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Mali/Crise Humanitaire : PLAN International interpelle !

Enfants Maliens réfugiers au Burkina Faso

Enfants Maliens réfugiers au Burkina Faso

Malgré le difficile accès aux zones directement touchées par les combats notamment la ligne de front, PLAN continue de déployer ses équipes en soutien aux déplacés qui désertent le nord-mali pour le sud du pays ou les pays limitrophes. L’organisation fondée depuis plus de 75 ans est l’une des plus anciennes et des plus grandes organisations de développement centrée sur l’enfant dans le monde ! Elle est opérationnelle dans 50 pays en voie de développement à travers l’Afrique (24 pays), l’Asie et les Amériques. PLAN s’investi dans la promotion des droits de l’enfant et contribue à sortir des millions d’enfants de la pauvreté. C’est bien ce leitmotiv, cette mission première qui l’oblige à être en ligne de front des ONG activent au Mali car le conflit qui secoue ce pays de la CEDEAO touche en premier les enfants et leur mères. PLAN a commencé ses activités-terrains au Mali depuis 1976 et elle apporte une assistance d’urgence liée à la crise depuis le début du conflit au Mali (2012). C’est donc en connaissance de cause que PLAN tire sur la sonnette d’alarme et met en garde l’opinion internationale : le Mali est proche d’une crise humanitaire majeure.

Des dizaines de milliers de personnes déplacées ainsi que celles toujours présentes dans les zones de conflit sont laissées en rade. En plus, le conflit empêche les agriculteurs de faire les semis pour la récolte de 2013, et il est à craindre que près de deux millions (2.000.000) de personnes soient affectées par une crise alimentaire cette année. Selon les Nations Unies, depuis que les combats ont commencé le 10 janvier 2013, environ 10.000 personnes ont fui. Près de 376.000 personnes ont été déplacées vers l’intérieur depuis le début de la crise en Mars 2012. A ce total, s’ajoute près d’un quart de million de personnes déplacées internes et d’autres réfugiées dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso. Alors que les combats continuent, les agences humanitaires s’attendent à voir le nombre de déplacées internes atteindre près des trois quarts du million durant les mois à venir. « Les personnes déplacées récemment ont besoin de presque tout. Elles ont besoin de nourriture, d’abris, d’eau, d’assainissement et de soutien psychologique. Nous avons besoin de financements conséquents pour être en mesure d’élargir notre réponse au fur et à mesure que le nombre de ces personnes déplacées augmente » nous explique Anthonin Ngarukiye, Responsable de la réponse d’urgence PLAN Mali. Face à cette situation de plus en plus critique, PLAN apporte une réponse humanitaire d’urgence aux besoins des déplacées interne au Mali. Il s’agit principalement de la distribution de vivres et non-vivres à travers les « kits dignité ». Ce kit de base est composé d’articles divers tels que des serviettes, des brosses à dents, du dentifrice, des chaussures en caoutchouc, des comprimés de paracétamol et des moustiquaires. PLAN apporte également un soutien psychologique, une protection et des services éducatifs de base aux enfants affectés par le conflit. Au-delà de la réponse humanitaire immédiate, il faut penser au long terme. Le conflit du nord-mali aura un impact lourd de conséquence sur la production agricole et la disponibilité des denrées sur le marché. Les agriculteurs commencent généralement à préparer leurs champs en Février mais dans le contexte actuel beaucoup d’entre eux ne sont pas en mesure de travailler ! Avant le début de l’action militaire (10 Janvier 2013), plus de deux millions de personnes étaient à risque d’insécurité alimentaire au Mali en particulier dans le Nord. On estime que plus de 660.000 enfants sont exposés à des risques de malnutrition aigüe et environ 1,5 millions de personnes sont à risque d’épidémies dues à un accès limité à l’eau et aux installations sanitaires dans le Nord !

Il faut impérativement se focaliser sur la réponse humanitaire au Mali car selon Dr Unni Krishnan, Directeur de la préparation et de la réponse aux urgences au PLAN « chaque minute compte dans la réponse à la crise humanitaire au Mali ». En effet, les personnes déplacées, en particulier les enfants, sont touchés à la fois physiquement et psychologiquement. Il faut donc prévoir une politique de secours émotionnels et des activités récréatives pour les enfants en accompagnement des mesures de distribution d’eau et de nourriture. Pour répondre efficacement aux besoins des populations à risque dans les six prochains mois, PLAN estime ses besoins à 3,2 millions de dollars US.

SUY Kahofi (source PLAN International – PLAN Mali)



Côte d’Ivoire : manque de financement pour l’action humanitaire

Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire

Une rencontre entre les acteurs humanitaires et les bailleurs de fonds s’est tenue à Abidjan ce 30 avril 2012, dans la salle de conférence du Bureau International du travail (BIT). La rencontre, organisée par le Coordonnateur Humanitaire en Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey, en collaboration avec les Ministres d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, M. Albert Mabri Toikeuse, représenté par son Directeur du Cabinet, M. Diaby Lanciné et Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Solidarité, M. Gilbert Kafana Koné, avait pour objectif d’attirer l’attention des bailleurs de fonds sur le sous financement de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire et ses conséquences sur les populations vulnérables. Lors de son intervention, le Coordonnateur Humanitaire, M. Ndolamb Ngokwey, a souligné l’importance et la nécessité d’une action soutenue en faveur des populations affectées par la crise post-électorale. « Si la stabilité politique a permis un retour important de nombreux réfugiés et déplacés internes dans leurs zones d’origine, assurer une intégration durable demande une assistance conséquente », a déclaré M. Ndolamb Ngokwey. « Cette assistance, tant nécessaire, risque d’être compromise par le manque de financement », a-t-il ajouté.

Les présentations faites par M. Ndolamb Ngokwey et le représentant du Comité national de coordination de l’action humanitaire (CNCAH), ont dressé un état des besoins non-couverts. Selon M. Ndolamb Ngokwey, un financement inadéquat pourrait priver 400.000 personnes d’accès à l’eau potable à l’ouest du pays. De même, 5.000 abris ou maisons doivent être réhabilités ou construits pour permettre un retour durable. Environ 2 millions de personnes, dont 80.000 femmes enceintes et plus de 300.000 enfants de moins de cinq (5) ans seraient privés d’accès à des soins de santé de qualité. L’Appel Consolidé dit CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire, lancé le 16 janvier dernier à Abidjan, n’est financé à ce jour qu’à hauteur de 18 pour cent, soit 31,2 millions de dollars US sur une requête initiale de 173 millions de dollars US.

SUY Kahofi



La chef adjointe de l’humanitaire des Nations Unies en mission dans l’ouest Ivoirien

 

Mme Bragg et M. Ndolamb Ngokwey Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire

Neuf mois après la crise post-électorale, la situation des réfugiers Ivoiriens demeure toujours préoccupante et pour toucher du doigt ce problème Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence a mené une mission dans l’ouest du pays pour être au parfum des difficultés des populations. Elle s’est rendue mardi 17 janvier à Guiglo, Bloléquin et Duékoué dans l’ouest de la Côte d’Ivoire pour se rendre compte des besoins humanitaires importants qui restent à combler dans cette région. L’ouest du pays avait été très gravement touché par les violences au plus fort de la crise post électorale. Des centaines de milliers de personnes avaient été contraintes de fuir cherchant refuge dans des zones plus sûres en Côte d’Ivoire, d’autres se rendant au Liberia. Fait de la stabilisation de la situation et de l’amélioration des conditions sécuritaires, particulièrement depuis le mois de juillet 2011, un nombre élevé de personnes déplacées et de réfugiés se trouvant au Liberia, sont rentrés dans leurs villages.

Chasseur traditionnel Dozo

Des tensions sur le foncier rural persistent

Cap est mis sur Zéaglo dans le département de Bloléquin pour démarrer cette tournée. Ici 8000 habitants sur les 12.500 que comptait la localité avant la crise sont de retour. Les autochtones restés longtemps dans les camps de réfugiers ont toujours peur et se disent privé de leurs plantations seul source de revenus pour eux comme le confirme Léï Robert chef du quartier Pinhoun à Zéaglo. « Cette année notre retour a été vraiment difficile parce qu’il y a des Dozos en brousse et nous ne pouvons pas nous y aventurer au risque de nous faire tuer ! Je ne sais pas ce qu’ils nous reprochent mais toutes les autres communautés peuvent se rendre dans leurs plantations sauf les autochtones ». La forêt classée de Kopézéha restituée aux populations et située dans le sud de la localité est le nœud du problème. De son côté Yéhi Zéon Antoinne enfonce le clou en indexant directement les allogènes qui vivaient avec les populations Guéré depuis plusieurs années sans problème. « Je dois vous dire que toute la crise Ivoirienne s’est jouée ici sur ces terres de Zéaglo entre les Guérés et les Burkinabés. Aujourd’hui se sont les Baoulés et les Burkinabés qui ont armé les Dozos (chasseurs traditionnels) et qui menacent nos vies dans nos propres plantations. Jusqu’à ce jour pas un seul jeune autochtone dans ce village n’a vendu un seul grain de cacao ! » Les autochtones inquiétés par la tournure des évènements disent avoir transmis leurs doléances au Préfet et aux humanitaires qui tentent d’apaiser les tensions communautaires. L’éternel problème du foncier rural refait surface à l’heure du retour et les allogènes Baoulé, Burkinabé, Sénoufo et lobi qui sont accusées d’être les bourreaux des autochtones se défendent. Djanda Moumouny est le Président de la jeunesse burkinabé et il ne botte pas en touche pour dénoncer une campagne d’intoxication. « J’affirme et j’assume que depuis notre retour aucun jeune burkinabé n’a mis la main sur la plantation d’un Guéré. Nos frères se basent sur des ‘’on-dit’’ pour éviter de se rendre dans leurs plantations. Il n’y a rien en brousse ! » Les autochtones affirmant être martyrisés par les dozos et des éléments véreux des FRCI (forces républicaines de côte d’ivoire) qui les rançonnent ne vivent que de l’aide humanitaire. « Nous sommes privés de nos champs et n’y a que l’aide humanitaire qui nous fait vivre. Vous voyez que même le village est en train d’être reconstruit grâce à ces humanitaires. Nous leur disons merci pour les vivres et non-vivres que nous recevons » affirme Léï Robert chef du quartier Pinhoun.

Habitation détruite à Niambly

Niambly : l’heure est à la reconstruction !

Après Zéaglo direction Niambly dans la sous-préfecture de Duékoué. Ici aussi les tensions persistent ! Les autochtones accusent les allogènes d’avoir pillé leurs maisons et leurs plantations durant la crise et d’avoir fait main basse sur leurs aires cultivables. Malgré ces problèmes le village détruit est en pleine reconstruction en dépit des difficultés et de la douleur d’avoir tout perdu. Dakoury Delphin pose les fondations de sa nouvelle maison en briques artisanales et selon le maçon elle sera achevée dans cinq jours ! « J’ai retrouvé ma maison dans un état de délabrement : tout a été emporté et comme vous le voyez je suis en train de tout reconstruire avec le soutien d’une ONG ». Solidarités International aide les populations à se reloger avec un programme de réhabilitation de 37 logements et la construction de 88 autres. Les besoins restent cependant importants car 6000 logements sont à financer le plus rapidement.   

La peur du retour

Le camp de réfugiers de Niambly qui compte plus de 4500 âmes nous accueille pour la fin de cette tournée. Les difficultés sont aussi importantes : 2 m² de tente que se partagent des familles nombreuses entre 7 et 12 membres et les difficultés ne s’arrête pas là. Gaha Thérèse témoigne ! « Nous n’avons que du riz et du maïs. Les rations sont insuffisantes et nous devons tenir pendant un mois avec ! Plusieurs malades en âge avancé peuvent rester sans soins pendant plusieurs jours. L’accès à l’eau potable est difficile et il faut se rabattre sur les puits autour du camp ». Dans ce camp de réfugier le mot réconciliation n’est pas à l’ordre du jour car pour les populations déplacées il faut désarmer et régler le problème du foncier avant de parler du retour. « Qui peut nous parler de réconciliation quand nos plantations sont encore occupées par les Dozos ? Il faut d’abord que le désarmement se fasse et les conditions de sécurité soient réunis avant d’en parler » affirme Goho Jean Paul un jeune réfugier du site de Niambly.

Réussir un plaidoyer auprès des donateurs

Mme Bragg après avoir touché du doigt les problèmes des réfugiers pense que son voyage pourra lui permettre de mieux mener son plaidoyer auprès des donateurs dès son retour à New York. « Il est important que l’action humanitaire soit renforcée dans cette région. Il faut s’assurer que les populations dans les villages puissent subvenir à leurs besoins de base et contribuer à la reconstruction des habitations et bâtiments communautaires. Il est donc  essentiel que des ressources financières soient disponibles » a déclaré Mme Bragg avant de conclure « nous ferons notre travail, mais les communautés doivent faire le leur en construisant ensemble, permettant ainsi aux ivoiriens de vivre côte à côte en harmonie ». Madame Bragg a été accueillie par les forces de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) principalement le bataillon marocain, qui jouent un rôle clé dans le renforcement de la sécurité pour le retour des déplacés et des réfugiés, un rôle qui doit rester important en 2012. Au cours de cette visite, Mme Bragg était accompagnée du Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire, M. Ndolamb Ngokwey, et du Directeur des Affaires Sociales, M. Adama Coulibaly.

SUY Kahofi



Le CAP-2012 pour la Côte d’Ivoire est lancé !

 

Camp de réfugiers dans l'ouest de la Côte d'Ivoire

La question des réfugiers en Côte d’Ivoire demeure toujours préoccupante neuf mois après la fin de la crise post-électorale. C’est pour trouver une réponse immédiate et surtout durable à cette situation que le Bureau de Coordination de l’Action Humanitaire des Nations Unies OCHA, le Ministère Ivoirien en charge des affaires sociale et leurs partenaires se sont réunis ce 16 janvier à la salle de conférence du ministère des affaires étrangères pour procéder au lancement du Processus d’Appel Consolidé pour la Côte d’Ivoire. Ce projet humanitaire aura une durée d’un an et devra au bas mot mobilisé des ressources à hauteur de 173.089.333 dollars US. Cette somme doit répondre aux besoins de 186.000 personnes déplacées Internes et 161.061 réfugiers Ivoiriens dont 135.208 au Libéria.

Le lancement du CAP 2012

La cérémonie de lancement du CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire a eu lieu ce lundi 16 janvier sous la présence effective de Mr Gilbert Kafana Koné ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et des affaires sociales et de Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence. Cette cérémonie a réunit les agences spécialisées des Nations Unies opérant en Côte d’Ivoire et les Ministères techniques Ivoiriens. Au cours de la série des allocutions, Gilbert Kafana Koné ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et des affaires sociales a remercié les humanitaires et les ONG pour leurs actions divers en faveur des réfugiers et déplacés Ivoiriens. Il a surtout souligné la nécessité d’agir conjointement (Agences des Nations Unies-ONG-Etat de Côte d’Ivoire) pour être plus efficace sur le terrain. Il n’a pas manqué de situer le contexte dans lequel le CAP-2012 est lancé. « Le processus d’appel consolidé 2012, élément de planification stratégique et de mobilisation de ressources intervient dans un contexte d’amélioration significative de la situation humanitaire. Au titre des mouvements de population il convient de noter une légère baisse du nombre de personnes déplacées internes présents dans les sites d’accueil ainsi que celui des sites eux-mêmes. Il est à souligner des retours massifs organisés et spontanés de ces personnes dans leur milieu d’origine ». Malgré ces quelques embellies d’énormes problèmes sanitaires et socio-économiques persistent ! Le CAP-2012 se donc présente comme une réponse à ces besoins. N’Dolamb N’gokwe le Coordonnateur Humanitaire pour la Côte d’Ivoire après un exposé global de la situation humanitaire en Côte d’Ivoire n’a pas manqué de souligner les missions du CAP-2012. « Il s’agit d’abord d’identifier et de soutenir des solutions durables pour le retour volontaire des déplacés et des réfugiers, d’améliorer les conditions de vie et de protection des populations les plus vulnérables et finalement de réduire les risques de toute nouvelle crise ». Mme Catherine Bragg a précisé le contexte de sa mission non sans prendre le soin de souligné la nécessité de redoubler d’effort pour répondre aux besoins des réfugiers.

La mission humanitaire de Madame Bragg

Pour piloter le projet CAP-2012 et pour booster l’action humanitaire et remobiliser le gotha des donateurs et des partenaires au développement, Mme Catherine Bragg la Sous-secrétaire Générale aux Affaires Humanitaires des Nations Unies et Coordinatrice Adjointe des Secours d’Urgence séjourne en ce moment en Côte d’Ivoire. Elle aura un programme chargé fait d’échange avec les représentants des agences de l’ONU opérant en Côte d’Ivoire, les Ambassadeurs et surtout les autorités Ivoiriennes qui ont le leadership de l’action humanitaire en Côte d’Ivoire. « L’objectif de cette visite est d’évaluer la situation humanitaire neuf mois après la fin de la crise post-électorale, de sensibiliser les donateurs et le public sur les besoins et les défis restants ainsi que sur la nécessité d’un financement conséquent tout au long de l’année afin de permettre d’instaurer une réponse humanitaire solide qui contribuera à la stabilisation ». Mme Bragg durant son séjour effectuera une mission ce 17 janvier à Guiglo dans l’ouest de la Côte d’Ivoire avant d’achever sa visite le mercredi 18.

SUY Kahofi

 



Les Etats-Unis appuient un programme novateur de lutte contre la faim

 

Phillip Carter III ambassadeur des USA en Côte d’Ivoire

Le Gouvernement des Etats-Unis, à travers l’Agence pour le Développement International (USAID)  a fait don de 1,6 million de dollars pour lutter contre la faim à Abidjan, la   plus grande ville de Côte d’Ivoire. Le don fait partie des 10,7 millions de dollars d’aide de l’USAID pour promouvoir la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. En collaboration avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’USAID a financé le premier projet en Afrique de l’ouest utilisant  la technologie de la téléphonie mobile pour venir en aide aux  personnes affectées  par la crise postélectorale. Plus de 10 000 ménages issus des communes d’Abobo et de Yopougon, qui sont les deux quartiers d’Abidjan les plus durement  éprouvées par la crise,  ont reçu des cartes SIM qui, lorsqu’elles sont activées, autorisent l’accès à l’argent pour acheter de la nourriture. Le projet pilote de deux mois fournira l’équivalent de 75 $ par mois en aide à  des familles à Abidjan, où la nourriture, quoique disponible, reste le plus souvent hors de prix pour les habitants les plus pauvres.

Pour l’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Phillip Carter III : « Ce don est un exemple concret de l’engagement des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire qui se remet progressivement de la crise postélectorale ». « Ce projet est un excellent exemple d’utilisation de la technologie à des fins humanitaires en permettant aux populations les plus démunies d’accéder à la nourriture. L’utilisation de la technologie de téléphonie mobile a pour avantage de garantir que  cette aide parvient directement aux plus nécessiteux, » a fait remarquer  l’Ambassadeur Carter. Le Gouvernement des États-Unis apporte environ 178 millions de dollars à la Côte d’Ivoire en aide bilatérale.  Outre l’assistance humanitaire, les États-Unis travaillent en collaboration avec des partenaires afin d’encourager la réconciliation nationale et le respect des droits de l’homme, soutenir la reprise économique, promouvoir l’état de droit, préparer les élections parlementaires à venir et assurer des services de prévention, de soins et des traitements de qualité pour les personnes  infectées et affectées, par le VIH/SIDA.