Revue Ivoirienne du 18 au 23 février 2013

L’ancien Président Ivoirien dans le box des accusés à la CPI

L’ancien Président Ivoirien dans le box des accusés à la CPI

Ivoiriens ou guinéens ? Voici l’interrogation que les populations de Kpéhaba ruminent sans cesse depuis qu’un conflit frontalier oppose Abidjan et Conakry. Fraternité Matin dans sa livraison du 22 février nous livrait le compte rendu de ses envoyés spéciaux dans cette localité de l’extrême nord-ouest ivoirien située dans le département de Sipilou. Dans ce conflit frontalier, la Côte d’Ivoire appelle au calme, à la retenue et à la négociation même si on apprend avec Soir Info que 15 jours après la prise de Kpéhaba par les militaires Guinéens, l’armée de cet Etat voisin se retire. Le Patriote et L’Intelligent d’Abidjan de souligner qu’Alassane Ouattara ordonne et obtient le retrait de l’armée guinéenne de la zone contestée. La brouille entre les deux pays est en cours de règlement indique dans foulée nos confrères qui soulignent que le Gouvernement prône le dialogue et que la commission mixte se réunira en urgence pour analyser la situation. Si dans cette crise frontalière le Gouvernement se montre conciliant, il n’affiche pas cette même posture dans le traitement du dossier des fonctionnaires grévistes. Le Gouvernement frappe fort annonce Le Nouveau Réveil qui soutient que les salaires de 500 fonctionnaires grévistes ont été coupé ! Cette information a été relayée également par Le Démocrate qui parle de 500 fonctionnaires sanctionnés. Outre ces deux faits, l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la CPI a alimenté également le moulin à lettre cette semaine. Suite de l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, chaud ! chaud à la CPI s’écrie en première page L’Inter ; Altite charge Ben Souda réplique affiche le journal. Pour L’Intelligent d’Abidjan c’est le grand déballage qui continue à la CPI avec 45 faits ont été présenté par le bureau Procureur. Des faits ? Que nenni ! Maître Emmanuel Altite réclame de vraies preuves à Ben Souda écrit le confrère qui souligne aussi que des images des violences électorales au Kenya sont dans le dossier de Laurent Gbagbo et une vidéo de l’article 125 a été diffusée. Maître Altite démoli les charges de Ben Souda écrit Le Temps. L’avocat de Gbagbo promet le grand déballage, Ben Souda et ses collaborateurs se ridiculisent renchérit Notre Voie. Le Nouveau Courrier exprime son opinion au travers des caractères d’imprimerie utilisés en première page. La grandeur de la défense affiche-t-il en grosse lettre avant d’ajouter en petites lettres les petitesses du procureur de la CPI. Le Patriote a sa lecture de cette semaine d’audience : l’article 125 met Gbagbo KO titre le journal qui publie une photo de l’ancien président en train de se gratter un œil. Selon le quotidien des images de personnes brulées vives créent le choc et le confrère de nous expliquer comment Maître Altite a tué son client. Fraternité Matin sur la question relaie les propos du porte-parole du gouvernement et je cite : « nous sommes sereins car tout le monde sait ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire ». Pour finir Soir Info nous fait partager une information plutôt surprenante, la Commission Electorale Indépendante n’est pas bon payeur ! En effet la CEI reste devoir au propriétaire du bâtiment qui abrite son siège 21 mois de loyer.

A la semaine prochaine !

Abdoulaye WADE loin du complexe de la défaite

 

MACKY SALL le nouvel homme fort de Dakar

Contrairement à certains qui s’accrochent au pouvoir au point de conduire leur peuple à la guerre civile après les élections, Maître Abdoulaye Wade bien que contesté par le Sénégal est sorti non pas par la petite porte mais par la grande. A 85 ans, même s’il a perdu le soutien politique du peuple, il lui reste au moins la lucidité d’un homme sage qui aura fait l’économie de pertes inutiles en vies humaines. « Nous garderons notre maturité politique jusqu’à la fin et contrairement à ce que certains pensent le schéma Ivoirien ne se reproduira pas au Sénégal » m’avait signifié Demba Dia un ressortissant sénégalais lors des élections. Le Sénégal, exemple de démocratie ne recul donc pas bien au contraire. L’esprit d’alternance qui souffle sur le pays depuis Senghor continue de souffler sur le pays avec l’arrivé de Macky Sall aux affaires. En dépit des craintes suscitées par la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, la victoire acceptée de son ancien ministre et Premier ministre qu’il appelait son « apprenti », est le signe de la vitalité démocratique du Sénégal ! « Mes chers compatriotes, à l’issue du second tour de scrutin de dimanche, les résultats en cours indiquent que M. Macky Sall a remporté la victoire », a déclaré le président Wade, selon un communiqué diffusé dans la soirée par la présidence. « Comme je l’avais toujours promis, je l’ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter », a expliqué le chef de l’Etat sortant. « Vous avez été nombreux (…) à vous rendre aux urnes et à voter librement, dans le calme et la sérénité », et « je vous félicite tous et toutes pour la part déterminante que chacun de vous a jouée dans ce processus », a-t-il ajouté. Dans un premier communiqué, la présidence avait fait état du coup de fil du président Wade à son challenger, confirmant l’information diffusée par les médias publics (agence de presse et télévision). En Côte d’Ivoire, les représentants du PDS que nous avons pu joindre étaient certes déçus mais ont hautement apprécié le geste de Maître WADE.

« Ce (dimanche) soir, un résultat est sorti des urnes, le grand vainqueur reste le peuple sénégalais », a déclaré de son côté M. Sall lors d’une conférence de presse dans la nuit dans un grand hôtel de la capitale. « Je serai le président de tous les Sénégalais », a-t-il promis, remerciant notamment le président Wade pour son appel téléphonique. « Ce soir une ère nouvelle commence pour le Sénégal », s’est félicité le vainqueur du scrutin, qui lui aussi a salué la maturité des électeurs et de la démocratie sénégalaise. « L’ampleur de cette victoire aux allures de plébiscite exprime l’immensité des attentes de la population, j’en prends toute la mesure. Ensemble, nous allons nous atteler au travail », a-t-il conclu. « C’est encore une preuve de la maturité du peuple sénégalais et de la classe politique », a commenté le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), chargée de superviser le scrutin. Les premiers résultats officiels sont attendus pour mardi ou mercredi, mais les chiffres égrenés depuis la fermeture des bureaux de vote à 18 h 00 GMT par les médias sénégalais et ceux de l’extérieur donnaient M. Sall, 50 ans, en tête dans la plupart d’entre eux. Avant même l’annonce de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées devant le siège de campagne à Dakar de Macky Sall, aux cris de « Macky président », « Cette fois ça y est! » ou « On a gagné » et en dansant au son d’une musique rythmée poussée à fond par une puissante sonorisation. Des scènes de liesse similaires ont eu lieu toute la soirée dans plusieurs quartiers de Dakar, y compris au cœur de la ville, Place de l’Indépendance, proche du palais présidentiel. Hormis l’action d’hommes armés qui ont perturbé le vote dans quelques bureaux en Casamance (sud), région en proie à une rébellion indépendantiste depuis trente ans, aucun incident grave n’a été signalé lors du scrutin dans le reste du pays. Le Sénégal est souvent cité comme l’un des rares exemples de démocratie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest régulièrement secouée par des violences politico-militaires, comme en témoigne le coup d’Etat qui a renversé jeudi au Mali voisin le président Amadou Toumani Touré. La campagne a donné lieu à quelques incidents entre partisans des deux candidats, sans commune mesure toutefois avec les manifestations et les violences avant le premier tour du 26 février et qui avaient fait entre 6 et 15 morts selon les sources, et au moins 150 blessés. Au total, quelque 300 observateurs étrangers ont surveillé le vote, notamment de l’Union africaine (UA), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union européenne (UE).

SUY Kahofi

Présidentielle Sénégalaise : la diaspora Ivoirienne a voté dans le calme

 

SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire

Le Consulat Général du Sénégal avait fort à faire ce 26 février pour l’organisation de la présidentielle en Côte d’Ivoire. En plus de la diaspora Sénégalaise vivant en Côte d’Ivoire, le Consulat avait la lourde tâche de coordonner les opérations de vote de Niamey au Niger. Forte de plus de 700.000 membres, la communauté sénégalaise a obligé les autorités en charge de l’organisation des élections à mobiliser 76 bureaux de vote. « La seule ville d’Abidjan compte 42 bureaux de vote et à l’intérieur nous avons 34 bureaux y compris celui de Niamey au Niger qui est couvert par le consulat du Sénégal » nous explique DIA Demba coordinateur des élections du 26 février pour Abidjan Sud. Depuis 7 heures les agents commis à la supervision du vote ont commencé à déployer le matériel et à aménager les bureaux pour accueillir les premiers votants. C’est véritablement autour de 7 h 45, 8 h ou 8 h 30 mn par endroit que les opérations de vote ont véritablement commencé. Ces opérations de vote ont timidement commencé vers 8 h 30 comme le confirme NIANG Daïrou président du bureau de vote 11 du groupe scolaire Pont à Treichville. « Bien que le bureau soit ouvert depuis 7 h nous avons commencé à enregistrer les premiers votants à partir de 8 h 45 mn. Je dois reconnaitre que c’est timide côté affluence mais les votants viennent petit à petit ».

Cette opération de vote a été surtout un moment de retrouvaille pour plusieurs ressortissants sénégalais vivants en Côte d’Ivoire et l’ambiance bonne enfant qui pouvait se voir en dehors des centres de vote a été aussi présente dans les bureaux de vote. « L’ambiance est bonne entre les représentants des 14 partis politiques et le personnel du bureau de vote et tout se passe bien. Il n’y a pas d’irrégularités dans l’ensemble mais nous veillons au bon déroulement des élections » affirme Lwélé Binta représentante du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) du candidat Président Maître Abdoulaye Wade. Aucun membre de la communauté sénégalaise n’a voulu se faire compter ce jour de vote et les jeunes ont été les premiers à se manifester. L’argument de la fibre patriotique et du devoir citoyen ont motivé le déplacement. « J’ai décidé de participer aux opérations de vote parce que je suis un citoyen sénégalais, c’est un devoir pour moi de voter et je suis là pour accomplir cet acte citoyen. Je demande également aux ressortissants sénégalais vivant en Côte d’Ivoire de se déplacer pour voter dans le calme et la tranquillité » affirme Lamine NIANG. Comme tous ces concitoyens, l’Ambassadeur du Sénégal à Abidjan ne s’est pas laissé influencer par la canicule. A bord de son véhicule de service il a sillonné les différents bureaux de vote avec une intention affichée de rassurer la communauté sénégalaise prenant part au vote. Lors de ses escales il n’a pas manqué de régler quelques petites incompréhensions liées à l’interprétation de la loi électorale et de répondre aux questions des responsables des bureaux de vote. « J’ai trouvé en Côte d’Ivoire une communauté sénégalaise très organisée, regroupée en association et qui a abattu un travail formidable qui a facilité mon travail ainsi que celui de mes collaborateurs dans l’organisation de ces élections. Je n’ai eu, depuis que je suis là, aucune difficulté et je m’investi totalement avec le consul général dans ce processus électoral. Je n’ai aucune inquiétude et nous n’avons eu à déplorer aucun incident » rassure SEYDOU Kaloga Ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire. Au moment ou nous publions ce post il est 18 h 13 mn ce 26 février et les bureaux de vote ont déjà fermé leurs portes.

Les autorités Ivoiriennes ont été également des ‘’intervenants’’ dans le processus électorale de la Présidentielle en Côte d’Ivoire par le biais du Ministère de l’Intérieur qui a déployé des éléments de la Police Nationale pour sécuriser les centres de vote. Notons que ce dimanche était également jour de vote au plan national pour les Ivoiriens eux-mêmes. Il s’agissait des élections législatives partielles qui sont le fruit des contestations des résultats des législatives du 11 décembre 2011 validée par le Conseil Constitutionnel. Elles se sont tenues dans 12 circonscriptions électorales principalement dans le nord, dans l’ouest du pays et au Sud.

SUY Kahofi

Professeur Mamadou Coulibaly : « Le salut de l’Afrique réside dans les Régimes Parlementaires »

 

Mamadou Coulibaly Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire

Les Libéraux ne se sont pas fait prier pour prendre d’assaut la salle de conférence de la Chambre de Commerce et d’Industrie sis au Plateau Abidjan pour se former et s’informer sur la réalité et les avantages liés au Régime Parlementaire. Sur invitation de Audace Institut Afrique (AIA), des chercheurs Ivoiriens et Français ont tenu le public en halène à l’occasion d’un colloque d’une journée ce samedi 8 octobre. Mamadou Koulibaly, Président d’Audace Institut Afrique, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, Avocat à la Cour de Paris, Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes et chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique ont été les conférenciers du jour.

Se sacrifiant à la tradition le professeur Mamadou Koulibaly, a présenté le colloque et Audace Institut Afrique. Au cours de cette première intervention il a procédé à la présentation générale de la relation entre constitution – partis politiques – démocratie – Paix et progrès et le rôle que doit être celui des partis politiques dans l’édification d’un état de droit. Il a démontré texte à l’appui que le Régime Parlementaire avait été déjà expérimenté en Côte d’Ivoire par la constitution de 1959. A sa suite Jean-Philippe Feldman, professeur agrégé des facultés de droit, Maître de conférences à SciencesPo, a instruit le public sur la nécessité pour l’Afrique d’adopter un régime parlementaire. Ce Régime Parlementaire avec une constitution adaptée aux besoins et aux aspirations des peuples africains sera plus utile que le maintien de régime présidentiel fort et des constitutions souvent calquées sur celles des puissances colonisatrices. Régime constitutionnel – liberté économique et Paix en Afrique a été l’étude comparée ou parallèle entre le régime constitutionnel, la liberté économique et la Paix en Afrique. Le comparatif régime présidentiel, semi présidentiel et régime parlementaire a été réalisé par Eric Kouadio et Gbongué Mamadou, économistes, chercheurs, analystes d’Audace Institut Afrique. Cette étude a démontré que les pays à régime parlementaire sont moins exposés au coup d’Etat, guerre civiles et troubles sociaux. Ces pays attirent plus d’aide au développement à cause de la transparence dans la gestion des affaires publiques et totalisent des indices de gouvernance plus encourageants que les pays à régime présidentiel.

Que retenir du régime parlementaire ?

« Le régime présidentiel avec les constitutions que nous avons en Afrique font de nos chef d’Etat des ‘’hyper Président’’ au pouvoir sans limite. A la lecture de ces constitutions on se rend compte que les premiers ministres, les ministres et les parlementaires ne sont présents que pour faire de la figuration. Tous les pouvoirs sont détenus par le Président qui comme on le voit malheureusement peut en abuser ! » souligne le Professeur Mamadou Coulibaly. Pire, dans les régimes présidentiels on note en effet une certaine division ethnique cultivées par les politiciens. Les stratégies électorales et les alliances politiques sont le plus souvent concoctées sur des bases régionalistes. Le programme de gouvernement ne se décide plus en terme de mandat à accomplir pour le bien être des populations mais plutôt d’allier politique à satisfaire. Le régime présidentiel offre l’opportunité à un homme de gérer comme il veut pendant 5 ans un pays et de ne rendre compte que lorsque le moment des élections arrivent. Ce Président n’ayant pas eu le temps d’appliquer son programme de gouvernement est obligé de convaincre d’une autre manière ! L’argent du contribuable est utilisé pour corrompre l’électorat et le tribalisme au sommet de l’Etat devient une arme de division.

Le régime parlementaire met fin à de telles pratiques ! Il interdirait à un ‘’président tout puissant’’ de favoriser son ethnie. D’autre part il empêcherait toute rupture d’égalité juridique en faveur d’une région particulière. En effet toutes les régions sont représentées au parlement et leurs représentants ont un rôle actif et peuvent influer les politiques publiques. L’’’hyper président’’ n’aura plus 5 ans pour faire ce qu’il veut mais devra rendre compte chaque 6 mois de sa gestion au peule.

« Les pays Africains qui ont fait le choix d’un régime parlementaire sont certes un petit groupe situé dans la pointe sud du continent mais il faut dire que les résultats qu’ils ont obtenu depuis leurs indépendances sont encourageants. L’Afrique a les moyens de réussir sa transition et je refuse que des considérations culturelles et sociales soient évoquées comme frein à l’adoption des régimes parlementaires » déclare Mamadou Coulibaly. Les statistiques le montrent, dans les pays ayant un régime parlementaire le niveau d’alphabétisation et de scolarisation sont meilleurs, le revenu par habitant est plus élevé, la corruption est moins importante, la gouvernance est meilleure, il y a moins de conflits et plus de stabilité, le budget militaire est bas et la liberté économique y est également beaucoup plus élevée.

SUY Kahofi

Le nationaliste était aussi un poltron de la France-Afrique !

 

Pourquoi Bourgi passe aux aveux maintenant?

J’ai pris du temps pour écouter ici et là les commentaires des uns et des autres avant de produire cet article qui est avant tout le point de vue de l’homme de la rue. Les déclarations de Bourgi sur les valises pleines de sous qu’il aurait convoyé entre Abidjan et Paris suscite des réactions qui pour moi ne devrait étonner personne. Le philosophe ne disait-il pas que de deux personnes qui nient la France-Afrique, celui qui la déteste le plus en est au contraire celui qui en est le plus proche ? Et bien la théorie semble belle et bien démontrée avec cette révélation. Gbagbo n’était pas différent des hommes qu’il a de tout temps critiqué. Les restes des jeunes patriotes morts inutilement dans les rues d’Abidjan doivent se retourner dans leurs tombes. Honte total ! Mentir et embrigader des jeunes innocents. Saint Laurent n’était rien d’autre qu’un apôtre de Lucifer lui aussi !

Pour l’Ivoirien de tous les jours Bourgi ne peut pas avoir menti et voici les explications fournies par cet étudiant en journalisme. « Mr Bourgi est l’homme le plus occulte des relations France-Afrique alors s’il dit qu’il a porté des valises d’argent lui-même c’est que c’est vrai. Les élucubrations des chefs d’Etat africains n’y changeront rien ». Paul Koffi ne dit pas le contraire. « Les Républiques bananières du continent noir ont des chefs d’Etat qui continuent d’être les marionnettes des occidentaux ! Financer les élections d’un Président français comme s’ils étaient des militants de son parti politique…ça fait honte ! » Le montant gracieusement offert par Laurent Gbagbo fait également jazzer. Pendant le woody de Mama soutenait que les difficultés accablaient son régime au point de ne pas pouvoir créer de nouveaux emplois aux jeunes, il faisait passer la mallette sous la table pour ses copains d’outre mer. « Quand on connait la souffrance des populations de notre on ne peut qu’être déçu par cette nouvelle. Si elle est fondée, je serais très déçu par l’ancien chef de l’Etat. Je crois que cet argent aurait pu servir à scolariser des enfants, construire des routes et même des hôpitaux ! » affirme Kla Kouassi.

Il y a dans ce lot d’accusation, de propos de la ‘’défense’’ et de déception affiché par des pseudo-pro Gbagbo encore lucides, ceux qui estiment sans parti-pris que les révélations de Bourgi cachent un petit quelque chose ! Comment si soudainement le franco-sénégalo-libanais (ça fait lourd pour un seul !) peut-il se sentir autant coupable soudainement ? Que cache cette repentance ? N’a-t-il pas l’intention de clouer politiquement les mis-en-cause ? Si telles sont ses intentions il a lui-même le droit d’avoir peur car on le dit en Afrique on ne pourra jamais confier la viande au chien sans qu’il ne se serve ! Alors Mr Bourgi combien avez-vous touché pour transporter des valises aussi lourdes entre deux continents ?

SUY Kahofi