2010 et la dernière coupe du Monde en Afrique du Sud, l’ONUCI va offrir aux populations, des projections publiques de matches de la CAN 2012 qui se joue au Gabon et en Guinée Equatoriale du 21 janvier au 12 février. Outre ces projections publiques, la Mission mettra en ligne sur son site www.onuci.org, une page « Spéciale CAN 2012 » où les internautes retrouveront des messages de paix, les activités menées sur le terrain durant cette compétition, des photos et autres informations. M Touré a réitéré le souhait du Représentant spécial de voir les Eléphants victorieuse de cette CAN.

Interrogé sur le bilan de l’ONUCI pour l’année 2011, M Touré a dit qu’elle a été une excellente année au plan de l’organisation des élections, avec un taux de participation exceptionnel de plus de 80%. « Il y a eu en revanche une grosse difficulté après la bonne tenue de ces élections entrainant une crise post électorale qui a été très dure pour tous », a-t-il souligné.  Le porte-parole a, dans la même veine, indiqué que la crise ayant été surmontée, le pays est en train de reprendre et des progrès sont en train d’être constatés. « Au cours de toute cette année, l’ONUCI a été aux côtés du peuple ivoirien au niveau de la sécurité, au niveau de l’organisation des élections, au niveau de la certification des élections, au niveau de la protection des civils, et l’ONUCI est fière d’avoir accompli son mandat », a-t-il estimé, ajoutant qu’il ne s’agissait pas seulement d’être fier de 2011, mais qu’il fallait aussi, avec le regard tourné vers 2012, être prêt, encore une fois, à appuyer la Côte d’Ivoire sur les chantiers  qui restent .

Message de fin d’année du représentant spécial du Secrétaire Général des nations unies pour la Cote d’Ivoire

01/01/2012 Aucun commentaire

Bert Koenders Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Côte d’Ivoire

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

Nous voilà arrivés au terme d’une année 2011 au cours de laquelle la Côte d’Ivoire a eu à affronter d’énormes défis. Grâce à vos efforts, votre pays, la Côte d’Ivoire s’est remise sur la voie de la démocratie, de la réconciliation et de la paix. La Communauté Internationale a, tout le long, été å vos cotés et nous sommes tous témoins du retour progressif de la paix en Côte d’Ivoire et de son nouveau rôle dans le concert des nations. Tout ceci a été réalisé au prix de grands sacrifices par la Côte d’Ivoire et vous, son peuple. Toutefois, les deux prochaines années seront critiques car les autres défis à surmonter sont immenses, notamment sur le plan de la sécurité humaine, de la protection des civils, de la réconciliation nationale et du développement. Je voudrais saisir l’occasion des fêtes de fin d’année pour vous dire que l’heure est enfin venue de tourner la page et pour vous réaffirmer la volonté de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire de continuer à s’engager résolument aux côtés des autorités et du peuple ivoirien afin de garantir la consolidation des efforts consentis et la réalisation des nouveaux chantiers. Qu’il s’agisse de la réforme du secteur sécuritaire, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la justice impartiale et de la réconciliation ou plus d’opportunités économiques et sociales pour les plus démunis, perspectives auxquelles aspire le peuple ivoirien, l’ONUCI continuera de fournir tout son appui et d’être à vos côtés.

Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

En conclusion, laissez-moi vous dire combien exaltant est d’être appelé à mettre en œuvre les Résolutions du Conseil de Sécurité dans votre beau pays et, étant votre hôte, au nom de la Mission et en mon nom personnel, permettez-moi de vous souhaiter une Année 2012 de paix, de bonheur et de prospérité, à toutes, à tous, à chacune et à chacun.

Bert Koenders

Représentant Spécial du Secrétaire Général ONUCI

Fusillade et combat de rue: le calme est revenu à Vavoua

19/12/2011 Aucun commentaire

 

Entrée de la Préfecture de Vavoua

Pendant près de 18 heures ce dimanche 18 décembre, des combats de rue ont opposé des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à des civils armés dans la localité de Vavoua dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cette ville située à 463 km d’Abidjan la capitale économique avait été le théâtre de violents affrontements entre les FAFN et les FDS au plus fort de la crise. La localité a retrouvé son calme jusqu’à ce samedi soir (NDLR : 17 décembre)  où tout a dégénéré ! Selon des témoignages ce regain de violence est lié au meurtre d’un jeune apprenti dans un café de la localité par des éléments des FRCI. Le jeune homme aurait été battu à mort par ces éléments. Selon toute vraisemblance le refus du respect d’un couvre-feu serait à l’origine de ce drame. Les affrontements à l’arme légère se sont poursuivis dans la ville toute la journée du dimanche. « Nous sommes en train de fuir Vavoua et au moment où je vous parle (11 h 47 mn dimanche) les combat se poursuivent » avait déclaré une habitante de la ville réfugiée à Séguéla une localité plus au nord. « Les jeunes de la localité sont décidés à se battre jusqu’au dernier ! Certains disent qu’ils sont prêts à mourir plutôt que d’accepter les brimades des éléments des FRCI. Personne ne peut sortir nous sommes dans nos maisons » a souligné un autre jeune coincé dans sa demeure. Autour de 12 h TU dimanche, une patrouille musclée de l’ONUCI composée des éléments civils, militaires et de police ont fait mouvement dans la localité pour examiner la situation et contribuer au retour au calme. 5 morts, tous des civils et un blessé (un élément des FRCI) ont été signalés.

Diané Bassinima le Préfet de Vavoua a souligné que le calme était revenu dans sa localité et que d’intense négociation sont en cours entre les protagonistes. Il a refusé d’en dire plus sur le contenu des négociations et les revendications des civiles qui s’opposaient aux éléments des FRCI. Les populations de leur côté exigent le départ des ‘’assassins’’ de leur ville ! Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a déploré vivement les incidents survenus ce 18 décembre, à Vavoua. L’ONUCI lance un appel aux autorités compétentes pour qu’une enquête appropriée soit diligentée pour déterminer les circonstances des incidents, en identifier les auteurs et prendre les mesures adéquates conformément à la loi en vigueur. L’ONUCI dit être disposée à apporter son appui pour aider à faire la lumière sur les regrettables incidents. L’ONUCI appelle les populations et les militaires concernés  à la retenue et à la sérénité et les exhorte à éviter tout acte qui pourrait faire dégénérer une situation déjà compliquée. Sur le volet de l’application de la justice les 7 éléments présumés auteurs du meurtre ont été exfiltré avec le soutien de l’ONUCI vers leur hiérarchie à Daloa pour répondre de leurs actes.

Le cours des activités de la ville a été ralenti certes mais pour le Préfet Vavoua retrouvera la sérénité d’ici les 24 heures avenirs. La nouvelle montée de violence à Vavoua relance également la question de la circulation des armes légères et de petits calibres. Plusieurs d’entre elles sur les milliers qui circulent illégalement dans le pays sont détenues par des civiles, d’anciens combattants de la rébellion ou des évadés de prison. Cet incident il faut le dire également intervient dans un contexte de sortie de crise encore fragile où les éléments des FRCI sont constamment pris dans des scandales de vol, brimade, extorsion de fond, racket…Pour Jean Jacques Konadjé expert sur les questions militaires « une reforme du système sécuritaire s’impose en Côte d’Ivoire et elle doit se faire grâce à une absence totale d’impunité ». Après la fusillade au Plateau, les combats de rue de Yopougon, les trafics de drogue d’Adjamé, les nombreux braquages à leur actif, les FRCI s’illustrent encore d’une manière négative. Trop c’est trop !

SUY Kahofi

L’ONUCI, le HACA et l’URPCI main dans la main pour des législatives apaisées

01/11/2011 Aucun commentaire

 

Le Président Karamoko Bamba (en costume) et des membres de l’URPCI

A l’initiative conjointe de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle et l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) plus de quatre-vingt responsables de radios privées non commerciales se sont retrouvés le lundi 31 octobre 2011, à Abidjan autour du thème « Le rôle des radios privées non commerciales en période électorale ». Cet atelier d’une demi-journée visait, entre autres, à outiller les participants pour une couverture responsable des législatives conformément au cahier des charges et à leur rappeler leur rôle et les nouvelles dispositions qui sont en train d’être prises dans l’intérêt de leur corporation.

Félicités unanimement par les personnalités présentes lors de la cérémonie d’ouverture pour le bon travail d’information et de sensibilisation des radios de proximité à l’endroit des communautés pour expliquer les différentes étapes du processus de l’élection présidentielle, les acteurs de ses radios ont été priés de « reconduire le travail déjà accompli ». A ce titre, le Ministre de la Communication, M Souleimane Diakité Coty a souligné l’importance de leur rôle en tout lieu et en tout temps, et les a exhortés à mieux s’inscrire dans une logique de développement et d’insertion dans la communauté, étant donné qu’elles constituent des relais locaux. Dans cette perspective, le chef de délégation de l’ONUCI, par ailleurs Chef de la cellule de certification des Elections, Mme Bernadette Houndékandji, a appelé les professionnels des médias, à continuer à jouer leur rôle de mobilisation citoyenne, d’éducation civique de l’électorat et d’amplificateur des voix des communautés. « Vous devez faire en sorte que les radios, en cette période très sensible de l’histoire de la Côte d’Ivoire, continuent d’œuvrer pour un environnement électoral apaisé, que les médias accompagnent de manière constructive la consolidation de la paix et l’esprit de tolérance et de réconciliation », a-t-elle souligné.

Par ailleurs, elle a rappelé le mandat de l’appui de l’ONUCI aux médias en partenariat avec le Ministère de la communication, les institutions de régulations des médias etc avant de relever le mandat de certification conféré au Représentant spécial. « L’ONUCI est scrupuleusement investie et continuera de s’investir dans le suivi des médias », a indiqué Mme Houndékandji précisant qu’à cet effet, le comportement des médias faisait partie intégrante des critères de certification qui avaient été retenus en concertation avec les autorités ivoiriennes. Le Président de la HACA, Ibrahim Sy Savané, a, d’entrée de jeu, réaffirmé le partenariat de sa structure avec les radios privées non commerciales. « Nous ne sommes pas des antagonistes, nous sommes des partenaires », les a-t-il rassurés. Il a, dans la première partie de son intervention, expliqué l’enjeu de l’élection législative qui conduit sa structure à exhorter les radios qui ne sont pas encore en règle à régulariser leur situation. Dans un second temps, il rappelé la déontologie des radios de proximité, qui, a-t-il souligné, ne doivent pas être des instruments de propagande. « Je sais que les radios locales seront sollicitées…elles ont donc un devoir de vigilance qui rejoint une éthique d’impartialité entre les concurrents, quels qu’ils soient ; leur crédibilité en dépend », a insisté M. Savané.

Après des exposés en sous-thème présentés par Madame Dadié Linda Sangaret, MM. Traoré Daouda et Koné Siméon, respectivement Présidente de la sous-commission juridique de la CEI, sous-directeur des programmes de la HACA et Responsable  de la cellule juridique de la HACA, pour rappeler les règles professionnelles, les dérogations et les sanctions en cas de violations des règles, les acteurs des radios de proximité ont déploré « la masse de sanctions prises à leur encontre ». Le Président de la HACA, les a assurés que toutes les dispositions étaient prises afin de leur permettre de faire un meilleur travail sur le terrain, conformément au cahier de charges. Sur ce point, il a fait des promesses de nettoyage de textes, et une préparation du statut des acteurs des radios privées non commerciales.

S’agissant du second sous-thème sur la Promotion par les élus locaux du rôle citoyen des Radios privées non commerciales avant, pendant et après les élections, les animateurs notamment  le Maire de Sikensi, par ailleurs Secrétaire général des Villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), Aboh Faustin et le Président de l’Union des Radios privées de côte d’Ivoire (URPCI), Bamba Karamoko, ont tous souligné le rôle indispensable des animateurs des radios communautaires dans la promotion et la sensibilisation des populations. Ils n’ont pas manqué de mettre l’accent sur la situation financière de leur structure. Néanmoins, ils se sont engagés, tout comme lors des premières échéances électorales, à jouer leur rôle de manière professionnelle.

Le Régime Ouattara a 100 jours : le peuple se prononce !

11/10/2011 Aucun commentaire

 

Les Ivoiriens jugent leur Président après 100 jours de gestion

Voici 100 jours que le Régime du Docteur Alassane Ouattara tient les rennes de la République de Côte d’Ivoire et que celui-ci tente tant bien que mal de recoller les morceaux d’une Côte d’Ivoire divisée après une crise post-électorale violente. Si le séminaire gouvernemental marque au sommet de l’Etat ces 100 jours de gouvernance, il est important de souligner que dans le bas peuple on ne se refuse pas de commenter cette période de gouvernance pour ‘’célébrer’’ ces 100 jours. Pour certains le bilan est positif, pour d’autre il y a encore beaucoup à faire pour satisfaire la population.

Au compteur des points positifs, il y a les progrès importants notés dans l’assainissement des villes du pays. Les travaux d’embellissement à haute intensité de main d’œuvre ont réduit quelque peu le chômage mais surtout contribué à rendre Abidjan propre. « On peut tout dire mais ça au moins ça se voit : la ville n’a jamais été autant propre depuis plusieurs années. Les routes sont refaites, d’autres sont bitumées, les caniveaux curés et l’arrivée du Président Ouattara marque la fin des constructions anarchiques. C’est quelque chose que tout le monde croyait inimaginable » affirme Olivier Kouassi un abidjanais. Un autre point positif concerne la sécurité et Koné Karim un chauffeur de car inter-urbain s’en félicite. « Il n’y a plus trop de barrages anarchiques sur les routes, le racket existe mais il est plus discret et après la vague de violence sur nos routes on peut dire que ça va ». Sur le point de la sécurité tout le monde n’est pas aussi rassuré que Karim. On dénonce ici et là des cas de braquages et de violence souvent à mettre à l’actif des éléments des FRCI. La présence des chasseurs traditionnels dozos ne rassure pas certains Ivoiriens qui s’accommodent mal de leur look qui ternit l’image de l’armée Ivoirienne. L’ouest du pays reste à pacifier réellement !

Les Ivoiriens apprécient également la mesure de gratuité des soins dans les hôpitaux publics et les programmes de réhabilitation des structures sanitaires, sociales et éducatives. Concernant notamment l’éducation, les examens de fin d’année malgré la question des élèves et étudiants déplacés ont pu se dérouler. Cette situation ne masque pas pour autant le malaise des étudiants qui vivent déjà en mode année blanche en attendant que les travaux de réhabilitation des Universités ne s’achèvent. Là où les Ivoiriens ne font pas de cadeau aux nouvelles autorités Ivoiriennes, c’est bien sûr le dossier du chômage qui devient de plus en plus inquiétant voir chronique dans le pays. En effet Alassane Ouattara a promis 1.000.000 d’emploi aux Ivoiriens d’ici 2015 et pour le moment les jeunes diplômés doivent encore se rabattre sur leurs porte-faix, cabines téléphoniques, salles de jeu vidéo et brouettes de ramassage d’ordure pour avoir la pitance alimentaire quotidienne.

La CEI prête pour les élections législatives

08/10/2011 Aucun commentaire

 

Youssouf Bakayoko Président de la CEI

La Commission Electorale Indépendante (CEI) se dit déterminée à remplir sa mission dans le dossier avenir des élections législatives. Son Président Youssouf Bakayoko l’a réaffirmé ce vendredi 7 octobre au cours d’une conférence de presse au siège de l’institution qu’il dirige à Abidjan. Lors de ce point de presse le président de la CEI a confirmé la date des élections et le nombre de députés qui doivent siéger à l’hémicycle au terme des législatives. « Comme annoncé par le gouvernement le futur Parlement comprendra 255 sièges répartis sur 205 circonscriptions électorales et l’élection se déroulera le 11 décembre 2011 » a indiqué d’entrée de jeu Youssouf Bakayoko.

La date des élections législatives est connue, le nombre des députés également ; il ne reste donc que quelques réglages ou quelques dispositions pratique à prendre pour permettre aux Ivoiriens et aux politiciens d’avoir des élections libres, transparentes et surtout crédibles. « Au cours des prochaines semaines notre institutions s’emploiera à mener avec détermination chacune des étapes des préparatifs du scrutin à savoir la réception des candidatures, l’ajustement des listes électorales, la conduite d’une vaste campagne de sensibilisation et de formation sur les modalités de déroulement des législatives, la confection des imprimés et des documents électoraux et l’ajustement du plan de sécurisation du processus électoral » a souligné Youssouf Bakayoko. Après avoir invité les uns et les autres à contribuer au maintien d’un climat apaisé avant, pendant et après le déroulement du scrutin, Youssouf Bakayoko a réaffirmé l’engagement de la Commission Electorale Indépendante à relever le défi de la transparence. « Pour sa part fidèle à sa ligne de conduite et à ses engagements, la Commission Electorale Indépendante mettra tout en œuvre pour relever cette fois encore le défi de la transparence et de l’équité afin d’offrir à notre pays un parlement conforme aux choix des électeurs tels qu’ils auront été exprimés dans les urnes ». Selon le Président de la CEI une mission des commissaires centraux séjourne en ce moment même à l’intérieur du pays pour remobiliser les commissaires locaux et renforcer leurs capacités.

SUY Kahofi

La Côte d’Ivoire bascule dans la gouvernance électronique

05/10/2011 Aucun commentaire

 

Cérémonie de lancement du eGOUV

Dans le cadre des réformes de modernisation de l’Etat, la Côte d’Ivoire a entrepris la mise en place d’un programme de gouvernance électronique ou eGOUV. Le eGOUV est une forme de mutualisation numérique des données administratives et économiques du pays pour les rendre accessibles aux administrateurs mais aussi aux usagers. Il s’agit à travers ce projet de tirer profil des avantages offerts par les technologies de l’information et de la communication. La première phase du projet consiste en la mise en place d’un système intranet gouvernemental dont l’objectif est l’interconnexion des différents services de l’administration publique. Elle se fera dans un premier temps entre les cabinets ministériels, la primature et la Présidence de la République. Le projet est piloté par l’intégrateur de solution HUAWEI, le BNETD (Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement) et le cabinet QuinTsens pour l’Etat de Côte d’Ivoire.

Le passage de la Côte d’Ivoire à la gouvernance électronique s’impose au pays car d’énormes pertes financières sont liées sont liées au mode actuel de gestion de l’administration. Selon KONE Bruno le Ministre Ivoirien de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, les coûts des services pour le contribuable demeurent élevés parce que très peu informatisés. Il faut se déplacer sur de longue distance pour réaliser par exemple un extrait d’acte de naissance, dépensé en carburant pour qu’un administrateur puisse participer à une réunion d’information, les officiels Ivoiriens engloutissent des budgets énormes rien que dans la communication etc. La gouvernance électronique par l’installation de certains systèmes peut apporter des solutions concrètes à ces pertes énormes et Armand Pierre NOUDEGBESSI le démontre. « Le stockage de données dans les DATA Centers peuvent permettre à l’Ivoirien quelque soit l’endroit où il se trouve de réaliser n’importe qu’elle document administratif sans dépenser des sommes importantes. Les solutions voix sur IP gratuite réduiront les coûts de communication de l’Etat, grâce à la visioconférence un Préfet depuis sa localité peut assister à une réunion avec le Ministre de l’intérieur sans avoir à engloutir de l’argent dans un budget en carburant… ». D’autres avantages sont aussi visibles au niveau de la sécurisation des personnes et des biens grâce à la vidéo-surveillance urbaine pour aider la police et les services de sécurité à lutter contre la grand banditisme, les portails des ministères pourront permettre un accès libre et transparent des Ivoiriens aux concours de la fonction publique par l’inscription en ligne sans avoir à se déplacer ni être tenté par un agent corrompu !

Les structures en charge du projet eGOUV annoncent déjà la finalisation du projet au niveau des services de la Présidence et même les travaux d’installation définitive du Centre de données (DATA Center) composé de serveurs sécurisés propriété de l’Etat Ivoirien. Dès le premier trimestre de l’année 2012, les premiers résultats du eGOUV seront visibles au sommet de l’Etat pour petit à petit s’étendre à tous les services administratifs du pays.

SUY Kahofi