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Présidentielle Sénégalaise : la diaspora Ivoirienne a voté dans le calme

 

SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire

Le Consulat Général du Sénégal avait fort à faire ce 26 février pour l’organisation de la présidentielle en Côte d’Ivoire. En plus de la diaspora Sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire, le Consulat avait la lourde tâche de coordonner les opérations de vote de Niamey au Niger. Forte de plus de 700.000 membres, la communauté sénégalaise a obligé les autorités en charge de l’organisation des élections à mobiliser 76 bureaux de vote. « La seule ville d’Abidjan compte 42 bureaux de vote et à l’intérieur nous avons 34 bureaux y compris celui de Niamey au Niger qui est couvert par le consulat du Sénégal » nous explique DIA Demba coordinateur des élections du 26 février pour Abidjan Sud. Depuis 7 heures les agents commis à la supervision du vote ont commencé à déployer le matériel et à aménager les bureaux pour accueillir les premiers votants. C’est véritablement autour de 7 h 45, 8 h ou 8 h 30 mn par endroit que les opérations de vote ont véritablement commencé. Ces opérations de vote ont timidement commencé vers 8 h 30 comme le confirme NIANG Daïrou président du bureau de vote 11 du groupe scolaire Pont à Treichville. « Bien que le bureau soit ouvert depuis 7 h nous avons commencé à enregistrer les premiers votants à partir de 8 h 45 mn. Je dois reconnaitre que c’est timide côté affluence mais les votants viennent petit à petit ».

Cette opération de vote a été surtout un moment de retrouvaille pour plusieurs ressortissants sénégalais vivants en Côte d’Ivoire et l’ambiance bonne enfant qui pouvait se voir en dehors des centres de vote a été aussi présente dans les bureaux de vote. « L’ambiance est bonne entre les représentants des 14 partis politiques et le personnel du bureau de vote et tout se passe bien. Il n’y a pas d’irrégularités dans l’ensemble mais nous veillons au bon déroulement des élections » affirme Lwélé Binta représentante du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) du candidat Président Maître Abdoulaye Wade. Aucun membre de la communauté sénégalaise n’a voulu se faire compter ce jour de vote et les jeunes ont été les premiers à se manifester. L’argument de la fibre patriotique et du devoir citoyen ont motivé le déplacement. « J’ai décidé de participer aux opérations de vote parce que je suis un citoyen sénégalais, c’est un devoir pour moi de voter et je suis là pour accomplir cet acte citoyen. Je demande également aux ressortissants sénégalais vivant en Côte d’Ivoire de se déplacer pour voter dans le calme et la tranquillité » affirme Lamine NIANG. Comme tous ces concitoyens, l’Ambassadeur du Sénégal à Abidjan ne s’est pas laissé influencer par la canicule. A bord de son véhicule de service il a sillonné les différents bureaux de vote avec une intention affichée de rassurer la communauté sénégalaise prenant part au vote. Lors de ses escales il n’a pas manqué de régler quelques petites incompréhensions liées à l’interprétation de la loi électorale et de répondre aux questions des responsables des bureaux de vote. « J’ai trouvé en Côte d’Ivoire une communauté sénégalaise très organisée, regroupée en association et qui a abattu un travail formidable qui a facilité mon travail ainsi que celui de mes collaborateurs dans l’organisation de ces élections. Je n’ai eu, depuis que je suis là, aucune difficulté et je m’investi totalement avec le consul général dans ce processus électoral. Je n’ai aucune inquiétude et nous n’avons eu à déplorer aucun incident » rassure SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire. Au moment ou nous publions ce post il est 18 h 13 mn ce 26 février et les bureaux de vote ont déjà fermé leurs portes.

Les autorités Ivoiriennes ont été également des ‘’intervenants’’ dans le processus électorale de la Présidentielle en Côte d’Ivoire par le biais du Ministère de l’Intérieur qui a déployé des éléments de la Police Nationale pour sécuriser les centres de vote. Notons que ce dimanche était également jour de vote au plan national pour les Ivoiriens eux-mêmes. Il s’agissait des élections législatives partielles qui sont le fruit des contestations des résultats des législatives du 11 décembre 2011 validée par le Conseil Constitutionnel. Elles se sont tenues dans 12 circonscriptions électorales principalement dans le nord, dans l’ouest du pays et au Sud.

SUY Kahofi



Professeur Mamadou Coulibaly : « Le salut de l’Afrique réside dans les Régimes Parlementaires »

 

Mamadou Coulibaly Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire

Les Libéraux ne se sont pas fait prier pour prendre d’assaut la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie sis au Plateau Abidjan pour se former et s’informer sur la réalité et les avantages liés au Régime Parlementaire. Sur invitation de Audace Institut Afrique (AIA), des chercheurs Ivoiriens et Français ont tenu le public en halène à l’occasion d’un colloque d’une journée ce samedi 8 octobre. Mamadou Koulibaly, Président d’Audace Institut Afrique, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, Avocat à la Cour de Paris, Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes et chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique ont été les conférenciers du jour.

Se sacrifiant à la tradition le professeur Mamadou Koulibaly, a présenté le colloque et Audace Institut Afrique. Au cours de cette première intervention il a procédé à la présentation générale de la relation entre constitution – partis politiques – démocratie – Paix et progrès et le rôle que doit être celui des partis politiques dans l’édification d’un état de droit. Il a démontré texte à l’appui que le Régime Parlementaire avait été déjà expérimenté en Côte d’Ivoire par la constitution de 1959. A sa suite Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, a instruit le public sur la nécessité pour l’Afrique d’adopter un régime parlementaire. Ce Régime Parlementaire avec une constitution adaptée aux besoins et aux aspirations des peuples africains sera plus utile que le maintien de régime présidentiel fort et des constitutions souvent calquées sur celles des puissances colonisatrices. Régime constitutionnel – liberté économique et Paix en Afrique a été l’étude comparée ou parallèle entre le régime constitutionnel, la liberté économique et la Paix en Afrique. Le comparatif régime présidentiel, semi présidentiel et régime parlementaire a été réalisé par Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes, chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique. Cette étude a démontré que les pays à régime parlementaire sont moins exposés au coup d’Etat, guerre civiles et troubles sociaux. Ces pays attirent plus d’aide au développement à cause de la transparence dans la gestion des affaires publiques et totalisent des indices de gouvernance plus encourageants que les pays à régime présidentiel.

Que retenir du régime parlementaire ?

« Le régime présidentiel avec les constitutions que nous avons en Afrique font de nos chef d’Etat des ‘’hyper Président’’ au pouvoir sans limite. A la lecture de ces constitutions on se rend compte que les premiers ministres, les ministres et les parlementaires ne sont présents que pour faire de la figuration. Tous les pouvoirs sont détenus par le Président qui comme on le voit malheureusement peut en abuser ! » souligne le Professeur Mamadou Coulibaly. Pire, dans les régimes présidentiels on note en effet une certaine division ethnique cultivées par les politiciens. Les stratégies électorales et les alliances politiques sont le plus souvent concoctées sur des bases régionalistes. Le programme de gouvernement ne se décide plus en terme de mandat à accomplir pour le bien être des populations mais plutôt d’allier politique à satisfaire. Le régime présidentiel offre l’opportunité à un homme de gérer comme il veut pendant 5 ans un pays et de ne rendre compte que lorsque le moment des élections arrivent. Ce Président n’ayant pas eu le temps d’appliquer son programme de gouvernement est obligé de convaincre d’une autre manière ! L’argent du contribuable est utilisé pour corrompre l’électorat et le tribalisme au sommet de l’Etat devient une arme de division.

Le régime parlementaire met fin à de telles pratiques ! Il interdirait à un ‘’président tout puissant’’ de favoriser son ethnie. D’autre part il empêcherait toute rupture d’égalité juridique en faveur d’une région particulière. En effet toutes les régions sont représentées au parlement et leurs représentants ont un rôle actif et peuvent influer les politiques publiques. L’’’hyper président’’ n’aura plus 5 ans pour faire ce qu’il veut mais devra rendre compte chaque 6 mois de sa gestion au peule.

« Les pays Africains qui ont fait le choix d’un régime parlementaire sont certes un petit groupe situé dans la pointe sud du continent mais il faut dire que les résultats qu’ils ont obtenu depuis leurs indépendances sont encourageants. L’Afrique a les moyens de réussir sa transition et je refuse que des considérations culturelles et sociales soient évoquées comme frein à l’adoption des régimes parlementaires » déclare Mamadou Coulibaly. Les statistiques le montrent, dans les pays ayant un régime parlementaire le niveau d’alphabétisation et de scolarisation sont meilleurs, le revenu par habitant est plus élevé, la corruption est moins importante, la gouvernance est meilleure, il y a moins de conflits et plus de stabilité, le budget militaire est bas et la liberté économique y est également beaucoup plus élevée.

SUY Kahofi



Le nationaliste était aussi un poltron de la France-Afrique !

 

Pourquoi Bourgi passe aux aveux maintenant?

J’ai pris du temps pour écouter ici et là les commentaires des uns et des autres avant de produire cet article qui est avant tout le point de vue de l’homme de la rue. Les déclarations de Bourgi sur les valises pleines de sous qu’il aurait convoyé entre Abidjan et Paris suscite des réactions qui pour moi ne devrait étonner personne. Le philosophe ne disait-il pas que de deux personnes qui nient la France-Afrique, celui qui la déteste le plus en est au contraire celui qui en est le plus proche ? Et bien la théorie semble belle et bien démontrée avec cette révélation. Gbagbo n’était pas différent des hommes qu’il a de tout temps critiqué. Les restes des jeunes patriotes morts inutilement dans les rues d’Abidjan doivent se retourner dans leurs tombes. Honte total ! Mentir et embrigader des jeunes innocents. Saint Laurent n’était rien d’autre qu’un apôtre de Lucifer lui aussi !

Pour l’Ivoirien de tous les jours Bourgi ne peut pas avoir menti et voici les explications fournies par cet étudiant en journalisme. « Mr Bourgi est l’homme le plus occulte des relations France-Afrique alors s’il dit qu’il a porté des valises d’argent lui-même c’est que c’est vrai. Les élucubrations des chefs d’Etat africains n’y changeront rien ». Paul Koffi ne dit pas le contraire. « Les Républiques bananières du continent noir ont des chefs d’Etat qui continuent d’être les marionnettes des occidentaux ! Financer les élections d’un Président français comme s’ils étaient des militants de son parti politique…ça fait honte ! » Le montant gracieusement offert par Laurent Gbagbo fait également jazzer. Pendant le woody de Mama soutenait que les difficultés accablaient son régime au point de ne pas pouvoir créer de nouveaux emplois aux jeunes, il faisait passer la mallette sous la table pour ses copains d’outre mer. « Quand on connait la souffrance des populations de notre on ne peut qu’être déçu par cette nouvelle. Si elle est fondée, je serais très déçu par l’ancien chef de l’Etat. Je crois que cet argent aurait pu servir à scolariser des enfants, construire des routes et même des hôpitaux ! » affirme Kla Kouassi.

Il y a dans ce lot d’accusation, de propos de la ‘’défense’’ et de déception affiché par des pseudo-pro Gbagbo encore lucides, ceux qui estiment sans parti-pris que les révélations de Bourgi cachent un petit quelque chose ! Comment si soudainement le franco-sénégalo-libanais (ça fait lourd pour un seul !) peut-il se sentir autant coupable soudainement ? Que cache cette repentance ? N’a-t-il pas l’intention de clouer politiquement les mis-en-cause ? Si telles sont ses intentions il a lui-même le droit d’avoir peur car on le dit en Afrique on ne pourra jamais confier la viande au chien sans qu’il ne se serve ! Alors Mr Bourgi combien avez-vous touché pour transporter des valises aussi lourdes entre deux continents ?

SUY Kahofi



Dossier Laurent Gbagbo : la défense dénonce une entorse à la procédure normale

 

Maître Gouaméné Hervé, l'un des avocats de Laurent Gbagbo

Dans le dossier de l’inculpation de l’ancien Président Laurent Gbagbo et de son épouse les avocats de la défense n’entendent pas baisser les bras face à ce qu’ils qualifient de vice de procédure. En effet Maitre Gouamené Hervé qui représente le client Laurent Gbagbo face au Ministère public, dénonce une justice aux allures de vainqueurs face aux vaincus. En effet la défense dénonce le fait que la procédure pour juger un Chef d’Etat ou un ancien Chef de l’Etat pour des actes qu’il a commis dans l’exercice de ses fonctions n’ait pas été respectée. « Notre première réaction par rapport à cette inculpation c’est tout simplement une indignation face au recule de l’Etat de Droit en Côte d’Ivoire. En inculpant de façon cavalière l’ancien chef de l’Etat c’est une violation de la Constitution Ivoirienne ». Maitre Gouamené estime, à la lumière de la loi fondamentale Ivoirienne, que seule une procédure soumise à l’Assemblée Nationale peut permettre d’inculper un ancien Chef d’Etat, un ancien Ministre, un ancien Député ou un ancien Président d’Institution en Côte d’Ivoire. « C’est le procureur général près la Cours de Cassation qui saisit le bureau de l’Assemblée Nationale au fin d’arrêter ou de poursuivre. L’Assemblée se réunit en plénière et délibère sur une majorité de 2/3 des membres pour autoriser ou non la poursuite contre un ancien chef d’Etat » nous explique Maitre Gouamené.

Il s’agit donc pour la défense d’une violation de la Constitution certes mais au-delà, de tous les textes de loi et conventions internationales ratifiés par la Côte d’Ivoire. « Cette loi que je viens de vous expliquer plus haut n’a pas été respectée et c’est indigne de la Côte d’Ivoire » martèle l’avocat. Devant cette sortie du Procureur de la République, l’avocat entend saisir les juridictions nationales et internationales pour casser la procédure. « Nous n’allons pas nous laissé faire. Nous avons décidé de saisir la Cours d’Appel qui est la juridiction au dessus du juge d’instruction et la chambre d’accusation pour faire annuler cette inculpation et cette procédure qui est contraire à la loi » affirme Maitre Gouamené. Le dossier Laurent Gbagbo n’a donc pas fini de susciter les débats juridiques et les diverses interprétations de la loi.

SUY Kahofi



La société civile Ivoirienne en action pour le respect des droits de l’homme

 

Tous ces crimes seront-ils jugés ?

Les Organisations de la société civile et leurs acteurs respectifs sont en action en Côte d’Ivoire à l’heure de la reconstruction du pays avec deux challenges, celui du respect des droits de l’homme et de la justice pour tous. Elles espèrent que  le gouvernement d’Alassane Ouattara donnera un sens vrai à sa logique d’instauration d’un Etat de droit. Les nouvelles autorités Ivoiriennes sont donc confrontées au risque d’application d’une justice à deux vitesses. Les organisations de la société civiles tirent sur la sonnette d’alarme pour éviter de nouvelles frustrations qui pourraient être le lit de la division. Ecoutez le reportage.

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