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Réconciliation Nationale : le NDI accompagne la jeunesse Ivoirienne

Jeunes leaders à l’étape de Yopougon

Jeunes leaders à l’étape de Yopougon

Le National Democratic Institute (NDI) entend promouvoir la réconciliation nationale en vue de parvenir à « une normalisation politique et institutionnelle » en Côte d’Ivoire. C’est dans ce cadre qu’il a organisé en partenariat avec le National Endowment for Democracy (NED) une double cérémonie de présentation du groupe des jeunes leaders pour la réconciliation suivie d’une séance de sensibilisation des populations à la paix et à la réconciliation. Ces activités ont eu lieu les 5 et 7 juin respectivement à Abobo et Yopougon. Selon Mme Tuo-Sampennie Emmanuella, chargée de programme du NDI, cette action vise à « favoriser une meilleure implication des jeunes dans le processus de réconciliation nationale ». Ce sont au total 25 représentants pour 22 groupes de jeunes qui forment les groupes de jeunes leaders. Ces groupes se subdivisent en 3 tendances : les partis membres du RHDP et alliés, les partis de l’opposition et les leaders de la jeunesse de la société civile.

Coptés pour lancer des messages de paix et de réconciliation, 4 porte-voix des différents groupes ont essayé de circonscrire les causes des violences et montrer les moyens à déployer afin de parvenir à une réconciliation vraie. Aussi bien à Abobo qu’à Yopougon, les jeunes de tous les bords ont d’un commun accord souligné l’impérieuse nécessité d’impliquer les jeunes dans le processus de réconciliation nationale. Il serait utopique d’adopter une démarche contraire car les jeunes ont été le premier rideau de cette crise. Hier acteurs de haine et de violence, aujourd’hui ils sont ceux qui doivent s’engager en premier pour la paix. C’est cette volonté clairement affiché par les jeunes qui conforte le NDI dans sa politique d’accompagnement des jeunes leaders.

« La création des groupes de jeunes leaders est une activité portée par les jeunes eux-mêmes. Ils sont les premiers à avoir décidé de se mettre ensemble pour promouvoir la paix et la non-violence. Le NDI ne fait que les accompagner dans la réussite de ce projet » nous explique Mme DIEUDONNE Dominique représentante pays du NDI.

Réussir à impliquer les jeunes dans le processus de paix et de réconciliation nationale suppose une prise en charge de leurs problèmes du moment. Il s’agit de l’insécurité, du chômage et de la manipulation politique. Voici pourquoi M. Berthé Yaya, le secrétaire général du SENAT, a insisté sur la nécessité pour les jeunes de penser à la réconciliation en laissant de côté leurs idéaux politiques. Dans même esprit, M. Fanny Affoutou, président national du CAP-UDD et représentant des partis d’opposition a indiqué que « même avec des idéologies divergentes, il est bienséant d’agir dans un intérêt commun » celui d’une Côte d’Ivoire forte et réconciliée. Il est important de noter qu’aussi bien à Yopougon que dans la commune d’Abobo les jeunes ont été assistés par leurs pères. Il s’agit des chefs de communautés étrangères, les chefs coutumiers et les leaders religieux.

SUY Kahofi



Revue de la presse ivoirienne du 20 au 25 mai 2013

Les sacs plastiques contribuent à la pollution des villes Ivoiriennes @kingsuy

Les sacs plastiques contribuent à la pollution des villes Ivoiriennes @kingsuy

La semaine Ivoirienne a été marquée par la tenue d’un évènement politique très attendu. Il s’agit de la réunion du bureau politique du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, le PDCI d’Henri Konan Bédié. Pour Le Nouveau Réveil Henri Konan Bédié a driblé tout le monde au sujet des dispositions pratiques de la tenue du prochain congrès du plus vieux parti politique ivoirien. Même observation chez nos confrères du quotidien Le Démocrate qui nous informe dans la foulée que le Professeur Alphonse Djédjé Mady, secrétaire général du parti reprend les choses en main. Ce sur quoi plusieurs autres canards insistent c’est la réponse du PDCI au FPI de Laurent Gbagbo qui appelait il y a quelque temps à une alliance. Les vérités de Bédié sur le FPI barre L’Intelligent d’Abidjan, quand Notre Voie écrit : « Bédié : j’attends le courrier de Miaka ». Pour Le Nouveau Courrier c’est un manque de courage de la part du patron du PDCI et Nord-Sud quotidien de se faire l’écho de cette interrogation prêtée à l’ancien Président Ivoirien : « quelle peut être la sincérité de votre appel ? » fin de citation. Pour Le Patriote une question mérite d’être posée : « en quoi le FPI a-t-il changé ? ». Pour Fraternité Matin et L’Inter la seule analyse possible est simplement un refus du PDCI de s’allier au FPI. Comme pour la réunion du bureau politique du PDCI, L’Inter, Le Nouveau Courrier, Le Quotidien d’Abidjan et Nord-sud Quotidien ont partagé une autre une. Il s’agit du titre consacré à Fatou Ben Souda la procureur de la CPI et particulièrement sur les suites que la justice internationale réserve au dossier ivoirien. Les confrères parlent notamment des autres personnes impliquées dans la crise post-électorale et à l’ancien président Laurent Gbagbo déjà détenu à La Haye contre qui le quotidien Le Temps croit savoir qu’il y a un nouveau complot après a remise des corps de la dite crise. Les grandes décisions du conseil des ministres qui s’est tenu ce 22 mai ont également fait la une des quotidiens ivoiriens. Fraternité Matin nous informe que le Gouvernement a décidé de relancer la machine du dialogue politique en juin 2013. Autre décision de taille le Chef de l’Etat, les membres du gouvernement et les présidents d’institutions sont désormais astreints à la déclaration du patrimoine. Nord-sud quotidien inscrit cette décision dans l’esprit de la bonne gouvernance et barre en manchette : « Ouattara décide, ministres, PCA, DG…déclarez vos biens ». Au plan économique Abidjan aura bientôt sa bourse des matières premières agricoles pour lutter plus efficacement contre la vie chère et pour adopter le geste écho citoyen, les sachets plastiques comme au Rwanda seront interdits en Côte d’Ivoire dans six (6) mois nous informe Le Nouveau Réveil. Il y a environ une semaine le Ministre de l’enseignement supérieur Cissé Bakongo c’était fait hué par les étudiants de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan Cocody. La présidente de l’Université avait promis que les fauteurs de trouble allaient répondre de leurs actes. C’est chose faite si l’on s’en tient aux écrits de L’Intelligent d’Abidjan. Violence dans les universités, 24 étudiants blâmés et mis en garde par le Conseil de l’Université nous signale le confrère. Plus de peur que de mal, puisse que le renvoie des étudiants avait été souhaité par certaines voix de l’ombre.

A la semaine prochaine !



Revue Ivoirienne du 13 au 18 mai 2013

Délestron a encore frappé cette semaine en Côte d'Ivoire

Délestron a encore frappé cette semaine en Côte d’Ivoire

Nouvelle semaine de querelle politique au sein du RHDP. Le torchon brûle toujours entre le PDCI d’Henri Konan Bédié et le RDR d’Alassane Ouattara. Les griefs couvés depuis la présidentielle et les élections locales ont fini par éclater au grand jour avec la sortie médiatique du Président de la jeunesse du PDCI. Bertin Konan Kouadio dit KKB dans les colonnes du Nouveau Réveil pointe du doigt la responsabilité du RDR d’Alassane Ouattara dans les violences post-électorales. KKB enfonce le cloue en soulignant que le malaise au sein du RHDP s’explique également par le fait que le RDR joue la carte du cavalier solitaire dans les régions sous son contrôle particulièrement celle du nord. Dans les colonnes des quotidiens L’Intelligent d’Abidjan et La Matinale on peut également lire plusieurs morceaux choisis du discours du Président de la JPDCI. « Le RHDP doit avoir une candidature commune pour 2015 cela est obligatoire », « Si le FPI veut une alliance avec le PDCI tout se décidera au congrès » peut-on lire chez nos confrères. Réponse du président de la JRDR dans les colonnes des quotidiens Le Mandat et Le Patriote, les propos du président de la JPDCI sont de nature à fragiliser d’avantage la coalition du RHDP. Pendant que les politiciens se chicanent, le peuple vit au rythme des coupures intempestives d’électricité. La dernière est la grosse coupure de l’électricité du 15 mai dont parle le quotidien Notre Voie. En effet les Ivoiriens ont été plutôt surpris et à la fois inquiété par cette coupure générale d’électricité qui a plongée plusieurs villes du pays dans l’obscurité totale. Face à cette situation la Compagnie Ivoirienne d’électricité a tenu à rassurer les populations et les arguments avancés par la Direction de l’entreprise ont été relayé par le quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin et nos confrères du quotidien Le Nouveau Réveil. Plus de peur que de mal, des problèmes purement technique survenu au poste 225 d’Abobo expliquerait ce noir total. Pour trouver une solution à tous ces problèmes et lancer à grande vitesse le train du développement, le Président Alassane Ouattara continue ses tournées pour mobiliser les partenaires au développement. Le dernier séjour du chef de l’Etat Ivoirien à Bruxelles trouve un large écho dans les colonnes de Fraternité Matin. Rendant compte de la rencontre qu’il a eu avec la Directrice Générale de la Banque Mondiale, le journal affiche : développement des infrastructures, la Banque Mondiale en phase avec Alassane Ouattara. Cette confiance est réaffirmée dans un contexte marqué par la corruption selon les Etats Unis si l’on s’en tient à l’analyse de nos confrères de Soir Info. Terminons cette revue de la semaine avec cette interrogation : la forêt du Mont Péko sera-t-elle libérée ? En tout cas Nord-Sud Quotidien annonce une offensive des FRCI contre le mercenaire Amadé Ourémy et l’information est consolidée par les écrits de L’Inter qui révèle que la traque à Amadé Ourémy est lancée avec le déploiement dans la région ouest d’élément FRCI et de Gendarmes.

A la semaine prochaine !



Revue Ivoirienne du 22 au 27 avril 2013

Le Chef de l'Etat Ivoirien malmené dans les sondages par ses candidats ministres

Le Chef de l’Etat Ivoirien malmené dans les sondages par ses candidats ministres

L’actualité des élections municipales et régionales a dominé cette semaine les débats. Fait important, ces élections se sont invitées à l’Assemblée Nationale. Le Président de l’Institution lors de son discours à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session ordinaire de l’Assemblée Nationale a interpelé les candidats. « Que le FPI retourne à la table des négociations et que les perdants acceptent le verdict des urnes » dixit le Président de l’Assemblée Nationale Soro Guillaume à la une du quotidien à capitaux publics Fraternité Matin. Guillaume Soro n’est pas passé par quatre chemins pour appeler les candidats débouté par le peuple à une certaine grandeur démocratique nous indique Le Patriote. Dans les colonnes du quotidien Le Mandat cet appel du N°1 de l’hémicycle trouve un large écho par une analyse poussée et surtout ce morceau choisi : « je demande solennellement aux candidats qui ont participé aux élections de dimanche dernier d’accepter le verdict des urnes. Faisons en sorte que quelques sautes d’humeur bien compréhensibles de la part de candidats qui étaient certains de leur victoire mais que le peuple n’a finalement pas retenu, ne retardent la publication des derniers résultats » fin de citation. Le Patriote dans le prolongement de la CEI publie l’intégralité des résultats de cette consultation électorale et précise dans la foulée le nombre de régions et de communes tombées dans l’escarcelle du RDR et du PDCI. Le Nouveau Réveil propose également à ces lecteurs tous les chiffres liés à cette élection et précise que concernant Treichville, Kongasso, Doropo et la Région du Cavally la CEI a adressé un courrier au Président de la République. Le Front Populaire Ivoirien ne reconnait pas ces élections ni les résultats du scrutin cela avait été dit par son secrétaire général, le quotidien Le Temps le rappelle. Le FPI va plus loin et annonce une série de marches et de meetings contre le Président Alassane Ouattara nous indique Notre Voie et cette décision pousse Le Patriote à écrire : « après avoir échoué à boycotter les élections le FPI appelle à la révolte ». Le Gouvernement de son côté condamne toute cette violence et appelle au calme nous indique La Matinale et Le Jour Plus, pour Le Démocrate la famille du RHDP doit éviter le clash des remouds post-électoraux, le confrère souligne que les Présidents Bédié et Alassane Ouattara sont interpelés. A Bouaké au centre du pays se sont les ex-combattants qui menacent encore prévient Le Nouveau Courrier. Sur les raisons de leur mécontentement Fraternité Matin nous dit que ces derniers exigent la libération de leur porte-parole. Tout ce tohu-bohu sécuritaire fait dire au Quotidien d’Abidjan que ça chauffe entre Alassane Ouattara et l’armée de Guillaume Soro. Achevons cette revue de la semaine ivoirienne avec une bonne nouvelle pour la Côte d’Ivoire au plan économique ; un nouveau gisement de pétrole a été découvert nous apprend Le Patriote.

A la semaine prochaine !



Violences électorales : encore et toujours le RDR

Affiches dégradées dans la commune du Plateau (crédit photo @kingsuy)

Affiches dégradées dans la commune du Plateau (crédit photo @kingsuy)

Le minimum de bon sens aurait voulu qu’on puisse avoir un comportement irréprochable lorsqu’on est candidat, militant ou sympathisant du parti au pouvoir. Que nenni ! Avec le RDR (Rassemblement des Républicains), plus on est de la famille du premier ivoirien, plus on se comporte mal. Depuis le 6 mars 2013, date du début des campagnes pour les élections locales, il nous a été donné de constater que se sont les militants du parti de SEM Alassane Ouattara qui ont des comportements de « sauvage » dans toutes les localités où ils sont en compétition avec d’autres partis politiques. Pire, auréolé par la présence de l’un des leurs au Palais Présidentiel, ils ne se gênent pas pour installer la violence physique et verbale dans les rues de la capitale. Avec le RDR d’Alassane Ouattara l’enjeu des élections tue le jeu démocratique. D’aucun se demanderait face à toute cette violence si le chef de l’Etat est instruit du comportement indélicat de ses partisans et surtout des candidats qui évoluent dans l’arène avec sa bénédiction ?

Des faits qui parlent d’eux-mêmes

Passons en revue quelques évènements qui nous donnent un aperçu de cette violence quasi quotidienne que le RDR utilise pour se faire entendre ou plutôt pour s’illustrer négativement. A Séguéla, plus précisément dans le quartier Bakayoko extension, l’on a noté que durant les campagnes électorales, les militants du RDR ont empêché les autres candidats aux élections de poser leurs affiches sous prétexte que ce quartier est leur bastion. Les mêmes militants du RDR ont hué et refusé l’accès de la cité (Séguéla) au Professeur Alphonse Djédjé Madhy pourtant figure emblématique du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix). A Korhogo, l’une des spécialités des adeptes de la case familiale consiste à déchirer les affiches des opposants. La sale besogne est laissée aux badauds qui pour quelques pièces écument la ville à la recherche de tout ce qui n’a pas un sourire RDR ! A Divo le candidat du RDR semble avoir tout lu sauf le code électoral et la constitution ivoirienne. Un crime électoral pour quelqu’un qui aspire à diriger toute une région. Le parvenu politique estampillé de la bannière orange bat campagne en utilisant le nom du Président de la République et son image. A Man c’est encore (et toujours) l’ancien ministre Sidiki Konaté qui continue de lancer matin, midi et soir des invectives aux populations qu’il a vite fait de catégoriser. Pour lui les Wès et les Dans sont des sous-hommes, pauvres, incapables et malheureux !

La cerise sur le gâteau !

Loin de se limiter à ses actes cités plus haut, le RDR consacre par la voix de son secrétaire général des appellations déshumanisantes pour les candidats indépendants. Le sieur Amadou Soumahoro ne se prive pas de rappeler  que les indépendants sortis du RDR « sont des enfants sans père ni mère », « des rebelles qui ne savent ni d’où ils viennent et où ils vont », « ils n’ont pas de tuteur et ils sont dangereux » ! Quand celui qui doit rappeler à l’ordre se plait dans les injures, allez-y comprendre que la violence est une institution au RDR. La palme d’or de l’arrogance et du manque de culture démocratique revient sans doute au sieur Cissé Bakongo, monsieur le ministre je vous en prie. A Koumassi, le ministre-candidat que certains jeunes appellent honteusement « le déréglé »* ne s’interdit pas certains agissements. Les loubards à sa solde sèment le désordre et la violence dans les états-majors des autres candidats. Il fait briser chaises et bâches. Malheur aux militants d’un opposant si votre cortège croise celui des partisans de M. Bakongo. Bagarres et autres violences verbales ne manqueront pas. Pour M. Bakongo il n’existe plus de différence entre les biens de l’Etat et celui du candidat. Ne vous offusquez pas si vous voyez un véhicule à la plaque d’immatriculation jaune transporter ses loubards et autres disciples.

Il faut que ça cesse !

Le RDR étant signataire du code de bonne conduite des partis politiques, il se doit de donner un sens à son engagement en tournant le dos à la violence et en interpellant ses militants au civisme depuis le sommet du parti. Pas moins de 10 articles sur 20 que compte le code de bonne conduite sont quotidiennement violés par le parti au pouvoir. Le Président Alassane Ouattara souligne qu’il est le promoteur d’un Etat de droit, d’un pays démocratique où les droits de l’homme sont respectés ; il lui revient de commencé sa lutte par son propre parti où des teignes semblent n’avoir pas tiré de leçons de la meurtrière crise post-électorale.

SUY Kahofi

*le déréglé : surnom donné au ministre Bakongo depuis qu’il a menacé l’un de ses concurrents aux élections législatives avec une arme à feu.