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Lutte contre la cherté de la vie : un accord sur la baisse du prix du riz

 

Un accord sur la baisse du prix du riz

La signature d’un protocole d’accord sur le prix de vente maximum des différentes qualités de riz vendues sur le marché Ivoirien a réuni importateurs, grossistes, détaillants, associations et fédérations de consommateurs ainsi que le ministre du Commerce autour de la même table. Ce protocole prévoit une réduction de 10% sur le prix des différentes quantités de riz. Contrairement au précédent accord qui ne concernait que le riz de grande consommation 25% brisures, appelé couramment ‘’Denikachia’’, la nouvelle disposition couvre toutes les qualités de riz à savoir semi luxe et luxe. A    partir 7 avril 2012, les nouvelles dispositions sur le prix du riz seront mis en application de sorte que dans les semaines avenirs les prix soient respectés par les commerçants sur les marchés. Le ministre Dagobert Banzio a tenu personnellement à remercier tous les acteurs qui ont participé à l’aboutissement de ce nouveau protocole. Pour le ministre, cette signature de protocole d’accord entre dans le cadre de la lutte contre la vie chère qui a fait objet de communication gouvernementale. Le premier responsable du Commerce en Côte d’Ivoire a ajouté que des mesures d’ordre structurel sont en cours et seront annoncées au fur et à mesure en vue d’une baisse du coût de la vie en Côte d’Ivoire. Il a en outre appelé les signataires de l’accord à se conformer à cet engagement. A ce sujet il a mis en garde les commerçants véreux qui seraient tenté de pratiquer les prix qu’ils souhaitent. Il a brandit le spectre de l’application stricte de la loi pour que ces prix soient respectés. Pour ne plus gruger les consommateurs, les commerçants auront l’obligation d’afficher les prix et de délivrer des factures normalisées si le client en fait la demande. Une campagne de sensibilisation et d’information des consommateurs sur les nouveaux prix est en vue. Dans le cadre du protocole d’accord, le kilogramme du riz 25 % de brisure aura un prix qui oscille entre 297 FCFA et 317 FCFA. Celui du sémi-luxe sera désormais vendu au kilogramme entre 362 FCFA et 543,11 FCFA. Quant au riz de luxe, le kilogramme se discutera entre 710 FCFA et 760 FCFA.

SUY Kahofi



Les autorités Ivoiriennes s’engagent contre la cherté de la vie

 

Les boutiquiers sont sommés de pratiquer des prix responsables

Le Premier ministre ivoirien, Jeannot Ahoussou Kouadio a mis en mission de contrôle et de veille sur les mesures mises en œuvre pour lutter contre la cherté de la vie. Ce 31 mars à Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le corps préfectoral et les responsables des collectivités territoriales ont été interpellés. Les mesures gouvernementales décidées relativement à la cherté de la vie concernent la mise en place d’un Comité de veille permanent pour l’ensemble des produits de grande consommation qui devra rendre compte au gouvernement, diligenter une étude sur les protections dont bénéficient les industries installées en Côte d’Ivoire en vue de mesurer leur pertinence. La question de la cherté de la vie est aujourd’hui au cœur de tous les débats en Côte d’Ivoire. Il ne se passe pas un seul jour sans que les populations Ivoiriennes ne se plaignent de la hausse des prix sur le marché. Les boutiquiers et les vendeuses à l’étalage semblent afficher des prix qui passent du simple au double entre deux jours. Une situation qui occasionne des grognes au sein de la population. « Le marché était cher avant la crise et je dois dire qu’il est devenu plus cher. L’Ivoirien ne peut plus rien acheter : du riz aux légumes en passant par l’huile ou le savon, chacun affiche ces prix comme si nous étions dans la jungle » affirme Françoise Konan une mère de famille. Madame Kouassi se propose de nous faire l’état des denrées dont le prix est passé du simple au double. « Nous avons sur le marché des vivriers, la banane, le manioc, les légumes mêmes. Pour la viande le kilo à 2100 ou 2300 f CFA par endroit c’est trop. Le poisson et le poulet on n’en parle pas ! ».

Au-delà des produits cités par cette mère de famille, il y a également la hausse du prix du riz pour lequel le gouvernement Ivoirien vient d’obtenir une légère réduction. « Le riz de grande consommation que nous appelons déni kachia qui est le riz avec 25% de brisure a un prix qui varie autour de 300 f CFA » soutien Dagobert Banzio Ministre Ivoirien du Commerce. Une amélioration a été faite car en 2008 le prix de ce même riz de grande consommation oscillait entre 315 et 450 f CFA, en 2009 il est passé entre 325 et 345 f CFA. Dans le nord le riz de luxe et semi luxe est vendu à 280 et 310 f CFA. Si en théorie ces prix se stabilisent certains commerçants véreux continuent d’afficher des prix à la tête du client. Alors pour faire des économies et varier leur alimentation, les populations Ivoiriennes se rabattent sur les marchés de vivrier où la hausse se fait aussi sentir. Kouadio Ahou Bertine est commerçante de vivrier au marché Gouro d’Adjamé, elle nous explique que la hausse sur l’étalage est fonction du prix sur le marché de gros. « Avant la crise le lot de banane était vendu à 5000 ou 6000 f mais aujourd’hui nous l’achetons entre 12.000 et 15.000 voir 17.000. Pour le manioc on pouvait avoir un tas à 200 ou 300 mais aujourd’hui il faut 1000 ou 1500 pour un tas ». Avec 50.000 une vendeuse pouvait faire le plein de marchandise avant la crise mais aujourd’hui avec 100.000 f il faut serrer la ceinture pour avoir de quoi payer le transport. Sous l’impulsion du premier ministre Ahoussou Jeannot qui se fait désormais aider des préfets, sous-préfets et du corps administratif Ivoirien, les autorités sont en guerre contre la vie chère et les commerçants rebelles aux reformes et baisse des prix. Le gouvernement ne pourra pas à lui seul arriver à restaurer l’ordre sur les marchés d’où cet appel du Ministre du Commerce. « Les associations de consommateurs à la base doivent saisir le ministère pour signaler les commerçants qui affichent des prix trop élevés. Ils doivent aussi saisir les consommateurs pour les orienter vers les boutiques les moins chers. Il ne s’agit pas de boycotter les boutiquiers qui pratiquent les mauvais prix mais d’aider les Ivoiriens à dépenser moins pour se nourrir ». Le gouvernement de son côté n’entend pas mener exclusivement la politique du bâton mais il entend surtout sensibiliser chaque acteur pour que sa politique de lutte contre la vie chère puisse être épousé par chaque habitant du pays.

SUY Kahofi



L’insignifiante réduction de 10 f CFA !

 

La grogne se poursuit sur les marché

10 f CFA voici la réduction que vient d’opérer le gouvernement d’Alassane Ouattara sur le prix de la denrée la plus consommée de Côte d’Ivoire le riz. Il ne faut pas se voiler la face toutes les qualités de riz ne sont pas touchées par cette réduction. Seul le riz déni kachia fait l’objet de ce rabattement de prix. Les exportateurs et autres grossistes estiment perdre entre 3 et 4 milliards de f CFA juste à cause de cette réduction ! Les Ivoiriens qui malgré la fin de la crise continuent de vivre avec d’énormes difficultés ne sont pas satisfait dans l’ensemble de cette mesure qu’ils qualifient d’insignifiante. Nous avons fait le tour des marchés, voici la réaction de quelques ménagères mais aussi des chefs de familles.

Lou Hortense « Le gouvernement n’a rien fait »

« Il ne faut pas que les gens se moquent de nous ! Soit ils réduisent le prix du riz soit ils ne font rien. On ne peut pas nous dire qu’on fait une réduction, on l’annonce à la télévision et derrière ont fait juste une réduction de 10 f ! C’est plus une foutaise qu’une manière d’aider le peuple ».

Suzanne Kouassi « On peut faire plus »

« Je pense que c’est déjà un pas mais on peut encore faire plus. Une réduction de 10 f ne peut pas résoudre le problème des Ivoiriens parce que nos problèmes sont énormes. Un rabattement de 50 f CFA peut aider la ménagère. Je pense que le gouvernement peut lui-même contribuer à cette réduction car le nœud du problème se sont les taxes diverses qui augmentent le prix de vente direct. On faire plus pour les Ivoiriens ».

Le couple Koffi divisé !

Mr Koffi « Il faut féliciter le gouvernement ». « Vous savez il faut féliciter le gouvernement et ne pas voir la réduction directe en terme de 10 f CFA. Il faut le voir sur le budget familial sur le mois ou même l’année. Toutes les réductions sont bonnes à prendre ». Mme Koffi « Rien a changé ! ». « 10 f CFA c’est quoi ça ? Moi je dis que cette réduction est trop insignifiante pour soulever des réactions positives. Monsieur dit qu’il faut féliciter le gouvernement, moi je dis non car rien n’a changé dans le panier de la ménagère. Voici pourquoi j’ai invité mon mari à m’accompagner aujourd’hui sur le marché pour faire le constat de la cherté de la vie lui-même. Il faut que ne autorités arrivent à réduire les prix de façon significative ».

Konan Irène « La réduction doit toucher tous les produits »

« Une réduction de 10 f sur une seule qualité de riz mais je dis que le gouvernement n’a rien fait ! Je pense même que si la réduction touchait toutes les qualités de riz c’était déjà un pas important. Lorsque la réduction est aussi faible la parade consiste à faire une réduction sur plusieurs produits. C’est seulement de cette manière que le consommateur sent un véritable effort de la part des autorités. Il y aussi des produits stratégiques comme le carburant dont la réduction du prix peut entrainer une chute significative des prix dans l’ensemble. Il faut aussi faire quelque chose à ce niveau ».

SUY Kahofi