Archive

Articles taggués ‘RHDP’

Bert Koenders se prononce sur les législatives du 11 décembre

12/12/2011 Aucun commentaire

 

Bert Koenders le patron de l’ONUCI

Au soir du scrutin législatif, le Représentent spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a estimé dimanche soir que dans l’ensemble, la journée s’était déroulée dans le calme dans les bureaux de vote visités dans le district d’Abidjan et à l’intérieur du pays. Faisant une évaluation d’ensemble de la journée devant la presse, M Koenders, tout en saluant la présence discrète mais efficace du dispositif sécuritaire mis en place par le Gouvernement, et la collaboration avec les éléments de l’ONUCI déployés à travers le pays, a souligné certains incidents sécuritaires. « A Bonon, dans la région de Bouaflé, des individus armés ont dérobé du matériel électoral, dont des urnes » a indiqué le Représentant spécial. « Je tiens à condamner ces actes de violence et d’intimidation avec la plus grande fermeté, Nous attendons à présent un rapport complet de la situation pour connaitre la nature des incidents et en évaluer l’impact sur les opérations de vote », a-t-il ajouté.

Dans la foulée, M Koenders a expliqué le reste du processus, précisant qu’après la fermeture des bureaux de vote, des équipes de la Commission électorale indépendantes (CEI),  du Bureau des services d’appui aux projets des Nations unies (UNOPS), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l’ONUCI assureraient le retour des procès-verbaux des bureaux de vote jusqu’aux commissions électorales locales.  Selon le Représentant spécial, la consolidation des résultats se ferait au niveau des 300 commissions locales tandis que la publication des résultats préliminaires interviendrait au niveau des 105 commissions de sièges retenues par la CEI. Cette soirée de dépouillement et d’acheminent des résultats est très importante pour l’évaluation finale de ces élections. Dans ce cadre, il a invité la CEI à publier dans des délais raisonnables, et au fur et à mesure de leur mise à disposition, les résultats partiels par circonscription. Tout comme l’avaient fait les observateurs nationaux de la société civile, M. Koenders a vivement exhorté les formations politiques, les candidats dans leur ensemble, ainsi que les médias, à respecter la compétence exclusive de la CEI pour ce qui est de l’annonce des résultats. A ce titre, le représentant spécial a salué l’amélioration du comportement des médias publics et privés au cours de la campagne électorale, les invitant à conserver cette attitude exemplaire dans les jours à venir. Il a rappelé son rôle de certification, soulignant qu’elle interviendrait après l’examen des réclamations par le Conseil Constitutionnel. « Cette certification se fera sur la base des cinq critères agréés par l’ensemble des parties ivoiriennes et validés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à savoir la paix/sécurité, l’inclusion, les médias d’État, la liste électorale et les résultats », a précisé le Chef de l’ONUCI. « D’ici à la certification, a poursuivi le Représentant spécial, je reste donc à l’écoute des institutions compétentes et invite l’ensemble des acteurs nationaux mais aussi internationaux à la sérénité ».

15 pro-Gbagbo bientôt derrière les barreaux

27/06/2011 3 commentaires

 

Plusieurs proches de Laurent Gbagbo auront rendez-vous avec la justice

« Quinze personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt » a déclaré le procureur d’Abidjan, Simplice Kouadio Koffi. Il s’agit de proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Ces derniers ont été inculpés et écroués pour atteinte à l’autorité de l’Etat et crimes économiques. Voici donc les premières inculpations des figures de prou du régime déchu depuis la fin de la meurtrière crise post-électorale qui aura fait plus de 3000 morts. Ces inculpations interviennent alors que la justice internationale accélère aussi le pas, avec l’arrivée lundi d’une mission de la Cour Pénale Internationale (CPI). Selon M. Kouadio Koffi les 15 personnalités ont été inculpées pour des « infractions contre l`autorité de l’Etat, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées » et pour des « infractions contre les biens, commises au préjudice de l’Etat et des institutions financières publiques ou privées ». Ces personnes avaient été placées en résidence surveillée par le gouvernement du président Alassane Ouattara dans un hôtel d’Abidjan, La Pergola après l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril. Voici la liste des quinze personnes écrouées :

1- Gilbert-Marie Aké N`Gbo, ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo.
2- Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo.
3- Désiré Dallo, ex-ministre de l`Économie et des Finances de Laurent Gbagbo.
4- Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes, des TIC de Laurent Gbagbo.
5- Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida de Laurent Gbagbo.
6- Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l`Enfant de Laurent Gbagbo.
7- George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d`État chargé de l`Assurance mutuelle universelle (AMU).
8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.
9- Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).
10- Armand Bohui Komé, ex-journaliste au cabinet de l`ex-Première dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse.
11- Norbert Gnahoua Zibrabi, ex-directeur de publication du journal L’Oeil du peuple et ex-conseil technique de Laurent Gbagbo.
12- Simone Hué Lou, ex-directrice générale adjointe de « La Refondation », société éditrice du journal du FPI Notre Voie.
13- Germain Guézé, ex-cameraman à la RTI détaché à la Présidence.
14- Chantal Leba, ex-membre de la FESCI, présidente d`un mouvement patriotique.
15- Parfait Atsé Acho, ex-chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l`Équipement et des Assainissements.

La Côte d’Ivoire a son nouveau Gouvernement

02/06/2011 3 commentaires

 

Amadou Gon Coulibaly annonce les 36 membres du nouveau gouvernement

Depuis ce mercredi soir, la Côte d’Ivoire a désormais son nouveau Gouvernement. Après deux semaines de tractation politique le Premier Ministre Guillaume Soro a choisi les hommes qui forment le gouvernement de large ouverture qui doit réussir le difficile pari de la réconciliation et de la reconstruction du pays. Ce gouvernement est fort de trente six (36) membres dont cinq (5) ministères d’Etat et cinq (5) ministères dirigés par des femmes. Ce gouvernement est largement dominé par les membres du RHDP, la formation politique qui a porté Alassane Ouattara à la magistrature suprême, cinq (5) ministres sont issus des rangs des Forces Nouvelles et les autres porte-feuilles ont été repartis entre des petits partis qui ont animé ou non l’élection présidentielle d’Octobre 2010. Le premier constat qu’on peut faire c’est bien l’absence du FPI de ce gouvernement. Cette absence surprend dans la mesure où certains Ivoiriens s’attendaient à un revirement de situation et un retour du FPI aux affaires. Hélas ! Le parti de l’ancien Président Ivoirien aura donc tenu sa promesse de ne pas participer au nouveau gouvernement. Deuxième constat c’est la sortie du Ministre des affaires étrangères Jean Marie Kakou Gervais qui cède son fauteuil à l’ancien Premier Ministre Daniel Kablan Daucan. Voici la photo sonore de la nomenclature de la nouvelle team de Guillaume Soro ; la voix est celle de Amadou Gon Coulibaly secrétaire général de la Présidence.

CIV nouveau gouvernement by kingsuy

Premières réactions des Ivoiriens

A peine formé que le nouveau gouvernement alimente déjà les conversations. Pour Thierry Koffi jeune cadre dans une entreprise de construction le nouveau gouvernement « a trop de ministres !». « 36 ministres dans un gouvernement au moment où le pays traverse d’importantes difficultés je pense que c’est trop. Je m’attendais à une équipe serrée de 26 personnes tout au plus mais je constate qu’il y a dix ministères en plus et cela ne contribue pas à alléger le train de vie de l’Etat ». A côté de ce nombre pléthorique de ministres il y a ce que certains ivoiriens appellent déjà Les Ministères de reconnaissance politique. « Il y a des nouveaux ministères qui viennent de je ne sais où et qui ressemblent à des postes crées pour satisfaire des ‘’copains’’ du quartier ! » affirme cet étudiant qui a requit l’anonymat. Enfin certains estiment que les femmes sont trop peu représentées dans ce gouvernement : seulement 5 sur 36 membres !

Suy Kahofi

Mamadou Coulibaly : un esprit républicain pas toujours compris

30/05/2011 3 commentaires

 

eburnietoday.mondoblog.org

Mamadou Coulibaly est-il vraiment compris chaque fois qu’il parle ?

Mamadou Coulibaly le Président de l’Assemblée Nationale est un personnage plus que controversé dans l’univers politique Ivoirien. Il est souvent le dernier à se prononcer sur l’actualité du pays mais quand il parle, c’est comme si avant lui personne n’avait dit quelque « d’intéressant » ! La preuve sa dernière sortie après sa visite à l’hôtel du golf continue d’alimenter les conversations. Le FPI, parti qu’il représente a clairement décliné l’offre d’entrer au gouvernement. La nouvelle, il faut le dire à surpris tous les Ivoiriens et surtout ceux qui voyaient l’ancien parti au pouvoir revenir au gouvernement pour donner un sens à la réconciliation nationale. Pourtant à la lecture des arguments avancés par le Professeur Mamadou Coulibaly, on se rend compte qu’il enlève une grosse épine du pied d’Alassane Ouattara. La Côte d’Ivoire depuis la mort d’Houphouët Boigny n’a connu que des gouvernements ‘’d’union’’ ou de large ouverture avec le même problème : l’impossibilité d’appliquer un programme de gouvernement.

Les gouvernements ‘’n’zassa’’ (mélangés) sont des associations d’hommes politiques qui ne réussissent pas à l’Afrique. Dans tous les pays où les partis politiques ont tenté cette aventure les Présidents n’ont pas réussit un seul mandat. La preuve avec le cas Laurent Gbagbo, l’opposant tout plein de bonnes intentions pour la Côte d’Ivoire s’est retrouvé après huit ans dans la position d’un homme qui aura ruiné le pays. La raison de l’échec de l’expérience socialiste en Côte d’Ivoire s’explique par deux facteurs clés : le coup d’Etat et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Que pouvez-vous faire quand tous les Ministres de votre gouvernement obéissent un peu plus au Président de leurs partis qu’au Président de la République que vous êtes ? Comment appliquer un programme de gouvernement quand ceux avec lesquels vous siégez au conseil des ministres appartiennent au clan de ceux qui réclament votre départ par les armes ? Pour éviter donc cette forme d’hypocrisie politique le FPI préfère prendre ses distances et laisser le Président Ouattara « gérer le pays avec sa majorité ». Demain les échecs et les succès dans la gestion du RHDP seront seulement ceux du RHDP et non ceux d’un groupe réunit par un consensus qui a pour non réconciliation.

Je pense bien que si l’on prenait le temps d’écouter le Professeur Mamadou Coulibaly au-delà des mots, on éviterait beaucoup de perte au pays. On se souvient, quand au risque de sa vie il a tenté la médiation sécrète pour un face à face ADO – Gbagbo, nombreux sont ceux qui de part et d’autre le voyaient en Juda ! Aujourd’hui au lieu d’analyser sa prise de position d’un point de vue politique, certains préfèrent le faire guidés par des réactions du type « Mamadou est un insolent politique, le FPI ne veut pas la paix, le FPI veut opérer un coup d’Etat… » Ce n’est pas la première fois dans le monde qu’un politicien refuse la logique d’un gouvernement d’union ou de large ouverture. L’épisode du PSOE et du PP en Espagne est là pour nous le rappeler. José Aznar ayant remporté les élections avait lancé cette phrase : « c’est à celui qui remporte les élections de composer son gouvernement. Aucune logique ne l’oblige à faire appel à l’opposition ». La suite chacun la connait : José Aznar formera un gouvernement avec trois invités de l’opposition ! Pour une fois au moins acceptons de revenir à l’ère du parti unique où Houphouët Boigny choisissait lui seul les membres de son gouvernement. Peut être bien que cela sera à la base d’une plus grande stabilité dans le pays…qui sait avec une opposition plus forte !

Suy Kahofi

Guillaume Soro : La Voix(e) du Nord

25/05/2011 Aucun commentaire

 

Le miracle Soro pourra-t-il aller au-délà de la réalité de la crise post-électorale?

Elu l’homme de l’année en 1997 par le quotidien gouvernemental Ivoir’Soir, SORO Guillaume peut-être aujourd’hui considéré comme l’homme de la décennie en Côte d’Ivoire. Ses excellents états à la tête des Forces Nouvelles et surtout du gouvernement Ivoirien le place largement au-dessus de plusieurs leaders de son âge et même certains de générations antérieures. On ne sait par quel miracle l’ancien secrétaire général de la FESCI (Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire) est devenu un fin stratège politique au point de tenir tête au boulanger d’Abidjan qui était aussi son ‘’père spirituel’’. Il entre désormais dans le panthéon des figures politiques Ivoiriennes avec le titre de l’homme qui a mis fin à la plus grave crise que le pays ait connu depuis son indépendance. Aujourd’hui à la tête du gouvernement d’Alassane Ouattara, il ne pourra donc pas jouir d’une retraite anticipée comme il l’a toujours souhaité. Le grand nord ne verra pas de si tôt l’enfant de Kofiplé : la Côte d’Ivoire a encore besoin de celui qui se voyait déjà député à Diawala !

Soro Guillaume : Gbagbo Laurent light ?

Dans son parcours politique, Laurent Gbagbo aura eu deux ‘’enfants’’ : Soro Guillaume et Charles Blé Goudé. A voir ces deux ‘’enfants’’ diamétralement opposés dans leur manière d’être on arrive à se poser une question. Laurent Gbagbo est-il un mélange de Soro Guillaume, fin bureaucrate, chef militaire et de Charles Blé Goudé, bouillant leader de la rue arborant mal le costume d’homme d’Etat ? La réponse serait OUI avec la précision, ‘’chacun aura pris une facette du père’’. La brouille entre Laurent Gbagbo et Soro Guillaume ne date pas des évènements de 2002. Soro a décidé de voler de ses propres ailes depuis 1998, année où il quitte la FESCI après un second mandat. Laurent Gbagbo ayant une main mise totale sur la FESCI n’accepte pas les reformes démocratiques voulues par Soro pour accéder à la fonction de SG de la FESCI. A part une brève apparition aux côtés de Mme Dagri Diabaté à Port-Bouët on ne verra plus Soro sur le devant de la scène. Il se signale en 2002 à la tête de la branche politique de la rébellion et arrive à évincer le sergent-chef IB. Il fédère tous les mouvements rebelles du nord et de l’ouest sous la bannière des Forces Nouvelles. Son retour en politique fait de lui l’un des plus jeunes ministres d’Etat de la Côte d’Ivoire indépendante et le plus jeune Premier Ministre du pays. Là où les jeunes patriotes ont donné des céphalées à Seydou Diarra et Charles Konan Banny, Soro a trouvé la parade pour réussir et réussir même au-delà des attentes du peuple. On l’aime ou on ne l’aime pas, on reconnaitra son rôle décisif dans le retour de la démocratie en Côte d’Ivoire. Imaginez-vous un seul instant que Soro ait accepté de suivre Laurent Gbagbo avec ses hommes ? Certainement que le pays serait morcelé en petits royaumes où des chefs de guerre pro-gbagbo et prro-ouattara continuaient de se battre ! Sa voix(e) a fait basculer les élections en faveur de l’un des deux candidats.

Son plus grand chantier : la réunification de l’armée

‘’Le miracle Soro’’ est à salué certes mais à la lumière des dernières réalités de la crise Ivoirienne on est en droit de se demander si le plus difficile pour lui ne commence pas maintenant. Le chantier de la réunification de l’armée est une entreprise titanesque car entre les appels d’Alassane Ouattara au retour des ex-FDS et le comportement de certains FRCI il y a un paradoxe. J’en veux pour preuve les menaces de ce jeune élément des FRCI à Toumodi qui jugeant un passager par sa forme a conclu qu’il était gendarme ! Alertés, ses autres collègues ont réclamé la peau du ‘’gendarme de gbagbo’’ avant de se raviser. Ma carte de presse et celle d’un collègue de la presse nationale ont découragé ces jeunes gens ivres au pire même drogués ! « Comment avec ce genre d’attitude on peut parler de réunification de l’armée » avait souligné un passager. Dans une armée embryonnaire marquée par l’indiscipline et le manque d’hiérarchie réelle comment fédérer des hommes (FDS) formés aux métiers des armes et des combattants, la plus part illettrés et formés en brousse ? Comment contenter aussi ses nouveaux commandants de zone qui se voient tous en chef d’Etat major ? Ces ‘’petits’’ rois de la kalachnikov accepteront-ils de se mettre sous les ordres d’un ex-général des FDS ? L’armée n’étant pas un espace fait pour la reconnaissance politique, Soro pourra-t-il convaincre ses ‘’MDL’’ de déposer les armes et de retourner à leurs wôrô-wôrô et autres gbakas ? Voici de nombreuses questions auxquelles le Premier Ministre doit répondre.

Suy Kahofi

Ambiance festive d’un départ pour l’investiture

20/05/2011 Aucun commentaire

 

Petite pause à n'zianouan pour faire le plein d énergie

Gare d’Adjamé, Abidjan il y a du monde ce vendredi comme déjà depuis le mercredi 18 : les Ivoiriens par centaines ont décidé de ce rendre à Yamoussoukro pour la cérémonie d’investiture du Président de la République. Toutes les gares qui assurent le transport vers Yamoussoukro reçoivent du monde. 5000, 4500, 4000 chacun affiche son tarif pour attirer la clientèle. Il est 10 h 26, nous sommes à la gare de l’Union des Transporteurs de Bouaké UTB. Le prochain départ pour Yamoussoukro est prévu pour 12 h 15. Trop de temps à attendre : chacun veut une place dans le car qui décolle pour Daloa et Bouaflé. Le chauffeur sur insistance du chef de gare accepte de faire le détour pour déposer la trentaine de fêtards à Yamoussoukro. L’ambiance est plutôt festive à la montée du car ! « Vous allez voir le Président ? » interroge le convoyeur. « Oui kêh ! Et toi tu ne viens pas » lui répond la commerçante qui vient de fermer boutique pour le voyage. Les commentaires et analyses fusent de toutes parts sur l’évènement mais on retiendra que les Ivoiriens se rendent à Yamoussoukro pour festoyer et tourner la page. « Ivoiriens ils aiment amusement ! Depuis Ouattara parlent ils n’entendent pas mais quand il a dit venez faire la fête ils courent » affirme un agitateur à l’avant du car. Un autre de répondre « ADO lui-même sait que son investiture c’est le rattrapage de 24, 31 et pâques des Ivoiriens » (rires). Après le départ d’Adjamé bref escale à Yopougon puis direction le corridor de GESCO. A la vue des FRCI, les passagers se préparent pour le contrôle. « Rangez vos pièces d’identités : qui va contrôler quoi ? » s’interroge menaçant un étudiant à l’arrière du car. C’est d’ailleurs lui qui sort la tête pour accueillir l’homme en arme. « Chef, laisse affaire de contrôle on va pour la fête à Yamoussoukro ». L’homme fait signe de la main et le car avance. Quelques brins de causerie entre voisins puis c’est un démarcheur qui prend la relève pour vanter les mérites de ses médicaments.

Première escale 12 h 12 , l’ancien corridor d’Elibou sur l’autoroute. 2 km avant les premiers commerçants un accident ! Sortie de route pour un pick-up des FRCI : les trois  occupants à l’avant du véhicule sont touchés. Les voyageurs se lèvent pour admirer le triste spectacle. « Voici ce que l’OSER (Office de Sécurité Routière) voulait éviter » affirme une dame. Le car s’immobilise à peine et reprend son périple vers la capitale politique. Le silence est déchiré par un une information qui ne réjouit pas les fêtards. « Mon cousin vient de me dire que les maquis et bars affichent occupés depuis deux jours » affirme l’étudiant. « C’est grave ! » répond l’agitateur à l’avant du car avant de conclure « j’espère que le prix de la bière n’a pas augmenté ? » (rires). Deuxième escale à N’Zianouan : la pause est longue car certains profitent de l’occasion pour manger et faire quelques courses. Un voyageur quitte le car puis c’est le départ ! Sur le chemin des femmes et des  enfants dans certains villages saluent le passage des véhicules avec des cris de joie et brandissent des drapeaux estampillés ADO la solution ou RHDP la solution. Les véhicules vont vite, certains sont en pannes ici et là mais personne aux abords des routes ne renoncent au voyage. Plus intrépides, ce groupe de motards d’une vingtaine de personnes qui entend rallier la capitale à deux roues! Là aussi il y a des pannes mais on ne se décourage pas. Les véhicules des FRCI sont visibles tout au long du trajet : certains escortent des voitures officielles du Gouvernement, d’autres des véhicules diplomatiques. Troisième pause à Toumodi et c’est le direct pour Yamoussoukro que nous atteignons en moins de 20 mn. Il est 15 h 05 mn! Les longues files de véhicules à l’entrée de l’hôtel président attirent le regard des voyageurs. Les uns appels leurs amis, d’autres des  parents. « Nous y sommes » lance un jeune homme à l’arrière du car et son voisin de lui répondre « espérons que la pluie ne gâche pas la fête ».

Suy Kahofi à Yamoussoukro

La Côte d’Ivoire se prépare pour l’investiture de son Président

18/05/2011 un commentaire

 

eburnietoday.mondoblog.org

Alla N’guessan* a choisi Yamoussoukro pour son investiture

Les préparatifs pour l’investiture du Président Alassane Ouattara se passent plutôt bien dans l’ensemble. Abidjan vitrine de la Côte d’Ivoire moderne bien que marqué par les stigmates des combats fait peau neuve pour accueillir dans moins de 72 heures les invités de marque qui se bousculeront pour assister à la cérémonie d’investiture. Les équipes de nettoyage composées d’hommes et de femmes curent les caniveaux et les rues, débarrassent la capitale des dépotoirs sauvages et balaient les rues chaque jour. « Abidjan redevient joli » comme le soulignait un chauffeur de taxi. Le boulevard lagunaire affiche son look des jours d’indépendance : chaque poteau électrique a retrouvé son drapeau et a reçu une nouvelle couche de peinture. Il faut se dépêcher au niveau d’Abidjan pour remettre les dernières couches de chaux sur le trottoir mais mettre également en état de marche les lampadaires dont certains ont été endommagé ces quatre derniers mois.

Encore des lampadaires à faire fonctionner et cette fois ci nous sommes à Yamoussoukro, la capitale politique de Côte d’Ivoire. La ville la plus électrifiée d’Afrique est celle choisie par le nouveau Président Ivoirien pour son investiture. On ne pourra pas dire exactement combien de lampadaires ornent les rue de Yamoussoukro mais dans tous les cas, ce système d’éclairage public fait le charme de cette cité. Certains parlent de 5000 à 8000 lampadaires pour une ville petite par sa superficie ! La capitale est belle et débarrassée de ses ordures grâce à la mobilisation de tous les habitants qui ont répondu favorablement à l’appel de Nanan N’dri Boigny III chef des Akouê et Gouverneur de District. Ici on sent déjà que le volet sécuritaire ne sera pas laissé au hasard : la Licorne est présente, les FRCI renforcent leurs patrouilles et les troupes de l’ONUCI déjà opérationnelles sont aussi visibles.

La cérémonie d’investiture du Président de la République fait aussi tourner le business. Des commerçants ambulants proposent des auto-collants à l’effigie du Président ainsi que des tee-shirts. Certains militants comme Awa ont préféré faire sortir le tee-shirt de campagne avec l’inscription ‘’ADO la solution’’. « Au lieu de dépenser je préfère porter mon tricot pour me rendre à Yamoussoukro. Il est encore neuf car à cause de la crise nous les avons gardé : on avait peur de les porter à cause des militants du FPI mais aujourd’hui il n’y plus de problème » affirme la jeune commerçante. A la maison du parti (PDCI) et au siège du RDR le pagne officiel de l’investiture est très prisé par les militants et sympathisants du Président Alassane Ouattara qui se déplaceront nombreux à cette cérémonie si l’on s’en tient aux propos de ce chef de gare. « Nous avons déjà réservé des cars pour des convois. Bouaké, Daloa, Gagnoa…des milliers d’Ivoiriens veulent rallier Yamoussoukro et je ne le cache pas ces déplacements font l’affaire des transporteurs ! ». Le chef de gare nous dira qu’il espère que les éléments des FRCI qui se signalent aujourd’hui par la pratique d’un racket sauvage « laisseront tranquille les Ivoiriens qui désirent voir le Président ».

*Alla N’guessan est le nom baoulé d’Alassane Ouattara

Suy Kahofi

La presse pro-ouattara de retour dans les kiosques

07/03/2011 4 commentaires

Face aux menaces, intimidations et le harcèlement policier du régime Laurent Gbagbo par le canal du nouveau CNP (Conseil National de Presse) qui lui est acquis, le collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 Novembre 2010 avait décidé de suspendre ses parutions. Après une semaine d’action et surtout les appels des lecteurs à ne pas garder le silence, le collectif signe son retour dans les kiosques ce Lundi 07 mars. La décision a été prise le Samedi 5 mars à l’issue d’une réunion. Ainsi les titres proches de l’opposition ou neutre que sont le Nouveau Réveil, Nord Sud, Le Mandat, Le Démocrate, Le Jour plus, L’intelligent d’Abidjan, L’expression et Le Patriote peuvent être achetés et lus par les lecteurs. Dès l’annonce de la levée de l’arrêt de parution les lecteurs majoritairement du RHDP n’ont pas caché leur grande satisfaction. « S’ils restent silencieux je crois qu’ils ne participent plus au combat et donnent ainsi raison au régime qui les oppresse. Je salue la grandeur d’esprit des différents directeurs de publication et j’invite le gouvernement légitime de Côte d’Ivoire à soutenir ces journalistes qui sont menacés » affirme Mr Soumahoro.

Au terme de sa réunion du samedi 05 le collectif souligne avoir fait un bilan positif de la suspension de parution. Les Responsables dudit collectif n’ont pas manqué de remercier les lecteurs, la communauté nationale, les organisations socioprofessionnelles locales et internationales, ainsi toutes les institutions et structures qui leur ont apporté un encouragement et exprimé leur solidarité. Les lecteurs retrouvent donc une information équilibrée après une semaine passée sous le dictat éditorial des quotidiens pro-gbagbo.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 37 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA malgré les appels de Reporters Sans Frontières et de l’ONUCI.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas mais nous pensons aussi à tous les journalistes exilés et ceux privés d’exercer librement !

Suy Kahofi

7 manifestantes du RHDP tuées à Abobo

04/03/2011 3 commentaires

 

Les femmes s'opposent à Laurent Gbagbo

Les Ivoiriens quelque soit leurs bords politiques auraient acceptés de voir toutes images d’atrocités durant cette crise mais certainement pas celle de six femmes allongées sans vie à Abobo Gare. Aucun mot n’existe pour décrire cette barbarie avec laquelle des militaires à la solde de Laurent Gbagbo ont exécuté froidement des mères de familles venues manifester pacifiquement pour que l’usurpateur cède le pouvoir. Pour qu’un tel forfait soit commis, il a certainement fallu que ces hommes sans foi ni loi oublient qu’ils ont été portés eux-mêmes pendant neuf mois par des femmes.

A l’appel du Premier Ministre Soro Guillaume, les femmes du RHDP ont commencé depuis une semaine à manifester pacifiquement dans plusieurs localités du pays et dans les communes d’Abidjan. Ce 03 mars leurs sœurs d’Abobo ont voulu se joindre à ce mouvement populaire. Malheureusement 7 d’entre elles ont été tuées ! Voici le récit d’Ibrahim un jeune militant RHDP d’Abobo. « Depuis le matin autour de 7 heures les militants du RHDP surtout les femmes ont commencé à sortir pour mobiliser leurs camarades. Petit à petit la foule a commencé à s’entasser au rond point, lieu de départ de la manifestation. Nous avons vu dans un premier temps une 4 x 4 des FDS venir tourner au rond point et continuer à l’intérieur du quartier. Nous avons cru que ces FDS allaient nous laisser manifester. Le véhicule est revenu cette fois ci avec un char anti-émeute et un blindé. Les engins se sont immobilisés au niveau des femmes et sans autre forme de procès ont ouvert le feu sur les femmes avant de reprendre la route vers Adjamé ». Une salve de munition de calibre 14 (munition de guerre) tirée d’un BTL 80 (le blindé) de l’armée fidèle à Laurent Gbagbo touche 6 femmes à la tête et les tue sur le champ ! La septième grièvement blessée succombera de ces blessures dans le véhicule qui la transportait vers l’hôpital. Quelles armes avaient ces innocentes femmes pour se faire ainsi tuer ? A-t-on retrouvé un seul RPG ou une kalachnikov sur ces corps sans vie ? Véritablement le régime aux aboies de Laurent Gbagbo tombe dans une bassesse indescriptible. Comme pour montrer son mépris de la vie humaine, le gouvernement Aké N’gbo dans un ultime mouvement pour redorer son image commet une bourde qui laisse chacun voir comment les morts en cascade ne peuvent l’émouvoir. Le porte-parole du gouvernement Aké N’gbo, Ahoua Don Mélo au micro de la VOA prononce cette phrase tentée d’indifférence : « Nous allons ouvrir une enquête pour situer les responsabilités des FDS dans cet incident (il reconnait l’erreur mais). Vous savez Abobo est infiltré et je ne pense même pas que les FDS étaient présents au cours de cet incident (il nie aussitôt l’implication des FDS) ».

Le régime de Laurent Gbagbo est tombé bien bas : s’attaquer à des femmes sans défense. Les hommes : on l’aurait compris ; mais des femmes, des mères, des sœurs, des personnes qui donnent la vie ! C’est tout simplement lâche et triste. Au cours de la journée d’hier, dans tout le grand Abidjan, des FDS zélés ont ainsi tué 7 femmes, fait 111 blessés dont 20 graves à l’image de ce jeune homme dont la rotule gauche a été enlevée par un tir de mitrailleuse calibre 65./.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 34 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi

21 février : La révolution du ‘’cacao’’ n’aura pas lieu !

21/02/2011 un commentaire

 

Soro Guillaume appelle au soulèvement populaire

Laurent Gbagbo suit certainement l’actualité et plus que jamais le woody de mama sait aussi que l’Afrique n’a plus envie de ces présidents qui s’accrochent au pouvoir. La révolution du jasmin en Tunisie qui s’est étendue au monde arabe est devenue la maladie des dictateurs. Alors chacun se méfie et tente de trouver un vaccin pour s’immuniser contre cette maladie. Si pour le moment l’Afrique du nord et le monde arabe sont les premiers contaminés par le virus du jasmin, la vague risque de s’étendre à toute l’Afrique. Dans le viseur des manifestants, le Président Ivoirien sortant, Gbagbo Laurent le cavaliere, le pistoléro, le cow-boy du désert de la révolte opérant arme au poing seul contre la communauté internationale. Mais Gbagbo ne saurait tolérer une révolte et depuis quelques jours, il a imposé le couvre feu et réprimé à balle réelle un meeting de l’opposition avec 3 morts à la clé. Gbagbo ne se laissera pas faire car il n’est pas une chaire molle comme Moubarak ou la femmelette de Ben Ali et en matière de répression il a des conseillés sûrs.

 

Laurent Gbagbo ne veut pas de révolution en Côte d'Ivoire

Alors que la violence signe son retour à Abidjan, une véritable incertitude plane sur le voyage du panel des cinq chefs d’Etats Africains qui doivent trouver une solution finale à la crise post-électorale Ivoirienne. Compaoré ne sera pas là et pour les autres, c’est plus une question d’insécurité dans la capitale Ivoirienne qui risque de chambouler le calendrier. En plus il faut reconnaitre qu’à Nouakchott personne n’est vraiment prêt et les solutions contraignantes ne semblent pas avoir été trouvées. Dans l’attente du panel, Abidjan espère que cette journée sera calme même si déjà ce matin la jeunesse du RHDP entend descendre dans la rue.

RAPPEL DESORMAIS QUOTIDIEN


Voici 22 Jours que nos amis et confrères Sanogo Aboubakar dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez dit Gnahoré Charly de Télévision Notre Patrie (TVNP) sont arbitrairement détenus à la MACA.

Au nom de la liberté de la presse nous ne les oublions pas !

Suy Kahofi