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Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

26/03/2012 Aucun commentaire

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

Présidentielle Sénégalaise : la diaspora Ivoirienne a voté dans le calme

26/02/2012 Aucun commentaire

 

SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire

Le Consulat Général du Sénégal avait fort à faire ce 26 février pour l’organisation de la présidentielle en Côte d’Ivoire. En plus de la diaspora Sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire, le Consulat avait la lourde tâche de coordonner les opérations de vote de Niamey au Niger. Forte de plus de 700.000 membres, la communauté sénégalaise a obligé les autorités en charge de l’organisation des élections à mobiliser 76 bureaux de vote. « La seule ville d’Abidjan compte 42 bureaux de vote et à l’intérieur nous avons 34 bureaux y compris celui de Niamey au Niger qui est couvert par le consulat du Sénégal » nous explique DIA Demba coordinateur des élections du 26 février pour Abidjan Sud. Depuis 7 heures les agents commis à la supervision du vote ont commencé à déployer le matériel et à aménager les bureaux pour accueillir les premiers votants. C’est véritablement autour de 7 h 45, 8 h ou 8 h 30 mn par endroit que les opérations de vote ont véritablement commencé. Ces opérations de vote ont timidement commencé vers 8 h 30 comme le confirme NIANG Daïrou président du bureau de vote 11 du groupe scolaire Pont à Treichville. « Bien que le bureau soit ouvert depuis 7 h nous avons commencé à enregistrer les premiers votants à partir de 8 h 45 mn. Je dois reconnaitre que c’est timide côté affluence mais les votants viennent petit à petit ».

Cette opération de vote a été surtout un moment de retrouvaille pour plusieurs ressortissants sénégalais vivants en Côte d’Ivoire et l’ambiance bonne enfant qui pouvait se voir en dehors des centres de vote a été aussi présente dans les bureaux de vote. « L’ambiance est bonne entre les représentants des 14 partis politiques et le personnel du bureau de vote et tout se passe bien. Il n’y a pas d’irrégularités dans l’ensemble mais nous veillons au bon déroulement des élections » affirme Lwélé Binta représentante du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) du candidat Président Maître Abdoulaye Wade. Aucun membre de la communauté sénégalaise n’a voulu se faire compter ce jour de vote et les jeunes ont été les premiers à se manifester. L’argument de la fibre patriotique et du devoir citoyen ont motivé le déplacement. « J’ai décidé de participer aux opérations de vote parce que je suis un citoyen sénégalais, c’est un devoir pour moi de voter et je suis là pour accomplir cet acte citoyen. Je demande également aux ressortissants sénégalais vivant en Côte d’Ivoire de se déplacer pour voter dans le calme et la tranquillité » affirme Lamine NIANG. Comme tous ces concitoyens, l’Ambassadeur du Sénégal à Abidjan ne s’est pas laissé influencer par la canicule. A bord de son véhicule de service il a sillonné les différents bureaux de vote avec une intention affichée de rassurer la communauté sénégalaise prenant part au vote. Lors de ses escales il n’a pas manqué de régler quelques petites incompréhensions liées à l’interprétation de la loi électorale et de répondre aux questions des responsables des bureaux de vote. « J’ai trouvé en Côte d’Ivoire une communauté sénégalaise très organisée, regroupée en association et qui a abattu un travail formidable qui a facilité mon travail ainsi que celui de mes collaborateurs dans l’organisation de ces élections. Je n’ai eu, depuis que je suis là, aucune difficulté et je m’investi totalement avec le consul général dans ce processus électoral. Je n’ai aucune inquiétude et nous n’avons eu à déplorer aucun incident » rassure SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire. Au moment ou nous publions ce post il est 18 h 13 mn ce 26 février et les bureaux de vote ont déjà fermé leurs portes.

Les autorités Ivoiriennes ont été également des ‘’intervenants’’ dans le processus électorale de la Présidentielle en Côte d’Ivoire par le biais du Ministère de l’Intérieur qui a déployé des éléments de la Police Nationale pour sécuriser les centres de vote. Notons que ce dimanche était également jour de vote au plan national pour les Ivoiriens eux-mêmes. Il s’agissait des élections législatives partielles qui sont le fruit des contestations des résultats des législatives du 11 décembre 2011 validée par le Conseil Constitutionnel. Elles se sont tenues dans 12 circonscriptions électorales principalement dans le nord, dans l’ouest du pays et au Sud.

SUY Kahofi

Professeur Mamadou Coulibaly : « Le salut de l’Afrique réside dans les Régimes Parlementaires »

10/10/2011 Aucun commentaire

 

Mamadou Coulibaly Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire

Les Libéraux ne se sont pas fait prier pour prendre d’assaut la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie sis au Plateau Abidjan pour se former et s’informer sur la réalité et les avantages liés au Régime Parlementaire. Sur invitation de Audace Institut Afrique (AIA), des chercheurs Ivoiriens et Français ont tenu le public en halène à l’occasion d’un colloque d’une journée ce samedi 8 octobre. Mamadou Koulibaly, Président d’Audace Institut Afrique, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, Avocat à la Cour de Paris, Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes et chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique ont été les conférenciers du jour.

Se sacrifiant à la tradition le professeur Mamadou Koulibaly, a présenté le colloque et Audace Institut Afrique. Au cours de cette première intervention il a procédé à la présentation générale de la relation entre constitution – partis politiques – démocratie – Paix et progrès et le rôle que doit être celui des partis politiques dans l’édification d’un état de droit. Il a démontré texte à l’appui que le Régime Parlementaire avait été déjà expérimenté en Côte d’Ivoire par la constitution de 1959. A sa suite Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, a instruit le public sur la nécessité pour l’Afrique d’adopter un régime parlementaire. Ce Régime Parlementaire avec une constitution adaptée aux besoins et aux aspirations des peuples africains sera plus utile que le maintien de régime présidentiel fort et des constitutions souvent calquées sur celles des puissances colonisatrices. Régime constitutionnel – liberté économique et Paix en Afrique a été l’étude comparée ou parallèle entre le régime constitutionnel, la liberté économique et la Paix en Afrique. Le comparatif régime présidentiel, semi présidentiel et régime parlementaire a été réalisé par Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes, chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique. Cette étude a démontré que les pays à régime parlementaire sont moins exposés au coup d’Etat, guerre civiles et troubles sociaux. Ces pays attirent plus d’aide au développement à cause de la transparence dans la gestion des affaires publiques et totalisent des indices de gouvernance plus encourageants que les pays à régime présidentiel.

Que retenir du régime parlementaire ?

« Le régime présidentiel avec les constitutions que nous avons en Afrique font de nos chef d’Etat des ‘’hyper Président’’ au pouvoir sans limite. A la lecture de ces constitutions on se rend compte que les premiers ministres, les ministres et les parlementaires ne sont présents que pour faire de la figuration. Tous les pouvoirs sont détenus par le Président qui comme on le voit malheureusement peut en abuser ! » souligne le Professeur Mamadou Coulibaly. Pire, dans les régimes présidentiels on note en effet une certaine division ethnique cultivées par les politiciens. Les stratégies électorales et les alliances politiques sont le plus souvent concoctées sur des bases régionalistes. Le programme de gouvernement ne se décide plus en terme de mandat à accomplir pour le bien être des populations mais plutôt d’allier politique à satisfaire. Le régime présidentiel offre l’opportunité à un homme de gérer comme il veut pendant 5 ans un pays et de ne rendre compte que lorsque le moment des élections arrivent. Ce Président n’ayant pas eu le temps d’appliquer son programme de gouvernement est obligé de convaincre d’une autre manière ! L’argent du contribuable est utilisé pour corrompre l’électorat et le tribalisme au sommet de l’Etat devient une arme de division.

Le régime parlementaire met fin à de telles pratiques ! Il interdirait à un ‘’président tout puissant’’ de favoriser son ethnie. D’autre part il empêcherait toute rupture d’égalité juridique en faveur d’une région particulière. En effet toutes les régions sont représentées au parlement et leurs représentants ont un rôle actif et peuvent influer les politiques publiques. L’’’hyper président’’ n’aura plus 5 ans pour faire ce qu’il veut mais devra rendre compte chaque 6 mois de sa gestion au peule.

« Les pays Africains qui ont fait le choix d’un régime parlementaire sont certes un petit groupe situé dans la pointe sud du continent mais il faut dire que les résultats qu’ils ont obtenu depuis leurs indépendances sont encourageants. L’Afrique a les moyens de réussir sa transition et je refuse que des considérations culturelles et sociales soient évoquées comme frein à l’adoption des régimes parlementaires » déclare Mamadou Coulibaly. Les statistiques le montrent, dans les pays ayant un régime parlementaire le niveau d’alphabétisation et de scolarisation sont meilleurs, le revenu par habitant est plus élevé, la corruption est moins importante, la gouvernance est meilleure, il y a moins de conflits et plus de stabilité, le budget militaire est bas et la liberté économique y est également beaucoup plus élevée.

SUY Kahofi

Le nationaliste était aussi un poltron de la France-Afrique !

14/09/2011 un commentaire

 

Pourquoi Bourgi passe aux aveux maintenant?

J’ai pris du temps pour écouter ici et là les commentaires des uns et des autres avant de produire cet article qui est avant tout le point de vue de l’homme de la rue. Les déclarations de Bourgi sur les valises pleines de sous qu’il aurait convoyé entre Abidjan et Paris suscite des réactions qui pour moi ne devrait étonner personne. Le philosophe ne disait-il pas que de deux personnes qui nient la France-Afrique, celui qui la déteste le plus en est au contraire celui qui en est le plus proche ? Et bien la théorie semble belle et bien démontrée avec cette révélation. Gbagbo n’était pas différent des hommes qu’il a de tout temps critiqué. Les restes des jeunes patriotes morts inutilement dans les rues d’Abidjan doivent se retourner dans leurs tombes. Honte total ! Mentir et embrigader des jeunes innocents. Saint Laurent n’était rien d’autre qu’un apôtre de Lucifer lui aussi !

Pour l’Ivoirien de tous les jours Bourgi ne peut pas avoir menti et voici les explications fournies par cet étudiant en journalisme. « Mr Bourgi est l’homme le plus occulte des relations France-Afrique alors s’il dit qu’il a porté des valises d’argent lui-même c’est que c’est vrai. Les élucubrations des chefs d’Etat africains n’y changeront rien ». Paul Koffi ne dit pas le contraire. « Les Républiques bananières du continent noir ont des chefs d’Etat qui continuent d’être les marionnettes des occidentaux ! Financer les élections d’un Président français comme s’ils étaient des militants de son parti politique…ça fait honte ! » Le montant gracieusement offert par Laurent Gbagbo fait également jazzer. Pendant le woody de Mama soutenait que les difficultés accablaient son régime au point de ne pas pouvoir créer de nouveaux emplois aux jeunes, il faisait passer la mallette sous la table pour ses copains d’outre mer. « Quand on connait la souffrance des populations de notre on ne peut qu’être déçu par cette nouvelle. Si elle est fondée, je serais très déçu par l’ancien chef de l’Etat. Je crois que cet argent aurait pu servir à scolariser des enfants, construire des routes et même des hôpitaux ! » affirme Kla Kouassi.

Il y a dans ce lot d’accusation, de propos de la ‘’défense’’ et de déception affiché par des pseudo-pro Gbagbo encore lucides, ceux qui estiment sans parti-pris que les révélations de Bourgi cachent un petit quelque chose ! Comment si soudainement le franco-sénégalo-libanais (ça fait lourd pour un seul !) peut-il se sentir autant coupable soudainement ? Que cache cette repentance ? N’a-t-il pas l’intention de clouer politiquement les mis-en-cause ? Si telles sont ses intentions il a lui-même le droit d’avoir peur car on le dit en Afrique on ne pourra jamais confier la viande au chien sans qu’il ne se serve ! Alors Mr Bourgi combien avez-vous touché pour transporter des valises aussi lourdes entre deux continents ?

SUY Kahofi

Dossier Laurent Gbagbo : la défense dénonce une entorse à la procédure normale

22/08/2011 4 commentaires

 

Maître Gouaméné Hervé, l'un des avocats de Laurent Gbagbo

Dans le dossier de l’inculpation de l’ancien Président Laurent Gbagbo et de son épouse les avocats de la défense n’entendent pas baisser les bras face à ce qu’ils qualifient de vice de procédure. En effet Maitre Gouamené Hervé qui représente le client Laurent Gbagbo face au Ministère public, dénonce une justice aux allures de vainqueurs face aux vaincus. En effet la défense dénonce le fait que la procédure pour juger un Chef d’Etat ou un ancien Chef de l’Etat pour des actes qu’il a commis dans l’exercice de ses fonctions n’ait pas été respectée. « Notre première réaction par rapport à cette inculpation c’est tout simplement une indignation face au recule de l’Etat de Droit en Côte d’Ivoire. En inculpant de façon cavalière l’ancien chef de l’Etat c’est une violation de la Constitution Ivoirienne ». Maitre Gouamené estime, à la lumière de la loi fondamentale Ivoirienne, que seule une procédure soumise à l’Assemblée Nationale peut permettre d’inculper un ancien Chef d’Etat, un ancien Ministre, un ancien Député ou un ancien Président d’Institution en Côte d’Ivoire. « C’est le procureur général près la Cours de Cassation qui saisit le bureau de l’Assemblée Nationale au fin d’arrêter ou de poursuivre. L’Assemblée se réunit en plénière et délibère sur une majorité de 2/3 des membres pour autoriser ou non la poursuite contre un ancien chef d’Etat » nous explique Maitre Gouamené.

Il s’agit donc pour la défense d’une violation de la Constitution certes mais au-delà, de tous les textes de loi et conventions internationales ratifiés par la Côte d’Ivoire. « Cette loi que je viens de vous expliquer plus haut n’a pas été respectée et c’est indigne de la Côte d’Ivoire » martèle l’avocat. Devant cette sortie du Procureur de la République, l’avocat entend saisir les juridictions nationales et internationales pour casser la procédure. « Nous n’allons pas nous laissé faire. Nous avons décidé de saisir la Cours d’Appel qui est la juridiction au dessus du juge d’instruction et la chambre d’accusation pour faire annuler cette inculpation et cette procédure qui est contraire à la loi » affirme Maitre Gouamené. Le dossier Laurent Gbagbo n’a donc pas fini de susciter les débats juridiques et les diverses interprétations de la loi.

SUY Kahofi

La société civile Ivoirienne en action pour le respect des droits de l’homme

25/07/2011 2 commentaires

 

Tous ces crimes seront-ils jugés ?

Les Organisations de la société civile et leurs acteurs respectifs sont en action en Côte d’Ivoire à l’heure de la reconstruction du pays avec deux challenges, celui du respect des droits de l’homme et de la justice pour tous. Elles espèrent que  le gouvernement d’Alassane Ouattara donnera un sens vrai à sa logique d’instauration d’un Etat de droit. Les nouvelles autorités Ivoiriennes sont donc confrontées au risque d’application d’une justice à deux vitesses. Les organisations de la société civiles tirent sur la sonnette d’alarme pour éviter de nouvelles frustrations qui pourraient être le lit de la division. Ecoutez le reportage.

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Pour ou contre l’emprisonnement de Laurent Gbagbo

23/07/2011 7 commentaires

 

« Le frère Laurent ne doit-il pas retrouver sa liberté »

Après notre premier micro-trottoir sur le maintien du 43ème BIMA d’Abidjan Port-Bouët, nous avons décidé de soumettre une autre question à nos compatriotes et il s’agit du sort de l’ex-président Ivoirien. Laurent Gbagbo est officiellement en résidence surveillée dans le nord de la Côte d’Ivoire précisément à Korhogo. Une véritable omerta entour sa ‘’détention’’ car si le CICR, l’ONUCI et les Elders ont pu le voir, aucune organisation de la société civile nationale n’a pu croiser l’ancien Chef d’Etat. De nombreuses personnes se demandent alors qu’est ce qui bien justifier ce silence et ce mystère autour de Laurent Gbagbo ? Peut-on bâtir un Etat de droit quand les ténors de l’ancien régime son humiliés et vilipendés ? N’est-t-il pas temps de laisser tout le monde libre au nom de la paix ? Pour ou contre l’emprisonnement de Laurent Gbagbo, voici les réponses de quelques Ivoiriens.

Eric Koffi Koffi : « Il doit payer ! »

Depuis le coup d’Etat du Général Robert Guéï, la Côte d’Ivoire s’est taillé une réputation de nomanland juridique. Chacun vient à la tête de ce pays par la force, tue, viole et martyrise le peuple et s’en va. Ecoutez il faut que cela prenne fin ! Notre pays ne va pas continuer d’être le mauvais élève de la classe surtout après cinquante ans d’indépendance dont trente passés à être un modèle de stabilité. Quand ont est un pays qui se respecte on applique les lois. Laurent Gbagbo doit allé en prison s’il est reconnu coupable : il a pillé l’argent du pays pour assoir une armée meurtrière et se lancer dans une aventure de dictateur ! Comme Bokassa hier en Centrafrique, Gbagbo doit répondre de ses actes devant la justice.

Pascal T. : « J’appelle à une grâce présidentielle »

Vous savez, je crois que personnellement la prison ne sera pas un bon conseiller pour le Président Gbagbo comme l’a été l’humiliation qu’il a connu le 11 avril 2011. Personne ne pouvait s’imaginer qu’un jour dans le pays d’Houphouët Boigny un Président serait sorti du Palais comme un bandit de grand chemin sous les huées des badauds ! L’humiliation a été grande au risque de me répéter. Je crois que pour son âge et pour l’image du pays, la prison n’est pas un endroit pour lui. Alassane Ouattara a toujours dit que Laurent Gbagbo est son frère. Alors je vous pose la question Monsieur le Président : « Pouvez-vous accepter que votre frère passe le reste de sa vie en prison ? » J’appelle donc à une grâce présidentielle.

Yaha O. : « Attention à une justice à deux vitesses »

Aujourd’hui je crois qu’avant même de dire si oui ou non Laurent Gbagbo doit aller en prison, il faut se demander si la justice fait bien son travail. Chaque Ivoirien note que seules les personnes d’un camp sont traquées. Les com’ zones pro-ouattara qui ont une réputation de serial killer gambade joyeusement dans les maquis et bars d’Abidjan ! Alors je me demande on s’acharne sur Gbagbo et les autres, on fait quoi d’eux ? Si Laurent Gbagbo doit aller en prison tous les autres délinquants de droit ou de gauche doivent l’accompagner ! Quand on se dit juste on n’applique pas une justice à deux vitesses. Si Laurent Gbagbo est coupable il ira en prison mais si la vengeance justicière se limite à lui parce que considéré comme le grand perdant de la crise, le peuple avisera. La justice à deux vitesses est le lit de l’instabilité et de la division.

IBO C. : « On ne pardonne pas à moitié ! »

Chaque jour que vous mettez en marche votre poste téléviseur ou votre poste de radio, vous ne pouvez pas entendre un seul discours sans les mots paix et réconciliation. C’est pourtant étrange car c’est ceux qui appellent à la paix et à la réconciliation qui maintiennent d’autres en détention sans notification juridique. Leur attitude me fait penser à ce proverbe Ivoirien qui dit : « faites ce que je dis mais ne faite pas ce que je fais ». Alassane Ouattara appelle à la réconciliation mais il refuse lui-même de fumer le calumet de la paix. Pourquoi depuis sa prise de fonction effective il n’a jamais croisé Laurent Gbagbo ? Le gouvernement ne passe son temps qu’à émettre des mandats d’arrêt et à menacer les exilés. Si on veut la réconciliation il faut pardonner sincèrement et cela passe par une amnistie totale ou une application totale de la justice.

Suy Kahofi

Mamadou Coulibaly claque la porte du FPI

12/07/2011 2 commentaires

 

Le Président de l’Assemblée Nationale quitte le FPI

On s’attendait véritablement à une restructuration du FPI pour une opposition forte mais pas à une saignée si prompt du LMP. La nouvelle circulait déjà dans les milieux bien informés de la politique et c’est désormais effectif, le Président Mamadou Coulibaly vient de claquer la porte au FPI et tout le pays commente cette actualité. Les velléités d’indépendance de l’ex-numéro 3 du FPI et ami de Laurent Gbagbo se sont concrétisées à un moment où on le voyait offrir son épaule à un camarade emprisonné et sa sagesse à un parti fragilisé. Hélas ! Mamadou n’a que faire des esprits faibles à un tournant aussi décisif de l’histoire de la Côte d’Ivoire. A défaut d’être écouté par l’aile dure du Parti il décide de créer LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) pour la reconstruction et la réconciliation du pays. Pourquoi part-il à un moment aussi crucial et trois mois jour pour jour après la chute du régime de la refondation ?

Mamadou Coulibaly que certains qualifient déjà de traite ou de suppo d’Alassane Ouattara pour déstabiliser l’opposition quitte le FPI car le déficit de communication était à son paroxysme. Il avait demandé à ces camarades d’organiser une AG pour rendre compte des 10 ans de gestion calamiteuse du FPI aux militants à la base. En guise de réponse, les accros à la drogue baptisée Laurent Gbagbo on tout simplement souligné que ‘’le moment était mal choisi’’. Alors, parce que le woody est en prison la vie du parti s’arrête ? « N’avons-nous pas un devoir d’inventaire vis à vis de nos militants, tirer les leçons et puis continuer notre histoire en construisant un grand parti d’opposition » s’était demandé Mamadou Coulibaly à plusieurs reprises. Oui le FPI ne prêchait pas dans le désert mais à des Ivoiriens et c’est à eux qu’il doit rendre compte. Mamadou est un poids lourd de l’opposition, alors avec son départ une question se pose : qui di FPI l’accompagne ? Personne n’a la réponse mais le Professeur lui-même donne déjà un indice. « Ceux qui veulent pleurnicher et attendre le retour de Gbagbo pourront toujours rester là-bas et attendre » affirme l’ancien membre du FPI.

Au FPI c’est un semblant de tristesse qui habite les uns et les autres. Miaka Oureto se dit déçu du départ de Mamadou Coulibaly mais invite ses partisans à ne pas céder au découragement. « Notre satisfaction c’est qu’il se retrouve dans l’opposition et que nous allons certainement nous retrouver » déclare le secrétaire général du FPI. Au RHDP on salue le départ de Mamadou Coulibaly que l’on voyait comme le seul esprit éclairé dans ce fourre-tout politique et ce club de fanatique à la personne de Laurent Gbagbo qu’est le FPI. D’ailleurs le porte parole du Président Bédié ne cache sa satisfaction et juge même que Mamadou « a mis du temps avant de partir ». Un traitre, un opportuniste, un parasite, un nordiste qui retournent vers ses frères… ? Les noms ne manquent pas pour désigner celui qui dans les moments d’adversité a décidé de tourner le dos à la maison mère. Une chose est sûre, c’est que si Mamadou Coulibaly, homme de conviction reste fidèle à son esprit libéral et ses convictions, il réussira dans son aventure. Il était juste pour certains qu’il parte car le FPI fait office d’épouvantail Ce premier départ annonce ce que tout le monde redoute, l’implosion du FPI. Que restera-t-il d’un parti qui porte la charge du massacre de 3000 ivoiriens ? La question trouvera une réponse dans les mois avenirs.

Suy Kahofi

Investiture du chef de l’Etat Ivoirien : l’envers de la médaille

23/05/2011 6 commentaires

 

eburnietoday.mondoblog.org

La fête fut belle mais avec quelques difficultés

Aucun Ivoirien n’a voulu se faire raconter la cérémonie d’investiture du Docteur Alassane Ouattara. Yamoussoukro, la capitale politique Ivoirienne était pleine de monde : certains observateurs avancent le chiffre 150.000 à 200.000 visiteurs voir plus ! La fête fut belle, du moins pour le côté cérémonie d’investiture mais pour ce qui est des réalités sur le terrain, les choses étaient très différentes. Deux problèmes se sont posés : celui de la nourriture et de l’hébergement. Alors quand chacun veut dormir, l’Etat sort ses griffes et passe en mode réquisition ‘’pour raison d’Etat’’.

Officiellement la ville de Yamoussoukro compte un peu plus de 1773 chambres d’hôtel. 2/3 des chambres étaient réservées depuis deux mois. Il fallait donc se rabattre sur les 1/3 restants et voir comment louer des chambres à des particuliers. Vu l’affluence le gouvernement réquisitionne les dernières chambres des hôtels de luxe. « Monsieur pour des raisons d’Etat nous vous prions de considérer que cet hôtel est réquisitionné » avait lancé le fonctionnaire du protocole d’Etat au propriétaire d’un hôtel. Ce dernier s’est vu obligé de rendre l’intégralité de l’argent des clients qui avaient réservé sur 3 jours ! A Yamoussoukro, le temps d’une investiture les prix de location ont été multipliés par 1000 ! Une villa sur les hauteurs du bas vert a été louée à 500.000 f, 1.000.000 pour une autre résidence au quartier des 220 logements. Les chambres de particuliers dans des quartiers populaires à 40.000, 35.000 f ou 25.000 f la nuit. Les prix ne se discutent pas : c’est à prendre ou à laisser ! Faute d’avoir eu un dortoir certains ont passé la nuit dans leurs véhicules, d’autres dans les bus, les cars, à la belle étoile sur les larges boulevards de la ville ou dans des maquis buvant la bière pour tuer le temps jusqu’au petit matin.

La bière et l’alcool ont coulé : même les maquis crées spécialement pour l’investiture ont refusé du monde. Difficile de s’asseoir, de trouver une table ou même un verre. Chez Georges à l’espace Hollywood il fallait patienter et s’armer de courage pour déguster un poulet, un poisson ou des brochettes. Ici comme dans tous les espaces le personnel a été renforcé. Il fallait souvent jouer des coudes, être patient et déterminé pour manger : il nous a été donné de voir des ‘’tontons’’ en costard veiller sur leurs tranches de poulet alors qu’ils étaient sur le barbecue. L’offre étant supérieur à la demande, les prix ont été majorés mais là aussi des clients à force de faire le tour des maquis et restaurants ont dû dormir le ventre creux ! Malgré tous ces petits soucis les Ivoiriens qui ont fait le déplacement vers Yamoussoukro ont vécu un moment inoubliable et c’est ce qui soulage l’infortuné d’un jour.

Suy Kahofi

Ambiance festive d’un départ pour l’investiture

20/05/2011 Aucun commentaire

 

Petite pause à n'zianouan pour faire le plein d énergie

Gare d’Adjamé, Abidjan il y a du monde ce vendredi comme déjà depuis le mercredi 18 : les Ivoiriens par centaines ont décidé de ce rendre à Yamoussoukro pour la cérémonie d’investiture du Président de la République. Toutes les gares qui assurent le transport vers Yamoussoukro reçoivent du monde. 5000, 4500, 4000 chacun affiche son tarif pour attirer la clientèle. Il est 10 h 26, nous sommes à la gare de l’Union des Transporteurs de Bouaké UTB. Le prochain départ pour Yamoussoukro est prévu pour 12 h 15. Trop de temps à attendre : chacun veut une place dans le car qui décolle pour Daloa et Bouaflé. Le chauffeur sur insistance du chef de gare accepte de faire le détour pour déposer la trentaine de fêtards à Yamoussoukro. L’ambiance est plutôt festive à la montée du car ! « Vous allez voir le Président ? » interroge le convoyeur. « Oui kêh ! Et toi tu ne viens pas » lui répond la commerçante qui vient de fermer boutique pour le voyage. Les commentaires et analyses fusent de toutes parts sur l’évènement mais on retiendra que les Ivoiriens se rendent à Yamoussoukro pour festoyer et tourner la page. « Ivoiriens ils aiment amusement ! Depuis Ouattara parlent ils n’entendent pas mais quand il a dit venez faire la fête ils courent » affirme un agitateur à l’avant du car. Un autre de répondre « ADO lui-même sait que son investiture c’est le rattrapage de 24, 31 et pâques des Ivoiriens » (rires). Après le départ d’Adjamé bref escale à Yopougon puis direction le corridor de GESCO. A la vue des FRCI, les passagers se préparent pour le contrôle. « Rangez vos pièces d’identités : qui va contrôler quoi ? » s’interroge menaçant un étudiant à l’arrière du car. C’est d’ailleurs lui qui sort la tête pour accueillir l’homme en arme. « Chef, laisse affaire de contrôle on va pour la fête à Yamoussoukro ». L’homme fait signe de la main et le car avance. Quelques brins de causerie entre voisins puis c’est un démarcheur qui prend la relève pour vanter les mérites de ses médicaments.

Première escale 12 h 12 , l’ancien corridor d’Elibou sur l’autoroute. 2 km avant les premiers commerçants un accident ! Sortie de route pour un pick-up des FRCI : les trois  occupants à l’avant du véhicule sont touchés. Les voyageurs se lèvent pour admirer le triste spectacle. « Voici ce que l’OSER (Office de Sécurité Routière) voulait éviter » affirme une dame. Le car s’immobilise à peine et reprend son périple vers la capitale politique. Le silence est déchiré par un une information qui ne réjouit pas les fêtards. « Mon cousin vient de me dire que les maquis et bars affichent occupés depuis deux jours » affirme l’étudiant. « C’est grave ! » répond l’agitateur à l’avant du car avant de conclure « j’espère que le prix de la bière n’a pas augmenté ? » (rires). Deuxième escale à N’Zianouan : la pause est longue car certains profitent de l’occasion pour manger et faire quelques courses. Un voyageur quitte le car puis c’est le départ ! Sur le chemin des femmes et des  enfants dans certains villages saluent le passage des véhicules avec des cris de joie et brandissent des drapeaux estampillés ADO la solution ou RHDP la solution. Les véhicules vont vite, certains sont en pannes ici et là mais personne aux abords des routes ne renoncent au voyage. Plus intrépides, ce groupe de motards d’une vingtaine de personnes qui entend rallier la capitale à deux roues! Là aussi il y a des pannes mais on ne se décourage pas. Les véhicules des FRCI sont visibles tout au long du trajet : certains escortent des voitures officielles du Gouvernement, d’autres des véhicules diplomatiques. Troisième pause à Toumodi et c’est le direct pour Yamoussoukro que nous atteignons en moins de 20 mn. Il est 15 h 05 mn! Les longues files de véhicules à l’entrée de l’hôtel président attirent le regard des voyageurs. Les uns appels leurs amis, d’autres des  parents. « Nous y sommes » lance un jeune homme à l’arrière du car et son voisin de lui répondre « espérons que la pluie ne gâche pas la fête ».

Suy Kahofi à Yamoussoukro