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Articles taggués ‘réconciliation’

Sport et Loisir facteur de cohésion sociale

14/05/2012 Aucun commentaire

La fête fut tout simplement belle

Le troisième salon national des sports et loisirs de Côte d’Ivoire s’est achevé ce samedi au stade Champroux d’Abidjan Marcory. Dans le contexte socio-politique Ivoirien ce salon revêt un caractère particulier car il réunissait les Ivoiriens autour du thème ‘’Sport et Loisir facteur de cohésion sociale’’. « Le thème de cette année est tellement important car grâce aux vertus des sports et loisirs on peut réussir à faire redémarrer la Côte d’Ivoire sur de nouvelles bases solides d’unité et de cohésion » déclare Philipe Ibitoha Directeur exécutif du salon. La Côte d’Ivoire sort de crise et elle veut redevenir un pôle sportif sous-régional par excellence en ambitionnant de réunir chaque année les grands noms du sport continental sur son sol. Cet objectif est noble et il l’est encore plus lorsque le pays décide de se réconcilier par le sport. Venus Timiongabo athlète burundais, champion olympique du 5000 m en 1996 et parrain sportif du salon souligne que « le sport est un outil très important » dans la mesure où «  quand la population est mobilisée il est plus facile de faire passer tous les messages de cohésion et d’éducation »pour rapprocher les peuples.

Le ministère des sports et loisir a marqué son entière adhésion à ce 3ème salon national des sports et loisirs. Ce moment a été l’occasion saisie par Pauline Traoré pour annoncer les projets d’envergure nationale en préparation au sein de son ministère. Il ressort qu’un vaste projet de pratique du sport à grande échelle verra bientôt le jour avec une mobilisation de près de 70% de la population. Pour la soixantaine de fédération sportive participant au salon il s’agit là d’une aubaine qui pourrait permettre à un nombre plus important d’Ivoiriens de s’intéresser aux disciplines sportives. Les participants au salon dans l’ensemble n’ont donc pas boudé leur plaisir ! « Le judo c’est un certain nombre de valeurs que nous prônons, une ligne de conduite… c’est donc toutes ces valeurs que nous sommes venus échangés avec les populations Ivoiriennes » affirme Bitty le Secrétaire Général de Fédération Ivoirienne de Judo. « C’est une joie pour nous de nous retrouver à ce salon avec la quasi-totalité des Fédérations sportives du pays ! C’est la preuve que nous sommes en famille » soutient pour sa part Yonkonssi Simon de la Fédération Ivoirienne de sport automobile.

Le 3ème salon des sports et loisir s’est achevé ce samedi 12 mai avec un mini marathon.

SUY Kahofi

La Radio des Nations Unies (ONUCI Fm) lance un album pour la paix

06/04/2012 Aucun commentaire

 

Fréquences Nationales d’ONUCI Fm, la fréquence de la paix

La radio de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, ONUCI FM a procédé au lancement, ce vendredi 6 avril 2012, de son album de treize chansons dédiées  à la paix, au siège de la mission onusienne, à Sébroko. Selon Martin Moalli, initiateur du projet « Album de la paix », la musique est le moyen par excellence pour faire passer le message de la cohésion sociale, de la réconciliation et de la paix. « Il fallait trouver des personnes capables de nous aider en cela. Nous avons fait un casting et nous avons sélectionné des artistes et des compositeurs que nous pensions être les meilleurs dans leur catégorie », a soutenu M. Moalli. Une vingtaine d’artistes dont la plus connue est Nash et des paroliers comme Mendoza, de la célèbre émission « Le Kpapkato pressé sur ONUCI FM », ont travaillé à cet album.

« Ça a été un véritable plaisir pour moi de composer des chansons. J’en ai composé treize, dont trois ont été choisis parmi lesquels ‘’l’étranger n’est pas un danger’’. C’était la première fois que j’écrivais des paroles pour des chansons » a indiqué Mendoza. Le projet « Album de la paix », qui avait commencé avant la crise post électorale, a mis une année avant de voir le jour. Les treize titres de l’album sont tous des appels au pardon, à la réconciliation, à la cohésion sociale et à la paix. Il convient de noter que le lancement de cet album s’est fait au cours de  l’émission le « 7-12 », animée par Annie Dago d’ONUCI FM.

Avancées majeures dans le dépôt des armes

16/03/2012 4 commentaires

 

Opération de DDR avec l'ONUCI

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) enregistre un rythme encourageant de dépôt d’armes même si des progrès restent encore à faire, a déclaré jeudi à Abidjan, Hamadoun Touré, lors du point de presse hebdomadaire de la mission. A ce sujet, le porte-parole a fait un bref bilan de l’opération de dépôt d’armes volontaires débutée en juin 2011. « A ce jour, 2000 ex-combattants ont déposé volontairement 1300 armes et plus de 50.000 munitions », a-t-il affirmé, soulignant que l’opération se poursuivrait cette semaine dans certaines villes de l’ouest et du sud ouest du pays. Les cérémonies de remise d’armes, selon le porte-parole, sont supervisées par la section Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) de l’ONUCI en collaboration avec la sous commission Opération-sécurité de la Com-Nationale des Armes Légères et de petits calibres(ALPC). Il a par ailleurs, fait mention des activités de la Force, notant que dans le cadre de sa mission de mise en sureté des populations, l’équipe de dépollution des bombes et munitions non explosées  continuait ses activités sur l’ensemble du territoire. « Très prochainement, nous mettrons à la disposition des populations un numéro vert qu’elles pourront contacter pour alerter sur la présence de tels objets qui ont fait récemment des blessés parmi de jeunes enfants qui jouaient avec des engins non explosés », a annoncé le porte-parole.

S’agissant des activités du Représentant spécial, M Touré a annoncé la poursuite de ses consultations avec les responsables des partis et groupements politiques  d’opposition. Dans ce cadre, M Koenders rencontre ce jour même le président du parti Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), Mamadou Koulibaly. « Ces échanges sont destinés à promouvoir le dialogue politique », a expliqué M Touré soulignant qu’elle ne constituait en rien une médiation, mais qu’elle contribuait plutôt à créer les conditions propices à des échanges fructueux entre les acteurs politiques nationaux pour favoriser la réconciliation nationale et le retour de la paix en vue de permettre le relèvement économique du pays. Il a indiqué que la prochaine étape, après les consultations avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), le Congrès National pour la Résistance et la Démocratie (CNRD) et la Ligue des Mouvements pour le Progrès (LMP), serait des discussions à engager avec la majorité du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).

Au chapitre des droits de l’homme, M. Touré a indiqué à la presse que l’ONUCI avait suivi les cas de personnes arrêtées car soupçonnées de mener des activités contre la sûreté de l’Etat et détenues dans différents lieux de détention de la capitale, comme à la police criminelle ou à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) où les fonctionnaires des Droits de l’Homme de la mission n’ont pas accès. Il a également parlé des cas de mutilations génitales féminines (MGF) sur des filles dont l’âge varie entre 7 et 25 ans dans le village de Fouenan (175 Km sud d’Odienné, dans la région du Bafing), à Touba (150 Km sud d’Odienné) et Ouaninou (173 Km sud-ouest d’Odienné). « Face à ce fléau, les autorités locales ont décidé de mettre en place une plateforme régionale et en appui à cette initiative, la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI  compte mener plusieurs activités de sensibilisation à l’attention de la population », a-t-il indiqué. Toujours sur le plan de la sensibilisation, le porte-parole a annoncé l’organisation de la 21e Edition des Journées de l’ONUCI à Soubré. Il s’agira, pour l’ONUCI et les agences du système des Nations unies, de se tenir pendant quatre jours, aux côtés des populations pour s’imprégner de leurs réalités et apporter des réponses à leurs préoccupations à travers des forums d’échanges, des projections de films, des réalisations de projets au bénéfice des populations… Il a également fait cas de la halte d’ONUCI Tour à Gbéléban  (Odienné) le mercredi 21 mars, pour une sensibilisation des populations de cette localité autour de la  thématique de la gestion pacifique des conflits, ainsi qu’à Bangolo et à Wengue (Séguéla), avant de mentionner l’organisation d’une caravane scolaire à Zoukougbeu le même jour.

Ce que je retiens de 2011 en Côte d’Ivoire !

02/01/2012 un commentaire

 

La ville d'Abidjan vue du ciel

Une année c’est 365 jours et je pense qu’il fallait attendre le 31 décembre pour dire effectivement que l’année s’est achevée. L’année 2011 étant effectivement un vieux souvenir, qu’il me soit permis de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2012 et que vos vœux les plus chers à vos yeux se réalisent ! DIEU nous bénissent tous et qu’il nous donne santé, paix du cœur, joie, longévité et succès dans nos différentes entreprises.

L’année 2011 s’en est allé : peu importe comment elle a commencé mais le plus important c’est de savoir comment elle a influencé la vie des Ivoiriens à travers son actualité. Cette année que venons de vivre a été marqué par un fait qui a projeté la Côte d’Ivoire sur la scène politique mondiale pendant de très longs mois. Il s’agit de la crise post-électorale Ivoirienne. Laurent Gbagbo prétendait avoir remporté les élections en s’appuyant sur une décision du Conseil Constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur au terme d’une élection historique avec un taux de participation à 80% au premier tour ! La Communauté Internationale refuse de lui reconnaitre cette victoire qui est en fait une tentative d’usurper le pouvoir et s’aligne sur la position de la certification de l’ONUCI. Alassane Ouattara devient donc de facto le Président de la République de Côte d’Ivoire mais il doit se réfugier à l’hôtel du golf pour diriger le pays. Dehors les populations doivent désormais vivre au rythme des combats de rue et des bombardements d’Abobo. Chaque jour qui passait au pays d’Houphouët Boigny les morts se comptaient par dizaine. Le vocabulaire de la crise a changé : on parlait de Commando Invisible, de gouvernement fantoche, de création d’une monnaie Ivoirienne…Concernant ce dernier point l’aventure de la MIR (Monnaie Ivoirienne de la Résistance) fut celle d’un mort-né ! Le LMP voulait sans doute intimider la CEDEAO et l’UEMOA mais très vite sa signature ne vaut plus un clou aux yeux des partenaires au développement. Son entêtement et le braquage de la BECEAO pousse Dakar à fermer le robinet ; une situation qui entraine une grave crise de la liquidité. Tout était devenu cher dans Abidjan : une sardine à 1000 f, le kilo de sucre à 2000 par endroit, le prix des légumes ont triplé et la faim avait commencé à faire ses premières victimes. « Il faut libérer le pays » à certainement pensé Alassane Ouattara lorsqu’il met sur pied les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces dernier mènent une guerre éclaire et se retrouvent à Abidjan. Ils buttent sur les derniers fidèles de Laurent Gbagbo qui se défendent avec des armes lourdes et leur infligent d’énormes pertes. L’ONUCI et la Licorne évoque la clause onusienne de protection des civils et neutralisent ce qui reste comme soldats à Laurent Gbagbo. Le 11 avril marque la chute du régime de la refondation ! Victoire et joie pour les uns tristesse pour les autres.

Quelques jour après Alassane Ouattara prête serment et 4 semaines plus tard c’est son investiture en grande pompe avec les ‘’amis’’ du monde autour de lui, du jamais vu depuis la mort d’Houphouët Boigny ! Pourtant il doit se rendre compte que les feux d’artifice et les fêtes ne résoudront pas les problèmes des Ivoiriens. Le chantier le plus important étant la réconciliation il crée la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) dirigé par Charles Konan Banny. Les reformes socio-économiques sont lancées sous le régime d’un programme du plan d’action stratégique 2012 – 2015. Le gouvernement a désormais sa feuille de route pour faire de la Côte d’Ivoire un pays plus fort que jamais. Pendant que le Président parcourt le monde à la recherche d’argent frais pour reconstruire le pays, se sont les commandant 5 étoile des FRCI qui se prennent pour les nouveaux dieux de la Côte d’Ivoire. Devant les violations des droits de l’homme l’ONUCI et les ONG des droits de l’homme interpellent le gouvernement. Les FRCI se signalent dans des bavures et des tueries chose que le gouvernement ne peut plus digérer. La police militaire est crée et les rues nettoyées des éléments indisciplinés pour qu’Abidjan puisse entrer dans la nouvelle année dans la joie. La capitale Ivoirienne qui retrouve ses belles rues grâce à l’opération pays propre devient Abidjan ville lumière. Des rues éclairées, des sapins géants, des feux d’artifice et des prestations d’artistes ici et là pour que la Côte d’Ivoire puisse entrer dans la nouvelle année avec la joie au cœur. Bonjour 2012 et nous espérons que ton actualité sera moins douloureuse pour des Ivoiriens qui veulent vivre en paix !

SUY Kahofi

Comment Laurent Gbagbo a été extradé ?

01/12/2011 6 commentaires

 

Le procureur de la République Ivoirien Kouadio Koffi Simplice

48 heures après le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye aux Pays Bas, la justice Ivoirienne procède à son premier contact avec la presse pour livrer sa version des faits sur la procédure qui a entouré l’extradition de l’ex-Président Ivoirien. Dès l’entame de la conférence de presse animée par le procureur de la République Kouadio Koffi Simplice les journalistes ont exprimé à l’unanimité une préoccupation qui était de savoir pourquoi Laurent Gbagbo avait été expédié d’une manière aussi rapide à la CPI au terme d’une demi-journée de procédure. « La CPI émet un mandat d’arrêt avec des exigences et l’une d’entre elle était la confidentialité c’est pourquoi le mandat d’arrêt est arrivé sous scellé ! Le principe d’impartialité veut que personne ne soit informé jusqu’à l’arrestation de l’intéressé : ce principe n’est pas Ivoirien ! La chambre d’accusation à donc siégé en présence du Président Gbagbo et  de sa défense composée de cinq avocats pendant près de trois heures » a souligné Kouadio Koffi Simplice.

Pour le Procureur malgré l’impératif de temps et la confidentialité, les droits de la défense ont été respectés mais cela n’a pas suffit à convaincre les hommes de média puisse que le Président Alassane Ouattara avait précisé que le transfèrement de Laurent Gbagbo vers la CPI pourrait se faire avant les législatives. Les déclarations du chef de l’Etat coïncident étrangement avec l’action de la CPI d’où les doutes sur l’impartialité de la procédure. Laurent Gbagbo à la Cours Pénale Internationale cela signifie-t-il que les procédures engagées au plan national pour crimes économiques sont-elles abandonnées ? La justice Ivoirienne selon le procureur de la République Kouadio Koffi Simplice se réserve le droit de poursuivre le Président Laurent Gbagbo si elle le veut. « Pour le moment c’est la justice internationale qui a besoin de lui ! Pour ce qui est des crimes économiques l’enquête préliminaire est terminée depuis longtemps. Une information judiciaire a été ouverte et Monsieur Laurent Gbagbo a été inculpé. L’instruction préparatoire suit son cours et le juge d’instruction peut rendre une ordonnance de non lieu. Si dans le cas Laurent Gbagbo le juge d’instruction estime qu’il y a des charges suffisantes contre lui nous prendrons toutes les dispositions pour que le procès se tienne » a indiqué Kouadio Koffi Simplice.

Laurent Gbagbo en détention et passible de jugement au plan national, entre temps le malaise social est déjà visible ! La Côte d’Ivoire des cinq prochaines années se construira sans ses proches sauf un miracle, le CNRD qui était la coalition qui le soutenait quitte les législatives et le FPI son parti met fin à sa participation au dialogue Républicain.

SUY Kahofi

 

Traoré Wodjo Fini/COSOPCI : « La Côte d’Ivoire ne peut pas se réconcilier sans la CEDEAO »

30/11/2011 Aucun commentaire

 

Traoré Wodjo Fini Président de la COSOPCI et Alioune Tine de la RADDHO

La Coalition de la Société Civile pour la Paix et le développement Démocratique vient de réunir à Abidjan les Commissions Réconciliation de l’Afrique de l’ouest pour recevoir d’elles des conseils en vue d’épauler la CDVR Ivoirienne dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. Les journées d’échange réunissant une cinquantaine de participants se sont tenues du 28 au 30 novembre à l’Hôtel Manhattan Suites Cocody Riviera II. Pour la COSOPCI la Côte d’Ivoire dans son processus de réconciliation ne peut pas exclure les communautés de la CEDEAO vivant sur son sol car le pays doit son succès économique et sa prospérité à tous ces hommes et femmes venus des pays limitrophes pour gagner leur vie au pays d’Houphouët. Les communautés de la CEDEAO doivent être associées dans les discussions autour de thématique très importantes telles que le foncier rural, la loi sur l’immigration et l’édification de la paix et de la sécurité en Afrique de l’ouest. Si la Côte d’Ivoire peut se taguer d’avoir sur son sol plus de 26% de ressortissants venus du monde entier et principalement de la CEDEAO, c’est le moment de les intégrer dans le processus de paix pour que les frustrations et les stigmatisations cessent !

Le colloque International initié par la COSPCI autour du thème : « Participation de la Société Civile Ivoirienne au processus de réconciliation national » a bénéficié du parrainage de l’Union Africaine et surtout de la CDVR. La question du foncier rural, la reforme de la sécurité, le rôle des médias dans la recherche de la paix et la responsabilité des partis politiques dans l’édification de la paix sont autant de sous-thèmes développés par des personnalités de la sphère militaire, politique, scientifique, juridique et sociale. Nous citerons entre autres Mme Claudine AHIANO de la CVJR Togo, Le Professeur ALIOUNE Tine de la RADDHO, Le Professeur Mamadou Coulibaly président de LIDER, Guillaume GUEFFA de l’ONUCI, l’Imam Cissé Djiguiba ou Charles Yahovi DJREKPO du NDI. La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation entend intégrer les acteurs de la société civile dans son programme d’exercice et ce premier colloque International a été le lieu formel de cette collaboration imminente. La preuve de ce parfait dialogue entre la CDVR et la société civile a été souligné Franck Kouassi Sran porte-parole et représentant du Premier Ministre Konan Banny aux travaux. Il s’est félicité de la tenue de ce colloque et il a réaffirmé surtout l’engagement de la CDVR à prendre en compte les recommandations du colloque. Le Président de la COSOPCI Traoré Wodjo Fini estime que le temps des grognes autour de la composition de la CDVR est terminé et que c’est main dans la main que la Commission, la Société Civile et le Peuple Ivoirien bâtiront une Côte d’Ivoire de paix. « J’invite les Ivoiriens à se donner la main car la CDVR ne pourra pas à elle seule recoller les morceaux de cette Côte d’Ivoire meurtrie par la crise post-électorale. En même temps que les Ivoiriens s’engagent pour la paix j’invite nos frères de la CEDEAO en autant car nous sommes condamnés à vivre ensemble ».

Le Colloque International organisé par la COSOPCI a été le cadre d’une démonstration de force de la Société Civile Ivoirienne car toutes les ONG et Organisations faitières étaient du rendez-vous. Le CEFCI, l’APDH, l’ONG Plédou, la LIDHO, l’OFACI, le PDHRE-CI pour ne citer que ces quelques organisations ont répondu présent à l’appel. Le Colloque International d’Abidjan s’achève sur une note de satisfaction avec en perspective un voyage d’étude en terre Togolaise auprès de la très expérimentée CVJR. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation qui est la plus ancienne d’Afrique de l’ouest s’est dit prête à recevoir la future délégation Ivoirienne pour partager son savoir faire.

SUY Kahofi

 

CDVR : Charles Konan Banny s’engage à mener à bien sa mission

29/09/2011 un commentaire

 

Banny et ses 10 collaborateurs en mission pour ramener la paix

Près de 2000 Ivoiriens ont assisté ce mercredi 28 à la cérémonie officielle d’installation de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation depuis la capitale Ivoirienne Yamoussoukro en présence du Docteur Alassane Ouattara Président de la République de Côte d’Ivoire. Plusieurs personnalités de la sphère politique et administrative du pays mais également de l’Afrique ont tenu à honorer de leur présence cette cérémonie marquant le début du chantier le plus important du mandat d’Alassane Ouattara, celui de la Réconciliation.

La cérémonie de deux heures d’horloge à la Fondation Félix Houphouët Boigny s’est voulue sobre et a été marqué par la remise des attributions aux 11 membres de la CDVR. Puis le discours très attendu du Président de la Commission, Charles Konan Banny a été lu d’une voix solennelle. On retiendra de ce discours un engagement ferme de l’ancien patron de la BECEAO à mener à bien sa mission à la tête de la CDVR. Il s’est engagé à écarter tout esprit de favoritisme, d’injustice et d’impunité lors des auditions de la CDVR pour donner toutes les chances à la réconciliation nationale. La mission sera difficile mais pour Banny si les Ivoiriens veulent aller à la réconciliation, DIEU les y aidera car pour lui DIEU aime les Ivoiriens et est en Côte d’Ivoire ! A sa suite le Président Ouattara a lancé un appel au peuple de Côte d’Ivoire pour que celui-ci accompagne effectivement la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Il a également interpellé les médias Ivoiriens pour que ceux-ci soient des vecteurs puissants du message de paix et que leur sens du respect de la Nation prime sur celui des intérêts partisans. La fin de la cérémonie a été marquée par une cantate d’un cœur de 60 enfants symbolisant le chiffre mythique des ethnies de la Côte d’Ivoire.

Les 11 membres de la CDVR auront officiellement la lourde charge d’écouter chaque Ivoirien mais surtout de trouver les mots justes pour consoler les uns et les autres. A titre de rappel la commission centrale de la CDVR est composée de trois vice-présidents à savoir sa Majesté Désiré Amon TANOE, Roi des N’Zima Kotoko, 1er Vice-président, Cheick Boikary Fofana, Président du Conseil Supérieur des Imams (COSIM), 2ème Vice-président, Mgr Paul Siméon Ahouanan, Archevêque Métropolitain de Bouaké, 3ème Vice-président. Les 7 autres membres sont Mme Odette KOUAME, représentant les habitants du Centre de la Côte d’Ivoire, Mme Françoise OFFOUMOU KAUDJIS, représentant les habitants de l’Est de la Côte d’Ivoire, M. Abdoulaye KONE, représentant les habitants du Nord de la Côte d’Ivoire, M. Séry BAILLY, représentant les habitants de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, Mme Marie France GOFFRI, représentant les habitants du Sud de la Côte d’Ivoire, Mme Djégué KANE DIALLO, représentant les Résidents africains en Côte d’Ivoire, M. Didier DROGBA, représentant la Diaspora ivoirienne. La prochaine étape de l’action de la CDVR sera l’installation des commissions régionales et départementales pour décentraliser l’action de la Commission.

SUY Kahofi

Une grâce Présidentielle pour Laurent Gbagbo ?

20/08/2011 2 commentaires

 

« La place d’un FRERE ne se trouve pas derrière les barreaux »

Cinq mois après la crise post-électorale Ivoirienne force est de constater que les lignes ont bougé, en tout cas pour ceux qui savent qu’après la guerre il faut faire la paix ! Si certains ont encore la passion de se chicaner sur le net et nettoyer la conscience en rêvant d’un providentiel coup d’Etat contre le Président Alassane Ouattara, certains Ivoiriens pensent qu’il est temps de laisser de côté cette ‘’histoire’’ de justice pour régler le ‘’problème’’ Laurent Gbagbo à l’Ivoirienne. On parle d’abandon de charge, de pétition pour la liberté du Woody ou même de grâce Présidentielle ! Sur ce dernier point les avis sont encore partager.

Achi S : « Qui s’excuse s’accuse »

Pourquoi doit-on attendre une grâce Présidentielle ? On n’a pas besoin de la pitié d’Alassane Ouattara ! Ce que nous demandons c’est que les droits de Laurent Gbagbo soient respectés. Le Woody doit rester digne comme il l’a toujours été. Il était dans une logique de victoire et il s’est défendu comme Ouattara lui-même. Si la France était du côté de Gbagbo, certains hypocrites qui rasent aujourd’hui la clôture de Ouattara serait en train de crier ‘’Gbagbo, Gbagbo’’. Ouattara est le vainqueur d’une guerre grâce à l’appui militaire de ses alliés, il a donc le droit de trainer Gbagbo dans la boue mais qu’il n’oublie pas que chacun est appelé à devenir ANCIEN CHEF D’ETAT un jour !

Coulibaly B : « Pourquoi pas ? »

Une grâce Présidentielle ? C’est possible ! Alassane Ouattara a toujours dit que Laurent Gbagbo était son FRERE, alors je ne vois pas pourquoi il ne peut pas faire un geste surtout pour la réconciliation. La prison n’est pas un lieu fait pour accueillir un frère surtout quand il a été ancien Président. Pour l’image même de la Côte d’Ivoire il faut réfléchir avant de poursuivre cette aventure judiciaire qui a des allures de vengeance. Voulons-nous accepter de voir un ancien Président de Côte d’Ivoire livré à des juges comme Taylor, Karadzic ou Bemba ? Pour l’image de notre Nation et pour la postérité, évitons d’écrire notre histoire avec une plume dont l’encre est la vengeance.

Gildas K : « c’est trop facile »

Le départ de Laurent Gbagbo pour La Haye sera un signe fort pour les apprentis dictateurs à la tête des pays africains. A force de piller nos pays ils se prennent pour des petits dieux avec leurs amis véreux qu’ils positionnent à la tête de toutes les entreprises d’Etat. C’est un peu trop facile de lui accorder une grâce Présidentielle car se serait une insulte à la mémoire des 3000 victimes de la crise. Je mets ces 3000 victimes à l’actif de Monsieur Gbagbo car s’il avait eu la sagesse de reconnaitre sa défaite, ces bras valides seraient en train de bâtir ce pays et non être en train de croupir sans obsèques dans des fosses communes. Il faut mettre fin à l’impunité dans ce pays et je pense que ça doit commencer par Laurent Gbagbo.

Prisca K : « Un cercle de vengeance s’installera »

Il n’y a rien de plus beau et parfait que de promouvoir la paix par un pardon sincère. Si Laurent Gbagbo va en prison tous ceux qui ont cru en son combat feront payer un jour les pro-ouattara. Le RDR ne restera pas éternellement au pouvoir et quand demain le parti sera de nouveau dans l’opposition les nouveaux tenants du pouvoir n’auront-ils pas envie de se venger ? Il faut voir l’avenir ! La Côte d’Ivoire a une aptitude réelle à déjouer les calculs politiques et militaires qui ont été programmés sur ce pays. Qui aurait cru en 2002 que Soro serait un matin le premier ministre de Gbagbo ? Alors je pense qu’une grâce présidentielle et même un abandon de charge pour tous les frères Ivoiriens en prison peut consolider la paix.

SUY Kahofi

Réconciliation et justice : le paradoxe du discours d’Alassane Ouattara

09/08/2011 un commentaire

 

Que cache l’appel d’Alassane Ouattara ce 7 Août ?

« Rentrez de votre exile il ne vous arrivera rien. Je m’engage à garantir la sécurité de chaque Ivoirien ». Cette phrase les Ivoiriens l’entendent depuis le 11 avril 2011 mais loin de les rassurer elle plonge le peuple dans une peur totale. Pendant qu’Alassane Ouattara appelle au retour des exilés il crée en Côte d’Ivoire le lit de la répression et de la vengeance justicière. Comment peut-on appeler d’une même bouche à la réconciliation, au pardon, à l’unité et utiliser cette même bouche pour sévir ? Difficile pour de nombreux Ivoiriens pro-gbagbo ou pro-ouattara de comprendre l’esprit de cette réconciliation voulu par le Chef de l’Etat ! Hermann Aboua journaliste Ivoirien dans les geôles de la gendarmerie nationale était bien en exile. Prenant pour argent comptant les déclarations du chef de l’Etat il est revenu de sa cavale. Le sort qui l’attendait était digne d’un pays qui veut aller à l’unité. Le jeune homme s’est retrouvé en prison ! Peut-être bien que c’est là que le Président Ouattara pourra lui assurer une meilleure sécurité : qui sait ? S’il faut appeler au retour et jeter les uns et les autres en prison cela ne vaut pas la peine de retourner en Côte d’Ivoire. Pire pendant que la Côte d’Ivoire célèbre le 51ème anniversaire de son indépendance avec un discours plein d’assurance à l’endroit de l’opposition, des mandats d’arrêt sont lancé contre les anciens caciques du régime de la refondation.

Ces mandats d’arrêt sont relatifs aux infractions économiques et viennent s’ajouter à ceux adressés aux autorités judiciaires des pays membres de la CEDEAO, de la France, du Canada, de la Suisse, du Brésil, d’Israël et de l’Italie. Comme ces derniers cités, ces mandats d’arrêts internationaux sont accompagnés de commissions rogatoires avec pour objet d’identifier les biens, meubles et immeubles appartenant aux personnes mises en cause dans l’enquête, rendre indisponible lesdits biens et geler les avoirs des personnes indexées. Quand on n’a pas d’argent en exile certainement que notre processus de retour s’accélère mais quand on a une épée de Damoclès qui plane sur la tête on n’est pas vraiment pressé de rentrer au pays. Soit on laisse de côté la réconciliation pour juger tout le monde, soit on se réconcilie et on laisse de côté la vengeance justicière ! Le Président Ouattara a sans doute trouvé une formule correcte pour dire « rentrer de votre exile pour que je vous mette en prison ? » mais au fond elle passe mal surtout quand on se veut héritier de BOIGNY. En ce qui concerne les infractions relatives à la sureté de l’Etat, le procureur Simplice Kouadio a annoncé qu’un mandat d’arrêt a été lancé au plan national contre KONE Malachie, ce fameux pasteur dont les prétendues prophéties sèment le trouble au sein de la population. Au chapitre des crimes de sang, une équipe de médecins légistes séjourne depuis le 3 août dans la ville de Daoukro au centre-est du pays pour examiner les corps de 6 personnes tuées pendant les évènements. Une équipe d’enquête composée de magistrats du Parquet et d’officier de Police judiciaire, des services de Gendarmerie et de Police se rendra incessamment dans cette locale symbole de la contestation contre le régime de Laurent Gbagbo en vu d’entendre les ayants-droits des personnes décédées et de procéder également à l’identification et à l’audition des autres victimes, des éventuels mis en cause et de tout autres sachant a indiqué le Procureur de la République. Concernant la cellule spéciale d’enquête, il a indiqué qu’à la date du jeudi 4 juin 201, 405 personnes ont été reçues et entendues.

La vie de la Côte d’Ivoire est rythmée par un appel hypocrite à la réconciliation en surface et un sentiment de vengeance en dessous qui représente malheureusement la masse la plus importante de cet iceberg de rancune amassé en trois mois de crise. Si en Afrique du Sud pendant que Nelson Mandela parlait de paix et de réconciliation entre Blancs et Noirs il avait fait appel au CPI pour juger les crimes des oppresseurs blancs, il est fort probable que son pays aurait consacré une autre forme d’apartheid celle des noirs sur les blancs : tâchons d’y réfléchir.

SUY Kahofi

L’ONUCI lance la Caravane de la Réconciliation à Abobo

31/07/2011 3 commentaires

 

L’ONUCI et les populations ivoiriennes parlent de paix à travers la musique

L’Opération des Nations-Unies en Côte D’Ivoire (ONUCI) a lancé samedi 30 juillet 2011, au Rond Point de la Commune d’Abobo, le Festival des Musiques pour la Paix et la Réconciliation., en présence de plus de 5000 personnes. Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation des populations à la Cohésion Sociale et à la Réconciliation Nationale, était présidée par la Ministre de l’Education Nationale, Kandia Camara et le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, YJ Choi. De nombreuses personnalités issues de la Société Civile et les autorités traditionnelles et administratives d’Abobo y ont également pris part.

Dans son allocution de bienvenue, Madame la Ministre Kandia Camara, Adjoint au Maire, représentant le Ministre Adama Tounkara, Premier Magistrat de cette commune, a exprimé la profonde gratitude des autorités et des populations d’Abobo d’abord à l’ONUCI et à son chef pour le soutien inestimable manifesté en leur endroit durant les heures chaudes de la crise postélectorale ainsi que pour le rôle crucial joué par la mission onusienne en vue de son dénouement heureux. « Nous avons cherché dans le dictionnaire le mot qui pouvait le mieux  traduire notre reconnaissance et nous avons trouvé ce mot simple mais si profond : Merci. Merci du fond du cœur, M Choi ! Croyez-moi, les populations d’Abobo ne vous oublieront jamais » a-elle indiqué avec émotion.

Prenant la parole, à son tour, le Représentant spécial s’est dit heureux de se trouver à Abobo pour célébrer le retour de la paix et non pour répondre aux appels de populations en détresse comme ce fut le cas au cours de la crise post-électorale. « L’évènement qui nous réunit aujourd’hui est un témoignage de solidarité et cette  manifestation est placée sous le signe de la communion et de la paix reconquise », a-t-il indiqué avant d’inviter « à la tolérance et au dépassement de soi, condition d’une réconciliation nationale véritable. La commune d’Abobo étant une Côte d’Ivoire en miniature, vous conviendrez avec moi que ce pays  sera ce que vous en ferez » a-t-il conclu devant une foule en délire. Les populations d’Abobo qui ont pris d’assaut le lieu du spectacle ont vibré et dansé gaiement aux sons de musiques exécutés par des artistes de renom représentant pratiquement toutes les régions du pays, notamment Mawa Traoré, Yolande Tapé, Amani Djoni et Ahiwo Orchestra. De même, les prestations des  enfants des Villages SOS appelant à la tolérance, au pardon et à la réconciliation ainsi que celles de l’orchestre féminin Bella Mundo ont comblé les attentes des nombreux spectateurs en liesse. La caravane sillonnera d’autres villes ivoiriennes, dont Man, Abengourou, Issia et Duekoué.

Suy Kahofi